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Le grand problème de la fragmentation du vote
Jacques Noël
Tribune libre de Vigile
mardi 21 octobre 2008      245 visites      3 messages


Comme les grandes chaînes généralistes qui souffrent durement de la fragmentation des ondes au profit des nombreuses chaînes spécialisées, les grands partis politiques sont gravement touchés par la fragmentation du vote.

Samedi, La Presse nous apprenait que les Libéraux ont perdu près de 20 circonscriptions aux mains des Conservateurs en raison de la désaffection de certains de leurs électeurs au profit des Néo-démocrates et des Verts. C’est énorme lorsqu’on sait que le pauvre Stéphane s’est retrouvé avec seulement 76 petits minous rouges mardi soir, un plancher historique for the Great National Party of Canada.

Évidemment, comme souverainistes, on ne va pas surtout pas pleurer sur les malheurs et l’extermination politique du rat. Mais attention, le mouvement souverainiste souffre exactement du même mal. J’ai déja expliqué comment Francoise David avait permis à Jean Charest d’être réélu et ainsi de survivre en politique québécoise.

http://www.vigile.net/Le-miracule-de-SAINTE-BROOKE

Pour notre mouvement, dont le défi premier est de reprendre le pouvoir et aller chercher ensuite le fatidique 50,1% libérateur la commande est grosse. Surtout à l’heure où les feds font entrer 50,000 immigrants par année (c’est presqu’un pourcent de l’électorat) au Québec et que la radio-poubelle de Québec rentre quotidiennement dans le projet souverainiste. Gros défi. Gigantesque défi.

Bref, ceux qui pensent qu’un parti indépendantiste à 2%, qu’une gogogauche à 4%, et des verts à 6% font avancer la cause nationale, n’ont aucune idée à quel point ils se tirent dans le pied et font le jeu objectif de ceux qu’ils pensent combattre si aggressivement !




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Vos commentaires:
  • Le grand problème de la fragmentation du vote - La solution : L’Union du Québec souverain
    21 octobre 2008, par Luc Archambault
    Pour résoudre le problème que pose la fragmentation du vote souverainiste, il n’y a qu’une avenue possible pour les souverainistes dans un bref délai et avant les prochaines élections du Québec : L’UQS-L’Union - Québec Souverain. Assemblée de la députation du Québec D’abord la réunion en une même enceinte de la députation souverainistes du Québec qui siège à Ottawa et Québec, réunion à laquelle seraient (...)

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    Pour résoudre le problème que pose la fragmentation du vote souverainiste, il n’y a qu’une avenue possible pour les souverainistes dans un bref délai et avant les prochaines élections du Québec :

    L’UQS-L’Union - Québec Souverain.

    - Assemblée de la députation du Québec

    D’abord la réunion en une même enceinte de la députation souverainistes du Québec qui siège à Ottawa et Québec, réunion à laquelle seraient convié(e)s les candidat(e)s de tous les partis souverainistes ( PQ, PI, QS et Verts, voire l’ADQ s’ils redeviennent à nouveau souverainistes ). L’apport et l’arbitrage des la députation du Bloc me semblant bien utile...

    - Programme commun de souveraineté

    Ensuite, la constitution d’une entente de programme commun, fondé sur ce que les directions et les membres de ces partis partagent respectivement en terme d’objectifs essentiels quant à leurs actions et programmes respectifs. Ne serait-ce que le fait qu’ils s’entendent sur l’objectif à atteindre, faire en sorte que le peuple souverain du Québec soit consulté pour invalider l’État du Canada actuel et exiger des États qui prétendent le gouverner à bons droits soient nommément fondés par lui, le peuple souverain du Québec.

    Cela démontrant tout le contraire de la désunion des forces, des ressources, des dirigeants, du mouvement souverainiste, constituant une force de frappe inédite.

