Vigile.net
Nous indépendantistes, nous aspirons à l’internationalisme mais nos adversaires annoncent qu’ils veulent nous provincialiser de plus en plus. - 1965 - Pierre Bourgault
             
Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
Financement 2008
 10601$  53%  
Objectif : 20000$
Le Parti québécois se déshonore !
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
vendredi 16 mai 2008      256 visites      2 messages


Mme Pauline Marois aura beau répéter ad nauseam, la main sur le coeur, qu’elle est souverainiste, mais entre ce qu’elle dit et ce qu’elle fait, il y a une différence et elle est de taille. Regardons les choses froidement et objectivement par une analyse serrée.

Violation du programme officiel

Sous sa gouverne, le Conseil national du Parti québécois de mars 2008, a non seulement suspendu pour une période indéterminée l’obligation de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec, mais en a profité également, d’un même souffle, pour mettre aux poubelles l’obligation pour ce parti de préparer et de présenter à l’électorat québécois un "projet de pays", c’est-à-dire un projet de souveraineté ou d’indépendance nationale, accompagné d’un cadre financier d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection, comme l’exige le programme "officiel" du parti, qui est encore en vigueur puisqu’il n’a pas été modifié par un autre congrès. Le prochain congrès du parti est prévu pour l’an prochain.

Abolition de l’objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec.

Le Conseil national de mars 2008 a non seulement suspendu l’obligation référendaire et jeté aux poubelles le projet de pays du programme officiel, mais il a en plus, rayé du programme officiel l’objectif premier du Parti québécois qui a toujours existé depuis sa fondation, soit celui de "réaliser la souveraineté du Québec" pour le remplacer par l’objectif secondaire de "faire progresser le Québec, en attendant son accession au statut de pays".Voir à ce sujet la proposition adoptée par le Conseil national de mars 2008, qu’on peut trouver sur le site du Parti québécois.

Il s’agit ici d’une première, car tous les programmes du Parti québécois depuis sa fondation en 1968 - il y aura bientôt 40 ans - ont TOUS affirmé la volonté du Parti québécois de "réaliser la souveraineté du Québec". Même sous Pierre-Marc Johnson en 1987, le programme "d’affirmation nationale" avait gardé intact cet objectif.

Il n’y a rien de très original et de très "progressiste" à affirmer qu’on veut faire "progresser le Québec". Tous les politiciens du Québec et tous les partis politiques provinciaux veulent faire "progresser le Québec". Je ne connais aucun politicien ou aucun parti politique qui se présenterait devant l’électorat en disant qu’ils veulent faire "regresser" le Québec. Donc c’est une phrase qui ne veut strictement rien dire et c’est une phrase "passe-partout" dans la plus pure tradition de la langue de bois.

Quant à l’expression "en attendant que le Québec accède au statut de pays", on voit bien là qu’il s’agit non pas d’une stratégie pro-active basée sur l’offensive, mais d’une stratégie d’inertie nationale où "on attend" que le Québec devienne un pays souverain. En "attendant", on ne prend même pas la peine de proposer justement à l’électorat un projet de pays, de souveraineté ou d’indépendance nationale pour se replier sur la stricte gouvernance provinciale, comme on le verra ci-après.

12 gestes de gouvernance provinciale

En effet, l’’enjeu relié à cet objectif n’est plus de "proposer un projet de pays", mais de poser des gestes de gouvernance prétendument "souverainiste" ou "nationale" tout en gardant la souveraineté comme toile de fond.Or, quand on examine objectivement et attentivement tous les 12 gestes dits de "gouvernance nationale" énénumérés par la proposition votée par le conseil national, on se rend compte que tous ces gestes sont en réalité des gestes de gouvernance "provinciale" qui peuvent être réalisés dans le cadre de la constitution canadienne. Tous, sans exceptions.

