Michaël Ignatieff vous a poussé, vous et votre entourage, à une démission dont la cause est non seulement pathétique, mais inscrite dans les gènes du Canada.
Comment Pierre Falardeau aurait-il commenté le traitement cavalier que les Québécois comme vous reçoivent même quand ils collaborent ? Il aurait pu se citer quand il résumait les banquets du Beaver Club, dans Le temps des bouffons, en ces termes : « C’est toute l’histoire du Québec en raccourci. Toute la réalité du Québec en résumé : claire, nette pour une fois, comme grossie à la loupe ».
La réalité ? Que les prétentions, les préoccupations et les intérêts québécois, dès qu’ils heurtent le moindrement ceux de la majorité canadian, sont balayés sous le tapis.
Le Parti libéral du Canada, c’est le Canada en miniature, en condensé.
Monsieur Coderre, vous n’en êtes pas à une conversion près : pourquoi ne pas profiter de cette occasion rêvée pour redevenir souverainiste ? Il n’y a que les sots qui ne changent pas d’idée !

