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Le vote de la région de Québec au référendum de 1995 selon Pierre Drouilly
la responsabilité des indépendantistes de la région de Québec
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
lundi 24 août 2009      592 visites      4 messages


à Luc Archambault et Jacques Noël

Extraits de “Le référendum du 30 octobre 1995 : une analyse des résultats” de Pierre Drouilly dans “L’année politique au Québec 1995-1996” en ce qui concerne Québec.

1- “Avec une aussi faible majorité pour le NON (54 288 voix), les souverainistes pourraient en effet être tentés de désigner plusieurs responsables de cette défaite du OUI : les anglophones, les allophones, les électeurs de la région de Québec, les électeurs francophones de l’Outaouais, les électeurs plus âgés (...)”

2- “Le noyau le plus dur du bloc fédéraliste est composé chez les francophones des personnes plus riches, plus âgées ou moins scolarisées auxquelles s’ajoutent les anglophones et les allophones.”

3- “(...) les circonscriptions de la région du Québec métropolitain dont tous les commentateurs ont signalé la tiédeur des appuis au OUI. Cela signifie que la faiblesse du OUI dans la région de Québec était déjà inscrite dans le vote de 1994 : en fait, depuis maintenant plus de dix ans, le Parti québécois rencontre des problèmes dans la région de Québec. Ces difficultés remontent aux coupures de 1982 dans la fonction publique, fortement représentée dans la région de Québec : de plus, la promesse solennelle du Parti québécois d’intégrer toute la fonction publique fédérale au lendemain de la souveraineté n’a pas dû aider la cause du OUI dans les rangs de la fonction publique québécoise. L’ironie de la chose, c’est que cette promesse n’a pas non plus, semble-t-il, rassuré les fonctionnaires fédéraux (comme en témoigne le vote très faible du OUI de 1995, tout comme celui de 1980, même parmi les francophones, dans l’Outaouais où l’on retrouve une présence massive de fonctionnaires fédéraux). Ajoutons que cette méfiance des fonctionnaires fédéraux a dû aussi jouer à Québec, où la fonction publique fédérale est aussi très présente.”

4- “La région de Québec, néanmoins, se situe à un niveau plus faible que ce à quoi on aurait pu s’attendre : elle a accordé un appui plus faible au OUI que l’ensemble du Québec francophone, même si cet appui est quand même majoritaire.”

5- “L’examen du vote par région révèle aussi des appuis différenciés pour le camp du OUI. Si les régions traditionnellement péquistes du Saguenay- Lac- Saint-Jean (70,4% d’appui francophone au OUI) et du Nord-Ouest (63,9%) se détachent, ainsi que les régions du Bas-Saint Laurent-Gaspésie (64,2 %), de la Montérégie-Rive-Sud (62,1 %) et des Laurentides-Lanaudière (65,8%), l’appui au OUI parmi les francophones est beaucoup plus modéré dans la région de Québec (56,3%)”.

6- “ Mais même si l’on s’en tient uniquement au vote francophone, c’est dans les zones les plus riches que le vote francophone pour le OUI est le plus faible.” (...) Exemple : Sillery ( salaire familial moyen:84 753$, vote pour le OUI 51,3%). (...)

“Inversement, c’est dans les zones les plus pauvres du Québec, en Gaspésie, sur la Côte-Nord, en Abitibi-Témiscamingue, dans le Centre-Sud et l’Est de Montréal, dans la Basse-Ville de Québec, que l’on retrouve les plus forts taux d’appuis au OUI parmi les francophones, appuis généralement supérieurs à 60% et parfois à 70%.”

7- “De tous les facteurs explicatifs des différents niveaux obtenus par le OUI à travers les circonscriptions du Québec, la polarisation du vote sur une base linguistique est la plus forte. Alors que le OUI a gagné dans 80 circonscriptions, il a remporté la majorité francophone dans 108 circonscriptions sur 125.

Mais le résultat final du référendum fut de 50-50 pour le NON, malgré une majorité de 60%. de francophones”

Mes commentaires

1- Ma déception est exprimée par Drouilly et je cite :

“La région de Québec, néanmoins, se situe à un niveau plus faible que ce à quoi on aurait pu s’attendre : elle a accordé un appui plus faible au OUI que l’ensemble du Québec francophone, même si cet appui est quand même majoritaire.”

