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Lorsque le conseil national du Parti québécois aura terminé ses travaux et adopté toutes les propositions qui feront l’affaire de la cheffe, Mme Pauline Marois, il deviendra officiellement le premier parti politique schizophrène du Québec. Un genre de parti "à cheval et à vapeur".
D’un côté, on aura le programme officiel du parti adopté lors du XVè Congrès de juin 2005 et qui oblige le Parti québécois à proposer à l’électorat québécois un "projet de pays" accompagné d’un cadre financier national suivi d’un référendum qui doit être tenu "le plus tôt possible" dans le premier mandat.
De l’autre, on aura une "plate forme électorale" votée par le Conseil national qui jettera aux poubelles - illégalement - l’obligation votée en congrès de tenir un référendum et celle de proposer à l’électorat un "projet de pays" avec un cadre financier national. Voir le chapitre 1.2.3 du programme intitulé : "Un projet de pays".
Il y aura là un détournement de parti évident, car, en vertu des statuts du Parti québécois, seul le Congrès a le pouvoir d’adopter le programme du parti.
Jugez-en par vous-même en jetant un petit coup d’oeil sur les statuts du parti :
Congrès national
Article 92 - Le congrès national est l’instance suprême du Parti.
Article 93 - Le congrès national
a) définit les objectifs fondamentaux du parti ;
b) dispose des propositions soumises et adopte le programme et les statuts du parti ;
c) établit les lignes générales d’action du parti.
Conseil national
Article 106 - Le conseil national
a) adopte les politiques visant à préciser et à compléter le programme et les engagements du parti. (...)
c) adopte la plate-forme électorale du Parti.
Même s’il a le pouvoir d’adopter la plate-forme électorale du parti, le conseil national n’a aucun pouvoir ni juridiction pour "défaire" le programme voté en congrès. Tout au plus, peut-il, préciser ou compléter ce programme. Or, dans le présent cas, on "défait" réellement le programme voté en congrès en faisant disparaître et l’engagement référendaire et l’engagement électoral.
Le Parti québécois s’apprête donc à devenir schizophrène et personne, y compris les principaux experts politiques, ne s’en apercoit ou feint de s’en apercevoir et on comprend pourquoi. Pas sûr, en effet, que les fédéralistes et les nationalistes "mous" aimeraient que le PQ propose enfin à l’électorat un vrai "projet de pays", au cas où...
La seule question qu’il convient donc de se poser, à ce stade-ci, est celle de savoir comment l’électorat québécois pourra tenir "une conversation nationale sur la souveraineté" avec un schizophrène, sans y laisser une partie de sa santé mentale.
J’ai juste hâte de savoir comme le parti va s’y prendre pour mettre discrètement aux poubelles le programme officiel du parti voté lors du XVè Congrès. On nage en plein mystère, mais je vais suivre cela de près.
Pierre Cloutier
Mme Labrie,
Surtout n’abandonnez pas ! Michel Gendron parle aussi dans votre sens. Votre ton ferme mais posé aura plus d’effet que nos interventions continuelles qui portent à l’impatience et parfois à l’excès. Si des agitateurs professionnels s’infiltrent aux réunions du parti, il faut les dénoncer et réduire leur influence auprès des non avertis. Merci
Pauline Marois a lançé l’idée d’une conversation nationale. Malheureusement, cela évoque la "parlotte" que Robert Laplante de l’Action Nationale s’évertue à dénoncer depuis quelques années, alors que nous avons besoin d’action, de gestes déterminants de souveraineté. Mais ne sautons pas trop vite aux conclusions. Il y a aussi dans les propositions soumises au Conseil National du PQ de fin de semaine, une volonté de gouvernance nationale et une série de "gestes de souveraineté" qui constituent des actions concrètes, des jalons vers la souveraineté.
Il faut toutefois être plus audacieux, plus déterminés. Pour que la "conversation" soit sérieuse, il faut viser une "CONVERGENCE NATIONALE" au delà des partis qui implique une obligation de résultat. Il faut dégager une majorité solide derrière un consensus découlant d’un débat qui devrait avoir lieu avant la prochaine élection. Un tel consensus est possible. S’il devenait clairement majoritaire désla prochaine élection, rien ne pourrait y résister par la suite. Autement, un gouvernement, quel qu’il soit s’avèrera largement impuissant, encore une fois ! Et que dire des indépendantistes qui resteront sur la touche, sans trop de moyens de véhiculer leur message et surtout de faire avancer l’Option.
Dans mon article "une majorité nationale pour imposer notre propre légitimité" et dans mon livre "La nécessaire alliance" qui sera publié la semaine prochaine, j’explique comment et pourquoi la seule façon d’y arriver est de créer le rapport de force irrésistible qui permettra au Gouvernement du Québec d’agir selon notre propre constitution québécoise (rappelons que la constitution canadienne n’a jamais été soumise au peuple) et d’adopter des lois qui en découlent pour récupérer nos pouvoirs, nos budgets et notre compétence internationale.
