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Cette simple suggestion "d’angliciser le Québec" montre assez les périls qui guettent notre peuple. Les fantômes de Lord Durham et d’Étienne Parent ressurgissent au creux de notre désarroi. "Il n’y a pas de crise linguistique", assurent les tartuffes et les prattouilles. Non, il y a pire : une crise existentielle ! La vulnérabilité induite par la faiblesse publiquement étalée excite tous les faux-culs. Leur excitation sera à la mesure de notre abattement. Nous allons vivre l’envers du love-in de 1995... Ils se mettent déjà en ligne, ces Brutus impatients d’asséner le coup fatal à l’ennemi héréditaire...
Le montrent à l’évidence les très nombreux courriels de haine, d’hostilité et de mépris reçus par Vigile ces dernières heures... et leurs versions épurées mais non moins nocives qui paraîtront inéluctablement dans les prochains jours dans le G&M, la Gâzette, le Suburban, le National Post. On devine les cocoriquetteries fielleuses (oeufs pourris) que vont nous pondre leurs poules francophobes - l’excentrique Jane Wong, le bouffon Wajsman, la fictionneuse Barbara Kay, l’arrogant William Johnson, le groszépais Galganov, le terne MacPherson. à côté desquels la hier-fantasque Ghila Sroka apparaît comme une têteuse du primaire....
Le vertige des abysses nous impose l’urgence de sortir de cet état de désarroi. Ne crions pas AUX ABRIS ! Au contraire, faisons face ! Alors, chacun à son poste, aux barricades, à chacun sa cible, ne laissons rien passer de ces salves en préparation. Pas de quartier. Déjougeons-nous !
Chevalier de Lorimier, en ce temps de tourmente, c’est à toi que je pense, mon frère. Tu as gardé la tête haute jusqu’à la fin. Ton exécution a signé la honte sur tes bourreaux. Ton sacrifice, aujourd’hui, raffermit nos coeurs. Nous ne plierons pas, nous lutterons jusqu’à l’heure de notre liberté !
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"Angliciser le Québec", c’était de l’ironie ("une forme d’expression qui consiste à dire l’inverse de ce que l’on pense, tout en s’efforçant de laisser entendre la distance qui existe entre ce que l’on dit et ce que l’on pense réellement" Wikipedia). Admettons.
Sauf que ce genre de proposition, et le mépris qui la fonde, reflète très exactement l’état d’esprit de la francophobie canadian ambiante. Francophobie qui ne peut que s’intensifier, compte tenu de notre mollesse à la contrer, du désarroi actuel généré par la situation préoccupante du français et par l’affaiblissement du mouvement national (leadership défaillant, dispersion des troupes, démobilisation quasi-générale).
Craignons que ce qui s’est dit sur le mode ironique ne devienne, sous les assauts répétés et accentués, le sort fatal qui ne pourrait se dire alors que sur le mode tragique.
Un Québec anglais est une impossibilité. Ce qui existerait alors ne serait rien d’autre que le Canada unifié, triomphant. Le Québec ne sera plus sous le joug, parce que le Québec aura péri. Disparu.
Étienne Parent a dit le 13 mai 1839 dans Le Canadien : " Avec la connaissance des dispositions de l’Angleterre, ce serait pour les Canadiens français le comble de l’aveuglement et de la folie que de s’obstiner à demeurer un peuple à part sur cette partie du continent. Le destin a parlé ... "
Le meilleur moment pour une assimilation réussie aurait été après le Rapport Durham. Nous avons manqué notre chance ... Too bad ! Nous sommes condamnés à être un peuple québécois libre !
Ce qui me chicote, c’est l’attitude du Devoir. Depuis que Parisella y siège au CA, on sent une certaine dérive dans sa ligne éditoriale. De plus en plus, celle-ci s’aligne sur celle de Gesca. Avec tous les médias sous domination de la force d’occupation, il n’est plus surprenant qu’on tente le grand coup de grâce. Même Galganov est de retour.
Guy Le Sieur
Vive la République de l’Amérique française.
Tous unis dans la lutte
Parlant de la cohorte de ces pourfendeurs du droit du peuple Québécois de décider de son avenir et de votre appel à monter aux barricardes, je ferai remarquer à tous ceux qui visitent Vigile.net qu’une occasion en or se présente de faire ravaller à ces "bouffons" le "vomi" qui leur tient lieu de discours. Pas plus tard que dimanche prôchain, le 2 mars, à 13 hrs 45, trois de ces tristes sires ( Howard Galganov, Allen Nutik et Brent Tyler) uniront leurs voix lors d’une conférence à l’hôtel Ruby’s Foo’s, située au 7655 boulevard Décarie à Ville St-Laurent ( à 2 minutes du métro Namur).
À l’appel des Jeunes Patriotes du Québec,vous êtes invités à venir manifester bruyamment contre ces individus indésirables. Il est plus que temps pour les indépendantistes de tous les horizons de se rallier à cet appel et de descendre dans la rue pour contrer la montée du défaitisme face à la lutte de libération nationale et le délire verbal de ces épouvantails francophobes. Répondons donc en grand nombre à l’appel d’une des organisations représentant la relève de la jeunesse indépendantiste.
Pour plus d’information voir:www.jeunespatriotes.org
Vive la lutte de libération nationale Vive l’Indépendance du Québec
Daniel Dupuis
La proposition contenue dans ce texte est effectivement un peu forte, en plus d’être irréalisable. Il est en effet peu probable qu’un peuple qui préfère subir l’histoire plutôt que la faire choisisse une telle voie.
Cependant, le constat n’a lui rien d’ironique. Dans ce Canada au sein duquel nous resterons, notre importance diminue depuis 250 ans, et notre nombre déclinera sous peu.
Mes salutations

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