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Le référendum n’est pas la voie royale de la démocratie
fausseté des arguments contre l’élection décisionnelle
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
dimanche 30 août 2009      316 visites      11 messages


Luc Archambault écrit :

“Malheureusement il n’y a pas d’autres « modes d’accession légitime » que l’appel aux voix du peuple direct concernant la Constitution de l’État.

Une élection décisionnelle, ne peut s’appliquer pour de multiples raisons d’ordre politiques, juridiques, démocratiques et stratégiques.

Problème stratégique et politique

D’abord précisons de que pourrait être dans ce contexte une élection décisionnelle. Il s’agit d’une élection normale au cours de laquelle un parti ou une coalition de partis souverainistes décidaient de présenter comme élément essentiel de leur programme électoral la Constitution en question. Or une élection ne se fait pas sur un seul sujet. Elle se fait pour élire une députation du peuple démocratique afin d’élire un gouvernement sur la base de son programme, de ses réalisations passées ou à venir et sur la base du bilan du gouvernement sortant. Si le gouvernement sortant est fédéraliste comme actuellement, ou souverainiste comme cela pourrait survenir si un parti ou une coalition de partis souverainiste accède au pouvoir et déclenche une « élection décisionnelle », rien en peut empêcher de faire campagne sur un autre sujet que la Constitution. Ce qui pose problème, stratégique et politique. On pourra invoquer n’importe quoi d’autre que la Constitution pour la contrer, y compris le bilan du gouvernement ou l’à propos d’élire à nouveau un gouvernement souverainiste.

Problème juridique et légitimité démocratique

Admettons que telle élection permet d’élire une députation souverainiste capable de majoritairement voter telle LOI 001 de CONSTITUTION par l’Assemblée nationale, deux avènements sont possibles, ou bien cette majorité parlementaire correspond à une majorité des voix, ou bien ce n’est pas le cas. Dans tous les cas, personne ne pourra affirmer que l’élection a porté uniquement sur les termes de la Constitution puisqu’une élection porte aussi sur un très grand nombre de sujets.” (fin de la citation)

Appliquons au référendum le raisonnement de M. Archambault. Je transforme son texte.

Malheureusement il n’y a pas d’autres « modes d’accession légitime » que l’appel aux voix du peuple direct concernant la Constitution de l’État.

Or, un référendum a beau porter sur une question précise, la décision du peuple ne se fera pas sur un seul sujet au mérite. La crédibilité des porte-paroles du OUI à la nouvelle constitution influencera les résultats et dépendra de leurs actions passées et en général de leur personnalité. Le degré de confiance que leur accordera le peuple dépendra de leurs réalisations passées et de leur bilan. Ainsi pour les partisans du NON. Rien ne les empêchera de transformer ce référendum décisionnel en plébiscite en faveur de tel ou tel leader ou même en discussion sur les conséquences économiques d’une décision qui viserait à changer les institutions mais sans les changer complètement. Ce qui pose problème, stratégique et politique. On pourra évoquer n’importe quoi d’autre que la Constitution pour la contrer y compris le bilan du gouvernement ou l’à propos de donner des armes à un gouvernement souverainiste.

Dans tous les cas, personne ne pourra affirmer que le référendum a porté uniquement sur les termes de la Constitution puisque ce référendum a porté, au fond, sur un très grand nombre de sujets.” (fin de ma transformation du texte de Luc A.)

Je viens de faire la preuve par l’absurde que le référendum n’est pas la voie royale démocratique et que toutes les objections que fait Luc Archambault (qui reprend les arguments de Claude Morin) contre l’élection décisionnelle peuvent aussi être faites contre le référendum.

Ma conclusion ce n’est pas que ces deux modes d’expression de la volonté démocratique du peuple sont aussi invalides l’un que l’autre.

Ma conclusion c’est que l’élection décisionnelle est aussi valable que le référendum pour exprimer la volonté du peuple québécois. Mais je préfère l’élection décisionnelle, et j’affirme que les objections de Luc Archambault (Claude Morin) sont des sophismes. L’élection décisionnelle exige des engagements électoraux précis qui ne remettent pas à plus tard (c’est ça l’étapisme...) la réalisation de ces engagements.

Prière aux âmes sensibles de ne pas déplorer nos divergences. On n’est pas pour faire semblant d’être d’accord quand on ne l’est pas. Et si je disais le fond de ma pensée sans me censurer, je dirais que les textes de Luc Archambault sur ce sujet sont des raisonnements logiques dont la base politique est éminemment contestable. A l’époque de Claude Morin, par respect pour René Lévesque, nous avons avalé bien des couleuvres. Il n’en est plus question aujourd’hui. Sans manquer de respect pour Luc Archambault qui reprend mot à mot les arguments de Claude Morin. Avant de prendre Claude Morin comme maître à penser, j’y penserais deux fois. J’ai critiqué l’étapisme amplement sur Vigile. Mon message ne semble pas passer mais ça ne veut pas dire que j’ai tort. L’expression “élection décisionnelle" ne vient pas de moi : c’est Claude Baribeau, je crois, qui l’a utilisée et quand je l’ai vue, elle a été pour moi libératrice car je n’aimais pas l’expression “élection référendaire”. Bariteau parle aussi de” l’impasse référendaire” ou du “piège référendaire” (voir auteurs : Vigile)

Robert Barberis-Gervais, Longueuil, dimanche, 30 août 2009




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Vos commentaires:
  • Le référendum n’est pas la voie royale de la démocratie - Effectivement, c’est plutôt sans truchement, la personnelle et directe voix du peuple souverain et démocratique
    30 août 2009, par Luc Archambault
    « Or, un référendum a beau porter sur une question précise, la décision du peuple ne se fera pas sur un seul sujet au mérite. » Ce qui est sophistique, c’est de changer d’ordre. De prendre un ordre pour l’assimiler sans nuance aux règles d’un autre ordre pour induire une conclusion qui s’appliquerait aux deux ordres distincts. La logique est ailleurs. Une élection porte sur un nombre de sujets illimités, (...)

    Lire ce commentaire

    « Or, un référendum a beau porter sur une question précise, la décision du peuple ne se fera pas sur un seul sujet au mérite. »

    Ce qui est sophistique, c’est de changer d’ordre. De prendre un ordre pour l’assimiler sans nuance aux règles d’un autre ordre pour induire une conclusion qui s’appliquerait aux deux ordres distincts. La logique est ailleurs.

    Une élection porte sur un nombre de sujets illimités, auxquels s’ajoute ce que vous dites à propos de ce qui influence l’adhésion à telle politique traitant de tels innombrables sujets. Vous en nommez quelques-uns de ces éléments qui influence le vote d’une élection et d’un référendum. L’amalgame en est un.

    Vous ne prouvez rien du tout en prétendant que sont semblables élections et référendums. Si c’est semblable pourquoi ne privilégier que l’élection. Or, si vous privilégiez l’élection décisionnelle, c’est bien parce que les deux sont distincts.

    Sous prétexte que dans un cas, portant sur un seul sujet, tel libellé de telle question ou de telle Constitution, jouent de surcroit bien d’autres variables, vous en concluez que le nombre de sujets ne change rien... Or, même si les autres variables jouent dans les deux cas, cela ne change pas le fait que dans un cas l’objet central et déterminant est restreint, dans l’autre il ne l’est pas. À telle enseigne qu’on pourra voter pour un parti fédéraliste même si on est souverainiste et vice-versa. Alors que ce n’est plus possible, ou radicalement moins possible dans le cas d’un référendum portant sur ce sujet précis et particulier. Un référendum est décisif. Une élection ne l’est pas, une autre en changera le cours. ET, des élections il y en a plus souvent que des référendums... Personne ne s’y trompe.

    Cet amalgame n’a pas lieu d’être et surtout ne prouve rien du tout. Cela ne prouve que votre crispation et votre refus d’envisager, de prendre le temps d’envisager une idée nouvelle ne vous est pas naturel... Mais je ne désespère pas...