* l’adoption d’une constitution québécoise est un projet de loi provincial, qui n’accorde aucun pouvoir additionnel au Québec. L’article 9 le reconnait explicitement. En plus, l’article 13 prévoit que cette constitution provinciale ne peut pas être amendée sans l’accord des 2/3 des membres de l’Assemblée Nationale, soit 83 députés sur 125. En plus, même la constitution canadienne autorise les provinces à se doter de leur propre constitution en autant que certains sujets soient respectés. Voir à ce sujet, les articles 41 et 45 de la Loi constitutionnelle du Canada de 1981 et le projet de loi no 196, déposé par le député Daniel Turp en 2007, avant même que le conseil national adopte sa proposition.

* l’adoption d’une loi sur l’identité québécoise est également un projet de loi provincial qui accorde à ceux et celles qui en bénéficieront des droits provinciaux très limités. Encore là, ce projet, déposé par Mme Marois, l’a été en 2007, avant même l’adoption de la proposition du conseil national.

* Ces 2 projets de loi sont contraires au programme officiel du parti adopté par le Congrès de juin 2005 qui exigeait, entre autres, la préparation d’une constitution d’un Québec souverain et d’une loi sur l’identité d’un Québec souverain. En plus, il n’y a aucune instance du parti qui a autorisé M. Turp et Mme Marois à proposer ces projets de loi qui sont contraires au programme officiel.

* Tous les autres gestes de gouvernance dite "nationale" sont des mesures également "provinciales". Je les énumère : renforcement de la langue française, consolidation de l’enseignement de l’histoire, intégration des immigrants, lutte contre le racisme et la discrimination, préparation d’une décentralisation du Québec, ouverture d’un dialogue avec les Premières Nations, intensification des relations internationales du Québec, déclaration sur la propriété publique de l’eau, repatriement de certains pouvoirs et protection et promotion de la culture québécoise.

* Aucun de ces gestes ne constitue des gestes de rupture qui visent à briser le statu quo constitutionnel canadien ou à changer les rapports de force entre le Québec et le Canada. AUCUN.

Une stratégie conforme à celle de l’empire Gesca

Cette stratégie de repliement défensif, de gouvernance provinciale et de modification de l’article 1 du programme officiel du Parti québécois est tout à fait conforme à l’appel lancé la semaine dernière par l’éditorialiste ultra fédéraliste Alain Dubuc, à la solde de l’empire Gesca, propriété du tout puissant Paul Desmarais, qui, avec la complicité de son "pupille", le président français Nicolas Sarkozy, cherche à faire disparaître toute velléité d’indépendance du peuple québécois. Dubuc l’a clairement expliqué : on ne vous demande pas de renoncer à votre idéal souverainiste, mais de changer de stratégie en modifiant l’article 1 du programme du Parti québécois, en trouvant des objectifs secondaires autres que la réalisation de la souveraineté et en ne posant pas aucun geste de rupture qui pourrait menacer l’ordre constitutionnel canadien. C’EST EXACTEMENT CE QUI EST EN TRAIN DE SE PASSER SOUS LA GOUVERNE DE MME MAROIS. Et tout cela risque de durer fort longtemps, d’autant plus qu’il n’y a aucune "menace" de référendum à l’horizon. La boucle est bouclée. Les décideurs péquistes actuels vont continuer de gouverner la province et on va les laisser "faire la promotion" de la souveraineté en toile de fond en autant que le statu quo constitutionnel canadien soit respecté. Pour dorer la pilule, Mme Marois va même accentuer sa "promotion de la souveraineté", en annonçant des mesures particulières à ce sujet. MAIS CELA NE CHANGERA RIEN À L’ESSENTIEL. Aucun projet d’indépendance ne sera proposé à l’électorat québécois lors de la prochaine élection, aucun geste de rupture de l’ordre constitutionnel canadien ne sera posé et il n’y aura pas de référendum. Les fédéralistes pourront dormir sur leurs 2 oreilles pendant 2 mandats minimum, soit 10 ans. IL Y AURA DONC MORATOIRE sur le projet d’indépendance nationale, un moratoire résultant de la peur des décideurs péquistes, mais également un moratoire souhaité par les fédéralistes.