Quand à ceux qui veulent manifester leur impatience, plus que compréhensible, je suis sûr que la majorité de ceux qui seront dans la salle du Conseil National la partage également. Alors, cela donne quoi de les conspuer. Avez-vous un plan magique pour nous donner l’indépendance avant les calendes grecques ?
Vous vous trompez Madame Labrie,
La mise au placard de façon illégale et contraire aux statuts du "projet de pays" voté par 2 500 délégués au Congrès de 2005 fait beaucoup plus l’affaire des fédéralistes que des indépendantistes. Même Phéphane Dion s’en rejouit et s’est tout dire.
Comment être content quand un parti renie son programme sans même la peine de retourner en congrès pour prendre le pouls des membres ? Comment être content quand un parti souverainiste met son option au placard pour au moins 10 ans ? Comment être content quand l’élite péquiste n’a pas le courage - je dis bien le courage - de se présenter devant l’électorat avec un projet de pays ? Comment être content quand on bafoue avec un tel cynisme le droit interne du parti ?
Ce qui se fait actuellement au Parti québécois est honteux et indigne de ce parti fondé par l’hyperdémocrate René Lévesque. Même M. Lévesque avait convoqué un autre congrès pour défaire celui de 1981. Ici, on ne prend même pas la peine de le faire et on procède en petite "gang" de 300-400 personnes en violant avec un cysnisme rarement atteint les statuts du parti. C’est tout simplement dégeulasse.
Vous êtes aveugle ou quoi ?
Mme Marois peut bien faire adopter un nouveau programme qui lui plaira. Mais qu’elle ait au moins le courage de convoquer un congrès, qui je le répète, est la seule instance au PQ qui puisse adopter un programme. Vous n’avez qu’à lire les articles 92 et 93.
Comme les autres, je vous mets au défi de me prouver le contraire, mais vous ne le pourrez pas.
Pierre Cloutier
J’ai été frappé de lire l’intervention de Mme Labrie Rlle vient du même comté que moi et que j’ai fait du pointage avec elle lors de la dernière élection.
Toutefois, on ne peut pas laisser le PQ s’enliser dans une proposition aussi vaseuse que celle de l’exécutif national. Le programme de pays dont parle monsieur Cloutier, est un programme de rapatriement de pouvoirs fédéraux. C’est également ce que prônait Gilbert Paquette. C’est un programme de gestion du Québec, comme s’il était un pays.
Nous devons constater que la proposition de l’exécutif national NE PROPOSE PAS ce programme de pays.
Le Québec n’a jamais signé la constitution de 1982 et de 1867. Je vois mal pourquoi il aurait à les respecter. J’explique très mal ce légalisme, ce respect à outrance de l’autorité de nos oppresseurs.
Je vois mal, alors, comment on pourrait rester sagement assis, lorsqu’on nous propose de la gouverne provincialiste. Je vois mal comment je pourrais rester spectateur devant la proposition de l’exécutif national. Appellez moi agitateur, c’est vos problèmes ... Certains me traitent d’hyperdémocrates, d’Ultra-Étapistes. Je commence à faire la collection, n’hésitez pas à me suggérer de nouveaux qualificatifs.
Il y a d’autres propositions au menu. D’autres propositions concurrentes à celle de l’exécutif national. J’aime particulièrement celle de Montréal Centre. Elle est la continuité du programme de pays de monsieur cloutier, elle prone une alliance, comme le propose monsieur Paquette. Celle de Montréal-Ville Marie est également intéressante.
Bref, ce n’est pas terminé. Il y aura une bonne baggare la semaine prochaine. J’y serai.
Gilbert,
Enfin quelqu’un qui a un peu d’expérience au Parti québécois qui répond. Mais, avec le plus grand respect, cher Gilbert, tu réponds à côté du sujet.
Je suis d’accord avec le plan Larose et même avec celui proposé par le SPQ Libre. Mais là n’est pas le problème.
Le problème vient du fait - et il me semble avoir été très clair à ce sujet - que le Conseil national du Parti québécois NE PEUT PAS, en vertu des Statuts du parti - mettre dans le placard ou aux poubelles, le "projet de pays" voté démocratiquement par les 2 500 membres du XVè Congrès de juin 2005. Lis attentivement les articles 92, 93 et 106 (a) et (b) des Statuts et tu vas t’en apercevoir tout de suite.
Depuis quand, au Parti québécois, un conseil national peut-il adopter un programme ? Tout au plus, peut-il, adopter une "plate forme électorale" et dans ce cas, cette plate-forme doit préciser et compléter le programme, pas le défaire et l’annuler. (Voir article 106 (a) et (c) des Statuts).
Donc, il y a un programme officiel qui est celui du Congrès de 2005 et si on veut le modifier, on doit obligatoirement convoquer un autre congrès (ordinaire ou extraordinaire) (Voir article 99).