    M. Ouhgo dans le titre Pour la République - Loi no1 a me semble-t-il admis la validité de mes propositions suffisamment du moins pour maintenant prendre le temps d’en considérer la valeur et la pertinence, hors l’amalgame que vous faites entre moi et un certain personnage honni des souverainistes. Ce qui participe à ces éléments qui dans une élection ou un référendum tente de convaincre par l’amalgame du bien-fondé d’une idée par rapport à une autre, mais par la porte d’à côté et non bien en face... Vous obtiendrez bien sûr l’oreille des pourfendeurs de M. Morin... mais cela suffira-t-il à invalider pour autant le bien-fondé de mes raisonnements qui ne procèdent absolument pas de sa réflexion que je conteste par ailleurs du reste... en tout respect pour son apport.

    Je ne suis pas un successeur de M. Morin. Je ne procède pas de son raisonnement, j’ai le mien propre, cela dit en tout respect pour le sien. Le mien procède d’une logique démocratique implacable...

    Le défaut de l’élection référendaire ou décisionnelle

    Si n’est pas invalidée la légalité abusive de l’État autocratique du Canada, l’élection référendaire ou décisionnelle nous livre pieds et poings liés à cette légalité à laquelle notre défaut de l’invalider nous expose. Or cette légalité fait de l’Assemblée législative du Québec, une entité subsidiaire de l’État du Canada assujetti au pouvoir de la Couronne de désavouer toute loi selon sa VOLONTÉ à elle, et cette COURONNE abusive et autocratique c’est le Parlement du Canada à OTTAWA qui la contrôle par la majorité de sa députation qui ne sera jamais la nôtre.

    Ainsi, seule la légitimité des voix libres du peuple démocratique et donc, souverain, est en mesure d’invalider cette légalité. Ainsi, invalidé par la Couronne canadianisatrice, une déclaration unilatérale de la députation de l’Assemblée nationale pourra être invalidée en vertu de la légitimité de toute la députation du peuple souverain du Québec, comme l’a fait Trudeau. Heureusement, nous avons maintenant la majorité à cette ASSEMBLÉE de la DÉPUTATION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC ( Québec 125 - Ottawa 75 ( 102/200 ). De là l’importance cruciale de la forte députation du Bloc québécois à Ottawa.

    Mais cela ne peut permettre d’invalider en soi l’État du Canada, si le peuple souverain n’est pas appelé nommément à l’invalider. Surtout si nous nous engageons dans un processus électoral légal en vertu d’un légalité qu’on dit vouloir respecter que qu’au FINAL on n’A PAS l’INTENTION de respecter dans le cas où cette légalité nous sera défavorable... Autant dire DÈS le DÉPART, que cette légalité est illégitime et que nous ne procédons pas par elle. Nous procéderons en vertu d’un légitimité qui échappe à cette légalité. Et celle-là ne peut être que la directe expression de la volonté du peuple démocratique et souverain décidé à se PROCLAMER, l’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME, contre un État usurpateur autocratique qui, sur notre territoire national, ne s’est jamais nommément soumis à nos voix libres et souveraines.

    Comme vous le voyez, j’ai ma propre compréhension des principes que j’invoque pour privilégier la voie de la réciprocité référendaire.

    Valider une légalité qu’on voudra répudier ensuite...

    Mais en vertu de quoi puisqu’on aura refusé de l’invalider... ?

    ET, je ne dis pas que l’élection décisionnelle n’est pas jouable. Elle pourrait l’être. Mais elle est ambigüe, et donc fragile, risquée, incertaine.

    Et ce, en raison de ce que je vous dis. Elle se fonde sur une légalité qu’elle répudie, ou compte répudier le moment venu, sans moyens pour le faire, autre que de renvoyer dos à dos le vote de deux députations, celle du Québec et celle du Canada. Dans cet État, le peuple n’est pas directement concerné et ne peut agir qu’en spectateur tel que tenu à distance par la représentation électorale. Il ne peut donc que constater la querelle entre deux députations ou entre deux clans partie d’une même députation.

    Le peuple spectateur de l’IMPASSE

    Il ne peut en cette circonstance où il est exclu du processus, que les renvoyer dos à dos, voire de s’en désintéresser... si impasse il y a. Il n’est pas concerné, pour la bonne et simple raison qu’on ne requiert plus ou pas ses voix. Ce qui explique en partie le désintérêt politique citoyen actuel de la part notamment des souverainistes. L’IMPASSE est assurée. D’autant, quand il est question d’opposer deux élites d’un même peuple comme c’est le cas entre les fédéralistes et les souverainistes. Tout ça du reste parce que d’aucuns pensent que nous sommes incapables de faire l’UNION de nos forces. Ce n’est plus parce que nous serions incapables de le rendre viable cet État, comme cela a déjà été le cas... À telle enseigne que des canadiansiateurs aussi bornés que André Pratte conviennent du fait que si les Québécois décidaient de fonder l’État souverain il n’aurait pas de problème à endosser ce fait...

    Le peuple mis à l’écart de ce qui le concerne directement, ne peut que constater sa division. Que constater le fait que ses élites sont divisées, mais ne s’entendent que sur un point, tenir le peuple à l’écart. Incapable qu’il est de trancher, puisqu’il n’est pas convié, que faire d’autre que de regarder la parade...

    Voilà pourquoi je privilégie de refonder le souverainisme étatique historique » sur un souverainisme ontologique » fondé sur la souveraineté du peuple, irréductible, incontestable. Et, cela ne peut être valide que dans la directe expression de ses voix concernant les questions cruciales qui opposent deux élites, deux députations.

    Le compromis de l’élection décisive

    Du reste, conscient du fait qu’il nous faut briser le cercle vicieux de l’attentisme, ma proposition consiste à prendre acte de ce volontarisme militant qui veut utiliser le processus électoral pour le faire décisif en proposant un compromis qui tire profit de l’ensemble de la situation qui est la nôtre.

    Ma proposition consiste à faire l’UNION de nos forces, si possible l’UNION de nos élites nationalistes, à l’exclusion bien sûr de la minorité absolutiste canadianisatrice bornée. Forts de cette UNION COALISÉE, nous proposons de réunir dès après l’élection de la COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ, la réunion sous CONSTITUTANTE de l’ASSEMBLÉE de la DÉPUTATION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC, pour invalider l’actuelle LÉGALITÉ canadianisatrice et concevoir, rédiger et voter la CONSTITUTION PRIMORDIALE de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC. Le tout voté par l’ASSEMBLÉE NATIONALE.

    Vous noterez que jusque-là, cela ressemble fort à « l’élection décisionnelle » puisque ma proposition inclut donc le fait de faire se prononcer une députation souverainiste élue à Québec. À deux nuances cruciales près :

    - De UN : La dénonciation de la légalité illégitime de l’État du Canada ;

    - De DEUX : La réunion et le rapatriement de toute notre députation ;

    Ce qui engage la suite déterminante : l’appel aux voix du peuple souverain.

    Restera à déterminer comment se feront dans les faits ces appels aux peuples, j’en ai déjà parlé ici dans Vigile. Une STRATÉGIE partie d’un PROGRAMME COMMUN de la COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ pourra en décrire les différentes avenues possibles et je me range de l’avis de M. Parizeau à cet égard, aucune ne devra être arrêtée pour ne pas donner d’avantages stratégiques à nos adversaires et ennemis. Tout cela à mettre au point, exposer, discuter dans le contexte du Dossier spécial de Vigile concernant l’UNION de nos forces.

    Autrement dit, je prend le meilleur de la critique anti-référendaire qui a le mérite de mieux utiliser l’outil électoral, mais prend soin de ne pas entrer dans le piège qui consiste à valider ce faisant un État qu’il dont il nous faut répudier l’autorité tutélaire abusive à laquelle nous nous sommes historiquement soumis depuis 250 ans en nous abstenant d’utiliser le principe de la souveraineté du peuple pour invalider la légalité illégitime d’un État autocratique monarchique qui nous impose sa Couronne d’autorité et de force, parée qu’elle est de la magnificence d’un Empire supposé civilisé mais plutôt brutal et antidémocratique qui le ferait propriétaire du peuple que nous sommes et propriétaire de son territoire national.

