En 2008, une banane géostationnaire flottera
jour et nuit au-dessus du Texas
grâce au Conseil des Arts du Québec
et à l’imagination de l’artiste montréalais César Saez.
Pourquoi une banane de 300 mètres de long ?
Pourquoi pas une clémentine ?
demandait Paul Laroque de TVA
au concepteur du projet.
« Parce qu’une banane c’est joyeux. »
C’est vrai qu’une banane
ça sourit souvent.
En plus, c’est jaune comme un soleil
comme un jaune d’œuf.
Mais mieux encore
la banane, de par sa courbe,
reste le fruit le plus représentatif
du peuple québécois
rompu à la génuflexion.
Depuis deux siècles et demi
qu’il plie
pouvait-on trouver pour lui
plus fort symbole ?
L’Art n’est pas anodin.
Il est le fruit d’une profonde réflexion.