Ce qui se passe actuellement est grave, inacceptable et indigne de ce parti qui s’est toujours targué d’être à l’avant-garde de la démocratie.
Malheureusement, ce n’est plus le cas.
Ce que je dénonce ce n’est pas tant le fond que la façon dont s’y prend Mme Marois pour faire valoir ses idées. C’est un "coup de force" et cela, à mon avis, éclabousse ce parti et lui fait perdre toute sa crédibilité.
Qui va croire un parti qui n’hésite pas à bafouer ses statuts et son droit interne ?
Sur le fond, comme je te le dis, je n’ai rien contre le plan Larose ou le plan du SPQ libre, dont certains éléments viennent préciser et compléter le programme voté en congrès en juin 2005.
Par contre, même si je trouvais la formule de l’obligation référendaire dans le premier mandat, trop contraignante, on ne peut pas la faire disparaître du programme sans convoquer un autre congrès.
Le même raisonnement s’applique en ce qui concerne le chapitre 1.2.3. du programme qui oblige le Parti québécois à présenter à l’électorat un "projet de pays" accompagné d’un cadre financier national et à en faire le thème de l’élection.
Après le Conseil National de la fin de semaine prochaine, quel sera le "programme" du Parti québécois ? Celui voté en congrès ou le prétendu programme voté par une petite "gang" de 300-400 personnes ? C’est pour cela que je parle de parti devenu "schizophrène".
Comme pour les autres, je te mets au défi, cher Gilbert, de me dire où et comment dans les Statuts du Parti québécois, le conseil national peut "défaire" le programme voté en congrès. Où et comment ?
Enfin, je souligne qu’il est tout à fait légitime pour le membre du PQ que je suis de poser ces questions et de dénoncer ce qui m’apparait comme une violation flagrante des statuts de ce parti.
L’article 15 des Statuts précise que le droit à la dissidence et à la critique doit être constamment respecté.
Gilbert, peux-tu répondre à ma question ? Quant au fond, je suis prêt à en discuter en tout temps.
La seule chose que je dis à ce sujet, c’est qu’après le Congrès de 2005, on avait une stratégie très claire et transparente qui obligeait le PQ à se présenter devant l’électorat avec un "projet de pays" accompagné d’un cadre financier national et pour ce faire, on avait certaines obligations à remplir. Voir le chapitre 1.2.3 du programme.
Boisclair et son équipe ont mis ce projet aux poubelles et nous ont concocter en lieu et place une petite "feuille de route" provinciale incolore, inodore et sans saveur, avec le résultat que l’on connaît.
Quand un parti a peur de se présenter devant l’électorat avec ce qui constitue le "coeur" même de son programme, soit le "projet de pays", on peut dire sans se tromper qu’il s’agit de "lâcheté" pure et simple.
Regardes les choses en face : on va sortir du Conseil national avec des belles paroles creuses comme avant. On va avoir 2 programmes : un officiel, celui du Congrès de 2005 et un officieux, celui de la supposée "plate-forme" du Conseil national et qui sont contradictoires. Celui de 2005 oblige le PQ à se présenter devant l’électorat avec un "projet de pays" accompagné d’un cadre financier national et la plate-forme du Conseil National - qu’on qualifiera erronément de "programme" - qui permettra à Mme Marois et son équipe de présenter à l’électorat un "projet de province" avec quelques promesses pour satisfaire les plus pressés.
Voilà où on en est. Un parti devenu schizophrène avec qui il sera difficile d’entretenir une "conversation nationale sur la souveraineté" sans perdre sa santé mentale.
J’attends ta réponse à ma question.
Respecteusement
Pierre Cloutier
Monsieur Cloutier,
La réponse à la question que vous posez à Monsieur Gilbert est simple : le PQ n’est pas un parti indépendantiste. Il peut défaire, détruire tout ce qu’il écrit ou réécrit. Tout ce qu’il fait est dans une perspective électoraliste. C’est comme cela depuis l’élection du PQ en 1976...
Je viens d’entendre notre chère Pauline nationale à l’émission Larocque-Lapierre. Du verbiage au triple carré !
Il y a longtemps que ne crois plus au PQ. En fait, depuis l’intrusion de l’idée de référendum dans le programme de 1974. 34 ans plus tard, on jase encore du comment faire plutôt de l’urgence et du pourquoi le faire...
Pierre B.
Je suis indépendantiste autant que vous monsieur Cloutier et que de vous tous , sympatisants du Parti Indépendantiste et des rouleurs de têtes des chefs péquistes, mais je comprends que la chef actuelle ne peut promettre de date pour le référendum "subito presto" car il faut bien se l’avouer on le perdrait pour une 3ième fois ce référendum.
