Le tonitruant beau-frère caquiste

Tribune libre de Vigile
dimanche 30 décembre 2012
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Ceci est peut-être en partie de la fiction. Les détails sont mis pour la vraisemblance. Le cadre : un repas de famille d’une douzaine de personnes adultes et vaccinées dans un restaurant de la rue St-Jean, dans le Vieux-Longueuil, à l’occasion des Fêtes. Le restaurant ne remplace pas vraiment le vrai repas de famille sur invitation des parents qui sont décédés. Décrivons l’agressivité d’un ancien péquiste devenu caquiste ou comment le repas fut presque gâché par la politique.

En guise d’introduction, connaissez-vous Claire Bretecher et ses dessins sur le beauf. Je vous recommande son petit album intitulé : "Les frustrés".

Il n’est pas officiellement caquiste mais de toute évidence, il l’est. Le matamore Legault qui parle fort des arrières-bans de l’Assemblée nationale comme chef du deuxième groupe d’opposition, c’est bien dans son genre. Legault est l’équivalent québécois des Républicains imbéciles qui sont pour les armes à feu, pour les coupes dans les services à la population la plus démunie et contre les hausses d’impôts pour les millionnaires. Legault veut couper à Hydro-Québec, dans les agences de santé, dans les commissions scolaires, chez les fonctionnaires.

Il est, par principe, contre les hausses d’impôts pour les plus riches. Par principe, c’est bien ce qu’a dit son député, porte-parole des finances, ancien de Cascades. Legault se voyait premier ministre. Il a fini troisième mais quand même avec plus d’un million de votes. Alors, il piaffe car il se croit aux portes du pouvoir. Et il parle fort. Comme un homme. Un vrai homme. Qui a réussi en affaires et qui parle toujours des vraies affaires.

Le caquiste déguisé pour passer pour un observateur non partisan et même objectif commença par dire avec fermeté : "Je n’ai pas confiance en Pauline Marois." Sa soeur, assise presqu’en face, blême, répliqua : "Elle a une façon féminine de gouverner" ce qui ouvrit une parenthèse qui ne se referma pas. En effet, en guise de taquinerie, l’autre péquiste, assis en face, dit : "Martine Ouellet y est allé pas mal raide avec le gaz de schiste et le nucléaire. Pauline Marois a atténué sur le gaz de schiste en disant attendre le rapport du comité d’étude. Deux femmes s’expriment différemment. Doit-on conclure que Martine Ouellet est masculine et Pauline Marois féminine ?"

Le beauf évita ce débat d’intellectuel pour lui inutile et attaqua les vraies affaires sur un ton qui allait en augmentant de volume. "Vous avez vu Daniel Breton, André Boisclair, Jean-François Lisée et Maka Kotto. Vous avez vu les promesses pas tenues : la taxe santé ! Vous avez vu Gentilly : même pas capable d’aller voir les gens pour leur parler. Si c’est ça la façon féminine de gouverner !"

Le péquiste assis en face lança violemment : "Tiens, v’la Zorro avec son fouet qui joue au justicier ! Et qui nous garroche dans la face toutes les nouvelles sensationnalistes anti-péquistes du Journal de Montréal depuis trois mois."

Le ton était donné. Pendant une heure, en langage de hockey, il se fit passer le gant dans la face.

Il n’y avait pas moyen de discuter. La soirée allait être longue.

Le péquiste essaya quand même. "As-tu vu sur la première page du Journal de Montréal, la photo de Daniel Breton à côté d’une cuvette remplie de bouteilles de vin vides et le titre : "Un ministre Bougon". A l’intérieur, des photos d’étagères pleines de dizaines de bouteilles de vin vides. Dans leurs deux témoignages, les propriétaires emploient le même mot : "dégoûtant" pour qualifier l’état des logements. Il fallait justifier l’utilisation du mot "Bougon". Non seulement, Breton n’avait pas payé son loyer mais en plus, c’était un écologiste salaud. Il fallait attaquer sa réputation. Sais-tu que son ami André Bélisle, qui a milité dix ans avec lui, a écrit que Breton ne boit pas ?"

Réplique du beauf : "Tu te fies à son ami ? Essaie pas d’attaquer le journaliste. Il n’avait qu’à payer son loyer, crisse ! Tes histoires de bougon, ça n’a aucune importance. Et à part de ça, explique-moi donc, toi qui écris sur Vigile et qui sait tout, la contradiction flagrante suivante : ton gouvernement justifie la fermeture de Gentilly en disant qu’on a des surplus d’électricité et, en même temps, veut produire de l’électricité à Val-Jalbert ? Tu vois la contradiction ?"

