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Lettre à Denis Coderre, ex-lieutenant québécois du Parti libéral du Canada
Le rejet canadien
Le Parti libéral du Canada, c’est le Canada en miniature, en condensé.
Jean-François Vallée
Tribune libre de Vigile
lundi 5 octobre 2009      195 visites      4 messages


Michaël Ignatieff vous a poussé, vous et votre entourage, à une démission dont la cause est non seulement pathétique, mais inscrite dans les gènes du Canada.

Comment Pierre Falardeau aurait-il commenté le traitement cavalier que les Québécois comme vous reçoivent même quand ils collaborent ? Il aurait pu se citer quand il résumait les banquets du Beaver Club, dans Le temps des bouffons, en ces termes : « C’est toute l’histoire du Québec en raccourci. Toute la réalité du Québec en résumé : claire, nette pour une fois, comme grossie à la loupe ».

La réalité ? Que les prétentions, les préoccupations et les intérêts québécois, dès qu’ils heurtent le moindrement ceux de la majorité canadian, sont balayés sous le tapis.

Le Parti libéral du Canada, c’est le Canada en miniature, en condensé.

Monsieur Coderre, vous n’en êtes pas à une conversion près : pourquoi ne pas profiter de cette occasion rêvée pour redevenir souverainiste ? Il n’y a que les sots qui ne changent pas d’idée !




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Vos commentaires:
  • Le rejet canadien
    5 octobre 2009, par Steve Quilliam

    Pourquoi certains politiciens, comme M. Coderre pour le PLC ou Michael Fortier pour le PC, se démènent-ils avec autant d’énergies que cela pour des entités et des autorités provenant de Toronto ou de Calgary au lieu de prendre partie pour le Québec et les québécois ? C’est à n’y rien comprendre.

    Un homme, une grande gueule se fait humilier par ses pairs de Toronto, on lui dit qu’il ne pèse pas vraiment lourd dans la balance du parti mais on l’utilise pour faire des ’’jobs’’ de bras et du petit boulot que personne veut faire. On lui dit que de toute façon les ’’grosses’’ décisions se prennent à Toronto ou ailleurs et que le Québec doit obéir.

    Il fait le fanfaron devant les médias en claquant la porte mais il ne claque pas la bonne porte, il a claqué la porte de sa chambre et il a pris son trou alors qu’il aurait du faire un homme de lui et claquer la porte de la maison. Encore une fois, le porteur d’eau a fait un bouffon de lui et il va se remettre à défendre et à faire la promotion de ses maitres ’’canadians’’, tous bien installés à Toronto.

    Si M. Falardeau nous a quitté, il est bien évident que les Elvis Gratton de ce monde, eux, sont toujours bien présents.


  • Le rejet canadien
    5 octobre 2009, par O

    Sauf que... se rendre à l’évidence, et militer selon le bon sens avec les indépendantistes, ça le coupe de sa vieille ambition : Chef québécois du PLC, dans la lignée des Laurier, St-Laurent, Trudeau, Chrétien... les roi-nègres des canado-britanniques, délégués, selon l’INDIRECT RULE pour mettre à sa place cette province récalcitrante en faisant croire à ses habitants de langue française qu’ils sont au pouvoir...

    Mettre les deux langues sur un même pied d’égalité, c’est mettre ses deux pieds sur la langue française. Marcher sur son honneur pour l’avantage du flag sur le hood. Cette belle phrase de Chrétien qui a encore magouillé de Toronto pour soumettre les Québécois. Celui-là, tant qu’on ne l’aura pas porté en terre, il continuera à nous causer du tort.


  • Le rejet canadien
    6 octobre 2009, par Marie Mance Vallée

    Vous écrivez :

    « Le Parti libéral du Canada, c’est le Canada en miniature, en condensé. »

    Vous avez raison.

    Mais j’ai aussi entendu à plusieurs reprises le chef Ignatieff, D. Coderre et quelques autres de la même farine parler du PLCanada, en termes assez significatifs. En effet, ils qualifiaient le PLCanada de « Grande Institution canadienne ».

    Qu’est-ce à dire ? Comparents-ils le PLC à la Cour suprême, au Sénat ? Que de prétention ou c’est la vérité ?...

    Je trouve cela inquiétant, mais aussi très significatif parce que si le PLC est une grande institution canadienne, logiquement il faudrait l’élire à ce titre. Et encore plus inquiétant, nous nous retrouverions en dictature libérale ?

    Méfions-nous des mots qui peuvent devenir des symboles, afin de mieux nous berner.


  • Le rejet canadien
    7 octobre 2009, par Gilles

    Je ne trouve pas pertinent Jean-François d’envisager l’hyoothèse d’un ralliement de Coderre à la souveraineté. Non seulement c’est illusoire mais j’oserais dire que c’est obscène. Ce gars là ne carbure qu’à l’infatuation. On en a assez parmi nous pour ne pas s’encombrer d’un autre.

    Mais surtout, changer de camp au terme d’une réflexion c’est une chose. Changer de cap après une déconvenue en est une autre.

    Coderre crache en l’air depuis longtemps. Aujourd’hui ça lui retombe dans la face. Qu’il vive avec les conséquences de ses gestes.



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