Violation des statuts

Mais là où le bât blesse, là où on verse dans le déshonneur, c’est la façon dont cette opération a été menée par Mme Marois et son équipe. Je l’ai dit et je le répète et personne ne m’a contredit à ce jour là-dessus ni même répondu : il existe un SEUL programme officiel au Parti québécois et il ne peut pas y en avoir 2, soit un autre programme parallèle et officieux qui vient contredire le programme officiel qui a été voté EN CONGRÈS en juin 2005. Le Conseil national de mars 2008, n’avait en vertu des articles 92, 93 et 106 a) et c) des Status, AUCUNE JURIDICTION ou AUCUN POUVOIR pour modifier le programme officiel et on comprend facilement pourquoi. Un programme d’un parti politique démocratique doit réfléter la volonté de la base des membres de ce parti qui s’exprime lors d’un congrès.

Mme Marois avait parfaitement le droit de dire qu’elle n’était pas d’accord avec ce programme lorsqu’elle s’est présentée à la chefferie et même si elle a été élue - par acclamation - cela ne lui donne pas AUTOMATIQUEMENT le droit de modifier le programme officiel ou de le faire modifier par une instance plus réduite qui n’en n’a pas le pouvoir. Si Mme Marois n’est pas d’accord avec le programme voté lors du Congrès, elle peut fort bien tenter de le faire modifier par un autre congrès, particulièrement celui qui est prévu l’an prochain.

C’est comme cela que tous les chefs du Parti québécois ont procédé depuis la fondation du Parti québécois, en particulier son fondateur, René Lévesque, lors du congrès de 1984 et Pierre-Marc Johnson, lors du congrès de 1987.

Dans le présent cas, il y a eu une DÉRIVE DÉMOCRATIQUE majeure que l’élection de Mme Marois ne peut pas légitimer.

On pourrait aussi, à la limite, faire modifier les statuts du parti pour permettre à un chef de parti ou à un conseil national de modifier le programme officiel, dans des circonstances exceptionnelles, mais, encore là, cette modification doit se faire en congrès.

Conclusion

Sur le fond, les décideurs actuels du Parti québécois se sont déshonorer et se déshonorent en adoptant une stratégie attentiste et provincialiste conforme aux souhaits du représentant de l’empire Gesca et en renonçant au projet de pays, au référendum et à son objectif de réaliser la souveraineté du Québec.

Sur le fond, le décideurs du Parti québécois se sont déshonorer et se déshonorent en violant délibérément les statuts du Parti québécois, c’est-à-dire la légalité interne de ce parti. CELA, C’EST DU JAMAIS VU et C’EST CARRÉMENT INACCEPTABLE.

Pierre Cloutier ll.m
avocat



Vos commentaires:
  • Le Parti québécois se déshonore !
    16 mai 2008, par Daniel Roy, C.A.

    Me Pierre Cloutier

    Félicitation pour votre dévouement de qualité pour la cause. Il se peut qu’il y est un non respect du programme du P.Q. Je devrai relire votre texte et réfléchir plus longuement. L’on doit dire que le P.Q. est tout de même un parti qui veut la souveraineté et Mme Marois le dit à l’occasion mais ce qui manque à présent c’est le pouvoir et les mots pour convaincre la population. Cela fait plusieurs textes que je fais parvenir aux politiciens et certaines élites afin de mettre à au premier plan l’union des forces souverainistes pour atteindre le pouvoir et l’utilisation des argumentaires disponibles ou d’en produire de nouveaux ou tout simplement changer le discours pour le rendre plus percutant afin de convaincre la population. Vous trouverez ci-bas mon dernier texte intitulé APRÈS LES PARTIELLES, LA PROCHAINE ÉTAPE que j’ai envoyé le 15 mai 2008. Vous conviendrez que je me réjouis à l’effet que le lendemain, le 16 mai 2008, le Parti Québécois annonce qu’il tissera des liens avec les autres partis souverainistes et produira un manifeste sous la forme d’argumentaire. Vous verrez aussi dans ma lettre un PACTE ENTRE LES CITOYENS ET LES CITOYENNES DU QUÉBEC que je m’apprète à diffuser. Comme mon influence, mes compétences et mes moyens sont très limités, vous pourriez si vous le désirez avoir des idées pour aider.