    Cela ne peut plus durer

    NOUS, le PEUPLE SOUVERAIN, nous sommes sur NOTRE territoire national, la seule l’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME, VALIDE et LÉGITIME. Ce qui implique la réciprocité dans la validation des États capable de nous gouverner. Seul le peuple est en mesure de nommément trancher. Le Canada s’en est bien gardé pour la bonne et simple raison qu’il aurait été battu. Et il s’est bien gardé de se montrer sous ce jour de faiblesse extrême...

    Depuis il se contente de fédérer les NON à tout et n’importe quoi !

    Le mieux me semble donc de faire l’UNION de nos deux réflexions. Merci d’en considérer la possibilité. Ce serait déjà faire montre d’ouverture.


  • Le référendum n’est pas la voie royale de la démocratie
    30 août 2009, par Gilles Bousquet

    J’achète l’idée d’une élection référendaire, en principe mais pas en pratique parce que, à mon avis, elle ne pourrait pas être gagnée parce que :

    1- Un parti indépendantiste qui dirait clairement qu’il déclarerait l’indépendance du Québec le lendemain de son élection, ne serait pas élu...point. les fédéralistes asrriveraient en délégation pour faire peur aux Québécois avec la gang de séparatistes comme si c’était un vrai référendum. Ça viendrait de bloquer tout le reste. M. René Lévesque en 1980 et M. Parizeau en 1995 le comprenaient très bien. Ce n’était pas seulement parce que M. Claude Morin l’avait suggéré. M. Parizeau n’a jamais été influencé par M. Morin, je peux vous l’affirmer ici et M. René Lévesque n’était pas du genre à se laisser passer des couleuvres.

    2- Même s’il était élu, par division des votes fédéralistes, un parti souverainiste n’aurait pas le 50 % et plus de votes pour légitimer une déclaration de souveraineté du Québec.

    Faut juste procéder autrement en faisant confiance au PQ qui possède assez d’intelligences sur 2 pattes à sa direction pour trouver les façons de faire pour finir`par arriver à son objectif si les souverainistes arrêtent de s’impatienter et de le discréditer, ce qui est encore pire. Faut pas tenter de couleur son navire parce qu’il n’arrive pas assez vite à son goût, au port ce qui n’est pas très fort.

    L’idée du Québec qui adopte une constitution et une citoyenneté me semble la meilleure. Si Ottawa tentait de désavouer une telle loi, qui serait approuvée par une bonne majorité de Québécois, il créerait une crise et, une crise, Ottawa-Québec, c’est excellent pour la souveraineté du Québec...genre...me semble.


  • Le référendum n’est pas la voie royale de la démocratie
    30 août 2009, par c5gi

    Ne vous en faites pas, M. Barberis-Gervais, de plus en plus de souverainistes ne croient plus à la stratégie référendaire. Il est grand temps de se débarrasser une fois pour toute de l’étapisme. Quant à Claude Morin, il y a longtemps qu’il s’est politiquement fait hari-kiri.

    Élection référendaire ou élection décisionnelle sont également à proscrire. Utilisons la Constitution canadienne et le droit britannique en notre faveur, plutôt. C’est ce que le PQ ou une coalition de partis souverainistes et nationalistes devraient faire. Obtenir un mandat de gouvernement (pluralité des sièges) en vue de fonder la nation québécoise et non pas l’exercice des compétences que la Constitution accorde déjà au Québec ou le rapatriement de celles qu’on partage comme l’agriculture, la belle affaire. Meech II, c’est de l’étapisme, les conditions gagnantes. C’est dépassé et je n’y crois plus du tout. Avis au SPQ-Libre.

    Il faut être plus stratégique et ne se fermer aucune porte, y compris le renouvellement de la Constitution. C’est un risque à prendre même si je n’y crois pas non plus. L’idée, c’est qu’une fois le Québec politique constitué, nous pourrions alors mettre le ROC face à ses contradictions : s’il nous aime tant comme nation, nous lui demanderions rien de moins que la modification de la formule d’amendement de la Loi constitutionnelle de 1982. On verrait alors jusqu’où ils sont sérieux. Avec en poche le Renvoi sur la sécession, le reste pourrait alors débouler très rapidement...


  • Le référendum n’est pas la voie royale de la démocratie
    30 août 2009

    "Un référendum est décisif. Une élection ne l’est pas,....’

    C’est le contraire qui est vrai. Nous sommes dans le système du parlementarisme britannique. L’élection donne un mandat d’agir et de mettre en place un programme politique, alors qu’un Référendum n’est que consultatif.

    C’est ce qui explique que le Canada nous a imposé une Constitution (1982) sans même en faire une proposition claire lors de l’élection. Il pouvait le faire de manière effective parce que le rapport de force leur était favorable. L’Assemblée Nationale l’a rejeté à l’unanimité mais, elle s’applique quand même, parce que le rapport de force nous est défavorable ; donc cette décision n’est pas effective. Pas compliqué le statut découle du rapport de force. Et non de la ’démocratie".

    Ce qui ramène le débat à l’essentiel : Comment bâtir ce rapport de force. Simplement en donnant de la consistance à notre État pour en augmenter la potentialité. Charest l’a compris car il fait exactement le contraire.

    Concernant la proposition de Constitution de Me Cloutier, le premier volet peut être mis en place à partir d’une simple élection. Sans risque ni péril, dès la prise du pouvoir. Et déclencher la dynamique...

    C’est le volet concernant la clause de rupture qui pourra soulever un débat sur le mode de sanction. Il ne sert à rien de nous enliser dans un débat sur ce thème qui se développera dans le temps. Il s’agit simplement de mentionner que la clause de rupture sera adopter par voie démocratique.

    Il y a un précédent en ce qui concerne l’élection décisionnelle : La nationalisation de l’électricité, gagné par le PLQ avec 55% d’appuis en 1962. C’était le seul thème de l’élection.

    JCPomerleau


  • Le référendum c’est le pouvoir direct du peuple souverain en ACTE
    30 août 2009, par Luc Archambault
    M. Pomerleau Je n’ai pas écrit ça : « Un référendum est décisif. Une élection ne l’est pas,.... » Mais vous me le faites dire... Admettons... « Nous sommes dans le système du parlementarisme britannique. L’élection donne un mandat d’agir et de mettre en place un programme politique, alors qu’un Référendum n’est que consultatif. » OUI. C’est vrai techniquement, ce pourquoi il faut les deux, (...)

    Lire ce commentaire

    M. Pomerleau

    Je n’ai pas écrit ça :

    « Un référendum est décisif. Une élection ne l’est pas,.... »

    Mais vous me le faites dire... Admettons...

    « Nous sommes dans le système du parlementarisme britannique. L’élection donne un mandat d’agir et de mettre en place un programme politique, alors qu’un Référendum n’est que consultatif. »

    OUI. C’est vrai techniquement, ce pourquoi il faut les deux, une élection décisive et un référendum qui vient créer le rapport de force. C’est ce qui a été prévu et ce qui a fonctionné. Sauf que... les menaces de représailles et la fédération des NON à un processus vicié par manque de réciprocité nous fait prisonnier d’un ÉTAT qui lui n’a jamais symétriquement obtenu le OUI qui le validerait. C’est le fédéralisme usurpateur asymétrique...

    « C’est ce qui explique que le Canada nous a imposé une Constitution (1982) sans même en faire une proposition claire lors de l’élection. Il pouvait le faire de manière effective parce que le rapport de force leur était favorable. L’Assemblée nationale l’a rejeté à l’unanimité, mais elle s’applique quand même, parce que le rapport de force nous est défavorable ; donc cette décision n’est pas effective. Pas compliqué le statut découle du rapport de force. Et non de la ’démocratie". »

    C’est votre interprétation.