2- La faible majorité pour le NON a été de 54 288 voix. Il aurait fallu que 27 145 personnes qui ont voté pour le NON votent pour le OUI et, mathématiquement, le OUI l’aurait emporté. Etant donné l’importance politique que je donne à la région de Québec et le rôle éminent qu’elle aurait joué dans un pays indépendant, je me dis déçu que ces 27,145 voix qui manquent à notre victoire ne proviennent pas de la région de Québec. Si Québec avait voté OUI à 60% comme la moyenne nationale des francophones l’ont fait, le Québec serait aujourd’hui un pays indépendant. Quant à moi, Québec aurait dû voter à 70% pour le OUI comme le Saguenay-Lac St-Jean.

3- Drouilly (voyez l’extrait numéro 3) explique en partie les résultats du vote de 1995 dans la région des fonctionnaires. Je mets aussi la responsabilité de cette tiédeur sur les indépendantistes de la région de Québec qui n’ont pas été suffisamment convaincants. Quand un Claude Morin est le prototype du “souverainiste” de Québec et met de l’avant la stratégie étapiste au lieu de mettre l’accent sur le militantisme et la promotion de la souveraineté, on n’a pas à s’étonner de la tiédeur des citoyens de la région de Québec comme le dit pudiquement Pierre Drouilly. Les succès du 400è, le Moulin à images, le cirque du soleil etc ont montré que les gens de Québec sont capables de grandes choses et peuvent avoir confiance en eux, cette confiance qu’ils n’avaient pas en 1995 et c’est bien dommage, cette confiance en leurs capacités qu’il leur faut développer en vue des prochains grands rendez-vous démocratiques. Les stratégies à la petite semaine qui camouflent des intérêts régionaux ne peuvent remplacer le courage politique qu’il faut pour défendre des intérêts nationaux.

Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 24 août 2009




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Vos commentaires:
  • Encore et toujours et le vieux mythe montréalais
    24 août 2009, par jacques noel
    On revient avec un vieux mythe montréalais que je m’évertue à dénoncer depuis 14 ans à l’effet que Québec aurait voté NON au référendum de 1995. Voyons les chiffres bruts : Le OUI a fait 53,2% à Charlesbourg, 54,5% dans Chauveau, 60,1% aux Chutes de la Chaudière, 48,1% dans Jean-Talon, 54,7% dans La Peltrie, 56,5% à Lévis , 51,9% à Limoilou , 53,1% dans Louis-Hébert , 57,6% dans Montmorency, 59,1% dans Taschereau et 55,1% dans (...)

    Lire ce commentaire

    On revient avec un vieux mythe montréalais que je m’évertue à dénoncer depuis 14 ans à l’effet que Québec aurait voté NON au référendum de 1995. Voyons les chiffres bruts :

    Le OUI a fait 53,2% à Charlesbourg, 54,5% dans Chauveau, 60,1% aux Chutes de la Chaudière, 48,1% dans Jean-Talon, 54,7% dans La Peltrie, 56,5% à Lévis , 51,9% à Limoilou , 53,1% dans Louis-Hébert , 57,6% dans Montmorency, 59,1% dans Taschereau et 55,1% dans Vanier

    En tout, 254,876 Québécois ont voté OUI et 208,150 NON ; le OUI a donc fait 55% à Québec. Comme Québec comptait 2% d’anglophones et 3% allophones qui, comme ailleurs au Québec, ont voté NO WAY à 95%, le OUI a donc fait 58% dans la population francophone, soit à peu près la moyenne nationale. Ce 58% est d’autant plus héroïque qu’André Arthur, au sommet de sa gloire à l’époque, frappait sur le OUI trois heures par jour le matin et deux heures le midi et que Parizeau avait commis la gaffe de garantir les emplois aux fonctionnaires québécois d’Ottawa soulevant beaucoup d’inquiétude chez les fonctionnaires de Québec.