Il n’attend pas la réponse. Il continue. Et Boisclair qui est nommé sous-ministre en cachette. C’est bien féminin ça. Et ton ami Lisée avec ses deux salaires. Et Maka Kotto qui fait faire du tourisme aux vingt-deux délégués du Québec à l’étranger. $65,000 de gaspillés. Heureusement qu’un délégué s’est ouvert le trappe à un journaliste."

Réplique du péquiste. "Donc, depuis le 4 septembre, le gouvernement Marois n’a rien fait de bon. As-tu lu le bilan des 100 premiers jours de Jean-François Lisée sur son blogue ? Vigile l’a publié. Je ne te ferai pas l’énumération de leurs bons coups. Ça ne t’intéresse pas. Tu n’es pas parlable."

"Imagine-toi donc, dit-il, que Bernard Drainville soi-même m’a appelé pour du financement."

Réplique : "Tu ne te vantes pas que Drainville t’ait appelé parce que tu es devenu caquiste. Caquiste, toi qui a le sens poétique, tu trouves pas que ça sonne drôle. Je vais envoyer un message à François Legault pour qu’il te téléphone."

Un autre beau-frère me tire par la manche et me dit en "a parte" que j’exagère. Je lui dis : "Il y a plus d’un million de citoyens qui ont voté pour la caq. Ce ne sont pas des Martiens. Dans le comté de Marie-Victorin, la CAQ a fini deuxième avec 7,119 votes. C’est loin des 15,506 votes de Bernard Drainville mais quand même."

En voyant les regards obliques désapprobateurs des autres membres de la famille, je décidai de me lever pour aller aux toilettes. Au retour, à voix normale, ce qui prouvait que le beauf n’était pas sourd quand il portait ses appareils. on parla d’assurances (son ancien métier), de patinoires à arroser, de golf que nous pratiquions de moins moins, de prostate et de divers bobos : vive la santé par les médicaments ! Quand je leur dis que j’étais en train de lire "Les Trois mousquetaires" d’Alexandre Dumas, tout le monde se détendit. Si j’avais parlé de Marguerite Yourcenar, cela aurait produit l’effet contraire.

On ne m’y prendra plus. Plus jamais j’essaierai de discuter avec un tonitruant beauf caquiste. Quand je voudrai revivre l’expérience, j’irai au centre culturel Jacques-Ferron et je lirai tous les exemplaires du Journal de Montréal pendant un mois…ou j’écouterai la radio poubelle.

J’ai horreur de me faire passer le gant dans le visage. Cela arrive fréquemment dans des commentaires plus ou moins pertinents qui suivent mes articles publiés sur Vigile. Au nom de la liberté d’expression, sans doute.

Ah oui j’oubliais. En arrivant au restaurant, le beauf me serra les deux bras et je lui dis : "Attention ! je viens de subir deux chirurgies au bras droit d’une dermatologue pour enlever un mélanome malin. Je remontai mon bras de chemise pour lui montrer la cicatrice. Sa femme me dit avoir eu recours à la même dermatologue de la rue Adoncourt, s’approcha pour voir et je lui demandai de toucher pour porter chance. Elle approcha ses lèvres chaudes de mon bras et baisa affectueusement la cicatrice.

Son mari, le tonitruant, se peut-il qu’il soit jaloux !

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 30 décembre 2012

Commentaires

  • yvan, 6 janvier 2013 13h21

    Monsieur Barberis.

    Votre beau frère est probablement un Caquiste d’Amérique communément appeller le Caquiste a grande gueulle ou caqueteux dans le language populaire du Québec

    C’est un oiseau rapace canadien dont le territoire de nidification se retrouve surtout dans la région de Québec.

    On le retrouve parfois égaré dans des lieux qui lui sont hostiles et non familier dont la région de Montréal et des environs ou il cherche a s’implanter .

    Certains résidents de Longueuil affirment avoir déja été en présence d’un Caquiste a grande gueulle soit dans un restaurant ou dans leur domicile.

    Ses cris et son agressivité sont facilement reconnaissables.

    Son mode de survie et son comportement en société est assez primaire et prévisible même quand il cherche a se camoufler dans le décor .

    Après que le Caquiste a grande gueulle se soit abreuver du sang de l’état providence,il devient agressif ,lance ses cris de caqueteux et il veut le reste...soit la peau de l’état providence.

    Le Caquiste a grande gueulle est l’emblème du Journal de Montréal et de Québec .

    Toute une colonie y séjourne, nourrit et protégée par l’empire Québécor qui cherche a les multiplier.

  • NP, 4 janvier 2013 17h35

    @ Jacksonpollock

    Est-ce que vous voyez aussi du beau, de l’humour, de la poésie avec les gens simples ? Moi si...

