« W. Lyon Mackenzie, lui, se dirige
vers l’idée d’une république du Haut-Canada.
par les armes s’il le faut… »
« …les forces du parti conservateur sont en mesure
de contrôler les forces émancipatrices ».
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Avec la confirmation de l’indépendance des États-Unis au traité de Paris en 1783, l’arrivée des Loyalistes dans le Haut-Canada et la constitution de 1791, on peut dire que ces événements constituent l’acte de naissance de l’Ontario. La population du Haut-Canada de cette époque forme l’embryon de la société ontarienne de demain. Le fait démographique, entre autres, est particulièrement marquant (cf. DOC., no 1). Par ailleurs, la prolifération des journaux locaux contribuera à propager les idées de réforme et de changement dans le monde de la classe politique canadienne (cf. DOC., no 2). Sans compter les efforts de colonisation et de développement économique et commercial.
Sur le plan politique, les tensions sont fortes entre les coloniaux ou les pionniers, les administrateurs métropolitains et le Family Compact. L’enquête parlementaire de 1828 se prononce contre l’union des deux Canadas. La crise dans le Haut-Canada devient de plus en plus grave. Le problème est porté à l’attention de Londres. Le séparatisme du Haut-Canada prend de la vigueur, mais les forces conservatrices et l’attitude de Londres plutôt favorable aux Canadiens-Français empêcheront pour un certain temps la réalisation de l’établissement d’un gouvernement responsable (cf. RÉF., nos 2, 3 et 4).
Mais, en comparaison avec ce qui se passe en Angleterre et aux États-Unis dans les années 1830, le système électoral et constitutionnel au Canada paraît déphasé (cf. DOC., no 3). Cette situation soulève de l’exaspération quand, en plus, la gouvernance népotique ajoute l’insupportable à l’administration démocratique de la colonie (cf. DOC., no 5).
W. L. Mackenzie désire un Conseil exécutif que le gouverneur choisirait. Par conséquent, c’est le régime du Cabinet qu’il propose : l’exécutif devient responsable devant l’Assemblé (cf. DOC., nos 4 et 5). En revanche, W. W. Baldwin n’accepte pas un gouvernement par la force (cf. DOC., no 6). Il reprend l’idée des Canadiens-Français de 1806 où ces derniers ne réclamaient rien de moins que la responsabilité ministérielle comme en Angleterre (RÉF., no 2). Toutefois, l’opinion de Baldwin demeure ambiguë (RÉF., no 4 et DOC., no 6).