Pouvez-vous comprendre qu’il y encore du travail à faire, eh oui c’est comme çà, auprès de TOUTE la population québécoise,qu’il ne faut pas seulement se parler entre-nous péquistes et P.I.istes Il me semble aussi que si les chefs avaient eu plus de support il aurait été plus facile d’avoir également l’attention positive et l’appuie d’une majorité de Québécois
Mais je comprends aussi que c’est votre droit de faire en sorte que le Conseil national soit encore un fiasco,et que nous passions pour une gang de malades(vous dites schizophrènes) qui n’ont rien d’autres à proposer que des chicanes entre souverainistes ?
Mme Labrie,
1) J’ai abandonné (monsieur Julien aussi je crois), ma foi PIiste. Le parti indépendantiste n’est pas une alternative crédible au parti Québécois. C’est un parti autocrate et fermé idéologiquement parlant. L’indépendance ne peut pas passer par un media si étroit.
2) Je n’ai jamais déchiré ma carte du PQ. Toutefois, oui, je suis roulleur de chefs. Le seul chef du Parti Québécois à avoir frôlé l’indépendance, c’est Jacques Parizeau. Nous devons donc constater que le Parti Québécois, s’il veut reprendre le chemin de l’indépendance, doit se dotter à nouveau d’un leadership indépendantiste décidé et cohérent (pur et dur).
3) Nous sommes d’accord sur le report référendaire. Le point soulevé par monsieur Cloutier est à propos du programme de pays. Soit le rapatriement, (possiblement unilatéral) de compétences d’Ottawa. La gestion d’un Québec nation, sans entraves fédérales. Malheureusement, la proposition de l’exécutif national ne propose pas ce programme pays. Elle propose une gestion provincialiste du Québec. Par conséquent, la proposition de l’exécutif national doit être défaite, afin de garder un peu de "santé mentale" dans ce parti, comme le propose Me Cloutier. Aucun référendum n’est nécessaire pour réaliser ce programme de pays. Juste un peu cran et d’audace.
Monsieur Cloutier,
Tout d’abord, je dois dire que je partage votre avis sur l’importance du projet de pays de 2005 et du programme adopté démocratiquement par le congrès. J’ai fait plusieurs interventions à cet égard. Je peux aussi vous dire que Marilyse Lapierre des IPSO, qui conseille Pauline est aussi déterminée que moi à ce qu’il soit véhiculé dans le cadre de la « conversation nationale » ou autrement.
Je partage aussi l’opinion qu’un Conseil National ne peut modifier ce programme qui devra servir de base au prochain congrès prévu en 2009 qui seul pourra le modifier.
La démarche en cours au PQ vise à alimenter la plateforme électorale, pas à modifier le programme, mais je suis conscient que dans l’esprit de tous, on oubliera le vrai progamme et tous les média parleront du « nouveau programme ». Ce genre de distorsion est habituel. C’est malheureux, mais on n’y peut pas grand-chose.
Ce que demande la direction du PQ est de « suspendre l’obligation d’organiser et de tenir un référendum le plus tôt possible dans le premier mandat" pour reprendre exactement les termes de la résolution du Conseil exécutif national. C’est donc qu’on reconnaît que cette obligation existe dans le programme du parti.
Ceci dit, l’important lors de la prochaine élection, pour une fois, est de faire une campagne indépendantiste. Se dégager de l’obsession référendaire remet le focus sur une décision électorale, ce qui est excellent à mon avis.
On ne serait pas là à faire un débat sur le légalisme si le leadership politique du PQ était imprègné d’une culture d’état clairement acquise.
La décision d’abandonner la fixation sur un éventuel Référendum pendant que le Québec recule à la fois sur l’indentitaire et l’économie est salutaire. Choisir de sortir le fédéral des juridictions du Québec (occupé le terrain) en s’inspirant du Plan de M Larose ( Et de M Paquette) dans le but de faire passer le Québec de demi état annexé à celui d’état optimal, en récupérant nos juridictions morceaux par morceaux, est la bonne chose à faire. Ce qui cloche : Mme Marois est incapable de cadrer le débat en terme clair. Ce qui lui manque c’est une doctrine d’état : Un leadership d’état, une stratégie d’état, des actes d’états ; le tout déclinés clairement. Le même plan porté par un Jacques Parizeau prendrait une toute autre allure. En fait la même allure que la Révolution tranquille qui fut conçu par une demi douzaine de personnes qui avaient une stratégie d’état claire : Créer l’état moderne du Québec en posant des actes d’états d’envergures. Cela nous a donner l’Hydro Québec et la Caisse de Dépôts, un cumul de 250 milliards d’actif, ainsi que les structures d’un état modernes et fonctionnels (rappelons que la nationalisation de l’Hydor Qc a fait l’objet d’une élection référendaire, gagné à 54%). Cette stratégie d’état a réussit parce qu’elle était porter par un leadership politique qui avait de la carrure. Ce n’est malheureusement pas le cas maintenant.Ou dirait que “L’équipe du tonnerre” de l’époque a cédé la place aux idéateurs de l’émission Passe Partout si on en juge par la terminologie utilisé pour nous présenter la nouvelle stratégie du PQ.