    Vous m’avez fait rire avec votre conclusion même si, au final, ça n’a aucune importance. ;)

    Il est bien de donner ses mots et sa voix à ceux qui ne l’ont pas...c’est le rôle du poète.

  • robert barberis-gervais, 4 janvier 2013 16h01

    libres propos autour de l’anonyme Jackson-Pollock

    Après le terrorisme pseudo-littéraire ("pseudo" parce que paraît-il, Proust et Saint-Simon, c’était "par dérision", pirouette facile) voilà maintenant, parade décisive, le terrorisme à l’action sociale.

    Avec la menace d’un possible pastiche de Céline, mais cette référence littéraire, ce n’est pas par dérision. Menace dont j’apprécie le danger et qui me fait trembler puisque je viens de lire deux biographies de Céline après avoir lu quelques-uns de ses romans dont le célèbre "Voyage au bout de la nuit". Au lieu de pasticher, monsieur, soyez donc vous-même et commencez par signer ce que vous écrivez.

    Monsieur JacksonPollock, par courriel privé, m’a révélé son identité. Il a publié cinq textes sur la Tribune libre de Vigile. Il m’a fait des confidences intéressantes à propos de Vigile qui sont partagées par un autre beau-frère, Louis Champagne, mais que je me dois de garder privées.

    Si on met son nom sur Google, on constate qu’il envoie des commentaires un peu partout sur la blogosphère. Il reste que dans le débat actuel, il est anonyme. C’est embêtant. Je ne sais pas son âge, ni son métier, ni de quel parti il est, s’il y a lieu, mais je doute qu’un parti politique soit digne de son grand esprit. On ne comprend pas ses motivations. Difficile donc de continuer à débattre.

    Avec la chanson de Boris Vian, "je suis snob", j’ai employé la technique de la fumée envoyée dans la tanière pour faire sortir l’animal du trou où il se cache. Comme vous voyez, ça fonctionne. Nous avons provoqué sa colère et déclenché son défoulement polémique. Ainsi que quelques informations sur son engagement social qui impressionne et que je respecte.

    Pour lui répondre, il faudrait que je fasse l’étalage de mes actions sociales. Il n’en est pas question. Ni de celles de ma femme. Je me contenterai de dire que l’image qu’il projette de mon sous-sol (inexistant), de mes fesses (qui ont déjà eu l’attention (brève) d’Allen Ginsberg), de mon fauteuil (j’écris assis sur une chaise droite) sont le pur produit de son imagination : le mot clef qui veut blesser est ici "confortablement".

    Quant au système scolaire, à l’analphabétisme et aux décrocheurs, ce sont des sujets qui me sont familiers puisque mon fils Philippe (40 ans) m’en parle constamment et arrive aux mêmes conséquences politiques que l’Anonyme.

    Monsieur l’Anonyme me déteste et il déteste ce que j’écris. Il se trompe quand il dit que je suis gonflé de mon importance, c’est de la polémique facile. Certains lecteurs ou lectrices, publiquement sur Vigile et de temps en temps par courriel privé, disent apprécier ce que j’écris. J’ai la faiblesse de les croire. Ce ne sont sans doute pas des psychanalystes lacaniens, mais leur jugement m’importe et me semble authentique.

    Monsieur, la fréquentation des démunis vous aigrit. Ne vous servez pas d’eux pour essayer de m’intimider.

    J’écris ceci en écoutant une émission d’Apostrophes au Canal Savoir sur Francis Ponge.

    Devant l’authenticité de Francis Ponge, l’inauthenticité de Jackson-Pollock, me frappe et me désole.

    Si Vigile voulait un débat, il a été servi. Selon la fine nuance que fait Andrée Ferretti entre la chicane et la joute, j’aime la joute mais pour qu’elle ait lieu, il faut un respect commun, ce qui n’est pas ici le cas. J’ai déjà publié un livre intitulé : "La fin du mépris". C’était un projet plus qu’une réalité.

    robert barberis-gervais, vieux-longueuil, 4 janvier 2013

  • jacksonpollock, 4 janvier 2013 11h12

    Je fais de l’alphabétisation à Montréal, auprès des plus pauvres, depuis des années et suis au Salon du Livre de Montréal, avec une organisation qui s’occupe de distribuer des livres neufs aux enfants. Je vois quotidiennement les ravages politiques, culturels, économiques, exercés sur cette population, la plus pauvre et la plus démunie, et oui beaucoup de ces demandeurs sont des québécois francophones...

    Je vois la faillite de notre système scolaire qui produit année après année 50 % de jeunes élèves, qui ne terminent pas leur secondaire, un désastre, qui nous oblige en même temps a chercher à l’étranger les ressources dont nous avons besoin pour combler, les emplois du futur...nous n’avons plus collectivement d’ambition culturelle.

