Depuis longtemps, la question de la monnaie a pris son importance au sein des souverainistes. La preuve : si on se fit à la question du référendum de 1980, l’association économique entre le nouvel État du Québec et le Canada aurait prévu l’utilisation d’une même monnaie. 15 ans plus tard, l’entente du 12 juin entre le Bloc, le Parti québécois et l’ADQ prévoyait que le « Québec souverain pourra, de son propre chef, garder le dollar canadien comme devise ».
Ce semble être une vache sacrée que le Québec une fois libre n’en restera pas moins prisonnier des politiques monétaires du Canada. Et si on créait plutôt notre propre monnaie ?
Ce projet est déjà défendu au Québec par le Parti démocratie chrétienne et le Mouvement de libération nationale du Québec. Il faut avouer que cela aurait de nombreux avantages de frapper notre propre monnaie, qu’on pourrait nommer le franc québécois. Le premier est psychologique : le fait d’avoir le profit de Lévesque par exemple plutôt que celui de la reine d’un pays étranger aurait un effet identitaire au sein de la population.
Deuxièmement, un article récent nous apprenait qu’une monnaie québécoise vaudrait environ 73¢. Cela avantagerait nos entreprises qui pourraient ainsi vendre plus facilement leurs produits au sein du marché américain. Cela encouragerait aussi davantage de touristes américains à venir dépenser leur argent au Québec. Enfin, puisque cela leur coûterait un peu plus cher au sud de la frontière, un peu plus de Québécois déciderait plutôt de faire leurs vacances ici, au Québec.
Bien sûr, il y aurait quelques désavantages. Par exemple, les Canadiens viendraient moins dépenser leur argent chez nous. On pourrait faire un accommodement en acceptant qu’un certain montant de dollars canadiens continue de circuler sur notre territoire.
L’indépendance est un objectif en soi, mais il s’agit aussi d’un prélude à la mise en oeuvre d’une véritable « Révolution Nationale ». J’estime que la création du franc québécois (FQ) devrait faire parti des objectifs de cette révolution.
Maxime Schinck
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
