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J’avais 27 ans à l’époque de la scène du balcon de l’Hôtel de ville de Montréal. J’étais en Australie depuis 1965. J’étais loin de la vie politique québécoise. Sur les plages chaudes d’un continent ignoré de l’Amérique mais d’une hospitalité hors du commun.
C’est au pays des kangourous que me sont parvenus quelques échos du voyage célèbre du Président français. La télévision de l’époque avait rapporté certaines images montrant le général sur le Chemin du Roy, et le soir du 24 juillet, le fameux cri du Président français, les bras étendus au balcon de l’hôtel de ville, avec un Jean Drapeau ulcéré, tout juste à ses côtés.
En bas, une foule bigarrée, enthousiasmée, absolument en délire. Ce que la plupart des Québécois ne savent pas, c’est qu’un futur Premier ministre libéral du Québec se trouvait dans la foule. Robert Bourassa, celui qui devait devenir chef de l’État du Québec trois ans plus tard, était de ceux qui applaudissaient à tout rompre le général. Les historiens rapportent qu’il aurait dit à une personne à côté de lui : « Il l’a dit… il l’a dit ». Il a dit ce que vous savez !
Quarante ans plus tard, l’avenir politique du Québec est toujours tout aussi incertain, chaotique. Les Bourassa, Lévesque, Johnson fils, Parizeau, Bouchard, Landry, Charest, ont passé. Et ce peuple qu’on dit sans histoire cherche toujours le moyen d’affirmer ce qu’il est tout en ne brisant pas trop ce qui a été. L’heure vient où il devra nécessairement choisir : se fondre dans un grand ensemble et se taire ou créer une voie originale qui, sans révolutionner le monde, lui donnerait le statut d’une majorité.
Entre la « canadianisation » visible, peut-être l’américanisation inévitable, et l’isolationnisme insouhaitable, il doit bien y avoir une solution qui accommoderait tout le monde.
Le cri de de Gaulle est repris sans cesse depuis cette année de l’Expo. Entre le confort et l’indifférence, il appelle à une liberté qui fait peur et qui ne semble plus enthousiasmer les citoyens déracinés, emportés par le vent des courants contradictoires. Car entre le confort et l’indifférence, bien des gens aiment mieux le confort. Qui mène à l’indifférence.
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Nestor Turcotte - Matane
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Très bien M. Turcotte de Matane,
Nous devons nous faire confiance, nous respecter et ne pas nous dénigrer les uns les autres, que l’on soit souverainistes avec ou sans association, autonomistes ou statu quoistes, en attendant qu’une de ces options, la plus rassembleuse possible, prenne le dessus comme la crème le fait sur le lait sans forcer.
En attendant, soyons patients. L’intelligence collective québécoise va trouver des solutions mais ça ne sera jamais définitif. "Tout est toujours à recommencer n’importe en ce bas monde" l’Empire romain et le 3 ième Reich n’y ont pas échappé.
Je suis à lire les livres de Me. Guy Bertrand, dans sa période fédéraliste, "PLAIDOYER POUR LES CITOYENS" et de Pierre Bourgault, mort indépendantiste "MAINTENANT OU JAMAIS !
Chacun a de bonnes raisons pour soutenir son choix constitutionnel. Me Guy Bertrand semble être revenu plus souverainiste depuis quelques années. Ceux qui pensent que tout est noir dans une option et tout rose dans une autre manquent d’objectivité et devraient se "dépomper" un peu pour ne pas éclater et s’éparpiller en divers partis avec chacun sa petite idée minoritaire et sectaire.
Il semble que mes propos ont été mal interprétés.
Ma position n’a pas changé : le PQ n’est pas un parti indépendantiste.Il ne peut donc réaliser l’indépendance.
Certains pensent qu’il est possible de centrer le PQ sur un objectif qui n’a jamais été le sien.On m’a mis hors de ce Parti parce que j’étais TROP indépendantiste. Ceux qui restent encore dans le PQ sont des opportunistes. Point. Ils fouettent de temps en temps la corde nationaliste.Puis,au pouvoir, ils remisent le violon. J’en ai assez de toutes les complaintes venant de ce péquisme de plus en plus délavé. Il faut faire autrement puisque le PQ ne peut faire ce que nous voulons.
Nestor Turcotte Matane
Bravo monsieur Turcotte !
Voilà un réquisitoire honnête et franc sur la formation d’un vrai parti indépendantiste québécois. Je n’y rajouterai rien d’autre puisque vos paroles sont d’une limpidité extraordinaire. En ce qui concerne la personne qui déclare le manque d’intellectuels au sein du mouvement souverainiste, je lui répondrais qu’au contraire le mouvement indépendantiste québécois regorge de ces personnes. J’aimerais lui demander s’il a écouté les entrevues menées par Marie-France Bazzo durant 11 ans à la radio de Radio-Canada. A titre d’exemple, je voudrais nommer un petit bout de femme comme Hélène Pedneault, qui en déplace de l’air. Croyez-moi ! Non, le problème c’est qu’au PQ, on ne les écoute plus depuis fort longtemps les intellectuels. On n’écoute que les carriéristes, les organisateurs isolés dans leur tour d’ivoire, et autres concepteurs de stratégies fumantes et embrouillées pour prendre ou conserver le pouvoir.
A ceux qui reprochent aux gens qui s’affairent à la formation d’un nouveau parti politique d’ignorer la tâche qui les attend, je tiens à leur dire que nous sommes toutes et tous des militants aguerris, qui travaillons sur le terrain depuis pour certains plus de 40 ans et que le travail ne nous fait pas peur. Par contre la quadrature du cercle avec le PQ, ça achève ! Certaines interventions sur le site de VIGILE sont carrément pathétiques et nous révèlent le travail téléguidé par les gens du national au Parti Québécois, qui tentent de jouer les éteignoires sur notre courageux travail de création du PI.
Ils ressemblent aux passagers d’un bateau qui coule à pic. Cette fois-ci, ils ne nous entraîneront pas avec eux.
Cap sur l’idépendance !
Denis Julien Lotbinière

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