    Je ne méprise pas les plus pauvres et ne leur demande pas de lire Proust ou Saint Simon, je les aide à remplir des formulaires, ou à lire des modes d’emploi, ou à résister a des propriétaires qui veulent les expulser de logements, qu’ils occupent parfois depuis longtemps, au profit de spéculateurs immobiliers sans foi ni loi...

    Je mets mon action quotidienne en accord avec mes principes politiques, je ne me contente pas de bavaser sur Vigile...et oui je pense que le projet politique du PQ est gravement compromis par l’illetrisme, la massification des systèmes audio-visuels, etc..

    Revenons aux étalages familiaux du sieur Barberis Gervais et de cette sotie familiale.

    Je vais être plus clair, on en a rien a cirer, de son beau-frère, de son catéchisme à la con, de ses considérations géopolitiques de pacotille. Tout boursouflé de l’importance qu’il se donne, tel le Saint Simon de Longeuil, il nous assène des vérités familiales comme paroles d’évangile, les fesses confortablement calées dans son fauteuil, tout en tapotant sur son ordi, probablement installé au sous-sol...J’ai utilisé le verbe potiner ce n’est pas un choix au hasard !!!

    En un mot comme en mille une bourgeoisie repue de ses avantages et prébendes, qui prétend détenir la vérité et la lumière....qui se contente de recycler, avec bonne conscience, dans ses bacs verts et à se foutre pas mal du sort des plus démunis...

    Si j’ai utilisé Proust et Saint Simon c’est par dérision, bien que je connaisse parfaitement ces 2 zigotos, quand il est nécessaire de s’adresser a une éolienne, il faut savoir utiliser de grands vents...et non Monsieur Barberis-Gervais je ne produirais pas de grands textes, pour vous satisfaire, je me contenterais de faire régulièrement une action civique, surement plus utile que les dégoulinades dont vous nous abreuvez...

    J’aurais pu faire, facilement, un pastiche de Céline, non pas la chanteuse, mais les chances de publication auraient été zéro...

  • robert barberis-gervais, 3 janvier 2013 22h01

    mise au point

    Je suis d’accord avec Nathalie P. et avec Pierre Cloutier.

    "Vigile est un forum politique. Pas un cercle littéraire." (Pierre Cloutier)

    "Les gens "ordinaires" ont autant le droit que vous de s’exprimer et à la façon qu’ils le veulent. Ils ont des choses à dire et des expériences à raconter mais souvent n’osent pas à cause de jugements hautains comme les vôtres." (Nathalie P.)

    Se référer à Proust et à Saint-Simon pour essayer de discréditer quelqu’un est une forme de terrorisme. C’est aussi une façon de dire : "MOI, je lis Proust et Saint-Simon, je ne lis pas n’importe quoi. Et vous n’êtes pas à la hauteur donc je vous méprise." Le plus important dans la phrase qui précède est : MOI.

    Au fond, ce JacksonPollock est aussi désagréable et aussi vulgaire que le beau-frère.

    Pour terminer dans la bienveillance, je crois saisir le message de JacksonPollock et ce serait le suivant : il y a des sujets plus importants et plus urgents que le beau-frère caquiste et que les embourbements péquistes.

    C’est pourquoi je lui ai demandé d’écrire sur ces sujets. Nous attendons avec impatience de lire cette prose digne de Proust et Saint-Simon.

    robert barberis-gervais, 3 janvier 2013

  • yvan, 3 janvier 2013 21h13

    Plus jamais j’essaierai de discuter avec un tonitruant beauf caquiste. Quand je voudrai revivre l’expérience, j’irai au centre culturel Jacques-Ferron et je lirai tous les exemplaires du Journal de Montréal pendant un mois…ou j’écouterai la radio poubelle.

    Se faire réciter le journal de Montréal par un fort en gueulle durant un souper ,c’est jamais un cadeau,encore moins dans le temps des fêtes .

    Chez les forts en gueulles ,le journal de Montréal ,c’est leur bible et la source de toute vérité.

    Pour eux tout ce qu’ils lisent est vrai dans leur Journal de Mourial et l’armée de caquistes qui agit comme chroniqueurs n’ont que de bonnes intentions : informez le lecteur objectivement ,sans aucune arriere pensée politique de caquiste.

    Pendant que Gilles Duceppe écrit des chroniques qui tournent la plupart du temps autour du sexe des anges,les pittbulls caquistes et jourmalistes caquistes n’en ont que pour le chialage généralisé ,l’exagération ,le montage en épingle de banalité comme la réunion de Maka Kotto et promouvoir la détestation du parti québécois sur tout ce qui touche de près ou de loin au PQ tout comme le fait la radio poubelle.