Cela dit il faut espérer que les délégués vont ramener le leadership à la rigueur que le débat demande. Et que Mme Marois va reconnaitre que son "occupation du terrain" ne doit pas se limiter à L’espace "provincial" dans laquelle le fédéral nous confine. Et que cela suppose un inévitable rapport de force entre deux états qu’il faut assumer
La crédibilité de son leadership se jouera sur la manière qu’elle assumera ce rapport de force. Pour le moment ce n’est pas concluant. Il nous reste à espérer que les délégués vont lui venir en aide. jcpomerleau
Quelqu’un pourrait adresser une contestation judiciaire de la démarche de mise au rancart de l’obligation de tenir un référendum sur la souveraineté. Est-ce que cela règlerait le problème ?
Jusqu’ici, personne ne m’a convaincu qu’avec une société si divisée sur la question nationale, on pourrait faire l’économie de cet exercice démocratique de tenir un référendum.
Dans le fond, en ce moment, ce que l’on pourrait reprocher de plus grave au Pq et sa cheffe, c’est de ne pas faire la promotion de l’indépendance. Ce parti et sa cheffe n’ont à peu près pas de dynamisme. Ils attendent que brille le soleil électoral. Mais le Soleil appartient à Gesca… Sûr que le Pq va avoir besoin d’aide psychologique.
Pour ce qui est des Québécois, je constate ici que beaucoup d’entre nous ne voient pas la même société que moi. Penser qu’on pourrait tenir un référendum demain c’est se mettre la tête dans le sable. Moi je vois des gens profondément colonisés sans estime d’eux-mêmes, qui ont peur et un tissu social de plus en plus déchiré. Ça prend du temps pour détricotter et guérir de ce mal là. Mais si on acceptait notre maladie, nous aurions déjà quelques pas de fait dans la direction de la guérison.
Les bœufs sont lent et la terre est peut-être plus patiente que nous les indépendantistes…
Monsieur Lévesque, s’il est vrai que la terre est plus patiente que les indépendantistes, c’est sans doute qu’elle peut se le permettre, puisqu’elle a du temps devant elle, assurée qu’elle est de tourner sur elle-même autour du soleil jusqu’à la fin des temps, contrairement aux indépendantistes, qui n’ont pas ce temps, bien conscients qu’ils sont qu’il n’est pas assuré que leur peuple continuera d’ainsi tourner avec la terre autour du soleil jusqu’à cette fin des temps. Pas certain non plus que les boeufs conservent leur lenteur quand il y a un tremblement de terre !
L’heure n’est plus au discours. Elle n’est même plus au temps d’être maître de sa maison. Elle est plutôt à celui d’éteindre au plus sacrant l’incendie qui y est prise avant qu’elle ne la consumme entièrement. Face à cette incendie, le P.Q. donne l’impression d’un pompier qui essaie de l’éteindre en plongeant dans la rivière pour le remplir d’eau un seau sans fond dont il s’évertue à en déverser le vide sur la maison en feu ! Une urgence ne saurait attendre indéfiniment !
Gilbert,
Ta réponse est habile, mais ne changera rien à la réalité. L’exercice que le Conseil national s’apprête à faire va beaucoup plus loin que tu l’écris.Pour t’en convaincre, il suffit de lire attentivement le programme voté lors du XVè Congrès. Essentiellement, le programme contient 2 types d’obligations principales, les unes avant l’élection et les autres après.
Parmi les obligations avant l’élection, on retrouve celle de formuler des politiques nationales sur la base du cadre financier d’un Québec souverain :
"La formulation de politiques nationales pour le pays, dépassant la seule gouverne provinciale, s’avère essentielle pour rendre concret le projet de pays et permettre d’énoncer des engagements électoraux pour le pays. Ce projet de pays sera l’enjeu de la prochaine élection.
"Le Parti québécois considère nécessaire de formuler un projet de pays basé sur la déclaration de principes et sur une série de politiques nationales visant à concrétiser le présent programme de pays sur la base du cadre financier d’un Québec souverain. Cette formulation devra être compléte dans les meilleurs délais afin qu’elle puisse faire l’objet d’une large diffusion et d’une promotion active avant la prochaine élection. (Chapitre 1.2.3 B) - Formuler des politiques nationales sur la base d’un cadre financier d’un Québec souverain. (pp. 13-14 du programme)
"Pour rallier une majorité de la population à cet objectif, le Parti québécois doit proposer un projet de pays concret et emballant. Les engagements électoraux du Parti québécois seront définis en fonction de ce projet de pays social-démocrate et s’appuieront, entre autres, sur les données du cadre financier d’un Québec souverain". (Chapitre 1.1 - Enjeu - Proposer un projet de pays)
Parmi les obligations après l’élection, on retrouve, entre autres, A) entreprendre un vaste et profond exercice de démocratie participative, B) Mettre en place l’appareil financier, administratif et législatif et C) Organiser et tenir un référendum et en assurer l’observation internationale.
