Réponse au texte d’opinion de M. Éric Duhaime.
Le fédéral, protecteur des petits épargnants du Québec !
M. Duhaime propose que le fédéral serai mieux en mesure de protéger les « petits épargnants » du Québec. C’est pourtant « l’incompétence » et la négligence de ce gouvernement qui est la cause du désastre du papier commercial, lequel a occasionné des pertes de 10 milliards au Québec !
Dans son texte d’opinion, M Éric Duhaime (1) soutient que le Québec n’a pas la crédibilité pour défendre sa compétence exclusive en matière de valeurs mobilières vu que par « l’incompétences » de ses institutions, il a été incapable de prévenir le scandale Norbourg. Et il ajoute pour se faire plus convaincant que : « Parce qu’il s’entête encore aujourd’hui à refuser la mise sur pied d’une commission d’enquête publique sur le scandale Norbourg, le gouvernement Charest donne malheureusement raison au gouvernement fédéral de vouloir venir protéger les petits épargnants québécois avec une agence pancanadienne ».
Ainsi donc, aux yeux de cet ex-conseillé de Mario Dumont, qui nous vendait jadis son programme pour pour un ÉTAT AUTONOME du QUÉBEC, il aura suffit qu’un fraudeur déjoue le système pour qu’Ottawa soit justifié de faire perdre au Québec sa commission des valeurs mobilières. L’argument massue de cet « autonomiste » étant que le fédéral serait mieux en mesure de protéger les « petits épargnants » du Québec, qui n’auraient rien à foutre des querelles de juridictions.
Le fédéral mieux placer pour protéger les investisseurs du Québec. On aurait souhaiter que ce fut le cas dans l’histoire du papier commercial : Ce désastre des fameux PCAA aurait pu être évité si le fédéral, qui règlemente et surveille les sociétés de notations, n’avait pas été si « incompétent ». En effet sa négligence aura permit à DBRS (Toronto) d’être la seule société de notation a attribuer une note de AAA au PCAA non bancaire, ce qui qualifiait ce « produit toxique » pour les investisseurs institutionnels (Caisse de dépôt ; Banque Nationale ; Mouvement Desjardins). Or DBRS était en conflit d’intérêts parce que payer par un promoteur de ces produits (Coventree). Sans cette notation il est très peu probable que ce produit aurait trouver un marché ; et le Québec aurait épargner une perte cumulative s’élevant à une dizaine de milliards. C’ est la révélation surprenante (jamais traduite en français) que nous fait un journaliste du Globe and Mail, dans un commentaire portant sur qui porte la responsabilité du désastre des PCAA :
(…) « But the one party that wears it more than anyone else is Canada’s DBRS Ltd. While U.S. rating agencies refused to endorse Canadian paper because of the OSFI-created bank loan flaw, DBRS jumped in and gave the notes its highest ratings. Without the DBRS rating, flawed Canadian ABCP would likely never have found a buyer. Also worthy of question is DBRS’s close relations with ABCP issuers. The firm earned commissions on the notes it rated and wasn’t always quick to share bad news with investors. It had become such a market booster that it rushed to reassure investors it "has no concerns" about the quality of ABCP issued by Toronto’s Nereus, even though the firm was reeling from a management exodus and legal battle with its parent Coventree Inc. ».(2) (..)
Donc, l’incompétence et la négligence du fédéral à mieux encadrer et surveiller les sociétés de notations sous sa juridiction, auront causé des pertes de 10 milliards au Québec. Soit 100 fois plus que les pertes causées par Vincent Lacroix ; contre lequel la Commission des valeurs mobilière a obtenu une sentence exemplaire ; et que le public veut lyncher parce que le fédéral, qui gère sa sentence, l’a libéré hâtivement.
Et, selon M Éric Duhaime, c’est à ce gouvernement fédéral que l’on devrait abandonner notre commission des valeurs mobilière afin de mieux protéger les « petits épargnants » du Québec.
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(1) http://www.vigile.net/Incompetence-dans-sa-competence
(2) http://www.globeadvisor.com/servlet/ArticleNews/story/gam/20071222/RCOVER22
