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Pour la première fois depuis très longtemps, la popularité de l’option indépendantiste au Québec est tombée sous la barre des 35%. Dans cette mouvance, c’est à travers diverses décisions que le parti Québécois met en veilleuse son activisme souverainiste tandis que le Bloc Québécois laisse transpirer des interrogations sur sa pertinence. Émasculé, et sans leadership digne de ce nom, le nationalisme québécois s’éparpille dans diverses options, diluant davantage ses forces déjà affaiblies.
Au même moment, Statistique Canada nous apprend que le français recule partout au pays, y compris au Québec. Pendant ce temps, France Boucher, pourtant présidente de l’Office québécois de la langue française, affirme ne pas avoir d’état d’âme sur la situation de cette langue au Québec, tout en admettant du bout des lèvres qu’elle s’affaiblit à Montréal et dans l’Outaouais. Quant à Christine St-Pierre, ministre des communications et responsable de ce dossier, d’une insignifiance de plus en plus troublante, elle suggère aux gens qui ne peuvent se faire servir en français dans les commerces, ou se faire traiter dans cette langue dans les hôpitaux, d’aller ailleurs… Philippe Couillard, son collègue à la santé, songe de son côté à noyer l’hôpital francophone de Lachine dans le complexe hospitalier anglophone de l’université McGill.
Dans un reportage diffusé il y a quelques jours, Radio-Canada nous conviait à l’agonie de la communauté francophone de Willowbunch, en Saskatchewan, alors que ce matin on nous apprenait le refus des Comtés unis de Prescott-Russel, dans l’est ontarien, de financer, comme c’était la règle, le spectacle franco-ontarien à grand déploiement « L’Écho d’un peuple ».
Tout cela coïncide avec la rumeur persistante à l’effet que Nicolas Sarkozy s’apprêterait, avec la bénédiction du premier ministre Charest, à redéfinir le rapport politique privilégié liant la France au Québec au profit d’une amélioration de la relation avec le reste du Canada. Et avec le fait qu’une commission scolaire anglophone fasse la promotion de ses services afin d’aider les parents à contourner l’esprit de la loi s’ils souhaitent faire éduquer leur enfant en anglais. Et tandis que l’université McGill anglicise les étudiants français grâce aux subventions du gouvernement prévues justement pour promouvoir la francophonie, ailleurs, à l’université où j’enseigne par exemple, les étudiants maîtrisent de moins en moins le français et communiquent de plus en plus en anglais.
Il y a comme ça, dans l’histoire des peuples, des moments où tout semble accélérer, rapprochant d’autant un avenir que certains refusaient de voir, et que d’autres imaginaient encore assez éloigné.
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Des trahisons, nous en avons connu depuis la Nouvelle-France jusqu’à aujourd’hui. Aux Plaines d’Abraham. Chez les Patriotes : de bons Canayens ont offert de livrer Papineau pour toucher la prime sur sa Tête.
Aujourd’hui, Charest a touché la prime et achève de nous "faire la job", aidé de Saint-Pierre, Couillard et autres couillons...
D’où nous vient cette tare ? De notre Mère-patrie ou de NOS mésalliances ? Laisserons-nous La Gazette triompher de notre vivant ? Qui étaient les Québécois ? Leurs descendants se dissimulent déjà dans la langue des conquérants, mondialisants.
Le pire, c’est que ceux qui sont élus pour défendre la cause qui nous est chère, se taisent, font semblant de..., s’offusquent, se scandalisent, chialent, déchirent leur chemise,...à chacun de continuer la liste.
JE ne nommerai pas les deux partis politiques qui font ce jeu-là : je vais me faire écorcher vif par ceux qui les protègent.
Pierre B.
M. Desautels, votre tableau du Québec actuel est très sombre. Mais puisqu’appuyé sur des faits qui ne mentent pas, on ne peut que s’incliner, la politique de l’autruche ayant atteint ses limites. Au-delà du portrait brossé, je suis plutôt chagrinée par le fait que le peuple québécois se soit (collectivement ?) départi du devoir, surtout de la fierté de rêver mieux pour son avenir, comme s’il en était indigne.
Sur quel flanc la guerre d’un Québec débout (à défaut d’un Québec souverain) pourrait-elle se gagner ? Garantissez-moi la sauvegarde de la langue française, je prendrai, les yeux fermés, ma carte d’embarquement pour un voyage indépendantiste sans escale.
On ne m’empêchera pas quand même de rêver…

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