    L’Assemblée nationale n’a pas « rejeté » la Constitution, elle ne l’a pas invalidée sur notre territoire national. Elle a plutôt refusé d’y adhérer.

    ET, la Constitution s’applique en vertu d’une légalité abusive qui s’est arrogé un pouvoir de désaveux de la Couronne, sans jamais qu’elle se soumette à nos voix libres et souveraines. Le fait de refuser de considérer le vote de l’Assemblée nationale démontre bien la force de ce pouvoir illégitime qu’a imposé de force un État autocratique jamais nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec. Cette Couronne est aujourd’hui contrôlée par le seul Parlement d’Ottawa qui a préséance sur toute autre Assemblée législative des provinces. « Ce qui ramène le débat à l’essentiel », comme vous dites

    « C’est le volet concernant la clause de rupture qui pourra soulever un débat sur le mode de sanction. Il ne sert à rien de nous enliser dans un débat sur ce thème qui se développera dans le temps. »

    C’est votre opinion, ce n’est pas la mienne. Je n’aime pas pelleter par en avant, en espérant que les choses se résolvent d’elles-mêmes. Il faut affronter d’avance à quoi nous expose le plan en question. Et si c’est pour nous heurter à un mur de neige qu’on aura pelleté par en avant, on n’est pas plus avancé.

    S’il y a un mur, autant décider à l’avance comment l’enfoncer ou le contourner. ET, ce mur est bel et bien la légalité illégitime d’une Couronne qui s’est réservé le droit abusif de désavouer toute volonté de ses Provinces.

    Ce pourquoi il nous faut prévoir, déjà, devoir affronter ce MUR

    Je propose d’appeler le peuple démocratique et souverain du Québec

    - à rétablir la réciprocité des règles devant prévaloir pour valider sur notre territoire national du Québec un État vraiment valide auquel ce peuple acceptera librement et sans contraintes, ni menaces d’adhérer, parce qu’il le veut bien et que c’est son bon plaisir d’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME ;

    - à invalider tout État qui ne se sera pas nommément soumis à ses voix ;

    - à dénoncer tout abus de pouvoir tutélaire ;

    - à approuver la CONSTITUTION PRIMORDIALE de la RÉPUBLIQUE ;

    Cela pour contrer le déficit de légitimité démocratique imposé par un État abusif et tutélaire, au lieu de nous livrer pieds et poings liés à sa légalité abusive et illégitime.

    «  Il y a un précédent en ce qui concerne l’élection décisionnelle : La nationalisation de l’électricité, gagnée par le PLQ avec 55% d’appuis en 1962.

    C’était le seul thème de l’élection. »

    Faux ! C’était le principal thème ! Eh oui, en quelque sorte on peut dire qu’il s’est agi d’une élection décisionnelle. ET cela ne posait pas de problème puisque cela entrait dans les prérogatives de l’Assemblée nationale en vertu de la légalité de l’État du Canada. Voilà pourquoi un référendum n’était pas nécessaire. Il n’y avait pas à créer un rapport de force entre d’une part, une légalité illégitime abusive et d’autre part, la légitimité démocratique des volontés libres du peuple souverain.

    Cela aurait été nécessaire si la Couronne avait voulu s’opposer aux volontés de l’Assemblée nationale, comme cela n’a pas été le cas... il suffisait d’élire un gouvernement déclarant sa volonté de procéder.

    Pouvoir du peuple : délégué et direct

    Délégué pour les affaires courantes, direct pour les affaires d’État

    Du reste, je ne nie pas que cela soit nécessaire. Il faut oui, un gouvernement qui déclare sa volonté de procéder. Mais il faut déjà prévoir que le Canada ne se laissera pas faire et donc qu’il s’opposera de par sa légalité abusive à notre volonté électorale, d’autant si nous n’avons pas la pluralité des voix. Ce pourquoi, une COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ s’impose, cela nous donne des chances de l’obtenir. L’obtenant, je n’écarte pas la possibilité que cela suffise, mais il FAUT déjà prévoir que le Canada exercera tous ces recours légaux pour s’y opposer et il a en matière de légalité le contrôle total sur l’État du Canada capable de l’imposer d’autorité.

    Mobilisation capable de créer un rapport de force

    Il FAUT prévoir déjà, MOBILISER le peuple pour invalider cette légalité illégitime. Le fait de disposer de ce moyen ne pourra que nous motiver, mobiliser. Car nous serons certains de pouvoir sortir de l’enfermement décourageant qui nous divise. Cela est un facteur d’UNION, celle qui est essentielle pour la MOBILISATION de toutes ces personnes qui n’y croient plus. Qui, comme le dit Jacques Parizeau, « veulent l’État souverain, mais qui croient que ça ne pourra pas se réaliser ». Pourquoi ? Parce qu’elles pensent que la légalité abusive du Canada aura toujours le dernier mot. Parce qu’il représente l’AUTORITÉ SUPRÊME, contre laquelle nous ne pouvons rien.

    Or, nous y pouvons quelque chose si le peuple démocratique, donc souverain, se pose en tant qu’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME. Ce qu’il est. Mais ce qu’il ne sait pas qu’il est. On ne lui a jamais dit. Il n’en a pas pris conscience.

    Le peuple doit être directement dans le coup

    Ce pourquoi il nous faut lui dire. Si librement ce peuple décide de se poser lui-même, sans autre permission que celle qu’on se donne à soi-même, d’être et de pouvoir être démocratiquement un peuple souverain qui EST, la seule AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE VALIDE, il commencera peut-être à y croire. À croire qu’il est cette AUTORITÉ SUPRÊME, en démocratie du moins.

    À défaut de le faire, en s’abstenant de le mentionner même, en endossant sans le dénoncer le processus illégitime de la légalité actuelle, on se prive d’un outil essentiel capable de créer le rapport de force dont vous parlez. C’est couru d’avance que le processus ne pourra que se heurter à la légalité illégitime de la Couronne... via le Parlement d’Ottawa, ne pourra que bloquer le processus. Le peuple le sait, il n’embarquera pas !

    Par contre, si nous lui disons que ce MUR ne pourra que tomber parce que nous avons démocratiquement le pouvoir de le faire tomber, c’est une autre paire de manches.

    Cesser l’attentisme - Cesser de pelleter par en avant

    Voilà pourquoi il faut cesser de pelleter par en avant. Il nous faut maintenant discuter de l’ensemble du processus nous permettant de créer un vrai rapport de force capable d’ENFONCER le vrai MUR qui nous enferme et ce MUR, c’est la LÉGALITÉ ILLÉGITIME et ABUSIVE du Canada unilatéral jamais nommément, réciproquement, équitablement et symétriquement soumise à nos voix libres et souveraines.


  • Le référendum n’est pas la voie royale de la démocratie
    31 août 2009, par Marcel Haché
    Un peuple modeste avait été convié à prendre pour lui-même une industrie. Il s’agissait de NOUS. Il s’agissait de « nationaliser ».De se donner Hydro-Québec, qui existait déjà, comme seul détenteur désormais de la légitimité publique, sur un marché jusque là contrôlé par des intérêts étrangers à ce peuple, ce fameux NOUS-LE-PEUPLE-SOUVERAIN-DU-QUÉBEC. À mi-mandat, en 1962, un gouvernement libéral va en élection sur le sujet de (...)

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    Un peuple modeste avait été convié à prendre pour lui-même une industrie. Il s’agissait de NOUS. Il s’agissait de « nationaliser ».De se donner Hydro-Québec, qui existait déjà, comme seul détenteur désormais de la légitimité publique, sur un marché jusque là contrôlé par des intérêts étrangers à ce peuple, ce fameux NOUS-LE-PEUPLE-SOUVERAIN-DU-QUÉBEC.

