PARTI INDÉPENDANTISTE

Le seul parti pour un Québec français

Tribune libre de Vigile
jeudi 24 février 2011
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L’unanimité des partis représentés à l’Assemblée nationale pour la diglossie est franchement navrante. Libéraux, péquistes, adéquistes et solidaires sont tous favorables à l’apprentissage intensif de l’anglais et au bilinguisme de tous les jeunes québécois. Le Parti indépendantiste est le seul parti qui prône clairement un Québec français mur à mur.

Dans son discours inaugural, le premier ministre libéral Jean Charest se donnait cinq ans pour mettre sur pied des programmes d’anglais intensifs en 6e année à la grandeur du Québec. Selon cette formule, la moitié de la 6e année sera consacrée uniquement à l’apprentissage de l’anglais. En novembre dernier, les libéraux adoptaient également en conseil général une proposition pour que le gouvernement mette en place un projet-pilote de programme collégial bilingue où les cours seraient offerts en français et en anglais.

En point de presse pour réagir au discours inaugural, la chef péquiste Pauline Marois affirmait sur l’apprentissage intensif de l’anglais en 6e année : « Ce n’est pas une mauvaise idée. Nous avons la même ». La semaine dernière, son porte-parole en matière de langue, Pierre Curzi, écrivait dans La Presse que si le PQ s’était engagé à « étendre l’application de la Charte de la langue française au collégial, celle-ci devra s’accompagner d’un apprentissage intensif de l’anglais pour tous les élèves du Québec ».

De son côté, l’Action démocratique adoptait lors de son dernier congrès une proposition visant à « instaurer le bilinguisme dans l’éducation ». Le 16 février dernier, le chef adéquiste déposait à l’Assemblée nationale une motion appuyée par les libéraux pour défendre la liberté de choisir la langue d’enseignement dans les cégeps.

Les partisans du Québec français n’ont rien à attendre non plus de Québec solidaire. Leur seul représentant à l’Assemblée nationale, Amir Khadir, affirmait au quotidien Le Soleil s’opposer au prolongement de la loi 101 au collégial pour des raisons de « droits individuels » et favoriser « l’amélioration de la qualité de l’enseignement de l’anglais dans nos réseaux scolaires publics ».

Le Parti indépendantiste reste donc le seul parti pour un Québec français : « État-Nation français mur à mur : abolition du bilinguisme institutionnel et imposition de l’empire de notre langue nationale sur l’ensemble de notre territoire national et dans toutes les sphères de notre vie nationale (administration et communications de l’État, justice, éducation, santé, travail, affichage, etc.) ; financement public d’un seul réseau d’éducation fonctionnant dans notre langue nationale des CPE à l’université et obligation pour tous de le fréquenter ; francisation des entreprises peu importe leur taille ; financement public d’un seul CHU français à Montréal ; rétablissement des COFI pour assurer l’intégration des immigrants à notre Nation ; sélection des immigrants en fonction de leur maîtrise du français. »

Commentaires

  • M. Sylvain Tremblay, 25 février 2011 01h26

    Voilà une autre preuve que le Parti Québecois et le Parti Libéral se confondent de plus en plus en une même idéologie d’asservissement du Québec au fédéral et à l’anglophonie. Il ne faut pas oublier que, pour faire passer des politiques impopulaires sur le moment, comme celles d’ajustements à des jugements anti-francophones de tribunaux, ces partis doivent se reprendre sur de l’assaisonnement qui ne paraît pas trop avant d’enfoncer le pieux violemment le temps opportun venu. De petites choses, des politiques communes qu’ils se partagent et qu’ils s’approuvent mutuellement, allant main dans la main vers un but commun : angliciser le Québec et se défaire du Pays Innu (la moitié du Québec, à la limite, quand toutes les réserves se seront ralliées) via le Projet de traité de l’Approche commune.

    Ce serait un voeu pieux que de leur demander de se fondre en un seul et même parti. car ils fonctionnent mieux comme ça, à se partager le pouvoir et l’opposition sur des décennies. Ainsi, ils ont toujours le gros bout du bâton et font du Québec ce qu’ils veulent.

    C’est sûr que le Parti Indépendantiste n’est pas si connu et apprécié pour contrer celà, mais le principal est qu’il aie les bonnes options, les bonnes politiques, la bonne vision d’un pays intégral et français. C’est de ça qu’on a besoin et qu’on peut appuyer. Avoir la bonne idée, c’est ça qui est important, le reste va suivre.

    Il est vraiment désolant, triste, qu’on passe ainsi par nos enfants et petits-enfants pour faire passer des politiques anti-francophones. Ils ne sont pas ignorants, ainsi, du fait qu’ils vont se rallier une part importante de cette clintèle, asservie et inconsciente, acuellement, quand ils sont des enfants, à la nécessité de l’anglicisation du Québec, dans l’avenir, quand ils seront devenus adultes.

    Il n’y a pas de contre-partie anglophone à celà, d’ailleurs. Ça ne s’adresse qu’à nous, les enfants et petits-enfants de la minorité anglophone du Québec ne seront pas tenus à la même médecine réciproque, cours intensifs de français, de sorte que c’est véritablement unidirectionnel, dans le sens de l’assimilation des québecois francophones vers l’anglais - alors que ce devrait être tout le contraire !