    Alors d’où vient ce foutu mythe montréalais, si persistant 14 ans après ? D’abord de l’ancienne ville de Québec, formée des comtés de Jean-Talon, Limoilou et Taschereau, qui a voté OUI à seulement 53,2%, mais surtout de Jean-Talon, la Haute-ville de Québec, qui a voté NON à 52%. Mais Jean-Talon n’est pas plus Québec que le Plateau Mont-Royal, Montréal. C’est juste un quartier de la ville où réside une bonne partie de la minorité irlandaise de Québec, juste le quartier qui compte la population la plus âgée au Canada. Voilà pour l’explication du mythe.

    Par contre, la région au sud de Québec a effectivement voté NON. Bellechasse a voté NON à 52,9%, Beauce-Nord 55,4%, Beauce-Sud 57,5%, Mégantic-Compton 52,7% et Montmagny-L’Islet 55,1%. Outre le conservatisme de la région, la présence de nombreux producteurs laitiers, inquiets de la perte de leurs quotas de lait, quotas qui valent des centaines de milliers de dollars par ferme, pourrait être l’explication de la victoire du NON. Mais ce ne sont pas ces 78 759 NON contre 65 925 OUI qui ont fait la différence au finish ! (1)

    Et si les Montréalais se mettaient enfin à regarder du côté des francophones de l’Outaouais qui ont voté NON à 66% ? Dans Papineau le OUI des francophones a fait 40,9%, Gatineau 37,5%, Hull 35,5%, Chapleau 30,3% et Pontiac 23,4%. (2) Lorsque 3 Francos sur 4 votent NON, ca fait des référendums perdants

    Voilà pour le mythe montréalais que c’est à Québec qu’on a perdu le référendum...

    Sources : 1) http://www.electionsquebec.qc.ca/fr... 2) http://www.pum.umontreal.ca/apqc/95...


  • Le vote de la région de Québec au référendum de 1995 selon Pierre Drouilly
    24 août 2009, par Luc Archambault
    Puisque nous y revenons toujours, autant en discuter. La déception référendaire Et dans cette discussion vous vous gardez bien de prendre acte de ce que je vous dis à propos de la montréalisation du Québec au titre « Rencontre avec André Drouin - Tribune libre de Vigile - 21 août 2009, Robert Barberis-Gervais, Marcelle Viger Or vous y revenez en voulant justement stigmatiser la région de Québec, coupable de n’avoir voté à 4% de (...)

    Lire ce commentaire

    Puisque nous y revenons toujours, autant en discuter.

    La déception référendaire

    Et dans cette discussion vous vous gardez bien de prendre acte de ce que je vous dis à propos de la montréalisation du Québec au titre « Rencontre avec André Drouin - Tribune libre de Vigile - 21 août 2009, Robert Barberis-Gervais, Marcelle Viger

    Or vous y revenez en voulant justement stigmatiser la région de Québec, coupable de n’avoir voté à 4% de moins que l’ensemble des régions du Québec ayant voté à 60% en faveur du OUI.

    « Les stratégies à la petite semaine qui camouflent des intérêts régionaux ne peuvent remplacer le courage politique qu’il faut pour défendre des intérêts nationaux. »

    Voilà bien ce qui nous entrave et ce que je dis dans le titre précité concernant votre parti pris en faveur d’Alain Simard et de son coup de force unilatéral est bien ce que vous nous accusez de faire.

    Dénoncer la montréalisation du Québec

    Voilà ce qu’il nous faut maintenant faire.

    Ça c’est la version courte...

    Voici la version longue de ma réponse à votre message...

    Cela vous prendrait « du courage politique qu’il faut pour défendre les intérêts nationaux » du Québec en matière de calendrier des festivals. Et, il semble que vous en manquiez. Pire, ce n’est pas tant une question de courage selon moi, mais bien, d’information. Le Québec est coupé en deux. Et Québec proteste. Québec a protesté en 1995. À quoi sert un Québec souverain qui Québec n’existe pas pour Montréal, d’autant si Montréal compte sur le Québec pour se libérer de l’emprise canadianisatrice ? Je n’endosse bien sûr pas ce genre de raisonnement. Mais penser pouvoir le contrer avec ce que vous nous proposez, n’est ni conséquent, ni productif.

    La déception n’est pas de mise aujourd’hui

    C’est avant qu’il aurait fallu agir. ET, c’est maintenant qu’il faudrait agir et face à ce que je vous présente, qui me semble donner des pistes, vous nous revenez avec votre déception... On tourne en rond... Désolé de vous le dire.