    Le canard jaune de Montréal est infesté de craquistes mur a mur et c’est pas la que Dumont vas parler de sa prime de départ de 138,000 qu’il as déja reçu et de son salaire secret de 50k qu’il recevait de l’ADQ quand il en était le chef.

    De plus, à titre de chef de l’ADQ, Mario Dumont recevait un salaire de 50 000 $ versé directement par le parti. La divulgation de ce salaire, qui avait été caché pendant quelques années, avait provoqué un malaise au sein des troupes adéquistes.

    Des troupes adéquistes fusionnés depuis avec les caquistes et qui sont devenus les Adécaquistes.

    Tout comme les créditistes c’est un mouvement populiste récurent dont le fond de commerce s’articule toujours autour du chialage et du négativisme .

    Et le chialage c’est vendeur autant a LCN qu’au Canard jaune de Montréal

    La Caq c’est un parti sans avenir comme l’était les créditistes et comme Camille Samson ils rejoindront un jour le parti libéral dont ils partagent la même option fédéraliste.

    Votre beau frère caquiste tonitruant s’énerve pour rien a vous réciter en tonitruant le journal de Montréal qu’il as appris par coeur.

    Quand je perds patience avec ce genre de caqueteux gueullard je lui dit en haussant légèrement le ton : écoute peut tu me rendre juste un petit service... quand j’aurais envie ou que je voudrais lire le Journal de Montréal j’irais me l’acheter.

    En ce qui concerne Legault le toff qui veut se battre avec tout le monde vous écrivez :
    Alors, il piaffe car il se croit aux portes du pouvoir. Et il parle fort. Comme un homme. Un vrai homme. Qui a réussi en affaires et qui parle toujours des vraies affaires.

    Heureusement que le fond de solidarité syndical était la pour sauver l’entreprise du toff de la faillitte.

    C’est peut être durant cette épisode qu’il as appris a détester les syndicats a part celui du syndicat des millionnaires spécialistes du doc Barette.

  • robert barberis-gervais, 3 janvier 2013 13h41

    Boris Vian - J’suis Snob - YouTube
    ► 2:51► 2:51
    www.youtube.com/watch?v=ojY1Sj1-E0Q

    rbg

  • NP, 3 janvier 2013 12h20

    @ Jackson Pollock

    Il existe des gens cultivés, simple et humble aimant les petites gens et apprenant d’eux. Ca ne vous inspire pas ?
    Cela dit il existe aussi des imbéciles cultivés. C’est la vie.

    Les gens "ordinaires" ont autant le droit que vous de s’exprimer et à la façon qu’ils le veulent. Ils ont des choses à dire et des expériences à raconter mais souvent n’osent pas à cause de jugements hautains comme les vôtres.

    Bref Pierre Cloutier a proposé "un brin" de simplicité et d’humilité et il est vrai que ce site a été crée pour discuter ou lire sur des "réalités" politiques...

    Nathalie P.

  • robert barberis-gervais, 3 janvier 2013 11h46

    inspiré de Boris Vian

    J’suis snob... J’suis snob
    C’est vraiment l’seul défaut que j’gobe
    J’suis snob... Foutrement snob
    Tous mes amis le sont
    On est snobs et c’est bon

    Chemises d’organdi, chaussures de zébu
    Cravate d’Italie et méchant complet vermoulu
    Un rubis au doigt... de pied
    et un très joli p’tit mouchoir
    J’vais au cinéma voir des films suédois
    Et j’entre au bistro pour boire du whisky à gogo
    J’ai pas mal au foie, personne fait plus ça
    J’ai un ulcère, c’est moins banal et plus cher

    J’suis snob... J’suis snob
    J’m’appelle Jackson, mais on dit Pollock
    C’est pas mon vrai nom mais ça fait chic
    Je fais de l’action writing pour la postérité
    Mes écrits restent cachés
    Je fais du ch’val tous les matins
    Car j’ador’ l’odeur du crottin
    Je ne fréquente que des baronnes
    Aux noms comme des trombones
    J’suis snob... Excessivement snob
    Et quand j’parle d’amour
    C’est tout nu dans la cour
    En pensant à Charlus en lisant Marcel

    Mon appartement est vraiment charmant
    J’avais la télé, mais ça m’ennuyait

    J’suis snob... J’suis snob
    J’suis ravagé par ce microbe
    J’ai des accidents en Jaguar
    Je passe le mois d’août au plumard
    C’est dans les p’tits détails comme ça
    Que l’on est snob ou pas
    J’suis snob... Encor plus snob que tout à l’heure
    Et quand je serai mort
    J’veux un suaire de chez Dior !

    envoyé par rbg,lecteur professionnellement approximatif, pour rire...si possible

  • jacksonpollock, 3 janvier 2013 10h23

    @Pierre Cloutier,NP

    C’est vrai, faire un effort permanent pour échapper à la médiocrité ambiante et s’extraire de l’a peu près, du sms ou du réseau social, réfléchir, prendre de la distance, peut effectivement donner des maux de tête.