    À mi-mandat, en 1962, un gouvernement libéral va en élection sur le sujet de la nationalisation. L’opposition, à l’époque l’Union Nationale, qui n’est pas fondamentalement contre le projet lui-même, mais résolument contre cette élection référendaire qui la prend de court, est balayée par la manœuvre.

    L’élection gagnée, le gouvernement libéral peut alors emprunter légitimement à l’étranger les argents pour payer et rembourser les intérêts étrangers d’ici, et les « sortir du Québec ».Nous pourrions dire aujourd’hui qu’il s’agissait d’une opération « créative ».Il y avait alors au gouvernement québécois des gens déterminés et imaginatifs. Cela n’était pas défendu. Ce ne l’est pas encore.

    Nous payons tous, depuis, notre consommation d’électricité à Hydro-Québec, tel qu’entendue collectivement lors de l’élection référendaire, décisionnelle, de 1962.

    Quelqu’un a-t-il jamais contesté depuis la « légitimité » du monopole d’Hydro-Québec ?

    Malgré toutes les finasseries des finasseux comme Claude Morin, Il en irait très exactement de même pour le statut que nous pourrions choisir.

    L’élection serait suffisante pour que nous nous reconnaissions nous-mêmes en tout premier lieu. La reconnaissance extérieure du Québec, de son gouvernement et de son régime, la reconnaissance internationale de sa légitimité, bref, de son existence, est au prix de notre propre reconnaissance préalable.

    Aucun état ne reconnaîtrait un autre état qui ne s’affirme pas, qui ne se reconnait pas lui-même au préalable. À cet égard, l’élection est plus efficace qu’un référendum. Parce que la parole est laissée aux hommes et non aux textes. Et à ce niveau, une sécession, le rapport de force est déterminant et fait pencher la légitimité. Comme en 1962. Et l’état, tous les états, avant que d’être dans des offices religieux, sont dans des rapports politiques avant toute chose, c’est-à-dire des rapports de force.

    Le Québec sera donc libre s’il assume un véritable rapport de force. Cela présuppose un parti politique sécessionniste capable de « tenir »…tout le contraire de la démarche molassonne de Morin et des étapistes, qui traînassent encore dans le paysage.

    Concernant un référendum impossible à gagner au Québec, il faut s’en détourner. Le P.Q. fait bien de le reporter, et ferait mieux encore de le stocker dans une boîte remplie de boules à mites. Il s’agit d’une mauvaise mesure, nous le savons maintenant.

    Sur les enjeux essentiels, le référendum n’arrive plus à dégager des majorités qui puissent donner de l’élan, ni fonder une légitimité solide. Cela est plus vrai encore au Québec qu’en Europe. Pour cause… Ils divisent tragiquement les opinions publiques. En fait, ils multiplient les légitimités, ce qui revient à dire qu’ils affaiblissent, voire paralysent, toute forme de gouvernance.

    Ce n’est pas à nous-le-peuple-souverain-du-Québec de monter la barre internationale des exigences de légitimité.


  • prière d’aller lire Claude Bariteau par Robert Barberis-Gervais
    31 août 2009
    Je veux remercier Bernard Frappier de suggérer au lecteur d’aller lire le texte de Claude Bariteau (pas Baribeau, corrigez la coquille). L’élection de 1962 déclenchée par les Libéraux de Jean Lesage-René Lévesque est le meilleur exemple qu’on peut donner d’élection décisionnelle. Merci à JC Pomerleau de le rappeler. L’élection a eu lieu pour que le gouvernement du Québec ait le mandat de nationaliser les (...)

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    Je veux remercier Bernard Frappier de suggérer au lecteur d’aller lire le texte de Claude Bariteau (pas Baribeau, corrigez la coquille).

    L’élection de 1962 déclenchée par les Libéraux de Jean Lesage-René Lévesque est le meilleur exemple qu’on peut donner d’élection décisionnelle. Merci à JC Pomerleau de le rappeler. L’élection a eu lieu pour que le gouvernement du Québec ait le mandat de nationaliser les compagnies privées d’électricité. Tel était le but de cette élection, tout le monde le savait et le peuple a décidé qu’il fallait le faire. Et le gouvernement du Québec l’a fait. On n’a pas demandé aux Québécois le mandat de négocier avec les compagnies privées puis de leur soumettre le résultat des négociations lors d’un référendum. L’élection a été le lieu de la décision et le gouvernement en a appliqué le résultat conformément à la volonté du peuple québécois. L’élection a créé ce rapport de forces qui a obligé les Anglo propriétaires des compagnies privées à prendre leur trou.

    Sur la question du statut politique du Québec, il faut créer ce rapport de forces en demandant un mandat clair lors d’une élection. Quel mandat ? Quand on se dit indépendantiste comme le fait le Parti québécois, il faut trouver quel mandat on va demander au peuple lors d’une élection pour créer ce rapport de forces. Si on part du principe (comme Bousquet et comme Claude Morin avant lui) que plus on va demander un mandat fort moins on obtiendra de votes, on ne fera pas l’indépendance de sitôt. Je ne suis pas sûr que le Plan Marois (qui est un projet qu’on peut améliorer) demande un mandat si fort que ça. J’espère qu’on peut en discuter et que le comité des dix députés péquistes dont Bernard Drainville et Lisette Lapointe continuent à réfléchir.

    La prochaine échéance, ce ne sera pas un référendum, ce sera une élection (dans 3 ans). On a le temps de se préparer et d’y penser. Ce n’est pas en affaiblissement la valeur de l’élection, et en corollaire, en affaiblissant les possibilités d’action de l’Assemblée nationale du Québec qu’on fait oeuvre utile. La prochaine élection doit être décisionnelle et plus le Parti québécois qui peut aspirer à remplacer les Libéraux demandera un mandat fort pour régler la question du Québec, plus le gouvernement du Parti québécois pourra agir et bénéficier d’un rapport de forces.

    Et si Ottawa exerce des pouvoirs qu’il possède en vertu de la Constitution de 1982 pour s’opposer au gouvernement élu du Québec, on l’aura la fameuse crise qui pourrait nous faire sortir du statu quo.

    Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 31 août 2009


  • Le référendum est la voix populaire de la démocratie
    31 août 2009, par Luc Archambault
    @ Marcel Haché Il ne faut pas nous engager encore dans un processus électoral normal Je suis d’accord... Sauf que... il ne faut pas s’engager dans une impasse pour autant « Quelqu’un a-t-il jamais contesté depuis la « légitimité » du monopole d’Hydro-Québec ? » Bonne question. Et, la réponse est NON ! Ce pourquoi justement, on ne peut comparer ces incomparables. « Malgré toutes les finasseries des finasseux (...)

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    @ Marcel Haché

    Il ne faut pas nous engager encore dans un processus électoral normal

    Je suis d’accord...

    Sauf que... il ne faut pas s’engager dans une impasse pour autant

    « Quelqu’un a-t-il jamais contesté depuis la « légitimité » du monopole d’Hydro-Québec ? »

    Bonne question. Et, la réponse est NON ! Ce pourquoi justement, on ne peut comparer ces incomparables.

    « Malgré toutes les finasseries des finasseux comme Claude Morin, Il en irait très exactement de même pour le statut que nous pourrions choisir. »

    N’importe quoi ! ET pour la bonne raison que la légalité abusive canadianisatrice a déjà « contesté et contestera encore la « légitimité » de telle décision unilatérale de l’Assemblée législative de la Province de Québec assujettie en droit à la Couronne que contrôle le Parlement d’Ottawa contrôlé par la députation majoritaire du Canada, en désavouant ses décisions et en n’en tenant pas compte comme à l’époque où Pierre Elliott Trudeau invoquait la virtuelle réunion de l’ASSEMBLÉE de la DÉPUTATION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC pour abusivement et fallacieusement affirmer qu’il avait, lui, la légitimité d’imposer la CONSTITUTION jamais soumise au OUI qui la validerait, se contentant du vote du PARLEMENT de l’appui des provinces, sauf le Québec.