    Le «  mystère de Québec  » est pourtant simple à comprendre. Il réside dans l’opposition de Québec à la montréalisation du Québec, à sa partition entre une métropole arrogante et le reste du Québec. En deux, puisqu’en terme de population c’est moitié moitié.

    Le Québec n’est pas un réservoir de votes souverainistes

    Tant et aussi longtemps que vous serez déçu de ne pas avoir reçu votre redevance « votes souverainistes », on n’avancera pas d’un pouce. Et, cela ne fera qu’accroitre l’ampleur du gouffre séparant le Québec de sa métropole. Ce qui m’inquiète grandement. Votre refus de prendre acte des conséquences de la montréalisation du Québec est fort inquiétant en effet. Si les analystes éclairés ne parviennent pas à le faire, cela témoigne bien dans l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

    Bien sûr, le cas des Francofolies n’est qu’un cas d’espèce. Mais cela ne l’empêche pas justement à valeur d’exemple de témoigner du reste de la situation nationale. En somme, si nous parvenons à régler la question du réflexe régionaliste de Montréal qui refuse de considérer les protestations de Québec, comme vous le faites en refusant de prendre acte de ce que je vous ai présenté, nous pourrions avancer.

    Québec dans les années soixante était une fourmilière animée et partie prenante active exemplaire en terme de Révolution tranquille. L’université Laval n’était encore pas déménagée à Sainte-Foy, le Quartier Latin du Vieux-Québec grouillait d’activité, Piaf, Trenet, Alice Roby, Aznavour, et combien d’autres y avaient leurs aises, Alfred Hitchcock venait en août 1952 à Québec d’y tourner La Loi du silence (I Confess). De grands politiciens y ont représenté la vigueur de Québec. Jean Lesage pour n’en nommer qu’un. On y tournait des émissions de télévisions, « Les enquêtes Jobidon », et surtout, venue de partout de l’Est du Québec, du Lac Saint-Jean, de la Côte-Nord, de la Gaspésie une jeunesse avide y a fait ses classes.

    Gilles Vigneault y a fait ses premières armes en cofondant l’une des premières boîtes à chanson du Québec au coeur de la ville coin D’Auteuil et rue Saint-Jean. Ce Chantauteuil. Quartier général de ces jeunes comédiens qui dans les années 70 ont fait les belles heures du Trident fondé par Paul Hébert et du Théâtre du Bois de Coulonges et de son premier festival de Théâtre au Québec, la Quinzaine internationale du Théâtre de Québec fondé par Jean-Marie Lemieux et Rachel Lortie.

    Plus tard la Superfrancofête conçue par des Québécois s’est métamorphosée en Festival d’été. Mais depuis les années 70, la montréalisation culturelle et politique du Québec a mis la hache dans tout ça. Cela grâce à la centralisation à Montréal des centre du pouvoir politique et culturel consacré par l’antenne fédérale canadianisatrice de Radio-Canada. On a ensuite tué la Quinzaine de théâtre pour donner plus l’essentiel de subvention à Montréal... dans les années 80. ( Via la Ministre Courchesne à l’époque sous-ministre à la culture )

    Tous unis contre la montréalisation du Québec

    Qui dit centre de production télé dit... tout... Ce qui a obligé une flopée de Québécois de l’est du Québec à s’expatrier à Montréal, et les artistes en sont les plus évidents spécimens, et cela a saigner le Québec, et Québec. De Gilles Vigneault à Guylaine Tremblay, de Jean Leloup à Marie Tifo, de Pascale Picard à Guy et Louis Bélanger, de Bob Walsh à Dédé Fortin, de André Robitaille à Richard Desjardins, de Josée Deschênes à Pierre-François Legendre et j’en passe ( Sébastien Ricard, Rémy Girard, Raymond Bouchard, Francis Leclerc, Ariane Moffat, Roy Dupuis et autres Robert Lepage et Guy Laliberté... et j’en passe ). Il y avait tellement de Québécois(e)s exilé(e)s à Montréal qu’un resto bar a pu naître et en vivre... Le Cherrier.

