« Le Canada est une illusion institutionnalisée contre laquelle le Québécois, perplexe, s’élève d’une manière incertaine. » Pierre Vadeboncoeur

Un peu d`histoire

Le monde syndical au Québec

Tribune libre de Vigile
mardi 7 février 2012
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La lutte des centrales syndicales contre le patronat pour l`obtention de meilleures conditions de travail, de meilleurs salaires et beaucoup d`autres revendications se font depuis plus de deux-cents ans. Il faut cependant constater que les gains syndicaux ne se font pas seulement en pente ascendante et qu`ils subissent des pertes à certaines périodes de l`histoire et qu`il ne faut rien tenir pour acquis avec ces gains passés. La lutte constante que fait le mouvement syndical au nom du mouvement ouvrier est loin d`être terminé et de ce fait, l`idéologie syndical change et se transforme constamment pour pouvoir représenter le mieux possible ses travailleurs selon l`époque et le contexte. Un des gains important du mouvement syndical aurait été adopté en 1944 selon l`auteur québécois Jacques Rouillard, qui soutient dans son livre Le syndicalisme québécois : Deux siècles d`histoire, qu`avec la Loi des relations ouvrières, « les relations de travail passent alors du régime privé au domaine public et les syndicats deviennent davantage des institutions intégrées aux rouages de l`État » (Rouillard, 2004, p.99). Cette question sera abordée dans la première partie de cette analyse.

Dans la deuxième partie du texte, l`analyse sera faite en rapport avec la période de la Révolution tranquille, où la société québécoise et son État subissent de nombreux changements dans le but de débuter un processus de modernisation. Il faut cependant comprendre que la modernisation d`un État ne se fait pas du jour au lendemain et que, même si l`année 1960 représente celle du début de la Révolution tranquille, la société vivait de multiples transformations depuis quelques décennies. Un mouvement qui a fortement influencé le peuple pour l`amélioration de ses conditions de travail est véritablement le mouvement syndical. Deux auteurs seront étudiés, dont Rouillard encore une fois et Louis-Marie Tremblay.

Démonstration historique

Il faut remonter aux années 1800 et au début du mouvement syndical pour bien comprendre l`importance de ce sujet. Si le syndicalisme existe, c`est en conséquence à la Révolution industrielle et au mode de production qui a changé considérablement. Les premiers syndicats sont, avant les années 1880, des organisations très faibles, clandestines et leur existence est brève. Selon Jacques Rouillard, la période couvrant les années 1818 à 1900 est celle de la naissance et de l`affirmation des syndicats, tandis que la période 1900 à 1940 représente l`expansion du mouvement syndical et les années 1940 à 1960 représentent l`institutionnalisation des syndicats.

Les syndicats internationaux arrivent au Québec dans les années 1880 et domineront le paysage québécois et canadiens en peu de temps, ce qui s`explique sur leur modèle qui est basé « sur le regroupement des travailleurs par métier, ce modèle met l`accent sur la négociation collective avec les employeurs » (Rouillard, 2004, p.20). Les Chevaliers du travail ont tout de même été des acteurs importants dans le mouvement syndical québécois durant plusieurs années. Tout cela est aussi lié au réveil de la conscience politique de la société de l`époque. Il faut cependant noter que les conventions collectives sont loin d`être acceptées par les patrons et que seul une petite minorité d`entre- elles signent des ententes écrites.

Le début des années 1900 marque une croissance économique importante et les syndicats en profitent pour débuter leur expansion. La prospérité économique continue même durant la Grande Guerre, principalement dû par la demande de l`Europe en armement et en alimentation. Cependant, la fin de la guerre met fin aux exportations et le Québec connait un grave ralentissement économique. Le Québec devient urbain en 1921. La crise de 1930 est pire et le mouvement syndical en sort bien affaibli, car le chômage est très élevé et plusieurs n`arrivent tout simplement plus à survivre économiquement. Le libéralisme économique est alors critiqué et est constamment remis en question, ce qui amène les syndicats à prôner une idéologie plus à gauche idéologiquement.
Il faut dire que les syndicats retrouveront leurs effectifs d`après-guerre seulement en 1936 alors que la croissance du syndicalisme s`effectue en parallèle avec le reste du continent nord-américain dû au fait que le Québec compte énormément de syndicats internationaux, représentés par plusieurs francophones qui y tiennent des postes de direction. Selon Rouillard, « pour les syndicats internationaux, l`action syndicale est une question purement économique à laquelle on ne doit pas mêler les questions religieuses, nationales ou politiques (Rouillard, 2004, p.44). Il faut donc résumer l`action syndicale de la première moitié du XXe siècle à des gains salariaux et à de meilleures conditions de travail.

Les années qui suivent sont moins bonnes pour le mouvement syndical québécois. En effet, Maurice Duplessis est élu mais ne tient pas ses promesses réformistes comme la nationalisation de l`hydro-électricité et d`un mélange de corporatisme politique. Il adopte d`ailleurs la Loi du Cadenas, qui consiste à contrer le communisme, mais qui est en fait pratiqué plus que souvent contre le mouvement syndical qui est associé, selon Duplessis, à l`idéologie communisme. Maurice Duplessis enlève même le droit de grève en 1939, mais perd le pouvoir à l’élection provinciale, pour le reprendre en 1944. Juste avant qu`il ne reprenne le pouvoir, le gouvernement d`Adélard Goudbout adopte la Loi des relations ouvrières qui est une progression marquée dans l`histoire du syndicalisme québécois.

Voici en quoi consiste cette loi :
« elle oblige les employeurs à négocier de « bonne foi » avec les représentants des travailleurs lorsqu`au moins 60% d`entre eux désirent obtenir un contrat de travail collectif ; elle exige du syndicat son accréditation auprès de la Commission des relations ouvrières ; elle lui permet de représenter non pas seulement ses membres, mais la totalité des travailleurs de l`unité de négociation ; elle prévoit le recours obligatoire à la procédure de conciliation et d`arbitrage en cas d`échec des négociations et suspend le droit de grève et de lock-out durant cette procédure » (Rouillard, 2004, p.99)

Cela rend alors les lois du travail encore plus encadrées et permet aux syndicats de ne pas être éliminés lors des récessions économiques. Cependant un gouvernement antisyndical peut se servir de cette loi contre les syndicats dits trop radicaux.

Après quelques années noires sous Duplessis pour ce mouvement social, les Libéraux prennent le pouvoir en 1960 et font la Révolution tranquille, un processus de modernisation des structures sociales de la société québécoise. L`État devient plus interventionnisme et veut que les francophones deviennent maîtres de leur économie. En adoptant plusieurs mesures et directions comme la nationalisation de l`hydro-électricité et la création de plusieurs chantiers de constructions et d`infrastructures, cela créer de nombreux emplois dans le domaine public. Les syndicats en profitent et se radicalisent durant cette période.

2e partie : Le syndicalisme durant la Révolution Tranquille

Auteur 1 : Jacques Rouillard

L`auteur, pour bien comprendre la Révolution Tranquille, propose une démarche d`analyse historique et présente les évènements antérieurs à cette période pour cerner correctement le climat de l`époque ainsi que la réaction des principales centrales syndicales face à ces changements majeurs pour la société québécoise comme mentionné plus haut. L`écrivain définit la Révolution Tranquille comme étant « l`ensemble des réformes qui, de 1960 à 1966, ont pour objet d`aligner le Québec sur les autres sociétés nord-américaines » (Rouillard, 2004, p.142). En effet, Rouillard indique que la CTCC et la FPTQ se réjouissent de la défaite de Maurice Duplessis à l’élection de 1939, car ce dernier avait adopté plusieurs mesures antisyndicales lors de son premier mandat. Un mandat des libéraux et Duplessis reprend le pouvoir en 1944 et restreindra le champ d`activité et le pouvoir de négociation des syndicats jusqu`à sa mort en 1959. Son conservatisme lui fera adopter plusieurs mesures contre la grève et les troubles d`ordre social, ce qui est contraire à ce qui se passe dans le reste de l`Occident.

Selon Rouillard, une dynamique de changement s`installe au Québec lorsque Duplessis meurt et cède son pouvoir en 1959. Le gouvernement de Jean Lesage, élu en 1960, décide de réaliser un processus de modernisation des structures sociales de la société québécoise et plusieurs de ses mesures étaient réclamées depuis plusieurs années par les syndicats : « l`institution de l`assurance-hospitalisation, la réforme du système d`éducation et l`intervention active de l`État dans l`économie » (Rouillard, 2004, p.139). Il faut noter que l`auteur explique que les syndicats se réjouissent des nouvelles lois progressistes, mais en même temps, profitent des grands changements sociaux pour changer leur idéologie en mettant de l`avant un projet de société socialiste. Le gouvernement ne réalise pas de transformation radicale de la société et mise davantage sur la modernisation des structures politiques et sociales, tout en maintenant le capitaliste et le fédéralisme canadien.

Effectivement, les grands penseurs de cette Révolution Tranquille vont revoir le rôle de l`État, appuyer et favoriser le libéralisme, l`élargissement du rôle de l`État québécois et le développement du nationalisme québécois. Le professeur Rouillard indique que l`État accepte de prendre un rôle primordial dans les sphères économiques et sociales pour soutenir le modèle keynésien qui favorise la réduction des inégalités sociales, tout en ayant un rôle libéralisme pour l`économie. Il faut constater que les syndicats sont satisfaits de cette « revalorisation du processus démocratique » (Rouillard, 2004, p. 142) et le gouvernement leur donne un certain pouvoir en les nommant dans quelques organismes consultatifs du gouvernement et les syndicats en profitent pour influencer le gouvernement à syndiquer les fonctionnaires.

De plus, les centrales syndicales font des gains importants avec l`institution de l`assurance-hospitalisation et la création du ministère de l`Éducation qui enlève ce pouvoir à l`Église catholique. Lorsque le gouvernement annonce en 1963 la nationalisation de l`hydro-électricité, c`est une grande victoire pour la société québécoise et pour ses citoyens. Les centrales syndicales exigeaient cette démarche depuis quelques années déjà. Voici les autres grandes mesures ou lois que le gouvernement a adopté selon l`auteur : « la création de la Société générale de financement (1962), l`établissement de la Société québécoise d`exploitation minière (1964), l`institution de la Caisse de dépôt et de placement (1964) » (Rouillard, 2004, p.144). Tout cela engendre le progrès social, la propriété collective des ressources naturelles et la laïcité de l`État. Cependant, la bureaucratie retarde le processus et il y a certes un retard entre le discours et la réalité, ce qui amène les syndicats à se radicaliser sur les questions ouvrières. Jacques Rouillard écrit que les principales centrales syndicales se radicalisent à partir des années 1966 et souhaitent intégrer l`État du Québec au service de la société. Les effectifs des syndicats continuent de progresser durant les décennies 1960 et 1970 et ce, principalement grâce aux employés des secteurs publics et parapublics qui se syndicalisent à cette époque et augmentent le taux de syndicalisation.

Finalement Rouillard termine son explication sur la Révolution Tranquille en affirmant que « la libéralisation des lois du travail inaugure une nouvelle ère dans les relations de travail au Québec, permettant l`expansion de la syndicalisation et une amélioration sensible de la condition des travailleurs salariés (Rouillard, 2004, p.145).

Auteur 2 : Louis-Marie Tremblay

Louis-Marie Tremblay qualifie l’évolution du syndicalisme dans la Révolution tranquille d’hasardeux. Pour bien comprendre le phénomène, il faut se poser la question, est-ce que le syndicalisme a évolué depuis le début de la Révolution tranquille ? L’auteur définit cet évènement comme étant une symbolique prise de conscience populaire, une extension de certaines libertés démocratiques, une reformulation des objectifs et des priorités socio-économiques de la communauté d’où a découlé une tentative de redéfinition de la fonction gouvernementale. Il n’y a aucun doute que ces transformations ont eu des incidences directes sur l’action syndicale. M. Tremblay va tenter d’une part, d’examiner l’action syndicale dans la perspective particulière de certaines initiatives spécifiques de l’État dans la Révolution tranquille, et d’autre part, de dégager la définition et l’évolution de l’action syndicale. Ses remarques seront fondées sur ses observations personnelles, sur quelques rares documents existants et sur une recherche de 1964-1965.

L’action syndicale et certaines initiatives de l’État

L’auteur mentionne que la Révolution tranquille a été marquée entre autre par une redéfinition de la fonction étatique et du rôle du gouvernement qui a touché le syndicalisme à la fois comme mouvement d’intérêt et comme corps intermédiaire, d’une part, en matière de législations ouvrières et d’autre part, à l’égard du rôle social et du rôle économique du gouvernement.

La Révolution tranquille a été relativement bien accueillie, car elle promettait la libération économique et sociale. Après de nombreuses années de noirceur, le monde du travail perçoit la Révolution comme une occasion de réaliser certains objectifs de promotion socio-économique de l’homme au travail et la possibilité de construire la société sur des bases plus humanistes et plus démocratiques.
Cependant, très tôt, certains ont eu l’impression que la Révolution tranquille s’essoufflait et ne progressait plus assez rapidement. Des groupes sociaux croient qu’elle ne va pas assez loin. On reproche au gouvernement de ne pas donner assez de place au syndicalisme dans l’élaboration des mesures de protection de la santé publique et on fait la même constatation dans tous les autres secteurs.

L’enthousiasme du début s’est donc transformé et la critique et le scepticisme font leur apparition. Ainsi, le syndicalisme prend ses distances avec l’État et reprend son rôle d’opposition. Il critique sévèrement le système économique et politique et est un grand revendicateur tant sur le plan social que sur le plan économique.

La participation syndicale au pouvoir politique augmente puisque les organisations syndicales n’étant plus écartées du pouvoir sans raison comme dans le passé. Les gouvernements et les syndicats ont pu maintenant se rencontrer dans des contextes beaucoup plus sereins. Cependant, l’auteur constate que la participation syndicale dans le pouvoir politique n’est pas vraiment significative et même si cela ne semble pas une grande victoire, les mouvements syndicaux en ont profité pour faire valoir leur position idéologique. Ils peuvent maintenant s’adresser directement à l’opinion publique sans craindre de représailles juridiques.

En matière ouvrière, la Révolution tranquille constitue une nette rupture avec le passé. Durant la grande noirceur, les avancées en matière syndicales sont à peu près nulles. Cependant, avec le Bills 54 et la Loi de la fonction publique, le travail organisé a obtenu une extension importante de la liberté d’association et par là, du pouvoir réel de négociation collective, en particulier au sein de la fonction publique et dans les services publics. Ainsi, le syndicalisme a largement bénéficié de cette situation nouvelle, en particulier la CSN dont les effectifs ont doublé de 1960 à 1966. Malheureusement, il s’agit ici d’un succès mitigé. Les salariés ne peuvent pas jouir pleinement de leurs droits d’association.

Convergences / divergences

Tout d`abord, les deux auteurs utilisent une démarche d`analyse historique pour bien identifier leur méthode d`argumentation. Rouillard et Tremblay expliquent la période antérieure à la Révolution tranquille, la Grande Noirceur, comme étant une époque de retard sur le reste de l`Occident et les syndicats se réjouissent du changement de gouvernement, car celui de Jean Lesage était plus ouvert à la négociation et acceptait de nouvelles mesures sociales. Les deux auteurs constatent la dynamique de changement du gouvernement, tant au niveau économique, politique et social. De plus ils définissent la période en question, la Révolution tranquille, de façon assez similaire. En effet, ils indiquent que cette période en est une de rupture avec le passé et de valorisation du processus démocratique, tout en expliquant que l`État élargit sont rôle au sein de la société.

Aussi, Rouillard et Tremblay indiquent que les centrales syndicales se réjouissent des gains importants en matière syndical et social apportés par la Révolution tranquille. Du côté syndical, les auteurs nous apprennent que leurs effectifs augmentent de façon significative durant cette période et que les syndicats sont représentés dans plusieurs domaines de la société ou ils n`étaient pas représentés auparavant. Comparativement au passé, les syndicats obtiennent la liberté d`association, et par là le réel pouvoir de la négociation collective. Côté social, les syndicats sont plus que satisfaits, car plusieurs de leurs demandes sont acceptées par le gouvernement, dont l`assurance-hospitalisation, la nationalisation de l`hydro-électricité et la création du Ministère de l`Éducation.
Comme dernière convergence, les deux auteurs abondent dans le même sens quand ils expliquent que la Révolution tranquille aura aussi apporté au Québec, le sentiment de nationalisme.

Les divergences sont moins nombreuses, mais elles sont tout de même présentes. Tout d`abord Rouillard indique que la Révolution tranquille aura comme conséquence la radicalisation des effectifs syndicaux, principalement grâce à la lourde bureaucratie qui laisse un écart énorme entre les discours et la réalité. Du côté de Tremblay, il indique plutôt que les centrales syndicales en profitent pour élargir leurs effectifs et amasser des fonds et bénéfices plutôt que de vivre une phase de transformation radicale. Une autre divergence que les auteurs apportent est la participation syndicale au pouvoir politique. Rouillard et Tremblay avouent que le rôle des syndicats augmentent, mais Tremblay explique que cela n`est pas vraiment significatif. Contrairement à Rouillard, qui indique que les syndicats font partie du rouage de l`État.

En conclusion et avec tous les éléments mentionnés plus haut, il est difficile de pleinement adhérer à Jacques Rouillard lorsqu`il affirme dans Le syndicalisme québécois, deux siècles d`histoire qu`avec la Loi des relations ouvrières, que « les relations de travail passent alors du régime privé au domaine public et les syndicats deviennent davantage des institutions intégrées aux rouages de l`État » (Rouillard, 2004, p.99). En effet, Rouillard lance cette affirmation sans en expliquer vraiment le fondement de sa pensée. De plus, il ne définit qu`à l`occasion les concepts qu`il utilise et souvent il n`est les définit points. Cela a comme conséquence que son argumentation est souvent insuffisante. Il faut noter que premièrement les lois qui encadrent les relations de travail passent effectivement au domaine public, mais que le régime privé conserve néanmoins le droit à l`arbitrage et que le patronat doit négocier de bonne volonté, mais veut obtenir la meilleure entente possible pour lui. De plus, la loi est un atout pour le mouvement syndical, mais ces derniers demeurent des organisations indépendantes, dans le sens qu`il n`est pas au service de l`État. Pour ce qui est de la période qui couvre la Révolution Tranquille, il faut noter que du côté syndical, cette période en a été une de radicalisation et de revendication de plus en plus grande. Il faut noter que les conditions de travail des travailleurs se sont améliorées dans la plupart des secteurs et que le niveau de vie des salariés syndiqués augmente. Il est vrai que le gouvernement de Lesage a répondu à de nombreuses demandes des Québécois et du mouvement syndical, dont la nationalisation de l`hydro-électricité et une assurance-maladie universelle, mais il serait exagéré d`affirmer que les centrales syndicales ont dicté leur idéologie au gouvernement. Nous sommes présentement dans une période où les centrales syndicales sont diabolisées par la Ministre Thérriault et la grande majorité des médias québécois. Demeurons vigilants et n`oublions pas que les gains syndicaux peuvent se perdent très rapidement face au contexte de capitaliste sauvage dans lequel nous vivons !

