Le Président de la SSJBM, M. Jean Dorion,
un homme que je tiens par ailleurs en très haute estime,
livrait lundi le 10 décembre dernier,
dans le cadre de la commission Bouchard-Taylor,
un larmoyant plaidoyer en faveur de la tolérance
à l’endroit du voile islamique.
M. Dorion qui a confié la garde de sa fille à Karima,
une dame marocaine musulmane,
ne tarissait pas d’éloges à son sujet.
Personne n’a dit que les femmes voilées n’étaient pas
gentilles, intelligentes, charmantes et généreuses.
Loin de là.
Mais, le Québec est une société laïque.
D’autre part, pour une grande majorité des musulmans croyants et pratiquants,
les Québécoises sont des femmes « impures »,
des « prostituées », des « salopes ».
Nous leur inspirons pitié et mépris.
Bien que nous puissions être gentilles, intelligentes,
charmantes et généreuses, nous n’en demeurons pas moins
de « mauvaises personnes », des « pécheresses ».
Ce regard sur nous, femmes, mères, étudiantes,
enseignantes, fonctionnaires, vendeuses, infirmières,
n’en est pas un d’ouverture et de tolérance.
Ces derniers jours, en Ontario, une adolescente de seize ans
est morte étranglée par son père
pour avoir voulu vivre en toute liberté.
L’habit ne fait pas le moine
mais le voile fait d’une femme, une bonne musulmane.
Il nous juge.
Nous nous serions attendu de la part de M. Dorion
qu’il dénonce les accommodements linguistiques
lesquels ont fait, de façon historique,
reculer le français et qu’il insiste sur l’urgence
de faire du Québec un État indépendant
dans le respect
du mandat qui lui a été confié…