    Québec depuis les années 70 n’a fait que péricliter... que se vider de son sang. La saignée n’est toujours pas près de s’achever si Alain Simard parvient sans problème à achever le travail entamé depuis plus de 40 ans. Ce n’est toujours que la même logique de l’unilatéralisme montréaliste arrogant et aveugle qui partitionne le Québec.

    Robert Lepage le fondateur de Québec

    Robert Lepage a le premier été en mesure de faire la coupure d’avec cette tendance délétère. Cela lui a couté beaucoup, et ce n’est pas pour rien qu’il est à Québec une véritable idole. Mais à lui seul il ne peut tout faire, même s’il y participe grandement. La radio poubelle est né de ce mécontentement, car les Québécois savent ce que c’est d’avoir été un vraie capitale, ils s’en souviennent. Cela ne fait pas des siècles, cela était vrai il n’y à pas 30 ans encore et on pouvait encore espérer car on en respirait toujours le parfum, jusqu’à ce qu’il s’étiole complètement justement dans les années 90.

    Ce ne sont pas que les fonctionnaires qui ont été frustrés par une gouvernance du Québec montréalisée. C’est la ville toute entière qui y a vu encore là un preuve de la montréalisation du Québec. Ce ne sont pas des fonctionnaires que nous voulons, c’est d’une ville de décideurs, une ville où une production télé conséquente se fait. Pas étonnant qu’on se soit servi de la radio pour exprimer cette révolte qui tenait lieu de bouée de sauvetage. ET, le PQ et les souverainistes ont été les propres artisans de ce montréalisme débridé et sans retenue. Je le retrouve dans votre refus de considérer mes propositions.

    Tout ça exprimer non pas contre Montréal, mais bien contre le montréalisme. Montréal aussi doit s’opposer à la Montréalisation du Québec et ça commence maintenant par le holà à mettre sur l’absolutisme montréaliste de Alain Simard, nonobstant tous ces autres mérites. Il nous faut des politiques qui positionne non pas Montréal, mais LE Québec. Vous verrez que Québec voudra bien être cette capitale qu’elle aurait dû toujours demeurer.

    Une vraie capitale pour le Québec

    Voyez ce que le Canada a fait d’Ottawa, un village... Et, Montréal, les souverainistes Montréalais doivent être les premiers à vouloir la pareille pour LE Québec, et au premier chef pour sa capitale. Ce qui devra aussi se faire pour toutes les régions du Québec.

    Qu’on ne vienne pas nous dire qu’en développant Montréal c’est tout le Québec qu’on développe... C’est de la foutaise et ce serait plutôt le contraire, c’est en développant tout le reste du Québec qu’on développe Montréal et qu’on peut lui procurer la majorité qu’il est incapable d’obtenir pour que le peuple souverain DU Québec invalide l’État canadianisateur montréaliste et fonde la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC.

    L’Axe du mal - Montréal-Toronto-Ottawa

    Et ce n’est pas Juste pour rire (1)...

    Nous savons depuis longtemps à Québec que le pouvoir économique et politique DU Québec se trouve dans l’axe Montréal-Ottawa-Toronto. Québec a compris et a décidé pour retrouver un peu de pouvoir de sauter par dessus Montréal pour atteindre directement Ottawa... avec bien sûr l’aide des canadianisateurs qui eux ont vite compris... Il leur a suffit de dégommer Jean-Paul L’Allier qui s’est bien en vain évertué, seul au monde, à combattre la montréalisation du Québec... Même Parizeau n’a pu y faire quelque chose, la vente des Nordiques étant la cerise sur le gâteau montréaliste souverainiste qui a donné le résultat qui vous a déçu...

    Moi, ce qui me déçoit, c’est que les souverainistes refusent encore de s’attaquer à la montréalisation du Québec, alors même que Québec est en train de se donner des ailes... et, ce n’est pas parce qu’ils ont utilisés des fonds fédéraux que l’allégeance de Québec leur est acquise. En fait, il suffirait de peu pour renverser la vapeur... Un peu d’espoir quant au fait que les Montréalais souverainistes ont compris qu’ils doivent prendre justement le parti de la nation... du Québec, et non endosser la partition montréaliste du Québec. Cela commence par stopper le rouleau compresseur d’Alain Simard pour donner AU QUÉBEC, un calendrier des festivals qui positionne LE QUÉBEC au niveau national et international pour en faire le pays des festivals. Montréal ne pourra qu’y gagner... et les canadianisateurs partitionnistes d’Ottawa... que perdre... et faire mentir Jean Charest.