    Pour sortir de cette impasse, il faut invalider cette légalité illégitime

    ET surtout pas invoquer une élection décisionnelle validant la nationalisation de l’électricité, qui elle n’a jamais été contestée par une LOI du PARLEMENT d’Ottawa imposant non seulement un référendum, mais une majorité qualifiée obtenue en réponse d’une question claire. C’est ce genre de légalité unilatérale et à sens unique asymétrique qu’il faut répudier et cela ne peut se faire qu’en vertu du principe démocratique de la souveraineté du peuple.

    « La reconnaissance extérieure du Québec, de son gouvernement et de son régime, la reconnaissance internationale de sa légitimité, bref, de son existence, est au prix de notre propre reconnaissance préalable. »

    Très juste !

    Ce pourquoi, cette reconnaissance préalable consiste à nommément appeler LE PEUPLE SOUVERAIN à PROCLAMER qu’il est, sur son territoire national, la SEULE AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE VALIDE et LÉGITIME.

    Et il l’est véritablement, quand cette PROCLAMATION est partie de l’ÉTAT, partie de la LOI valide de l’ÉTAT VALIDE. Or, rien dans l’État actuel ne permet de démontrer la validité de telle AUTORITÉ SUPRÊME du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC sur NOTRE territoire national. Au contraire.

    Tout dans cet ÉTAT et dans sa légalité électorale, décisionnelle ou pas, affirme que c’est la Couronne et le Parlement du Canada qui la contrôle et qui a le dernier mot, même sur ce que pourra décider la députation des législatures provinciales du Canada. Pire, cet État tutélaire ne reconnaît pas même la réalité et l’effectivité de l’existence même de ce que nous sommes. NOUS, le PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC.

    Comment voulez-vous fonder quelque chose de solide sur ces bases viciées, vicieuses, en vous abstenant d’appeler le peuple à les répudier ? C’est du suicide. Et ce n’est pas par cette étape qu’il nous faut aboutir ou passer pour exister…

    ET, quand bien même se dessinerait ici, une volonté qui voudrait procéder sans appeler nommément le PEUPLE SOUVERAIN à se nommément constituer hors cette invalide légalité, elle sera vouée à l’IMPASSE. Ce pourquoi les Québécois ne marcheront pas dans cette impasse inéluctable, sans savoir qu’il ont le recours qui compte, à savoir le fait d’invalider la légalité illégitime qui nous a toujours enfermés sous les Ors d’une Monarchie autocratique abusive. Ce sera l’impasse puisque ce processus ne pourra jamais voir le jour ainsi privé du seul outil capable de sortir du cercle vicieux qui nous enferme.

    Les Québécois ne sont pas dupes

    ls savent que sans lui-même se constituer en tant qu’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME, c’est l’échec et la querelle assurée.

    « Parce que la parole est laissée aux hommes et non aux textes »

    Absurde et sophistique !

    Un vote qu’il soit référendaire ou électoral, exprime la parole du peuple. Ce ne sont pas les texte qui parle, c’est le peuple. Les textes qu’ils soient plate-forme électorale, ou Constitution, sont toujours de la partie, et, c’est sur eux et l’explication verbale donnée en cours de campagne électorale ou référendaire que s’exprime la parole du peuple.

    « Le Québec sera donc libre s’il assume un véritable rapport de force. Cela présuppose un parti politique sécessionniste capable de « tenir »…tout le contraire de la démarche molassonne de Morin et des étapistes, qui traînassent encore dans le paysage. »

    Toute action politique comporte une série d’étapes qui convergent vers un objectif précis. Ici, l’étape est électorale et parlementaire. Ce NOUVEL ÉTAPISME, arrête ensuite le temps, et suppose que le Canada ne s’opposera pas...

    Une déclaration d’indépendance unilatérale de l’Assemblée nationale qui se prétendra en vigueur sans être nommément validée par les voix du peuple, se heurtera à l’étape suivante, l’IMPASSE. Les Québécois en ont marre de l’impasse. Ils ne veulent plus d’impasse, ils veulent une route dégagée, parce qu’il se sera donné le moyen de dégager la route de tout ce qui pourra s’interposer en l’État actuel de dépendance et l’État démocratique qui fait du peuple la seule et unique valide et légitime AUTORITÉ SUPRÊME.

    L’étapisme décisionnel de l’IMPASSE

    L’État abusif du Canada s’opposera et usera de son pouvoir de désaveux ce qui ANNULERA tout simplement l’effet, l’effectivité de cette LOI, aussi sûrement qu’a été ANNULÉ l’effet du vote de l’Assemblée nationale refusant d’adhérer à la CONSTITUTION unilatérale du CANADA. Aussi simple que cela.

    Le seul « rapport de force » possible réside dans le pouvoir de désaveux

    C’est l’affrontement entre deux pouvoirs de désaveux. Le pouvoir abusif d’un État autocratique, contre le pouvoir démocratique du peuple souverain. Voilà ce qui est décisionnel, d’un côté comme de l’autre.

    Le Canada illégitime a le sien. Le nôtre consiste à le désavouer nommément.

    Il faut donc concevoir et faire l’UNION de nos forces autour d’un plan d’action qui n’abonde pas dans la validation d’un État qui nous désavouera forcément. Il l’a maintes fois prouvé. Il faut d’abord le désavouer et nier son usurpatrice AUTORITÉ TUTÉLAIRE AUTOCRATIQUE.

    « Concernant un référendum impossible à gagner au Québec, il faut s’en détourner. »

    Et se priver ainsi d’un outil essentiel, primordial !? Vraiment !?

    Ce qui est de l’avis de M. Parizeau, tout ce qu’il ne faut pas faire.

    Admettre que nous ne pouvons gagner un référendum, c’est admettre que ce peuple majoritairement refuse ce que l’on dit être impossible à faire approuver par lui. N’importe quoi ! Cela prouverait le caractère autocratique de tel État, comme le refus d’obtenir le OUI qui le validerait prouve l’illégitimité de la légalité du Canada actuel sur notre territoire national.

    « Sur les enjeux essentiels, le référendum n’arrive plus à dégager des majorités qui puissent donner de l’élan, ni fonder une légitimité solide. »

    Vous voulez dire que nos sociétés complexes aujourd’hui ont rejeté de l’unanimisme ancien qui était capable d’obtenir des résultats électoraux dignes des pays totalitaires à parti unique. Vous avez raison.

    Mais ce n’est pas une raison pour jeter aux poubelles de l’histoire ce que l’Europe tolère très bien. Le 50% + 1 est toujours la norme. Cela suffit à faire approuver ou rejeter le Traité de Lisbonne. Et, c’est très bien ainsi.

    Le Canada réciproquement obligé de se nommément soumettre aux voix n’obtiendrait jamais la majorité qualifiée qu’il exige parce que nous ne l’exigeons pas et parce qu’il refuse, lui, de se volontairement et symétriquement soumettre à la même démocratique et équitable règle. Voilà pourquoi nous sommes supposés obtenir plus que le 50% + 1. ET c’est n’importe quoi ! Le Canada ne peut pas gagner un référendum. Nous, nous le pouvons.

    Pour palier à ce qui pourrait être une majorité faible à l’égard de l’État, qu’il soit partie ou non du Canada, nous pouvons obtenir un résultat tonitruant et fort si nous appelons ce peuple à se constituer en tant qu’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME seule capable de valider OU d’invalider les États qui prétendent à bon droit gouverner ce qui gouverne le gouvernement du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC sur son territoire national du Québec.

    Ce pourquoi il nous faut :

    - ET une élection décisive

    - ET une CONSTITUTION PRiMORDIALE adoptée par notre députation

    - ET appeler ce PEUPLE SOUVERAIN à invalider l’État illégitime du Canada

    - pour fonder la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC

    Il ne faut pas nous engager encore dans un processus électoral normal

    Je suis d’accord. Il faut plus que cela.