    On en est rendus à se distinguer entre francophones et anglophones, comme si on était dans une province anglophone, pour bien exprimer ce qu’on veut dire, alors que, normalement, quand on parle de Québecois, il ne devrait pas y avoir de distinction possible à cet égard, étant sous-entendu que tous sont francophones, dans ce seul pays francophone en Amérique du Nord. C’est la contrainte de notre temps, je dois faire avec dans mon texte, mais je tiens à préciser que ça ne me plaît pas du tout. Je préférerais dire qu’on nous assimile vers l’anglophonie, mais je dois dire qu’on y assimile spécifiquement les francophones, sans contreparite équivalente pour les anglophones, pour bien exprimer ce que je veux dire et bien me faire comprendre.

    Merci m. Villemaire d’avoir parlé de ce sujet dans le sens qu’il faut en penser, ce qui me rejoint totalement et me permet de le dire, alors que beaucoup de textes n’y voient rien à redire et se rallient sans poser de questions. C’est là, dans ces occasions flagrantes d’agenouillement gouvernemental, qu’on peut voir la valeur des commentateurs et journalistes qui s’y penchent. Beaucoup ne valent pas cher !

  • Marcel Haché, 24 février 2011 21h34

    Porté par une irrépressible prétention, le P.Q. a cru que pour « s’ouvrir au monde », il lui fallait placer son discours à la remorque du nationalisme civique. Il reçoit maintenant son salaire : ceux qu’il croyait qu’ils allaient se joindre à son combat ne se sont jamais présentés, et ceux qu’il comptait lui être assurés, se sont retirés.

    Le P.Q. dérive, mais croit que c’est la rive qui s’éloigne. Peu importe les sondages, il se dit qu’après avoir dilué et même aseptisé son discours, si les résultats ne sont pas à la hauteur de ses prétentions, c’est simplement parce qu’il n’a pas assez dilué ni aseptisé.

    Wake up P.Q.

  • Alex Gagnon Lacroix, 24 février 2011 19h15

    Être bilingue au Québec ne signifie pas nécessairement mettre le français de côté. C’est la même chose pour les immigrants qui arrivent, oui, il faut leur demander d’apprendre le français et c’est tout à fait normal, mais ils ne seront jamais unilingues francophones !
    Les Québécois pures souches non plus ne devraient pas être unilingues francophones, mais parler français d’abord et défendre leur langue.

    Apprendre l’anglais, comme l’espagnol, le français etc. est un outil indispensable pour pouvoir s’ouvrir sur le monde en 2011. Oui, je suis pour la défense du français et je pense que nos institutions pubiques doivent fonctionner en français, mais je ne suis pas prêt à décourager l’apprentissage d’une autre langue que la sienne. C’est très important en 2011, mais bien sûr, cela ne doit pas se faire au détriment de sa langue maternelle et de la langue française au Québec.
    Défendre le français n’oblige pas à faire de nous des unilingues.

  • 24 février 2011 16h22

    Monsieur Villemaire,

    Nous sommes trahis par nos élites. Nous nous dirigeons avec notre consentement vers l’assimilation. Une mort lente et affreuse nous attend et nous sommes les seuls à blâmer. Nous devons maintenant payer pour nos lâchetés accumulées. Nous nous sommes dit non par deux fois ce qui ne nous autorise à rien d’autre que de consentir à notre propre disparition.

    La disparition d’un autre peuple, d’une autre nation appauvrira l’humanité. Et ce sont les Tremblay, les Pratte, les Desmarais, les Charest, les Marois, les Bouchard de notre nation qui auront finalement terminé la morbide besogne voulue par Durham.

    Malheureusement, le P.I. n’a ni le chef, ni la base militante pour renverser cette tendance lourde.

    Guy Le Sieur

  • PI Capitale-Nationale, 24 février 2011 15h22

    À la lumière de tous les développements, sur la question linguistique, depuis trois ans, le Parti indépendantiste apparaît comme le seul défenseur du Québec français, de l’indépendance nationale du Québec et de l’identité québécoise française. L’avenir est au PI.

  • Louis Préfontaine, 24 février 2011 13h28

    Nos élites, Parti Québécois en tête, nous ont tous trahis.

    Qui, en 2011, ose encore se lever pour le Québec français et considère plus important l’apprentissage par les anglophones de notre langue commune que l’apprentissage, par les Québécois de la langue minoritaire ?

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Consignes détaillées

Enseignement intensif de l’anglais en 6e année

Rapport de la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec - le rapport Larose

"Cet engouement pour le supposé bilinguisme, dans un territoire où 90% des emplois n’exigent pas réellement la connaissance de l’anglais, relève de la pensée colonisée. Ce n’est pas le peuple qui est responsable de cette stupidité mortifère mais ses élites, à quelque parti qu’elles appartiennent. Les premiers colonisés, ce sont nos censées élites." Raymond Poulin, 16 mars 2011


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