|
|
| Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production. | |||||
| Financement 2008 |
| Objectif : 20000$ | |||
par Gébé Tremblay
La journaliste Laura-Julie Perreault signe deux articles au sujet du sondage que Jack Jedwab a commandé à Léger Marketing pour le compte de l’Association des Études Canadiennes. On se demande à la lecture de ceux-ci si les interprétations des données sont celles de Perreault ou Jedwab. Peu importe, ces interprétations laissent songeur sur le but véritable de ce sondage.
Par exemple, lorsque Perreault nous dit que ce sondage "démontre que les Québécois ont presque deux fois moins de contacts avec les membres de la communauté juive que le reste des Canadiens et qu’ils entretiennent davantage de préjugés à leur égard" nous pouvons nous questionner sur le choix de Perreault d’avoir préféré cette formule puisque ce sont, à l’inverse, autant les membres de la communauté juive qui ont deux fois moins de contacts avec les Québécois que le reste des Canadiens et donc qu’ils entretiennent aussi davantage de préjugés. De plus, Perreault ne nous dit pas qui sont ces "Québécois" dont parle le sondage. Parlons-nous ici de tous les Québécois, autant allophones qu’anglophones, immigrants, de souche, musulmans, juifs, sikh, noirs, chinois, etc... ? Même questionnement pour ces "Canadiens". Ce que ce résultat semble plutôt confirmer, si par "le reste des Canadiens" on entend le "Rest Of Canada (ROC)", c’est que la communauté juive préfère le contact avec les anglophones.
Le sondage nous dit ensuite que "74% des Canadiens hors Québec s’accordent pour dire que « les Juifs ont fait une contribution importante à la société », ce pourcentage chute à 41% au Québec." Ce qui est tout à fait normal puisqu’il est évident pour tous que la communauté juive investie et est plus généreuse envers les institutions anglophones que francophones ainsi qu’envers celles qui sont Canadiennes plutôt que Québécoises. Ce n’est pas différent pour le résultat à la question sur l’intégration.
Jack Jedwab conclut que l’antisémitisme est plus présent au Québec qu’ailleurs dans le pays. Qu’un membre influent de la communauté juive, tel que M. Jedwab, fasse des Québécois des antisémites sur la seule base qu’ils reconnaissent de simples faits autour d’eux, est un excellent indicateur d’où provient l’attitude malsaine. Bien au contraire d’être mal connue des Québécois, c’est bien en connaissance de cause que les Québécois s’expriment sur cette communauté. Les mensonges et préjugés que cette communauté véhicule au sujet des Québécois, depuis bien longtemps et qu’elle impose dans nos écoles et cours d’histoire de par ses privilèges obtenus à Ottawa, à Patrimoine Canada, ne sont pas méconnus du tout. On en retrouve même dans ces deux articles, tel que la prétention que ."dès 1903, les enfants juifs se sont vu interdire l’accès aux écoles francophones catholiques et ont été envoyés dans les écoles anglo-protestantes." Ce qui est entièrement faux et n’est rien d’autre qu’une intention de culpabiliser les Québécois au bénéfice d’une victimisation de la communauté juive.
Dès la conquête, le régime anglais a instauré deux système scolaires confessionels ; un protestant et un catholique. Tous les juifs étaient alors anglophones (de New York et Philadelphie) et ont choisi naturellement les écoles anglophones qui étaient protestantes. Il n’y avait pas de loi permettant des écoles pour d’autres confessions. Ces juifs étaient autant "interdits" chez ces écoles protestantes et c’est donc en tant que protestants qu’ils furent admis dans ces écoles et non comme juifs. Ils n’avaient aucun enseignement juif et aucun professeur juif n’était admis. Ils auraient été traîtés pareillement dans les écoles catholiques si ils avaient été francophones. Les juifs ont simplement choisi les écoles protestantes parce qu’ils étaient anglophones, Anglais loyalistes, voulaient continuer à côtoyer le pouvoir en place et aussi parce que les écoles protestantes recevaient deux fois plus d’investissement en taxe foncières que les pauvres écoles catholiques.
Vers 1870, les juifs se plaignent qu’ils payent comme tout le monde leur taxes foncières mais n’ont pas leur éducation judaïque et sont moins bien traités que les élèves protestants alors voudraient leurs propres écoles payées avec leurs taxes. C’est alors qu’ils demandent à la commission scolaire catholique de leur verser directement leur part de taxes au lieu de la verser dans le compte "neutre" dont les protestants bénéficiaient disproportionnellement et les catholiques acceptèrent. Les protestants se voyant ainsi coupés de la manne du fond "neutre" et du risque de voir cette clientèle juive quitter pour des écoles juives, décida de promettre les mêmes droits aux juifs en échange que ceux-ci remettent toutes leurs taxes et leur part dans le compte neutre à la commission scolaire protestante. Les juifs acceptèrent.