    Ne pas lire ’La Presse’ ou même ’le Devoir’, sacrilège si l’en est l’un, tenter de recommander autre chose que ce qui est trop facilement suggéré, vous fait passer dans ce pays pour un snob, un dandy, ajoutez ici le terme qui vous chaut.

    Je ne lis point les diatribes qui vous agitent en permanence, sur le PQMarois, pas plus d’ailleurs que les échanges furibards entre vous-même et le malheureux Robert Barberis-Gervais, si ce que j’écris vous chagrine ne parcourez donc pas les miennes et laissez au responsable du site, le choix de la décision de publier ou non une intervention.

    Enfin et ce sera une constatation purement politique, si il y avait dans ce pays, beaucoup plus de lecteurs de Marcel Proust, de Gaston Miron, de Michel Tremblay, de Henri Miller, de Saint Simon, et beaucoup moins de gens passionés par la création d’une équipe de hockey à Québec, ou par le sempiternel, médiocre et vulgaire Bye-Bye, deux exemples, peut-être, peut-être, le projet politique du PQ aurait-il quelque chance d’être moins amoché et serions nous déjà un pays.

    Je vous salue, Messieurs.

  • NP, 3 janvier 2013 05h22

    "Un petit brin d’humilité et de simplicité ne nuit jamais.

    D’autre part, Vigile est un forum politique. Pas un cercle littéraire.

    Pierre Cloutier"

    C’est vrai. Merci.

  • 2 janvier 2013 11h47

    Message à Jackson Pollock

    IL y en a qui s’écoutent parler et d’autres qui "s’écoutent" écrire en faisant étalage de leurs profondes lectures, ce qui est, ma foi, aussi assommant.

    Un petit brin d’humilité et de simplicité ne nuit jamais.

    D’autre part, Vigile est un forum politique. Pas un cercle littéraire.

    Pierre Cloutier

  • jacksonpollock, 1er janvier 2013 20h29

    "Je doute que je sois digne d’une réaction de votre part"

    Exact.

    Pourquoi pour aimer Proust faut-il être homosexuel, snob ou bien un dandy (sans s) ? A ce titre citer ou lire Hemingway m’obligerait-il a effectuer des safaris en Afrique ou a pêcher un malheureux espadon ? Que nenni.

    Proust n’est jamais vulgaire, à la différence de votre beau-frère, le dépassement poétique et l’ascèse de l’écriture ne sont pas à la portée du premier quidam venu.

    Je défends l’utilisation de la langue francaise, veille a utiliser des termes et verbes que les gens oublient trop facilement et cela peut surprendre mais je préfère ceci au jargon trop souvent utilisé sur Vigile.

    J’aurais pu tout aussi bien essayer une comparaison avec les mémoires de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon ou celles du cardinal de Retz, mais enfin puisque de famille il était question, brisons là.

    Enfin parce que je vois que vous n’êtes qu’un lecteur approximatif de Proust, je vous ferais la recommandation de lire le remarquable ouvrage de Gilles Deleuze, "Proust et les signes", ou vous découvrirez que le vrai sujet est si loin de l’homosexualité ou du passé. Un effort Monsieur.

    Et pour 2013, peut-être moins de sotie familiale, mais enfin quelques articles mordants sur l’avenir du Québec...

    Je vous salue Monsieur.

  • robert barberis-gervais, 1er janvier 2013 14h39

    Bonne et heureuse année 2013 et surtout la santé à Pierre Cloutier, René-Marcel Sauvé, André Meloche, Nathalie Grogières, Marcel Haché.

    Pierre Cloutier, avec votre critique globale du système financier et de ce que vous appelez notre pseudo-démocratie, vous êtes rendu plus loin que la plupart d’entre nous.

    René-Marcel Sauvé, nous apprécions la description de vos expériences dans l’armée.

    André Meloche, vos commentaires sont toujours riches de contenu. Merci de nous donner accès à votre vie intellectuelle de haut vol.

    Nathalie Grogières, remarques fines, sensibles et pertinentes.

    Marcel Haché, salutations les plus fraternelles.

    J’ai gardé JacksonPollock pour la fin.

    Monsieur, je n’ai pas le plaisir de vous connaître.

    Voudriez-vous me faire parvenir un texte de vous qui montrerait votre talent et justifierait votre morgue. Sortez de l’anonymat facile qui fait que vous vous cachez derrière le nom d’un peintre célèbre.