    Je n’ai ici qu’effleurer différents aspect de la problématique liée à la montréalisation culturelle, artistique, économique, sociétale et politique du Québec et du souverainisme. En espérant contribuer à ouvrir les yeux d’aucuns, non pas pour enfoncer Montréal, mais au contraire pour faire des Montréalais de vrais Québécois, qui ont à cœur le vrai développement de tout le Québec. Comme je suis certain que vous êtes de ceux-là, ne reste qu’à le prouver en dénonçant avec nous la montréalisation partitionniste du Québec.

    (1)

    J’avais un grand projet de développement des arts et métiers d’art visuels du Québec... ( comme Riopelle à son retour d’Europe... et parce que c’était prévu à Québec, on l’a renvoyé comme un malpropre... À la fin de sa vie... à la question de la fille de du peintre Marcel Barbeau ( Refus Global ) la réalisatrice Manon Barbeau, concernant son apparent dépit, obtenait émue la réponse de Riopelle suivante... « L’art ! Qui s’en soucie ? » )

    Hé bien... Ottawa s’en soucie...

    J’avais un grand projet pour Québec et pour le Québec, le Fonds arts et patrimoine futur... appuyé par Jean Paul L’Allier. Je suis allé voir Jean Pelletier qui m’aimait bien à l’époque où il n’était que maire de Québec, il a bien aimé mon projet que je lui ai présenté à l’époque où il était directeur de cabinet de Jean Chrétien, et, à qui me dit-il vouloir demander conseil pour avoir un avis pour un projet à faire à Québec en matière d’arts visuels d’envergure... ? À Gilbert Rozon...

    J’ai compris ce jour-là que mon projet pourrait se faire seulement si je déménageais à Montréal... Pour faire de la lèche à tout un chacun là-bas. Je ne sais pas si M. Pelletier en a parlé Juste pour rire à M. Rozon, mais ce que je sais, c’est que je n’ai plus jamais eu de nouvelle de ce côté de son côté. J’aime bien M. Rozon, et je comprends pourquoi il fait la pluie et le beau temps à Montréal avec ses festivals français et anglais, et pense investir à Toronto... C’est là que ça se passe au Québec... Montréal-Ottawa-Toronto... Quand les souverainistes auront compris ça... Quand ils voudront bâtir le Québec, ils cesseront de vouloir le montréaliser... et Québec aura envie de devenir une vraie capitale...

    Ottawa s’en soucie... quand il est question de distraire le bon peuple... En Jazz états-unien et en rire dans les deux langues officielles. Mais pas pour Riopelle... qui lui est Québécois et le seul artiste canadien à avoir, ou avoir eu un cote internationale conséquente... pas question de valoriser ça...

    Si Riopelle n’est pas parvenu à faire à Québec quelque chose de congruent… Comment pourrais-je réussir dans le contexte actuel… Ce sont donc les technocrates montréalistes du MACC via le Musée national des Beaux-arts du Québec qui ont pu obtenir les fonds pour rénover l’ancienne prison des Plaines pressentie par Riopelle pour installer sa Fondation capable d’inviter au Québec ses amis du marché international de l’art… duquel il était partie intégrante après s’être expatrié à Paris dans les années 50. Il voulait en faire profiter le Québec, lui, le seul peintre Québécois capable de vendre ses œuvres dans les maisons de ventes de New York, Paris ou Londres. Mais ça c’est une autre histoire…

    Je voulais simplement vous faire part de l’ampleur du problème lié à la chaîne de commandement… qui prévaut au Québec.

    J’espère autre chose, comme vous. Québec aussi.

    Québec a été évincé et cela lentement depuis 30 ans et jusqu’à un point de non retour... et Québec n’a pas l’intention de jouer le faire valoir de Montréal.

    Québec sera une vraie capitale ou le Québec ne sera pas ! C’est aussi simple que ça… Et le Québec, ce n’est pas Montréal… C’est aussi simple que ça.

    Tant que Montréal ne cessera pas de montréaliser le Québec comme Ottawa canadianise le Québec… les souverainistes montréalais ont de forte chance d’être éternellement déçus. Et, après avoir cessé, il faudra penser à Québéciser le Québec, en le démontréalisant... Commençons par cesser sa montréalisation, déjà ça... Pour cela il faut aller au delà que la querelle de clocher et imposer autre chose qui les dépassent, et ça, c’est le Québec, c’est le sort du peuple souverain du Québec qui n’aspire qu’à faire l’UNION de ses forces, à tous égards.

    Voir aussi

    LE SOLEIL du 19 mars 2002, p. A17

    Riopelle ou les obsèques nationales de la honte.


  • Le vote de la région de Québec au référendum de 1995 selon Pierre Drouilly
    25 août 2009, par Marie Mance Vallée

    Vous me permettrez d’intervenir dans votre débat.

    La montréalisation du Québec remonte aux années 70, année de la publication du Rapport Higgins-Raynauld-Martin. Il fallait sauver Montréal, même au risque de tout détruire. Ce rapport avait fait grand bruit à l’époque. Nous sommes à l’ère économique de Bourassa et ses 100 000 emplois, du début des grands travaux, etc...

    Tous les gouvernements depuis 1970 ont appliqué ce rapport qui nous a conduit là où nous sommes. Il y a eu effet d’entraînement depuis, ce qui a produit entre autres, les Rozon et Simard, ces Licinius Crassus (crasse : du latin crassus) modernes. On raconte que Crassus faisait incendier des quartiers complets à Rome, afin de procéder à la reconstruction et faire des $$$$.

    Ce rapport a bien été dénoncé, particulièrement par les populations régionales, mais en vain ; elles y voyaient leur fin. Un certain Bérard n’avait-il pas à cette époque recommandé la fermeture des villages de la Gaspésie ? Certains l’ont été. Et encore aujourd’hui cette vision du Québec revient de manière récurrente. Personne n’avait songé à l’occupation du territoire si nécessaire pour un peuple. Ou encore pire, ils y avaient songé.

    Donnez-vous la peine de lire l’introduction et les conclusions et vous verrez qu’il s’agissait d’un plan machiavélique du fédéral et de leurs mercenaires québécois, de destruction du Québec et d’une ségrégation envers les régions. Vous aimerez aussi le propos sur notre Capitale...

    http://classiques.uqac.ca/contempor...

    Il y a aussi sur Vigile deux articles intéressants qui font référence à ce rapport dévastateur.

    La colère gronde...

    Marie Mance Vallée


  • Le vote de la région de Québec au référendum de 1995 selon Pierre Drouilly
    27 août 2009, par jacques noel

    J’ai aussi été déçu du score de Québec au référendum. Mais je refuse qu’on blâme Québec puisqu’on a fait dans la moyenne nationale et qu’on avait un immense obstacle : André Arthur. Arthur qui nous a aussi fait perdre les Olympiques (je me lève encore la nuit pour haïr André Arthur tellement cette ordure aura été néfaste pour Québec)

    Ceci dit, je maintiens que le référendum s’est perdu dans l’Outaouais où le vote "francophone" a été ridiculement bas.

    Maintenant, j’avais assisté à une réunion du comité du OUI à Québec juste avant la campagne. J’avais fait mes recommandations : vendre les énormes avantages que la souveraineté apporterait à Québec, sans aucun doute la région qui profiterait le plus de l’indépendance. Arrivée de quelque 20,000 fonctionnaires et de milliers de diplomates. Boum immobilier sans précédement. Rayonnement international que procure une capitale nationale. Amélioration des infrastructures. Etc. Z’ont rien dit. R-I-E-N. La campagne nationale a été dirigée à partir de Montréal...

    Lors de la dernière campagne électorale, à la toute fin du débat, dans la lignée de l’élection d’Obama, Stéphane Bureau a demandé aux trois candidats, c’était quoi leur "American Dream" pour le Québec ? Lorsque Pauline a parlé de son projet éducatif, j’ai failli mettre la hache dans la télé.

    Comment voulez-vous faire avancer une cause, quand la chef n’en parle même pas !



29 novembre

IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe



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Le tirage des Fêtes

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