Si on suspend l’obligation de tenir un référendum, le projet de pays que l’on doit présenter avec un cadre financier lors de l’élection, sera suspendu également, car le référendum est l’aboutissement du processus. C’est ce qui est arrivé lors de la dernière élection. L’Équipe Boisclair a mis le projet de pays au placard pour s’en tenir à une "feuille de route provinciale avec un cadre financier provincial" et l’obligation référendaire est devenue absurde.
Et comme le Parti québécois a perdu, à cause principalement de l’impopularité de son chef, on a déduit à tort que c’était l’obligation référendaire qui en était la cause. Et hop, on s’en débarrasse.
De toute façon, d’un point de vue du droit interne du parti, cela ne change strictement rien à la question que j’ai soulevée, car le CONSEIL NATIONAL N’A AUCUN POUVOIR NI POUR SUSPENDRE L’OBLIGATION RÉFÉRENDAIRE NI POUR SUSPENDRE OU ANNULER LES ENGAGEMENTS ÉLECTORAUX PRIS PAR LE XVÈ CONGRÈS.
Comme je l’ai écrit, même si le Conseil National a le pouvoir d’adopter la "plate-forme" électorale (article 106 c), sa juridiction se limite à "adopter des politiques visant à préciser et à compléter le programme et les engagements du parti", mais pas de les suspendre ou de les annuler.(Article 106 a).
Le Conseil national de la fin de semaine qui vient s’apprête à effectuer un enterrement de première classe du projet de pays voté lors du XVè Congrès et il le fait en violant les statuts et le droit interne du parti. Dans l’opinion publique et dans les faits, on se retrouvera avec 2 programmes, l’un officiel et l’autre officieux et le parti deviendra schizophrène.
Une chose est certaine : lors de la prochaine élection, on aura droit à un "projet de province" et non pas à un "projet de pays" comme l’a demandé le XVè Congrès. Sous prétexte de se débarasser de l’obligation référendaire, on en profite pour "jeter le bébé avec l’eau du bain". Il n’y a pas péril en la demeure. Mme Marois pourrait proposer le "projet de pays" lors de l’élection et demander au XVIè Congrès prévu pour 2009 de lui donner une plus large marge de manoeuvre pour l’organisation d’un référendum. Mais, ce n’est pas cela qu’elle fait, car elle a déclaré vouloir un moratoire de 10 ans. Personnellement, moi je laisserais le mode d’accession ouvert, car rien ne suppose non plus que l’organisation d’une élection référendaire avec une vaste coalition souverainiste ne serait pas une solution dans l’avenir. Si Jean Lesage a été capable en 1962 de faire une élection référendaire sur la nationalisation de l’électricité et de la gagner, on serait certes capable de faire la même chose pour une question plus importante comme l’indépendance de la patrie. Mais, pour cela, il faut du courage et de la volonté...
Pierre Cloutier
La seule toute petite chose que les Québécois ont à faire pour obtenir leur indépendance, c’est de mettre un minuscule petit X dans la case oui d’un bulletin de vote. Et on est même pas capable de les convaincre de poser majoritairement ce geste.
Les Québécois surestiment les implications de l’indépendance au point d’en faire une maladie. Comme si la terre allait cesser de tourner au lendemain de l’indépendance. Avant de songer à un troisième référendum, il faut d’abord déprogrammer ces inepties de notre imaginaire collectif et cela n’est pas une mince tâche. On peut dire ce que l’on voudra du Pq mais tous les reproches du monde ne changeront rien à la réalité d’un peuple profondément colonisé.
Et tant et aussi longtemps que cette société ne fera pas montre d’un farouche désir d’indépendance et élisant majoritairement un parti qui veut faire de cette province un pays, oublions les velléités de déclarations unilatérales. Ça ne marchera pas. C’est comme faire entrer un syndicat dans une shop. Il faut que les gens le veuillent. Autrement, oubliez ça !
La seule chose dont le Pq se rend coupable, c’est de sa mollesse, sa gêne à défendre l’idée de la souveraineté et surtout son racolage électoral. Son chef veut devenir Calife à la place du Calife et relègue la souveraineté au second plan derrière son ambition personnelle de devenir Première Ministre. C’est inacceptable et pour cette raison, ce parti n’est plus un porteur crédible de notre projet national.
@ M. PC,
C’est la 28ième fois que vous écrivez :
"...Le Conseil national de la fin de semaine qui vient s’apprête à effectuer un enterrement de première classe du projet de pays voté lors du XVè Congrès et il le fait en violant les statuts et le droit interne du parti."