Il n’y a donc jamais eu d’interdiction par des écoles "francophones catholiques" en 1903, comme le colporte la communauté juive depuis des lustres.
Bien au contraire, en 1930 avec l’arrivée massive des juifs ashkénazes des pays de l’est, la commission scolaire protestante se voit envahie par des élèves juifs qui forment le quart de la population de leurs écoles. Des juifs pauvres et non propriétaires et donc qui ne fournissent pas les taxes. C’est la crise entre juifs et protestants.
***
Mais laissons Denis Vaugeois, Historien et éditeur, raconter la suite :
C’est alors que le premier ministre Taschereau fera un geste ignoré des historiens, mais béni de la majorité des éditorialistes et des leaders juifs de l’époque. Par une loi votée le 1er avril 1930, les juifs sont autorisés à former une commission scolaire juive et à recevoir les taxes scolaires des juifs et leur part de la taxe des neutres.
Peter Bercovitch, député libéral de Saint-Louis et artisan de la loi avec son collègue Athanase David, promet l’éternelle gratitude du peuple juif.
« Quebec has set a noteworthy example to the others provinces, showing that in the Roman Catholic Province of Quebec, all races and creeds can enjoy the freedom to which they are entifled » (Quebec Chronicle, 2 avril 1930).
La communauté juive est cependant divisée sur la question. Les protestants, pour leur part, jugent plus prudent de trouver un terrain d’entente. Ce qui est fait. Taschereau, talonné par une vingtaine de communautés culturelles montréalaises qui réclament des « classes spéciales », en profite pour faire abroger, le 4 avril 1931, la loi votée l’année précédente.
Que voulaient exactement les juifs et les protestants ? Ces derniers voulaient garder le contrôle de leurs écoles et les juifs voulaient apprendre l’anglais ! « Apprenez l’anglais, leur répétait-on, et vous serez all right. Toute l’Amérique vous appartiendra. » C’est ce que rappelle avec humour Israel Medresh, journaliste du Keneder Odler, qui publie en 1947 Montreal Foun Nekhtn, que Pierre Anctil a traduit sous le titre Le Montréal juif d’autrefois (Septentrion, 1997).
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Cher Gébé Tremblay,
Que voilà un bel exposé ! Et vous vous exposez sans doute...au pire...
Une chose est certaine, on ne pourra vous accuser de raser les murs comme la plupart de nos concitoyens lorsqu’il s’agit de dénoncer leurs mensonges et leurs demi-vérités à notre endroit.
Marie Mance Vallée
Et pourquoi, sinon pour nous « culpabiliser » encore une fois,Jack Jedwab nous présente-t-il son sondage qui vient démontrer l’incapacité des Juifs de Montréal à s’identifier avec leurs concitoyens de langue française.(Jacques Bergeron)
En effet, mais la vraie question est ; pourquoi cette insistance à vouloir culpabiliser ?
Lorsqu’on réussi à culpabiliser quelqu’un pour un acte dont on l’accuse dans le temps, on imprime alors en lui une répulsion envers ce moment précis. On s’assure ainsi qu’il n’y cherchera jamais à en fouiller les détails, de peur d’y trouver ce qui pourrait le culpabiliser encore plus.
Le coupable devient ainsi malgré-lui gardien du mensonge. Il ira même jusqu’à s’en confesser (surtout s’il est chrétien) pour en souhaiter le pardon.
C’est une technique qui a fait ses preuves et n’a pas fini de le faire.
Je vous présente un exemple révoltant qui fait actuellement les manchettes d’outre-mer mais qui ne risque pas de se retrouver dans nos médias québécois, même s’il nous concerne à plusieurs niveaux.
Il sagit du livre Survivre avec les loups, publié en 1996 et qui fut un "best seller" tant au Québec qu’en Europe.
C’est le récit autobiographique de Misha Defonseca, Juive russo-allemande, née en Belgique, rescapée de la Shoah au destin singulier. Partie de Bruxelles, sa ville natale, à la recherche de ses parents, déportés par les nazis, elle a traversé, seule, l’Europe et a été recueillie par des loups.
