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« Une nation fatiguée de longs débats consent volontiers qu’on la dupe, pourvu qu’on la repose, et l’histoire nous apprend qu’il suffit alors pour la contenter de ramasser dans tout le pays un certain nombre d’hommes obscurs ou dépendants, et de leur faire jouer devant elle le rôle d’une assemblée politique, moyennant salaire. » Alexis Tocqueville - source
             
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Le droit à la partition
Xavier Dionne
Tribune libre de Vigile
jeudi 8 mars 2007      250 visites


Notre premier-ministre a ramené le débat inauguré lors du référendum de 1980 sur la souveraineté du Québec, soit celui concernant la partition du Québec dans l’éventualité d’un vote positif sur la question référendaire.

Selon l’argumentaire des adeptes de la partition, les fédéralistes du Québec pourraient et devraient se séparer du Québec pour rester sous la juridiction d’Ottawa, peu importe leur emplacement. Il est totalement irresponsable, pour les dirigeants d’un pays qui se dit démocratique, d’évoquer cette possibilité.

Admettons que les nations autochtones puissent effectivement réaliser leur indépendance. Soit.

Cependant, si on suit la logique de messieurs Trudeau, Chrétien, Harper et Charest, les regroupements municipaux à majorité fédéraliste devraient avoir la possibilité de se détacher d’une décision majoritaire au Québec. Parce que sur leur territoire, finalement, une majorité fédéraliste subsiste. Et comme l’invoquait Henry Aubin dans son article Harper’s nation resolution opened the partition can of worms, la résolution Harper définissant « les Québécois » – en anglais comme en français – comme formant une nation au sein d’un Canada uni permettrait aux anglophones de se distinguer de cette nation en raison de leur langue maternelle.

L’erreur d’une telle option, pour les fédéralistes, est manifeste. Si on donne le droit aux fédéralistes du Québec de former des ghettos qui resteraient attachés au Canada, on donne aussi le droit aux municipalités à majorité indépendantiste de se détacher du Canada sans nécessairement obtenir une majorité nationale.

En effet, l’acceptation du projet de partition donne un passe-droit aux souverainistes en leur permettant d’exclure les agglomérations fédéralistes du Québec dans un processus d’indépendance.

Mais, assurément, ce serait irresponsable de la part d’un dirigeant ayant vraiment à cœur les intérêts des citoyens…




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