Le véritable PQ c’est « NOUS » : Québec Solidaire !
Je vous aime bien Raymond,
Même si vous avez des réserves concernant l’attitude que certains- sans doute comme moi - adoptent vis à vis le PQ.
Mais, il y certains problèmes qui me sautent particulièrement aux yeux lorsque l’on évoque la question de l’unité des souverainistes et les questions d’idéologie.
Le premier, c’est toute l’aliénation et l’auto censure que la gauche a dû subir durant autant d’années, pour faire en sorte que le PQ ne soit pas atteint de nos critiques afin de tenter de soutenir l’unité des souverainiste. Ce qui n’aura servi qu’à permettre au PQ de se ranger de plus en plus à droite.
Car, sachons-le bien. Le PQ, mis à part cette question bien précise de l’indépendance, est devenu clairement au adversaire politique pour nous de la gauche.
Je vous le dis et vous le répète :
« Il n’y aura pas d’indépendance sans la gauche ».
Ce n’est d’ailleurs pas de l’arrogance ou de l’idéologie. C’est un fait et une condition objective ; pour ne pas dire, une immense et fondamentale nécessité.
C’est d’ailleurs pourquoi René-Lévesque prônait tant la sociale démocratie.
Fort nombreux sont ceux et celles, ici comme ailleurs, qui ne le comprennent pas ou plus…
Mais il est parfaitement contradictoire et anti-stratégique d’avoir viré a droite comme le PQ l’a fait en regard de la lutte pour l’indépendance.
Car :
« La lutte pour l’indépendance est intrinsèquement et fondamentalement une lutte contre l’oppression d’un peuple sur un autre »
…et donc forcément une lutte de gauche.
Une lutte (est-il encore nécessaire de le dire ?) littéralement kidnappée par la droite néolibérale du PQ.
Ne prenons que la question que du scrutin proportionnel par exemple.
Si il avait été mis en place comme le PQ et René –Lévesque le souhaitait dès le départ et dès ses premières prises du pouvoir, nous n’en serions pas à nous dire que les votes de QS ou du PI divisent les votes souverainistes.
C’est donc exactement cette attitude droitiste et antidémocratique du PQ lui-même, qui aura fini par mettre les différents votes souverainistes en compétition les uns avec les autres, plutôt que de les additionner les uns aux autre.
Et pourquoi ?
Simplement à cause de l’électoralisme péquiste, mise AVANT la cause de l’indépendance. - Point à la ligne.
Par ailleurs vous dites :
« L’indépendance ? Ça passe après le pouvoir provincial ou la démangeaison idéologique »
La démangeaison idéologique comme vous dites, n’a rien d’anodin.
Pour des centaines de milliers de nos compatriotes, c’est une question de pain et de beurre… Parfois même de santé, de justice sociale, sinon de survie humaine ou de la planète...
Dans d’autres cas, il s’agit de cette importante préservation écologique et de notre environnement, qui a des conséquences à la fois sur notre santé et notre économie et la valeur de notre territoire.. Notre eau... Notre vent... Nos forêts... Nos rivières...
Et il est donc devenu impensable, pour nous de la gauche, de ne plus mettre l’indépendance au dessus de toutes autres formes de moralités, d’éthiques ou de valeurs sociales.
- Oui ! Vive l’indépendance !
- Mais vive la démocratie, la paix et la justice d’un même souffle !
- Vive l’indépendance connectée à ses origines historiques et à ses luttes initiales.
Je n’ai rien à faire d’une république de banane, d’une bataille de drapeau ou d’un Québec identique au Canada.
Mais, nous avons donc dû, nous, de Québec Solidaire, nous organiser avec le système démocratique déficient que le PQ nous aura légué.
Et, sachez-le bien. Ce n’est pas sans déchirement et sans avoir pleinement conscience de nos actes que nous avons décidé de ne plus agir contre notre conscience humanitaire et écologique au nom de l’unité du PQ et avons fondé notre propre parti pour défendre nos idées.
Comme je l’ai maintes fois mentionné, on ne laisse pas crever ses compatriotes dans la misère à 500$ par mois sans rien dire et en se prétendant patriote.
Ce n’est pas plus une attitude de gauche qu’un comportement nationaliste conséquent.
Certains vont à la guerre pour défendre leurs familles.
Moi, je fais la bataille pour défendre mes compatriotes les plus menacés par un système, un État et des politiciens véreux qui se foutent de la gueule, menacent et méprisent les plus vulnérables d’entre-nous.
Et cela veut dire combattre « aussi » le PQ qui s’est comporté de manière aussi odieuse que les autres en cette matière.
Cela ne change rien à mes convictions nationalistes.
Bien au contraire... Ça les renforce !
Car ce sont plutôt ces petits nationalistes de droite déconnectés et amnésiques qui se comportent avec leurs propres frères en fédérastes canayiens opprimants qui ont perdu le sens de la bataille et le contact avec l’histoire et avec l’oppression qui fût à l’origine même du mouvement indépendantiste soit :
« L’oppression d’une minorité de riches anglophones sur une majorité de pauvres canadiens français »
La lutte pour l’indépendance a donc toujours été intimement liée à l’idéologie de la lutte des classes.
Et c’est donc bien au contraire de couper ce lien idéologique fondamental et historique qui a vidé le combat de sa substance.
Je l’ai déjà dit et je le répète :
Avec le temps, nous avons assisté à une confondante dérive vers la droite des positions des partis politiques.
Ainsi…
Le faux Parti libéral, est devenu le véritable Parti conservateur.
Le faux PQ est devenu le véritable Parti libéral.
Et Québec Solidaire est devenu le véritable PQ.
Pour ce qui est de « l’union »..
À l’instar de Québec Solidaire...
Je veux bien moi...
...Mais il faudrait peut-être en parler au premier concerné et à celui qui divise et qui place ses petits intérêts personnels avant « la cause ».
Car ça toujours été le PQ qui nous a envoyé promené..
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Christian Montmarquette Témoin vivant d’une négo entre l’UFP et le PQ dans Mercier
Militant pour l’éradication de la pauvreté et l’indépendance du Québec