    Il nous faut des élections toujours plus décisives, à Montréal, à Ottawa et à Québec. Notre députation souverainiste doit être mise à contribution et elle doit se commettre ou se démettre.

    Elle doit prendre fait et cause pour la cause du peuple souverain du Québec. Elle doit se réunir en CONSTITUANTE, elle doit invalider l’actuelle légalité illégitime du Canada. Mais elle doit aussi appeler le peuple souverain à se mobiliser pour nommément valider l’État ainsi fondé sur des bases démocratiques que se refuse à requérir l’État du Canada, ce qui le fait être irrémédiablement un État autocratique abusif et illégitime.

    Il nous faut l’UNION de nos forces pour concrétiser tout ça dans l’ordre démocratique légitime.


  • Le référendum est la voix populaire de la démocratie
    31 août 2009, par Luc Archambault
    @ M. Barberis-Gervais « L’élection de 1962 déclenchée par les Libéraux de Jean Lesage-René Lévesque est le meilleur exemple qu’on peut donner d’élection décisionnelle. » Un exemple comparatif qui compare des tomates et des bananes... Comme je l’ai exposé plus haut. « Sur la question du statut politique du Québec, il faut créer ce rapport de forces en demandant un mandat clair lors d’une élection. » Nous (...)

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    @ M. Barberis-Gervais

    « L’élection de 1962 déclenchée par les Libéraux de Jean Lesage-René Lévesque est le meilleur exemple qu’on peut donner d’élection décisionnelle. »

    Un exemple comparatif qui compare des tomates et des bananes...

    Comme je l’ai exposé plus haut.

    « Sur la question du statut politique du Québec, il faut créer ce rapport de forces en demandant un mandat clair lors d’une élection. »

    Nous sommes d’accord.

    « ... Si on part du principe (comme Bousquet et comme Claude Morin avant lui) que plus on va demander un mandat fort moins on obtiendra de votes, on ne fera pas l’indépendance de sitôt. »

    Partir du principe qui voudrait que plus on va demander un mandat fort plus on obtiendra de votes pour élire un Gouvernement de souveraineté, n’est pas mieux. Ce que prétendent d’aucuns.

    Le principe à respecter est la démocratie et l’expression électorale et référendaire de la volonté du peuple souverain seule capable de fonder sur son territoire national un État valide qui le fait être l’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME. Ce que n’est pas l’État actuel du Canada.

    « Je ne suis pas sûr que le Plan Marois (qui est un projet qu’on peut améliorer) demande un mandat si fort que ça. J’espère qu’on peut en discuter et que le comité des dix députés péquistes, dont Bernard Drainville et Lisette Lapointe continuent à réfléchir. »

    Je suis sûr que ce qui est actuellement sur la table est lacunaire. Ce n’est pas un plan achevé, et si c’est la plan, ce n’est pas un bon plan.

    Nous sommes ici pour le dire, et exposer ce qui pourrait nous permettre de faire l’UNION de nos forces autour d’une COALITION de SOUVERAINETÉ dont serait partie le PQ, mais pas seulement le PQ. Ce qui est sur la table n’est assurément pas suffisant pour faire des prochaines élections à Montréal, Ottawa et Québec des élections toujours plus décisives.

    « Ce n’est pas en affaiblissement la valeur de l’élection, et en corollaire, en affaiblissant les possibilités d’action de l’Assemblée nationale du Québec qu’on fait oeuvre utile. »

    Il n’est pas question de sous-estimer la valeur du processus électoral.

    Il n’est pas question non plus de le sur-estimer en lui attribuant des vertus qu’il n’a pas en vertu même de la légalité illégitime de l’État qui décide des règles électorales et parlementaires au-dessus de la tête de la députation issue de ces élections et bien sûr par-dessus la tête du peuple souverain.

    Ne pas verser dans l’un et l’autre des ces travers consiste à user du processus électoral et parlementaires au maximum de ses possibilité en prévoyant tout ce qu’i faut pour suppléer à l’IMPASSE que prévoit nous imposer cet État illégitime qui a décidé unilatéralement de ces règles que ni la députation, ni le peuple souverain du Québec n’ont le pouvoir légal de changer.

    Il nous faut donc prévoir appeler le peuple à invalider cette illégitime légalité

    C’est la seule démocratique alternative à l’IMPASSE. Cette ÉTAPE obligée vers laquelle nous mène un processus électoral et parlementaire refusant de considérer la primordiale invalidation de cet État illégitime... l’IMPASSE.

    « Et si Ottawa exerce des pouvoirs qu’il possède en vertu de la Constitution de 1982 pour s’opposer au gouvernement élu du Québec, on l’aura la fameuse crise qui pourrait nous faire sortir du statu quo. »

    Ce pourquoi il faut dès maintenant exposer la solution de sortie de crise

    Les Québécois ne donneront pas de mandat à une équipe qui nous mènerait à une CRISE qui nous ferait encore nous engouffrer dans la même IMPASSE que celle que nous vivons actuellement, parce que cette équipe n’a pas prévu ni présenté de solution à la crise qu’on admet être l’étape obligée. C’est sûr que le Canada ne se laissera pas faire...

    Pour obtenir ce mandat fort, il nous faut donc présenter l’ensemble d’un processus qui, s’il mène à un crise, ne provoquera pas de crise puisque le recours prévu résoudra d’office la crise pour nous sortir aussitôt de l’IMPASSE, cela en vertu de l’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME du PEUPLE SOUVERAIN sur son TERRITOIRE NATIONAL.

    Et, cette sortie de l’IMPASSE canadianisatrice est l’appel aux voix du peuple souverain seule légitime AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME, capable de décider qui des partisans de l’État abusif du Canada ou de l’État légitime de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC, est autoriser à fonder un État valide.

    Pour obtenir un mandat fort de GOUVERNEMENT de COALITION de SOUVERAINETÉ, il nous faut des STRATÉGIES qui n’aboutissent pas à une CRISE, ou une IMPASSE.

    Les Québécois ne voteront pas pour s’engouffrer dans une IMPASSE ou une CRISE... Ils vont voter en faveur d’une COALITION de GOUVERNEMENT S0UVERAINISTE capable de présenter un processus qui résout les problèmes et non qui nous amène à une crise dont on ne sait pas comment sortir.

    ET si on sait comment faire, il faut le dire...

    C’est la condition essentielle de l’appui du peuple et de sa mobilisation.

    Ce pourquoi, il nous faut des STRATÉGIES et un PROGRAMME COMMUN pour

    - Élire lors prochaines élections décisives une députation coalisée ;

    - Capable de se compromettre pour INVALIDER L’ÉTAT ACTUEL ;

    - Concevoir et voter la CONSTITUTION PRIMORDIALE de la RÉPUBLIQUE ;

    - Appeler le peuple à se mobiliser et nommément prononcer pour fonder...

    - La RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC.


  • soyons pratique et clair, s’il vous plaît par Robert Barberis-Gervais
    1er septembre 2009
    M. Archambault, salutations. Vous qui commentez les textes des autres ligne par ligne, je trouve dommage que vous ayez passé par dessus ce passage : “L’élection de 1962 déclenchée par les Libéraux de Jean Lesage-René Lévesque est le meilleur exemple qu’on peut donner d’élection décisionnelle. (...) L’élection a eu lieu pour que le gouvernement du Québec ait le mandat de nationaliser les compagnies privées (...)

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    M. Archambault, salutations.

    Vous qui commentez les textes des autres ligne par ligne, je trouve dommage que vous ayez passé par dessus ce passage :

    “L’élection de 1962 déclenchée par les Libéraux de Jean Lesage-René Lévesque est le meilleur exemple qu’on peut donner d’élection décisionnelle. (...) L’élection a eu lieu pour que le gouvernement du Québec ait le mandat de nationaliser les compagnies privées d’électricité. Tel était le but de cette élection, tout le monde le savait et le peuple a décidé qu’il fallait le faire. Et le gouvernement du Québec l’a fait. On n’a pas demandé aux Québécois le mandat de négocier avec les compagnies privées puis de leur soumettre le résultat des négociations lors d’un référendum. L’élection a été le lieu de la décision et le gouvernement en a appliqué le résultat conformément à la volonté du peuple québécois. L’élection a créé ce rapport de forces qui a obligé les Anglo propriétaires des compagnies privées à prendre leur trou.”

