Ce qui me frappe, dans cet interview (des psys par Dominique Poirier, SRC 28 mars 2008), et qui donne moins de crédibilité aux propos de ces professionnels, c’est leur teneur.
En scientifiques qu’ils prétendent être, on s’attendrait à ce qu’ils fassent une analyse fondée sur des faits prépondérants. Or, on a vu le 1er, l’instigateur de cette étude de pacotille, monter en épingle les propos à saveur raciste qui ont été tenus pendant la Commission. Pourtant, une étude basée sur la fréquence des propos a déjà été réalisée, démontrant que ce type de propos avait été marginal. On ne dit pas qu’ils ont été absents, mais leur apparition a été marginale. Or, c’est là une de ses premières affirmations, se discréditant d’emblée. Par ailleurs, le malaise qu’il n’a pu réprimer au sujet de l’image de la femme occidentale (déshabillée, à son avis) me donne l’impression que c’est son appartenance religieuse qui colore sa lecture du milieu. Son diagnostic de "personnalité borderline" lorsqu’il parle de la collectivité québécoise me laisse songeuse. J’ai entendu d’ailleurs, le doc Mailloux (chez Arcand) contester ce diagnostic. Quant à moi, il ne me vexe pas s’il est bien étayé. On pourrait coucher sur le divan d’autres collectivités et l’on leur trouverait sans doute une pathologie, ce à quoi l’on s’attend de la part d’un psy, spécialiste chargé de trouver les poux dans la boîte à poux. Ils finissent toujours par les trouver, et il semblerait que le shampoing contre ces bibittes ait encore devant lui un long avenir.
Quant aux deux autres psys (l’une psychiatre et l’autre psychologue), elles ne m’ont pas impressionnée, donnant des opinions nullement mieux fondées que celles que peuvent émettre Monsieur-et-Madame-tout-le-monde. De toute évidence "de souche" et originaires de régions du "Québec profond", pratiquant leur art dans la région montréalaise, elles n’ont eu de cesse (surtout la psychiatre) de couper court à toute suspicion qu’aurait pu occasionner leur provenance "régionale" sur une fermeture d’esprit vis-à-vis "l’autre", reproduisant ainsi un stéréotype constamment répété par les médias sur les régions. J’ai trouvé cela détestable. La saguenéenne était sûrement la pire. Québec était déjà mieux que le Saguenay, a-t-elle mentionné, et Montréal encore plus. Voilà l’apothéose : la victoire du Montréal "ouvert" contre le "Québec profond" fermé.
Quant à la psy gaspésienne, tout ce que l’on a pu l’entendre ânonner sur l’ouverture d’esprit qu’elle revendique avec fierté, c’est "Moi, je n’ai rien contre le voile, mais je suis contre le visage dissimulé". Une opinion que n’importe qui d’entre nous aurait pu énoncer (quoique j’aie des réserves sur le port du voile que je considère comme un symbole d’oppression de la femme, mais mes origines régionales doivent être en cause ! Laughing ). En revanche, elle a apporté d’autres éléments intéressants sur la souffrance originelle des Québécois (elle n’a pas assez mis en évidence la cause de cette souffrance), le rôle étouffant de la religion, etc...
Bref, rien d’impressionnant dans ce qui se voudrait un coup de matraque sur la volonté d’affirmation des Québécois. Il ne faut pas se laisser ébranler par ces tentatives de culpabilisation.
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Le docteur Wolf n’est manifestement pas objectif. Son approche est politique et (je présume que c’est à dessein Twisted Evil ) vise à blâmer les Québécois d’avoir relevé la tête, lors de la Commission B-T.. Même s’il dit qu’il ne faut pas stigmatiser les personnes qui ont des problèmes de santé mentale (ce avec quoi je suis éminemment d’accord), il est évident qu’il n’a réalisé cette pseudo "étude" qu’afin de pouvoir taxer les Québécois d’une tare qui, espère-t-il, va les réduire à l’impuissance.
De la pure manipulation ! Mais nous sommes immunisés contre ce genre de tactique.
Il prétend qu’il n’y a pas le feu à Montréal, et que les gens d’Hérouxville ont eu tort d’intervenir comme ils l’ont fait dans le débat public. Oui, l’incendie couve à Montréal. Les calculs du professeur (à la retraite) Marc Termote sur les aspects linguistiques en font foi. Il ne s’agit pas d’une menace imaginaire. Il y a bien d’autres aspects inquiétants dans la situation de Montréal.
Le Dr. Wolf a le nez collé sur l’écorce de l’arbre (Montréal), ce qui l’empêche de voir à la fois l’arbre et la forêt.
Source
http://lequebecois.actifforum.com/ici-on-parle-d-actualite-f1/les-quebecois- (...)