    APRÈS LES PARTIELLES, LA PROCHAINE ÉTAPE

    Félicitation au P.Q. pour la victoire dans deux comtés sur trois. Mais attention, ne retournons pas en état d’hibernation jusqu’aux prochaines élections ou référendums. La souveraineté urge et il faut en parler. À ce que je sache, la raison première du Parti Québécois c’est de promouvoir la souveraineté et d’entreprendre les démarches pour y accéder. Veuillez me corriger si je me trompe. En passant, j’aime beaucoup les articles de Mme Marois, « Plus que jamais l’indépendance » dans la Presse d’aujourd’hui et « Stratégie de banalisation » dans la Presse de la semaine passée.

    Considérant que la souveraineté EST ESSENTIELLE pour que la nation québécoise soit en pleine possession des outils nécessaires à son bien-être et à sa survie, et bien rien d’autre ne vaut.

    Le report à demain, de parler des raisons de faire du Québec un pays N’EST PLUS ACCEPTABLE. Vous aviez pourtant promis d’en parler suite au congrès du mois de mars 2008. Avez-vous peur ? Le conseil de la souveraineté de Laval, semble hésiter à publier le reste des Mille et une raisons de faire du Québec un pays. Le conseil de la souveraineté de Montréal a mentionné dans son bulletin de reprise de contact qu’un certain argumentaire a été fait il y a quelques temps, où est-il ? Le conseil a aussi dit d’être en train d’en écrire un autre argumentaire. Pourquoi attendre qu’il soit fini pour diffuser des raisons de faire du Québec un pays ? Vous verrez à la fin de cette lettre deux scénarios sur le futur du Québec.

    La gestion à moitié ou de la moitié de nos impôts par nos députés à l’Assemblée Nationale N’EST PLUS ACCEPTABLE. La meilleure moitié de nos impôts est administrée à Ottawa. Allez-vous rester des gérants d’usine alors que les administrateurs du siège social sont à Ottawa.

    La division des votes francophones N’EST PLUS ACCEPTABLE. Pourquoi un parti marginal qui se dit souverainiste, qui ne peut s’attendre à obtenir plus de 10% des votes, qui ne fera élire aucun député, qui sait pertinemment que ses politiques ne pourront jamais être appliquées efficacement de toute façon tant que l’on restera dans une fédération où les vraies décisions sont prises par une autre nation, bloquerait la route vers la souveraineté. Oui, on a accusé l’argent et les ethnies pour la perte des référendums, moi j’accuse les partis marginaux pour empêcher l’élection du PQ, le seul parti vraiment susceptible de mener à bien le projet de souveraineté. Dans les partis marginaux, j’inclus le Parti Indépendantiste, le Parti Vert, le Parti Québec Solidaire et peut-être le Parti de l’Action Démocratique du Québec.

    Franchement pas besoin d’être Einstein ou Pythagore pour calculer que dans le comté de Hull, si l’on combine les votes accordés au Q.S. 9.72%, au P.V. Q. 7.20%, au P.I. 0.67% et avec ou sans une parti de l’A.D.Q. 3.23%, le P.Q. avec 33.95% l’aurait emporté facilement contre le P.L.Q. avec 45.24%.