    Je peux me tromper, mais la référence à Proust et l’utilisation du mot "sotie" me font vous situer parmi les snobs et les dandys. 

    Je trouve que l’attitude du beau-frère est d’une grossièreté et d’une vulgarité qui me consternent et qui me font honte. Que vous éprouviez du dégoût à en lire la description ne me choque pas au contraire. Surtout si vous adoptez le point de vue de Nathalie Grogières.

    Puisque nous avons lu Proust, je me permets de vous dire qu’il y a aussi dans Proust de la vulgarité et de la grossièreté. Mais bien enveloppée. Et des longueurs insupportables. Il tourne en rond le pauvre Marcel. Des potins de luxe quoi ! Quand le narrateur se cache pour entendre les bruits des ébats sexuels de Charlus, c’est d’une grande vulgarité. J’imagine qu’il faut être homosexuel pour en jouir.

    Bonne et heureuse année ; je m’étonne que vous quittiez Proust pour Vigile. Vous vous laissez aller monsieur. Mais je comprends que de temps en temps vous sentiez le besoin de vous mettre au niveau des simples mortels.

    Je doute que je sois digne d’une réaction de votre part. J’ai pourtant essayé de vous "piquer", serait-ce en vain ?

    Je termine par une citation de Chateaubriand.

    "La malveillance et le dénigrement sont les deux caractères de l’esprit français." J’ajouterais "l’envie" qui conduit à la malveillance et au dénigrement.

    J’en profite pour offrir mes meilleurs voeux pour l’année 2013 à Richard Le Hir et à toute l’équipe de Vigile, en particulier à Erick Frappier.

    robert barberis-gervais, premier janvier 2013

  • jacksonpollock, 31 décembre 2012 21h54

    Le moment le plus intéressant des réunions de famille, c’est la fin...Famille je vous hais

    Je potine
    Tu potines
    Il potine
    Nous potinons
    Vous potinez
    Ils potinent

    Evidemment ceci n’a pas l’allure de la description du salon de Oriane de Guermantès...il vous manque le talent pour pouvoir écrire "Pastiches et mélanges", peut-être une bonne résolution pour l’année 2013, serait de nous épargner ce genre de sotie familiale.

  • Marcel Haché, 31 décembre 2012 18h53

    Ce n’est pas vous qui m’avez intéressé à Vigile. Mais c’est vous qui m’y avez gardé. D’une certaine façon, Richard Le Hir s’est joint à vous. Cette façon, c’est le talent.
    Meilleurs vœux à vous deux. Meilleurs vœux à Vigile.

  • Nathalie Grogières, 31 décembre 2012 17h26

    Votre beauf doit pourtant bien connaître votre fidélité sans faille au PQ... C’est quand même curieux qu’il se soit lancé dans de telles critiques. Il devait bien savoir qu’il vous blesserait. Peut-être est-ce volontaire de sa part. Car nous tous, Vigiliens, savons depuis longtemps que le PQ et vous ne faites qu’un. J’imagine que dans la famille, ça doit aussi se savoir.

    Bonne et Heureuse Année tout de même ! Ainsi qu’à tous les Vigiliens !

  • André Meloche, 31 décembre 2012 17h19

    Monsieur Barberis-Gervais,

    Votre texte me fait chaud au coeur ! Moi qui parfois me sens nostalgique parce que j’ai délaissé - depuis si longtemps que je me demandais si la bêtise existait encore - cette arnaque que sont les soupers des fêtes ! Merci ! Mille fois merci !

    Cette année, je sentais mon intelligence fléchir, il me semblait que je ratais quelque chose en ne célébrant pas la bêtise des soupers de famille ! Mais là, là, vous avez avivé ma foi en un athéisme festif (on peut lire Philippe Muray pour s’en convaincre). Vous m’avez exposé - avec humour - ce que je rate chaque année en lisant Proust, Ibsen, Freud et combien d’autres ! Cette année, je me suis payé un festival Hitchcock, seul dans ma maison de campagne enterrée de plus de 1,5 mètres de neige. De quoi décourager la famille !

    Quant à la politique québécoise, elle n’est pas prête de s’élever au niveau international - qui n’est guère mieux après tout !!!

    Merci pour ce merveilleux coup de pouce qui me redonne foi en la littérature, la philosophie, l’art et la Beauté !!! J’attaque Hegel tout de suite !

    Bonne année 2013...

  • 31 décembre 2012 14h42

    Monsieur Barberis-Gervais,

    Si vous aviez été témoin des crises d’hystérie que j’ai
    vécues dans l’Armée alors que le Québec se réveillait au
    cours des années 60-70. Jusque la femme de l’attaché
    militaire du Canada à Accra, au Ghana, ou je servis trois
    ans. À un momnent elle hurla :"Send the navy up the ST Lawrence"

    Et puis il y a eu les attaques de notre pseudo-bourgeoisie nationale dans les mess d’officiers de Québec et de Montréal.