À chaque fois que vous le répétez, vous ne faites pas de nouveaux convaincus, mais des nouveaux démissionnaires abstentionnistes.
Aussi, quand vous qualifiez Lévesque de "hyperdémocrate", vous oubliez son "coup de force et d’ogueil" que fut son Renérendum où il exerça son chantage sur les membres...
Et votre "beau sens pédagogique" s’égare quand vous vous impatientez après Mme Labrie : "Vous êtes aveugle ou quoi ?"
Le référendum qui vous obssède, n’avez-vous pas compris qu’il n’est plus que le piège à séparatisss que Chrétin nous a laissé en héritage, par l’intermédiaire de Phéphane ? Pourquoi tant si accrocher quand le problème réside dans la conviction des gens ?
A Monsieur Tanné,
Monsieur CLoutier répète ce que vous ne voulez pas comprendre. Pourquoi un parti se donne-t-il des statuts et règlements si c’est pour que tous et chacun puissent les balancer par dessus bord à la première occasion ?
Personnellement, j’ai fondé le PQ dans ma région. Je l’ai quitté en 1974, lorsqu’on a introduit le référendum dans le programme. Depuis ce temps, je suis resté indépendantiste, mais plus péquiste. Car le « péquisme » est devenu une religion pour certains comme cette autre religion politique que pratiquaient nos ancêtres qui, comme on le disait dans le langage vert de mon coin - pissaient rouge...pissaient bleu. Certains pissent péquiste depuis 40 ans. Ce n’est pas mieux.
Le fond de la question soulevée par Monsieur Cloutier est simple : un parti politique sérieux peut-il bafouer ses règlements et se targuer ensuite d’être démocrate ? C’est à cela qu’il faut répondre.
N.B. Comme mon pays est le Québec, je n’ose pas voter pour le Bloc québécois qui profite toujours, depuis 1993, des largesses et des pensions du régime qu’il veut détruire. Gilles Duceppe touchera plus de 100,000.00$ de pension lorsqu’il quittera le parlement où il ne veut pas que les Québécois siègent. Logique ?
Je n’ai jamais voté au fédéral. Et je ne le ferai pas jusqu’à mort s’en suive.
Pierre B.
M. Tanné aussi,
Au Congrès de juin 2005, j’ai voté contre la proposition de l’exécutif national sur l’ensemble de la démarche référendaire. J’ai dit : "un référendum si nécessaire, mais pas nécessairement un référendum".
Nous étions 3 seulement au micro des contre pour dénoncer cette proposition alors que du côté des "pour", il y avait les gros ténors du parti, dont Mme Marois et Jean-Pierre Charbonneau, l’auteur de la proposition-fleuve sur la "consultationnite participative aigue" (2 consultations populaires + 2 réferendums).
Là aujourd’hui, Mme Marois, qui a la vue courte, veut faire disparaître du programme l’obligation de tenir un référendum le plus tôt possible durant le premier mandat, mais elle en profite également pour faire disparaitre le référendum lui-même, SANS LE REMPLACER PAR UN AUTRE MODE D’ACCESSION À L’INDÉPENDANCE.
Ceci signifie en clair que Mme veut gouverner la "province" de Québec pendant au moins une dizaine d’années avant de réintroduire - quand cela fera son affaire - la démarche référendaire dogmatique.
Si je répète la même chose plusieurs fois c’est qu’il faut revenir encore et encore sur le sujet pour démontrer que le Parti québécois n’a plus aucune morale et qu’il nie ses propres statuts pour arriver à ses fins. ET MONSIEUR TANNÉ AUSSI, JE VAIS LE RÉPÉTER AUSSI SOUVENT Q UE POSSIBLE.
Quant à Mme Labrie, je vois aussi qu’elle est atteinte du syndrome péquiste et il n’y a rien à faire avec cela. Je le sais, car moi aussi j’ai été atteint et "malade" longtemps. Pourquoi, faudrait-il que je prenne des gants blancs avec ces gens, que leur partisannerie péquiste aveugle et qui ne veulent pas lire ce qui leur déplait. Qui ne dit mot consent.
Comme dit le monsieur qui vous a répondu, le plus grand ennemi de l’indépendance du Québec, c’est le péquisme. Y RIEN À FAIRE. Il faut absolument que les indépendantistes sortent de ce parti-là et qu’on recommence à neuf, avec des jeunes+vieux prêts à se relancer dans l’aventure du R.I.N.
Ce sera dur, mais on gardera notre dignité et notre santé mentale loin des schizophrènes prêts à vendre leur mère pour se faire élire et garder le pouvoir.
Cela a commencé avec le congrès de fondation du PQ le 14 octobre 1968 où les délégués - des ex-libéraux et des ex-créditites - ont refusé d’approuver une proposition rendant hommage à MM. Raymond Barbeau, Marcel Chaput, André d’Allemagne et Pierre Bourgault, les chefs de file du mouvement indépendantiste. Voir le Devoir du 15 octobre 1968. En plus, je le sais, car j’ai 35 ans de militantisme dans le corps, nous les indépendantistes avons toujours été traités comme des parias à l’intérieur de ce parti, à commencer par Pierre Bourgault.