    Hull, un comté laissé aux mains du parti assimilateur, le Parti Libéral. En fin de semaine j’étais de passage en Ontario, dont Ottawa. J’espérais rencontrer la Gouverneur Général pour lui dire ce que je pense d’elle pour avoir fait fis de nos aspirations nationales sur la scène internationale. À la place, j’ai vu une communauté francophone minoritaire qui ne se fait et ne peut plus espérer se faire servir en français. Vous vous rappeler de l’enquête du Journal de Montréal sur le français, où à Montréal, il est fréquent de s’attendre à une conversation bilingue entre un client et un commerçant. Le commerçant parlant en anglais et le client parlant en français et bien à Ottawa ce n’est pas fréquent, c’est la norme. Gens de Hull, vous vous être fais avoir encore une fois. Avec les Libéraux, votre ville deviendra bientôt une ville qui se dit bilingue comme Ottawa mais qui dans les faits est anglophone. Disons la vérité, le Canada n’est pas un pays bilingue, c’est un pays anglophone avec quelques services gouvernementaux dans les deux langues et une province qui se prend pour une autre avec une Loi 101 qui n’en n’est pas vraiment une. (Selon la Gazette du 27 avril 2008 Bewitched by the notion of a country with two official languages, Canadians have become blind to bilingualism’s obvious failings. Bilingualism : an ideology, not a reality.)

    Une coalition de partis politiques souverainistes assurerait l’élection du parti souverainiste le plus susceptible d’être élu, le Parti Québécois et permettrait une meilleure visibilité des partis marginaux car ces partis marginaux pourraient être à l’assemblée nationale pour faire valoir leurs politiques. La coalition accorderait la possibilité aux partis marginaux de faire élire un député (probablement leur président) sans opposition dans un comté gagnant. En échange ces partis accorderaient leurs appuis au Parti Québécois dans sa démarche pour l’accession à la souveraineté du Québec et évidemment ces partis marginaux n’auraient pas la possibilité de présenter d’autres candidats dans les autres comtés jusqu’à ce que le Québec devienne un pays. Oui, il serait bien d’avoir le président du P.I. à l’Assemblée Nationale, un avocat bien articulé qui pourra dire les vérités que le P.Q. n’ose dire. Ce serait aussi bien de voir la présidente de Q.S. pour un peu plus d’empathie envers le monde ouvrier. Ce serait bien de voir le président du P.V.Q. pour rendre les choses un peu plus écologique. Et ensemble avec le P.Q. au pouvoir entreprendre les démarches pour l’accession à la souveraineté, l’indépendance, la sécession, etc. d’ici la fin de l’année 2009.

    Après avoir reçu de nombreux commentaires et suggestions, le projet de Pacte entre les citoyens et les citoyennes du Québec a été modifié. Ce pacte peut encore être amélioré. Il peu être copié, collé et imprimé. Il sera envoyé en communiqué de presse le 20 mai 2008 aux différents journaux québécois, français (Figaro, Le Monde Diplomatique etc.) et les associations de communautés culturelles du Québec. Dans La Presse du 9 mai 2008, une page complète sur les aspirations nationales de la société palestinienne a été publié par la Coalition pour la justice et la paix en Palestine et signé par plusieurs syndicats et partis politique tels que le parti Q.S. Voulez-vous m’expliquer pourquoi on ne ferait pas pour notre nation ce que l’on fait pour les autres nations. Appuyons ce pacte ou un pacte modifié mais appuyons quelque chose.


    Pacte entre les citoyens et les citoyennes du Québec

    Attendu qu’au cours des 249 dernières années, les Nations Britannique et Canadienne-anglaise ont commis un génocide à l’endroit des francophones du Canada et de la Nation Québécoise, dans le but avoué d’assimiler et d’éliminer le fait français en terre d’Amérique. On a utilisé la force pour occuper notre territoire. On a tué nos soldats, déporté nos gens, brulé nos fermes, violé nos femmes, volé nos terres, fermé nos écoles, lancé des injures, fait preuve de racisme, pendu nos chefs, traduit et approprié notre nom de Canadien, traduit et volé notre hymne national, interdit l’accès aux postes de directions, versé des salaires de crève-faim, imposé une autre langue au travail, causé la détérioration de notre langue, imposé un régime politique, provoqué l’exode de gens, retranché notre territoire, ordonné les conscriptions, appliqué les mesures de guerre, modifié la constitution, désavoué nos lois, triché durant les référendums, dépensé injustement nos impôts, etc.

    Attendu que depuis 249 ans, les Nations Britannique et Canadienne-anglaise ont privé la Nation Québécoise de son droit à l’autodétermination.

