Comme le nouveau cours de religion, le nouveau cours d’histoire est une kétainerie destinée à faire de la nouvelle génération des consommateurs d’une télévision et d’une propagande manipulatrices et vides de sens.
Les Québécois vont devenir des déracinés, sans âme ni conscience, des pions faciles à manipuler par le système en place, centralisateur, unitaire, homogénéisant, réduisant la nouvelle jeunesse à des non-êtres glauques et indifférenciés.
Suicidaire, mais personne ou presque ne réagit. Pas grave du moment ou on mange, boit, dort, baise et part en vacances.
Ni savoir authentique, ni coeur ni âme ?
Ne soyez pas surpris de voir augmenter le taux de dépressions et de suicides. Ne soyez surtout pas surpris de voir augmenter le nombre de meurtres de masse. De nouveaux Marc Lépine et caporal Lortie vont surgir et il sera inutile de brailler sur les victimes. Il fallait changer de mentalité avant la catastrophe.
Vous allez interdire les armes ? Propos de cons et de connes. Les armes sont là pour rester et il va y en avoir davantage. Les frontières sont des passoires et le trafic d’armes fleurit autant que celui des drogues.
Dans un monde de sept milliards d’individus, dispersés sur toute la terre, de plus en plus différenciés et contrastés malgré les efforts du gros commerce pour homogéneiser le monde , essayez de contrôler ce qui se passe et ce qui se fait pour voir si vos belles intentions de créer la paix dans le monde par l’insignifiance et la kétainerie vont se réaliser.
Il n’y a de paix que chez les gens de bonne volonté. Encore faut-il en avoir une volonté.
L’enseignement de l’histoire et de la religion au Québec n’ont pas pour but de former des volontés mais des nolontés que dénonçait Mirabeau pendant la Révolution française.
Une nolonté se traduit par un refus de pourvoir, qui exaspère les autres et provoque des colères qui ne s’éteignent pas.
Ce qui importe, c’eat de changer les mentalités et ce n’est pas avec des kétaineries réductives qu’on va y arriver, mais par l’acquisition du sens de la responsabilité et de l’engagement. L’identitaire ne prétend pas davantage.
Lorsqu’il n’y a ni identitaire ni identité, on s’en fait une comme on peut. On fait du bruit, on cogne, on tape, on défonce les murs, on blesse et on tue. Le meurtre de l’âme par la non éducation entraîne le meurtre en série du corps., par la drogue, le sexe, l’alcool, les blessures et les meurtres, sans oublier une exacerbération des mépris et des haines qu’on prétend combattre.
J’ai regardé avec horreur les propos d’un fonctionnaire partisan de la non éducation sous prétexte de "liberté". Pour justifier ses propos, il invoquait le "fait" que les "études" ont emprunté à un nombre élevé de fonctionnaires obtus des politiques qui remontent à plusieurs décades en arrière.
Il invoquait la loi inique du "nombre" pour justifier ses prises de position indéfendables.
La "loi du nombre", c’est le nombre de fonctionnaires opposés aux citoyens intéressés : écoliers, étudiants, parents et toute une société dont l’avenir dépend de l’éducation autant que des biens matériels pour vivre et progresser.
Dans ce cas, pourquoi ne pas faire appel à l’expérience des siècles et des millénaires en matière d’éducation ?
La nouvelle éducation, comme la nouvelle religion, n’a aucune racine. L’une comme l’autre s’opposent au développement de l’identitaire, qui exige de prendre conscience de ses racines dans l’espace, dans le temps et hors du temps, de sa géographie, son histoire et l’histoire de relations antérieurement établies, avec nous-mêmes d’abord, avec les autres ensuite.
C’est dans la mesure où on réalise sa propre unité intérieure qu’on peut le mieux communiquer avec les autres. L’altérité passe par le perfectionnement de soi.
Et le développement de l’identitaire passe par les pairs, avec qui on partage les racines communes, soit dans l’espace géographique, soit dans le temps historique qui est celui de la formation collective à laquelle on appartient, soit par ses racines spirituelles.
Sans racines, un arbre ne pousse pas. Sans racines, un enfant ne pousse pas non plus. Il devient un être indéterminé, flottant dans l’existence, sans but, proie facile pour les "power brokers", les requins de la finance et toutes les manipulations de la publicité et ses slogans.
Il y a trente année, Jean Paul Desbiens, alias le Frère Untel, dénonçait cette tendance vers une adolescence inarticulée, floue, indifférenciée, dénuée de principes, aisément manipulée par l’image et les clichés insignifiants.
Cette dégradation vers l’inconscient s’étant aggravée, l’indépendance du Québec n’est pas pour demain.
À moins que, dans un sursaut de colère, il ne se produise un revirement qui risque fort de basculer dans le désordre et le chaos.
JRMS