Et cela dure depuis 40 ans. 40 ans de simagrées, de distorsions, de manipulation, de langue de bois, de virages, de sous-virages, de lâcheté et de démission, avec une exception sous Jacques Parizeau. C’est un peu "normal" avec des arrivistes et des carriéristes.
Et cela continue avec Mme Marois. Elle veut le pouvoir de façon pathologique,, cette chère Pauline. Elle veut devenir la première première ministre du Québec de façon obsessive. Elle veut le petit pouvoir provincial de merde qui convient tout à fait à sa mentalité de provincialiste. Y A RIEN À FAIRE AVEC LE PÉQUISME. J’aime autant me taper encore 8 ans de pouvoir libéral. C’est tout dire. La dernière fois, moi un homme de gauche, j’ai voté ADQ dans mon coin, tellement je ne pouvais pas blairer André Languedeboisclair. À l’avenir je vais voter pour le candidat du P.I.
Maintenant, juste à entendre le mot "souveraineté", le coeur me lève et j’ai le goût de vomir. VIVE L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC ET QUE LE PARTI QUÉBÉCOIS MEURE DE SA BELLE MORT COMME L’UNION NATIONALE.
BASTA. ON EST TANNÉ EN MASSE EN MASSE, MONSIEUR TANNÉ AUSSI !
Pierre Cloutier Ex-président du PQ Johnson Ex-président du Bloc de Shefford
Je serai bref.
Pour ma part, j’aborde dans le sens de M. Paquette. Le référendum est à mettre en veilleuse. Par ailleurs, il y a des éléments intéressants dans les propositions de l’exécutif national et de quelques régions. Je suis d’ailleurs très content de voir que le courant Larose-Paquette prenne à chaque jour un peu plus de force, au grand dam des ...
M. Cloutier, vous me faites le même effet qu’à "Tanné". À chaque fois que je vous lis, je me sens un peu plus démobilisé. Entre votre légalisme et le début de stratégie politique qu’on commence à nous proposer, je choisis le deuxième. Pas conforme, direz-vous ? Peut-être pas, en effet. Mais j’ai pas envie qu’on rentre dans le mur encore une fois à la prochaine élection. Non, je ne vous suivrai pas.
M. Tanné aussi,
Moi aussi, je serai bref.
1 - Je n’ai jamais demandé à quiconque d’aller se pointer au Conseil National du PQ en fin de semaine. En ce qui me concerne, je n’y mettrai pas les pieds, car cela me donnerait envie de vomir et c’est tout dire après 35 années de militantisme.
2 - Il est très difficile de discuter avec des gens qui ne sont pas rigoureux et qui disent n’importe quoi sans vérifier. Le contraire s’appelle de l’honnêteté intellectuelle et ce n’est pas l’apanage de tout le monde. Dans votre cas, celui de Mme Labrie et M. Ougho, je suis sûr que vous n’avez même pas pris la peine ou le temps de lire le chapitre 1 programme du PQ qui indique, entre autres, ce que le PQ doit faire AVANT L’ÉLECTION. Si vous le faites vous allez vous rendre compte de l’ampleur de la supercherie et du mensonge de ce parti. Vous me faites penser à tous ces catholiques qui ont refusé et qui refusent de quitter l’Église même s’ils y trouvent des choses INACCEPTABLES. Vous êtes atteint de la maladie incurable du "péquisme" qui vous fait perdre tout sens critique et de l’analyse et vous en voulez à ceux qui le font écoeurés qu’ils sont par ce détournement de parti et de la cause indépendantiste. Vous avez la foi du charbonnier péquiste et aucune discussion n’est possible, car ce n’est pas rationnel. En plus, vous avez le comportement du péquiste et du "canadien-français" traditionnel : un bon petit "mouton" bien docile et bien peureux comme on les aime au PQ.
3 - Quand même j’écrirais que le ciel est bleu, avec preuves à l’appui, vous m’allez m’obstiner à mort que ce n’est pas vrai. Alors, je ne crois pas qu’il soit utile ou profitable de poursuivre cette discussion avec un aveugle qui ne veut pas voir et un sourd qui ne veut pas entendre.
4 - Enfin, ayez donc le courage de combattre à visage découvert, M. Tanné aussi. Vous me faites penser à un "Warrior" iroquois masqué. Je ne négocie pas avec les gens masqués.
Pierre Cloutier
P.S. Moi, j’ai publié mon c.v. et mes coordonnées. car contrairement à vous, je suis transparent et je combats À VISAGE DÉCOUVERT ! P.S. En passant, avez-vous encore votre carte du parti libéral ?

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