Mikael St-Louis

Bibliographie

ROUILLARD, Jacques. Le syndicalisme québécois, deux siècles d`histoire, les Éditions du Boréal, Montréal, 2004, 333 p.

ROUILLARD, Jacques. L’expérience syndicale au Québec : Ses rapports à l’État, à la nation et à l’opinion publique. Montréal, VLB Éditeur, 2009. 385 p. http://www.erudit.org/revue/uhr/2009/v38/n1/038474ar.html

TREMBLAY, Louis-Marie. L’évolution du syndicalisme dans la révolution tranquille, Relations industrielles / Industrial Relations, vol. 22, n° 1, 1967, p. 86-97. http://id.erudit.org/iderudit/027758ar

Commentaires

  • Richard, 8 février 2012 09h52

    Bonjour Roger,

    je suis 100% d’accord que le syndicalisme a ameliorer les conditions de travail. Les conditions de travail dans certains pays d’Europe était encore meilleurs (France, Scandinaves) mais le neoliberalisme/delocalisation/etc fait son oeuvre de sabotage lentement mais surement. Il reste que le syndicalisme est un band-aid (corporatiste meme si on aime pas le mot) pour aténuer un probleme fondamental, sans etre une solution qui previens la cause systémique (systeme monetaire, hierarchie/opacité/étanchéité des organisations, manipulation de l’information). Tant qu’on ne resoud pas le probleme de fond on aura besoin de band aid oui c’est vrai, mais on va finir par manquer de band aid par attrition si on change pas le systeme.

    "Non, c’est une vraie Révolution dans toutes les directions."
    Je ne comprends pas cette phrase, plus de détails serait utile.

  • Angelo Pilote, 8 février 2012 09h36

    Très beau résumé. Félicitation.

    Pas de syndicats, ce serait l’esclavage. Ce qui est préocupant, c’est son manque de popularité chez les jeunes. Sûrement que ce n’est qu’une question d’image politique, et ce dernier, doit veiller à ce que son identité, reste près du peuple, pour défendre la pauvreté et le droit des travailleurs.

    Tant qu’au scandale de la construction, le problème dépend bien plus, d’une mauvaise gestion de nos gouvernements.

  • Roger Audet, 7 février 2012 18h40

    Que serait-notre monde actuellement s’il n’y avait pas eu de syndicats ? Même Obama lorsqu’il fut élu président du "in god ($$$) we trust" réclamait plus de syndicalisme chez la classe moyenne pour sortir son pays du marasme.
    Bravo à Michel Chartrand pour avoir améliorer nettement le sort des ouvriers du Québec.
    C’est le syndicalisme au Québec qui a forcé le capitalisme à améliorer les conditions de travail (la qualité de vie dans le travail).
    Le corporatisme, c’est un mot à la mode, très populaire chez "bon chic, bon genre".
    Note : J’ai été cadre toute ma vie, mais humain avant tout et je sais pertinemment que le syndicat a amélioré même mon sort.

    "Je crois que c’est notre système économique et notre société qu’il faut remettre en question."
    Non, c’est une vraie Révolution dans toutes les directions.

    Saint-Irénée

  • Richard, 7 février 2012 15h25

    Le syndicalisme c’est un genre de corporatisme pour contrer le corporatisme du patronat dans des compagnies(ou organisation) qui ressemblent à des mini-hierarchies féodales qui n’oeuvrent pas toujours (et parfois pas du tout) dans l’intérêt de la société mais bien dans l’interet d’une poignée d’individus (cigarettes qui tue les clients, who killed the electric car, obsolecense planifié, consomation cyclique, opacité/collusion/cartels, polutions, conflits d’intérets, delocalisation, chomage technologique/freinage technologique).

    Je crois que c’est notre système économique et notre société qu’il faut remettre en question.

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