La ville de Caraquet, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, a vibré au rythme du grand tintamarre. Le tintamarre est une tradition populaire qui consiste à défiler dans les rues en faisant le plus de bruit possible afin d’exprimer la fierté acadienne. Cette activité a lieu en plusieurs endroits dans les provinces atlantiques.
Environ 50 000 personnes ont assisté cette année à l’événement, qui a coïncidé avec la tenue dans la région du quatrième Congrès mondial acadien. Caraquet présente le plus grand tintamarre en Atlantique à la fête de Notre-Dame de l’Assomption, leur patronne, célébrée le 15 août.
Au sujet du français parlé par les Acadiens, les linguistes ne s’accordent pas encore sur ses origines. La plupart des colons étant originaires des régions françaises du Maine, de l’Anjou et de la Saintonge, on y retrouve l’influence des parlers d’oïl du Grand Ouest (le gallo, l’angevin, le saintongeais, le poitevin, etc.),
On trouve aussi en Acadie, le chiac qui est distinct du français acadien. Il est un mélange des mots français, anglais, et de vieux français. Il emploie principalement la syntaxe française avec du vocabulaire et des expressions anglaises. Voici quelques exemples :
« Ej vas tanker mon truck full de gas à soir pis ej va le driver. Ça va êt’e right la fun. »
« Espère-moi su’l’corner, et j’erviens right back.
« Zeux ils pensiont qu’il appartient le car »
« On va attacher ça d’même pour faire sûr que ça va tiendre. »
« Ca t’tente tu d’aller watcher un movie ? »
« Ej ché pas...so quesque tu va faire tonight ? »
La chiac est très utilisé, spécialement à Moncton et dans toutes les villes franco-anglaises à cause des deux langues qui se mélangent.
Le chiac est parfois désavoué par les anglophones et les francophones comme un hybride impur. Cependant, à l’instar du joual au Québec, le chiac a été repris ces dernières années par quelques groupes du Nouveau-Brunswick en tant que composante de leur culture collective. Un certain nombre d’artistes acadiens, dont les groupe 1755 et Radio Radio, écrivent et chantent en chiac.
Le mot « chiac » proviendrait du nom de la ville de Shédiac, au Nouveau-Brunswick.
« Les Acadiens sont un peuple, et un peuple est plus fort qu’un Pays. Un Pays est une institution, mais un peuple est plus fort qu’une institution, car il a une âme, il a des rêves, il est vivant.... » (Antonine Maillet)
Non, les Acadiens ne lâchent pas la patate malgré qu’ils aient été déportés et mis en minorité. Faudrait en prendre de la graine.