    Surtout les femmes membres de l’IODE, Imperial Order of the Daughters of the Empire.

    Ma femme, née en Angleterre pourtant, refusa de faire partie de cette confrérie, ridicule et désuète pour elle, qui est originaire de l’Angleterre industrielle immortalisée par
    Friedrich Engels et Karl Marx, une région qui ressemble à Saint Henri au cours des années 1920 et 30.

    Je l’ai payé par l’absence de promotion aux grades supérieurs mais je m’en réjouis car j’ai pu conserver ma liberté de pensée et d’action.

    Et surtout, j’ai acquis une couenne dure qui m’a beaucoup servi au cours de mes 50 ans de militantisme.

    Je n’ai qu’une remarque pour finir, le logo des carabins de l’Université de Montréal au cours des années cinquante :

    BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE.

    Bonne année 2013.

    JRMS

  • 31 décembre 2012 14h11

    Vous allez peut-être - je dis peut-être - finir par comprendre un jour que ce que vous décrivez n’est que l’impuissance des citoyens à prendre les décisions qui les concernent au lieu de laisser cela entre les mains de "représentants" qui se comportent en maîtres au lieu d’être des serviteurs comme ils devraient l’être.

    Les citoyens sont exactement comme les spectateurs d’une partie de hockey, confinés dans un rôle de spectateur stérile, à la seule différence qu’on leur permet de voter une fois à tous les 4 ans pour des politiciens professionnels qui finissent inévitablement par les trahir.

    Cette prétendue "démocratie représentative" est un oxymore, dit Étienne Chouard et il a parfaitement raison.

    Ce que vous décrivez, on le vit dans chaque famille durant la période des fêtes aussitôt que l’on s’aventure sur le terrain politique.

    La "démocratie" dite représentative va de pair avec l’absence de responsabilité, le cynisme, la superficialité des propos et surtout l’ignorance des citoyens qui doivent obéir à des lois qu’ils n’ont pas votées, qu’ils ne peuvent répudier et à des représentants qu’ils ne contrôlent pas et qu’ils ne peuvent révoquer qu’une fois à tous les 4 ans, manipulés par les possédants avec l’aide de leurs médias.

    Que ce soit, le PQ, la CAQ, le PLQ et même ON ou QS au pouvoir cela ne changera pas grand chose si les citoyens n’ont pas l’occasion de rédiger eux-mêmes une véritable constitution qui va les protéger à la fois des abus du pouvoir politique et du pouvoir économique.

    Le référendum d’initiative citoyenne (le RIC) et le tirage au sort sont des voies de solution, mais il faut être conscient que les politiciens professionnels ne vont pas laisser aller facilement leurs privilèges sans réagir et qu’ils vont se battre férocement contre. Je n’ai jamais vu personne renoncer de plein gré à une position sociale supérieure. Personne. Sauf des êtres exceptionnels comme Gandhi.

    Pauline Marois est une vraie politicienne professionnelle "ordinaire". Jamais elle ne va permettre une telle démocratisation de la société. Elle ne sait même pas ce que cela veut dire.

    Quant à ON, on verra ce qui va se passer à son prochain congrès. J’ai bien peur que ce parti attrape inévitablement tous les défauts de son grand frère péquiste.

    Mon seul point d’ancrage avec ce parti est la priorité qu’il accorde à l’indépendance et à la constituante citoyenne. Mon point de désaccord porte sur la formation de cette constituante. Le courant principal veut encore et toujours des représentants élus alors que je souhaite, comme Chouard, une constituante tirée au sort ou décentralisée dans tous les petits villages. Autrement dit, ces gens-là sont encore dans le système de gouvernement représentatif et ne peuvent pas imaginer la démocratie autrement.

    ON verra, comme dit Legault.

    Pour la CAQ, si le peuple québécois comme le beauf dans votre histoire, est assez "cave" et idiot pour porter ces gens-là au pouvoir, on n’y peut rien. Si cela arrive cela sera peut-être la faute de la faiblesse du leadership de Pauline Marois et son peu de popularité dans la population.

    Par contre, s’il faut passer par là pour obtenir l’indépendance - un peu comme le gouvernement Mas de centre droit en Catalogne - ce sera au moins un prix de consolation.

    Personnellement, je serai toujours indépendantiste radical et toujours à gauche-citoyen.

    Indépendance de la patrie et démocratie citoyenne exemplaire.

    Et je me passerais bien des élus.

    Pierre Cloutier

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