On en a fait tout récemment un film :
« C’est mon plus précieux talisman , mon porte-bonheur, avoue Misha Defonseca. Sans cette petite boussole, je ne serais peut-être pas là pour voir mon histoire à l’écran. Véra Belmont a fait un travail d’adaptation admirable. Je me retrouve complètement dans le film. Mon côté “petit soldat” capable de s’adapter et de se débrouiller pour survivre, ma relation avec les loups, les enfants échappés des ghettos polonais rencontrés sur ma route, fusillés par les nazis, le jeune Russe qui m’a secouru en Ukraine… tout est rigoureusement exact. Véra Belmont a aussi trouvé un acteur allemand, Benno Fürmann, pour jouer le rôle de mon père, qui lui ressemblait étonnamment. »(Misha Defonseca)
Le Monde : "Survivre avec les loups" ; raconter la Shoah aux enfants
L’histoire est authentique. Elle a été racontée par Misha Defonseca, dans un livre traduit en dix-sept langues. Juive, d’origine belge, la petite Misha, 8 ans, est hébergée en 1942 dans une famille de Bruxelles après la disparition de ses parents dans une rafle. Elle assiste à l’arrestation du couple de fermiers chez lesquels elle se sent en sécurité et s’enfuit à travers la campagne. Elle erre ainsi à pied durant trois ans, traversant l’Allemagne, puis la Pologne, pour être recueillie en Ukraine en 1945. Elle se réfugie dans les bois, les forêts, vole de temps à autre un peu de nourriture et des vêtements dans des maisons isolées, se nourrit de vers de terre et de chairs sanguinolentes en compagnie d’une meute de loups. Endure le froid, la neige, la faim, la menace des soldats allemands qui traquent des mômes échappés du ghetto de Varsovie... David Verlant, Le Monde http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/01/15/ survivre-avec-les-loups-raconter-la-shoah-aux-enfants_999455_3476.html
Ce livre est devenu comme bien d’autres un outil pédagogique de choix, chez les professeurs, pour faire connaître la Shoah à tous les élèves de la francophonie, incluant le Québec. Une nouvelle petite victime juive disponnible pour adoption par des petits élèves sarkosiens en France et sûrement bientôt, par influence, au Québec :
La Voix de la Communauté Juive de France Interview exclusive de l’héroïne de "Survivre avec les loups" et de la réalisatrice Avant première de "survivre avec les loups" organisée par Alain Petrus Conseil (APC) (Alain Pétrus, dirige l’une des rares sociétés privées de conseil spécialisée dans le cinéma et le monde scolaire, APC.) http://www.col.fr/article-1456.html
A l’occasion de la sortie du film Survivre avec les loups, les lycéens du lycée Félix Mayer de Creutzwald, en Moselle, ont assisté à une projection exceptionnelle du film en présence de la réalisatrice Véra Belmont. http://www.fondation-jeanluclagardere.com/6i/Fondation-Lagardere/Developper-la-solidarite.html54
Or, pas un seul historien, ni des universités ou ministères de l’éducation, n’ont prit le temps d’examiner si ce livre méritait d’être utilisé comme "outil pédagogique" dans l’éducation de nos enfants ! La culpabilité leur en interdisait la moindre innitiative, et ce, depuis 1996 ! Inutile de dire qu’aucune association ou conseil de la communauté juive internationale n’ont fouillé leurs archives non-plus.
Jusqu’en 2008, lorsqu’intrigué par le titre du film, Serge Aroles, un des rares chercheurs sur les cas d’enfants sauvages élevés par des bêtes en forêt, se demande pourquoi ce cas récent (1943) aurait échappé aux archives et donc décide d’étudier lui-même ce cas mystérieux.
Voici ce qu’il a trouvé :
A l’occasion de la sortie au cinéma en janvier de "Survivre avec les loups", d’après le récit soi-disant autobiographique de Misha Defonseca, nous avons publié le 10 janvier l’avis de Serge Aroles, auteur de "L’Enigme des enfants-loups". Cet article suscite bien des réactions et commentaires.
Photo : cette photo représenterait Misha Defonseca, de son vrai nom Monique Ernestine Josephine De Wael, en 1941, alors âgée de 4 ans.
Nous publions, aujourd’hui 20 février, ce nouveau texte de Serge Aroles
Dénouement final. 1943 : en Pologne parmi des loups ? Non scolarisée dans la banlieue de Bruxelles !
"Survivre avec les loups" restera dans l’histoire comme une des plus monumentales escroqueries de ces dernières décennies."
La suite ici : http://ours-loup-lynx.info:80/spip.php ?article1161
Et dire que Jack Jedwab est professeur d’histoire à Concordia !

12731$ 64%
|
Pour contribuer en ligne
|