Nous n’avons pas fait une recherche exhaustive sur le sujet, c’est pourquoi nous réclamons votre collaboration. Mais nous avons quelques questions à poser et une suggestion à faire. Suite à la lecture de Simon Jodoin sur son blogue BangBang.
Y a-t-il des fêtes organisées le jour du 24 juin ou la veille peu importe par des anglophones dans des quartiers où ils sont la grande majorité ? Par exemple, à Westmount, à Town of Mount-Royal, à Beaconsfield, à Dollard-des-Ormeaux. ? Une fête pour célébrer la fête nationale des Québécois puisqu’ils se disent Québécois à part entière ?
Avez-vous déjà vu la parade de la St-Jean aux réseaux anglais (CTV, CBC) ? Avez-vous déjà vu en direct les spectacles de la St-Jean en plein air comme celui du Parc Maisonneuve animé avec brio pendant des années par Normand Brathwaite sur les réseaux anglais ? Vous vous souvenez de l’épisode de Claude Dubois qui avait reçu un prix à Toronto et dont la prestation fut coupée par la CBC sous prétexte qu’il n’était pas connu des anglophones du Canada.
Quand on parle des deux solitudes, il faudrait savoir qui la cultive le plus.
Et on vient nous donner des leçons d’ouverture parce qu’on tient au français au moins le jour ou la veille de la St-Jean. Bande de sépulcres blanchis.
J’aurais un mandat à donner à Pierre Thibault, Maryline Lacombe et C4 Productions pour l’an prochain. Je leur conseille d’aller dans un quartier anglophone et d’organiser une fête de la St-Jean où leurs poulains pourront s’exhiber et chanter aussi quelques chansons en français, par courtoisie, ne serait-ce qu’Alouette, gentille alouette je te plumerai. Quand les anglophones de Montréal et d’ailleurs au Québec auront montré leur sens de la fête et leur sentiment d’appartenance à la nation québécoise, on pourra faire des mélanges dans le quartier Rosemont. Ils me font marrer ces quarantenaires ou ces trentenaires qui veulent renouveler notre nationalisme quétaine et ceinture fléchée (comme disent les “tendances” et les “branchés”) avec des projets de “mix” qui sont loin d’être innocents ou désintéressés.
Quiconque se sent interpellé par notre intervention est invité à réagir sur le champ et à compléter notre analyse.
Robert Barberis-Gervais et Marcelle Viger, Vieux-Longueuil, 17 juin 2009

