Le décrochage scolaire et l’indépendance du Québec

Tribune libre de Vigile
mardi 2 novembre 2010
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Décrochage scolaire et l’indépendance du Québec

« Malgré tous les plans d’action mis en place pour lutter contre le décrochage, jusqu’à 65 % des gars inscrits dans certaines commissions scolaires (françaises) n’avaient pas obtenu le moindre diplôme, en 2009, cinq ans après avoir entrepris leurs études secondaires. » http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2010/11/20101102-055600.html

« Le quart des cégépiens qui se sont présentés à l’épreuve uniforme de français, l’an dernier, ont démontré une maîtrise « insuffisante », « très faible » ou même « nulle » de l’orthographe et de la syntaxe. » http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/11/20101102-042806.html

« La situation du français en Amérique sera toujours délicate, mais si vous ne voyez pas le lien entre la condition minoritaire des francophones au Canada – et donc le statut politique du Québec – et l’avenir du français, c’est parce que vous ne voulez pas le voir. » Joseph Facal, La babélisation du Québec, Le Journal de Montréal le 2 juillet 2008 et raison numéro 231 http://coalitionsouverainiste.com/1001raisons.aspx

La langue française est bien plus belle et précise que la langue anglaise et elle n’est pas si difficile à enseigner. Tout ce que cela prend, c’est de la volonté et un environnement propice tel un pays. Les règles de base de la langue française peuvent être contenues sur une page de format lettre.

Qu’arrive-t-il à toutes nos promesses de l’après loi 115 ? Pourquoi avoir si peu manifesté contre les pertes de 40 milliards de dollars à la Caisse de dépôt et placement du Québec, causées par un changement de politique d’investissement de M. Charest et de l’investissement à l’étranger plutôt qu’au Québec ? Allons-nous laisser la corruption s’installer pour de bon au Québec ? Avons-nous la trouille ? Le gouvernement Charest nous assimile, nous corrompt et nous appauvrit ! Qu’attendons-nous pour manifester et forcer de nouvelles élections ?

Est-ce que quelqu’un au Québec fera enfin le lien entre le décrochage scolaire, la pauvre qualité de notre français et la nécessaire création de notre pays ?

Si nos élus souverainistes et nos élites souverainistes ne font pas le lien entre l’actualité et la nécessaire souveraineté du Québec, ils ne font pas leur travail.

Daniel Roy, C.A.

Commentaires

  • Isabelle Poulin, 4 novembre 2010 06h22

    Le décrochage scolaire c’est plus que les chiffres des décrocheurs. Ma mère disait que l’école c’est comme la société, mais aujourd’hui je doute que plusieurs adultes seraient capable d’endurer l’école. La corruption et le capitalisme sauvage a des répercutions chez nos enfants, ’morts ou blessés’ et je peux comptrendre que psrfois en sortir est la seule solution envisageable.

    Il va falloir prendre le temps de relier les sujets de la santé de la population, mode de vie, bureaucratie,corruption, méthodes, marketing, désinformation avec l’école. Il ne s’agit pas de blâmer l’école,les parents ou les profs mais de comprendre comment c’est le reflet de la société.

  • Daniel Roy, C.A., 3 novembre 2010 13h55

    Pardonnez-moi d’avoir envoyé mon texte sans l’avoir revisé pour repérer les fautes. Le voici de nouveau avec l’ajout d’un paragraphe :

    Rien ne nous assure que ceux qui décrochent aujourd’hui raccrocheront. Les chiffres que vous avancez sont encourageants, mais vous parlez de raccrocher au secondaire et probablement pas de continuer au Cégep et à l’université. La formation professionnelle est importante, mais si 65% décrochent, cela fait autant de moins dans les études supérieures et éventuellement dans les postes de direction et les postes très bien rémunérés.

    Les chiffres que vous citez confondent les élèves des secteurs francophones et anglophones. Les anglophones et allophones à l’école anglaise décrochent deux fois moins que les francophones. On s’enligne vers un Québec dirigé et contrôlé par des gens qui ne parleront pas la langue nationale du Québec, le français. C’est ça le plus gros problème à mon avis. Le décrochage des francophones est le lot que toute minorité méprisée subit à travers le monde. Voilà pourquoi le Québec doit devenir un pays. Un pays ou la matière grise et la main d’œuvre francophone sont valorisées.

    Si l’on ne fait pas la relation entre l’actualité et la nécessaire souveraineté, il ne faut pas se surprendre si les 20 % d’indécis restent indécis.

    Daniel Roy, C.A.

  • Daniel Roy, C.A., 3 novembre 2010 12h37

    M. Noel,

    Rien ne nous assure que ceux qui décrochent aujourd’hui raccrocherons. Les chiffres que vous avancez sont encourageants, mais vous parlez de raccrocher au secondaire et probablement pas de continuer au Cégep et l’université. La formation professionnelle est importante, mais si 65% décrochent, cela fait autant de moins dans les études supérieures et éventuellement dans les postes de direction et les postes très bien rémunérer.

    Les chiffres que vous avancez confondent les élèves des secteurs francophones et anglophones. Les anglophones et allophones à l’école anglaise décrochent deux fois moins que les francophones. On s’enligne vers un Québec dirigé et contrôlé par des gens qui ne parleront pas la langue nationale du Québec, le français. C’est ça le plus gros problème à mon avis. Ces le lot de toute minorité méprisée à travers le monde. Voilà pourquoi le Québec doit devenir un pays. Un pays ou la matière grise et la main d’oeuvre francophone est valorisée.

    Daniel Roy, C.A.

  • Jacques Noel, 3 novembre 2010 11h17

    Attention, on décroche beaucoup, mais on raccroche aussi :
    91% des Québécois fininssent par finir leur secondaire alors que la moyenne de l’OCDE est de 82%. Aux USA, c’est seulement 78%.

    « Le tableau 5.4 permet de comparer la situation du Québec à
    celle de plusieurs pays industrialisés de l’OCDE du point de vue de la proportion de titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires dans la population totale ayant l’âge théorique d’obtention de ce diplôme, dans les établissements publics et privés. Ainsi, en 2007, le taux d’obtention d’un diplôme du secondaire au Québec, établi à 91 %, demeure plus élevé que la moyenne des taux des pays de l’OCDE.

    Parmi les 24 pays de l’OCDE représentés dans le tableau1,
    5 ont obtenu un taux de diplomation au secondaire supérieur
    à celui du Québec. Les taux pour le Québec sont inférieurs à ceux de l’Allemagne, de la Finlande, de la Grèce, du Japon et de la Norvège, mais supérieurs à ceux de l’Irlande, de la Suisse, du Royaume-Uni, de la République tchèque, de l’Islande, du Danemark, de l’Italie, de la République slovaque, de la Hongrie, de la Pologne, du Canada, des États-Unis, du Luxembourg, de l’Espagne, de la Suède, de la Nouvelle-Zélande, du Portugal, de la Turquie et du Mexique. »

    http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/indicateurs/

  • Lise Pelletier, 2 novembre 2010 22h54

    M. Roy,

    Il y a longtemps que je me dis que le meilleur moyen d’asservir un peuple est de le rendre ignare.
    Mais le déposséder de sa langue maternelle est carrément abject.

    Je me rappele quand j’étais écolière, l’enseignement du français était moins complexe, durant le primaire :

    1) l’alphébétisation
    2) dictée
    3) grammaire
    4) intégration des 3 autres points

    Plus simple mais tellement plus efficace.
    Aujourd’hui la devise est pour toutes les matières
    "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué"

    Que dire du Ritalin administré à profusion pour calmer les enfants trop turbulents. Conerie et supercherie des pharmaceutiques. Alors que le problème, c’est la platitude de l’école.

    Ce qui amène au découragement pour ceux qui ne peuvent suivre et qui finissent par décrocher.

    De plus, la sur-bureaucratisation du réseau de l’éducation
    fait que les moyens financiers pour aider les jeunes ne se rendent pas jusqu’à eux.

    Lise Pelletier

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