    - Entente de mot d’ordre de désistement

    Cette réunion pourrait consacrer une entente de mot d’ordre de désistement lancés par les partis à l’entente, à 48 heures des élections, cela après analyse d’un groupe d’analyste indépendant remettant leur rapport après analyse des résultats des sondages par comtés, et des pointages des partis. Dans les comtés menacés d’être remportés par un parti adverse fédéraliste ou autonomiste ( PLQ-ADQ ) alors que l’addition des intentions de votes pour les partis de l’Union souverainiste permettrait d’élire l’un de ces partis, ces partis s’engageraient à lancer des mots d’ordre de désistement de leurs candidats, ( sans retirer toutefois leurs candidatures ), en faveur du candidat(e) représentant le plus de voix aux sondages

    - Entente de désistement en faveur des chefs de partis, parties de l’UQS

    Incluant une entente pour faire élire un chef de chaque parti obtenant entre 5 et 10% des intentions de vote dans tout le Québec. Cela, pour permettre que les partis autres que le PQ, ait quelqu’intérêt à participer à tel union du Québec souverainiste. Car une telle entente de désistement ne pourra que favoriser du moins à court terme, que le plus grand des partis, soit le PQ.

    Le PQ, y trouve son compte, non seulement parce qu’il peut mieux ainsi atteindre le pouvoir, mais aussi il manifesterait sa maturité et une grandeur d’âme qui prend en compte les intérêts du peuple souverain du Québec et non pas seulement ses intérêts partisans. Cela parce que en sus, une présence du QS, du PI, des Verts, manifesterait bien ce que pourrait devenir l’Assemblée nationale du peuple souverain du Québec.

    En effet, un Assemblée nationale ainsi constituée pourrait refléter mieux la diversité du vote souverainiste et démontrer comme jamais que la souveraineté du Québec est bel et bien l’affaire du peuple souverain du Québec et non une question d’appartenance à un parti en particulier, à savoir le PQ. Tout autre chose qu’une Assemblée à parti unique. Cette perspective constitue à tort ou à raison, un empêchement à bien des hésitants qui ne veulent pas être sous la coupe du seul PQ en votant pour la souveraineté du Québec.

    L’Assemblée de la députation du Québec

    Les deux Chambres des représentants du peuple souverain du Québec

    Un argument qui vaut aussi pour l’Assemblée nationale elle-même. En effet, l’idée que l’on se fait de l’accession à la souveraineté du Québec, nous ferait perdre le contre-pouvoir que constitue le fait d’élire un députation non seulement à Québec mais aussi à Ottawa. Nous avons ainsi l’assurance que nous ne remettons pas notre pouvoir entre les mains d’une seule Chambre de représentants. En réunissant toute la députation souverainiste du Québec en une seule chambre, le mouvement souverainistes se montre de façon concrète comme uni, mais pas à parti unique. Cela démontre bien ce que pourrait être la représentation démocratique du Québec souverain comportant deux Chambres, voire trois par leur réunion, sans attendre la création de l’État souverain.

    À savoir :

    - Une Assemblée nationale ;
    - Un Sénat des régions ;
    - L’Assemblée de la députation du peuple démocratique et souverain du Québec.

    Une Assemblée nationale ; Un Sénat des régions ( La députation fédérale du Québec rapatriée au Québec ± 5 député(e)s par région ) ; la réunion de ces deux chambres une fois l’an, l’Assemblée de la députation du peuple démocratique et souverain du Québec. Cette même assemblée pourrait être la Constituante réunie pour approuver la Constitution du peuple souverain du Québec avant qu’elle soit soumise à l’approbation du peuple souverain du Québec.

    Tout cela, permettrait de démontrer que l’accession à la souveraineté est bel et bien vivante et que le PQ n’est pas le Québec souverain. Démontrerait qu’après l’accession à la souveraineté, d’autres partis politiques pourront avoir droit de Cité et exprimer avec autant de diversité qu’aujourd’hui, et plus encore qu’aujourd’hui, l’expression de la volonté libre du peuple souverain du Québec. Démontrerait que l’Assemblée nationale pourra être contrebalancée par l’élection de représentant(e)s des régions au Sénat du peuple souverain du Québec.

    Cela dès maintenant, sans attendre la représentation proportionnelle, qui de toutes façons, devra aussi utiliser de tel procédés de programme commun, pour ne pas sombrer dans le gouvernement à l’italienne.


  • Le grand problème de la fragmentation du vote
    22 octobre 2008, par Gilles Bousquet

    Pas si fragmenté que ça, le vote souverainiste pour le pays du Québec.

    1- Québec solidaire est plus gauchiste que souverainiste. Le PQ ne peut pas aller plus à gauche s’il veut attirer le plus large possible.