    J’attire votre attention sur ceci : “On n’a pas demandé aux Québécois le mandat de négocier avec les compagnies privées puis de leur soumettre le résultat des négociations lors d’un référendum.”

    Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? L’Hydro, c’est gros du point de vue économique...

    Selon moi, en régime parlementaire britannique, le Parlement de Québec peut tout faire sauf changer un homme en femme. Vous qui aimez citer Jacques Parizeau, je vous rappelle que dans une brochure intitulée “Comment se fera l’indépendance” publiée en 1972 qui reprend des articles publiés dans le Toronto Star, il soutient, avec René Lévesque et Jacques-Yvan Morin (éminent constitutionnaliste) que :” le Québec est entré dans la confédération sans référendum, il en sortira sans référendum”. Je pense que Jacques Parizeau n’a pas changé d’idée mais qu’il refuse de se battre là-dessus à cause de la trop grande force de l’idée dominante sur la nécessité du référendum que vous contribuez à maintenir. Comme dirait Roland Barthes, c’est devenu la "doxa" de la vie politique québécoise ou Jacques Proulx, le "paradigme" de la démocratie québécoise.

    Un détail qui n’en est pas un : vous êtes pas mal facétieux en passant de “décisionnel” à “décisive”.

    La volonté du peuple peut aussi bien s’exprimer lors d’une élection que lors d’un référendum.

    Lors d’une élection, le parti qui obtient le plus grand nombre de députés forme le gouvernement et ce gouvernement a le mandat d’appliquer son programme. Point à la ligne. On n’a pas à se demander s’il a obtenu 50% plus un des votes. Cette question du pourcentage des votes obtenu n’est pas pertinente. A ma connaissance, le parti qui a formé le gouvernement du Canada de mon vivant n’a jamais obtenu 50% des votes et il a gouverné le Canada.

    Mais soyons pratique et clair. On verra comment vous appliquez vos “théories”.

    Dites-nous s’il vous plaît quel est le mandat précis que devrait demander madame Marois et le Parti québécois lors de la prochaine élection puisque vous êtes insatisfait (comme moi) du Plan Marois. Ne me répondez pas qu’il faut une union et que le mandat résultera d’une coordination en vue d’un programme “souverainiste”. Vous, Luc Archambault, que suggérez- vous au Parti québécois ? Quel devrait-être le mandat qu’il demande au peuple québécois qui s’exprimera démocratiquement lors de cette élection ?

    J’espère que vos “théories” sur les pouvoirs (limités) du Parlement de Québec ne vous inhiberont pas trop. Essayez de faire court pour une fois. Nous connaissons l’articulation de votre pensée, pas besoin de la répéter : allez droit au but et répondez, je vous prie, à ma question sur le mandat. Et après avoir obtenu ce mandat, est-ce que le gouvernement du Québec pourra agir, réaliser, concrétiser, appliquer ce que le peuple demande ? Comme en 1962 où le gouvernement n’a pas demandé le mandat de négocier avec les compagnies privées d’électricité puis de venir présenter à la population dans un référendum le résultat de ces négociations. Le gouvernement Lesage-Lévesque a réalisé la nationalisation point à la ligne. Au point de vue économique (on le sait aujourd’hui), cette nationalisation c’était (presque) aussi gros que le changement politique que nous préconisons. La preuve : il a fallu faire une élection uniquement la-dessus. Et le Parlement de Québec en avait le mandat et il l’a fait. C’est dans cet esprit de la création d’un rapport de forces que nous devons fonctionner. C’est ça faire de la politique sans s’enfarger dans le juridisme paralysant dont il faut sortir (la constitution de 1982) et l’étapisme qui remet toujours à plus tard les décisions... décisives.

    Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 1er septembre 2009


  • Le référendum n’est pas la voie royale de la démocratie
    2 septembre 2009, par O
    M. R. B.-G., Pendant que Monsieur Luc repense sa participation à Vigile, je me permets une opinion concernant votre question. Le gouvernement Lesage-Lévesque a réalisé la nationalisation point à la ligne. Au point de vue économique (on le sait aujourd’hui), cette nationalisation c’était (presque) aussi gros que le changement politique que nous préconisons. La preuve : il a fallu faire une élection uniquement la-dessus. Et le (...)

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    M. R. B.-G., Pendant que Monsieur Luc repense sa participation à Vigile, je me permets une opinion concernant votre question.

    Le gouvernement Lesage-Lévesque a réalisé la nationalisation point à la ligne. Au point de vue économique (on le sait aujourd’hui), cette nationalisation c’était (presque) aussi gros que le changement politique que nous préconisons. La preuve : il a fallu faire une élection uniquement la-dessus. Et le Parlement de Québec en avait le mandat et il l’a fait. C’est dans cet esprit de la création d’un rapport de forces que nous devons fonctionner

    D’abord, le changement politique que nous préconisons est de répudier le gouvernement illégitime qui nous gouverne. Vous savez mieux que moi qu’il nous faut d’abord nous armer d’une forte majorité des votes ! Si la loi de la clarté ou les lois canadiennes nous ont à l’œil, il nous faut nous gagner l’appui de l’opinion internationale. Celle-ci serait semsible à l’orientation politique qui nous sourit actuellement : la République, étrangement ignorée dans le discours officiel depuis 40 ans. Par définition on parle du gouvernement qui applique les lois voulues par le citoyen. Ceci requiert absolument l’instruction essentielle des citoyens dans la chose publique. Ce qui implique l’abolition définitive du contrôle médiatique par le régime politique qui nie notre projet.

    Ces prémisses pourraient entrer dans ce projet d’UNION auquel devrait adhérer tout regroupement d’indépendantiste au Québec. Monsieur Luc, ci-haut, en dit ceci : «  Nous sommes ici pour le dire, et exposer ce qui pourrait nous permettre de faire l’UNION de nos forces autour d’une COALITION de SOUVERAINETÉ dont serait partie le PQ, mais pas seulement le PQ. » Il pourra s’en expliquer éventuellement, dans sa réponse à votre question directe. On peut cependant penser que la proposition que pourrait faire personnellement Luc Archambault comme position à adopter par le Parti n’est pas nécessairement ce qui importe. Ce qu’il semble plutôt rechercher, c’est la proposition qui viendrait de l’UNION de la mouvance indépendantiste. C’est pourquoi je garde toujours des réticences à son approche à cause de cette incise : « d’une COALITION de SOUVERAINETÉ dont serait partie le PQ,… » Mon humble avis, plus critique vis-à-vis du plan Marois, je viens de le soumettre à M. Bousquet, sous son titre « Projets de loi de Mme Marois » où je conclue :

    · Le chef qu’il nous faut aura reçu préalablement l’énoncé des essentiels communs partagés par toute la mouvance souverainiste du Québec et il se présentera avec toute sa prestance et sa détermination pour déclarer à l’Assemblée nationale : "Les énoncés ci-joints illustrent la ferme confirmation de notre objectif inébranlable : L’indépendance politique, économique et culturelle du Québec. C’est la seule garantie de l’avènement définitif au monde du peuple souverain de la République Démocratique du Québec."

    Sous-entendu, la chef actuelle n’étant pas réceptive à notre démarche populaire, il nous faudra la laisser passer, donc prendre tout le temps de fignoler cette UNION essentielle à convaincre cette forte majorité de Québécois abstentionnistes ou distraits. Un chef disposé à faire corps avec le peuple souverain du Québec se présentera bien alors pour porter haut notre flambeau vers la liberté.



29 novembre

IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe


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