    Attendu que seule la souveraineté du Québec fera cesser les injustices et donnera les outils nécessaires à la Nation Québécoise pour assurer son bien-être et son avenir.

    Nous, Québécois et Québécoises :

    Exigeons des excuses et une compensation financière au moins équivalente à la part actuelle du Québec dans la dette fédérale du Canada.

    N’allons pas diviser les votes aux prochaines élections et allons voter pour le parti souverainiste le plus susceptible de prendre le pouvoir afin d’engager les moyens démocratiques nécessaires pour que le Québec devienne un pays.

    Nous, membres des minorités culturelles et des premières nations du Québec :

    Anglophones, Juives, Italiennes, Chinoises, Grecque et autres, en tant que Québécois et Québécoises et membres à part entière de la Nation Québécoise, connaissons les injustices subis par l’un des deux Peuples fondateurs du Canada et donnons notre appui à la majorité culturelle française du Québec qui désir un pays, le Québec.

    Nous, représentants des partis politiques du Québec :

    N’allons pas diviser le vote aux prochaines élections et allons faire élire une coalition de partis souverainistes afin d’engager les moyens démocratiques nécessaires pour que le Québec devienne un pays.

    Écrit par : Des citoyens et citoyennes du Québec pour la coalition des forces souverainistes.


    La désaffection de nos élites influentes envers la cause souverainiste est navrante et j’aimerais citer une expression extrait de l’article Où êtes-vous donc ? Par Jacques Lanctôt sur Canoe.ca : Si celui-ci nous pisse dessus, on préfère dire qu’il pleut… »

    La propagande fédéraliste canadienne s’infiltre partout au Québec. On a des éditorialistes de la presse écrite qui réécrivent l’histoire ou qui nous disent de déposer les armes alors que tous les canons sont braqués sur nous, des propriétaires de stations de radio qui congédient ses animateurs souverainistes, des maires qui prétendent que l’on ressort nos démons, une autre nation qui se donne tous les droits parce qu’elle finance notre fête.

    Deux scénarios pour le futur :

    1)En 2008, on promet des beaux gestes de souveraineté, une loi 101 plus forte et de donner les raisons de faire du Québec un pays. En 2010, le parti Libéral est réélu au pouvoir avec 40% des votes, le PQ à l’opposition et les partis marginaux se partagent le 60% restant. En 2014, les changements à la loi 101 ne sont toujours pas adoptés à l’Assemblée Nationale à cause du refus du parti au pouvoir. En 2030, les francophones au Québec ne représentent plus que 45% de la population du Québec et un nouveau parti souverainiste voit le jour et promet de diffuser les raisons de faire du Québec un pays ….. 2)Demain le 16 mai 2008, c’est le début de la RÉVOLUTION MOINS TRANQUILLE, et comme m’écrivait une personne sur le Forum Le Québécois : Nos politiciens et autres élites influentes du Québec se mettent à « … répandre de la pensée patriotique afin de susciter une effervescence, une ambiance collective propice à la libération nationale… » On a plus peur de dire pourquoi on veut un pays et on a plus peur d’entreprendre les actions nécessaires. Nos députés font une grève de la faim. On exige des excuses et une compensation financières pour toutes les injustices commises à notre endroit. Le P.Q. prend le pouvoir à l’automne 2008, la population réclame un référendum au printemps 2009 et le Québec devient un pays le 31 décembre 2009. Certain récalcitrant prétendent que le Québec est divisible. On leur répond, vous voulez jouer au Monopoly, alors nous vous échangeons la ville de Westmount contre 1/3 de la superficie de l’Ontario. Vous voulez Hamstead, alors donnez-nous 1/2 du Nouveau-Brunswick. Vous voulez Côte-St-Luc. Alors Terre-Neuve est maintenant à nous.

    La course à pied ou en patin à roulette vers la souveraineté : à suivre après la fête des Patriotes.

    Salut,

    Daniel Roy, C.A.


  • Le Parti québécois se déshonore !
    17 mai 2008, par Gilles Bousquet

    Intéressants commentaires de M. