Au Québec, le nationalisme est séquestré
« Après 30 ans de débats sur la souveraineté, 18 ans de pouvoir pour les souverainistes et 2 référendums, le Québec n’a jamais été aussi mal préparé pour faire la souveraineté. » Albert Bertrand
Un des aspects les plus révélateurs dans l’exercice démocratique au Québec depuis l’événement de la prise du Pouvoir par le PQ en 1976, est qu’à chaque fois que le nationalisme politique et économique perd ce même pouvoir, les profédéralistes se renforcent exponentiellement par l’action de gouverner et de contrôler l’administration publique en conquérant plus d’espace politico-économique soustrait à ce même nationalisme québécois, espace d’autorité qui sera employé sans égards contre les intérêts généraux des Canadiens français, puisque ce sont eux, en majorité, qui ont fait de ce nationalisme fondamental et anticentraliste fédéral, depuis les années soixante, l’instrument politique indispensable à leur survie collective.
Jean-Louis Pérez
Vive le Québec libre de caciques, de tricheurs de la politique, de traîtres et de pilleurs des ressources fiscales et naturelles