    2- Comme indiqué aujourd’hui dans Vigile, la chicane est prise au PI et ils n’ont obtenu que 0,50 % à la dernière élection complémentaire au Québec.

    3- Les Verts sont fédéralistes. Faudrait qu’ils commencent à changer leur option constitutionnelle. Leur chef de la Nouvelle-Écosse ne voudra jamais.

    Il n’y a qu’un parti souverainiste sérieux qui peut avoir une chance de réussir le pays, c’est encore le PQ...point.

    S’il y a des membres et des votes à aller chercher c’est à l’ADQ qui compte encore environ 20 % de l’électorat, selon les derniers sondages. Si on cherche des alliés, c’est de côté là où il y a de réels nationalistes très près du souverainisme. Les vrais fédéralistes sont déjà retournés au PLQ, si on se fie à la dernière élection complémentaire.


  • Le grand problème de la fragmentation du vote
    23 octobre 2008, par Luc Archambault
    @ M. Bousquet Vous avez raison. « Le PQ ne peut pas aller plus à gauche s’il veut attirer le plus large possible. » C’est pourquoi QS se doit d’être distinct du PQ et ce qui permet au PQ d’occuper le centre. Ce qui dans cette UQS est évident. Je ne parle pas de programme commun de gouvernement. Je parle de programme commun de souveraineté du Québec. « la chicane est prise au PI et ils n’ont obtenu que (...)

    Lire ce commentaire

    @ M. Bousquet

    Vous avez raison.

    « Le PQ ne peut pas aller plus à gauche s’il veut attirer le plus large possible. »

    C’est pourquoi QS se doit d’être distinct du PQ et ce qui permet au PQ d’occuper le centre. Ce qui dans cette UQS est évident. Je ne parle pas de programme commun de gouvernement. Je parle de programme commun de souveraineté du Québec.

    « la chicane est prise au PI et ils n’ont obtenu que 0,50 % à la dernière élection complémentaire au Québec. »

    Ce qui n’empêche pas le PI de regrouper des souverainistes. S’il n’y parvient pas... on verra, s’il ne parvient pas à concrétiser dans l’urne 5% des voix, on n’en parle pas... S’il y parvient, qui sait !?, autant prévoir le coup.

    «  Les Verts sont fédéralistes. », au niveau fédéral.

    Le Parti vert du Québec c’est autre chose. Et, de ses candidats et bien de ses membres sont souverainistes. C’est à eux donc que je pense. Ce dont je parle ne pourrait que les inciter à s’afficher comme tel.

    « Il n’y a qu’un parti souverainiste sérieux qui peut avoir une chance de réussir le pays, c’est encore le PQ... point. »

    Nous sommes d’accord, n’empêche que ce PQ est menacé par la réelle fragmentation du vote. Celle qui a fait élire le gouvernement Charest et M. Charest lui-même.

    « S’il y a des membres et des votes à aller chercher c’est à l’ADQ qui compte encore environ 20 % de l’électorat, ( ... ) Si on cherche des alliés, c’est de côté là où il y a de réels nationalistes très près du souverainisme. »

    Très juste, et rien de ce que je propose ne s’y oppose. Faut voir cependant si l’ADQ veut le faire, comme nous le souhaitons. L’Union du Québec souverain dont je parle pourrait bien s’y prêter. L’élection du Président de l’Assemblée nationale augure bien à cet égard... Ces deux-là peuvent collaborer. Ils sont la majorité... Du reste, ils pourraient former un gouvernement de coalition.

    Ce que je souhaite. Je souhaite donc comme vous l’alliance avec l’ASQ, qui a déjà été souverainiste. Pour se démarquer du PQ, elle a inventé l’autonomisme. Cette union dont je parle pourrait être une manière de concilier les deux. Un autonomisme fondé sur la souveraineté du peuple souverain du Québec, qui donne une dernière chance au Canada. Ce qui implique la souveraineté du peuple, ce qui implique la souveraineté de l’État du Québec si le Canada ne respecte pas le principe démocratique du peuple souverain, validant un État du Canada, autonomiste. Si cela n’advient pas, ne reste que la fondation par le peuple souverain du Québec de l’État souverain du Québec.



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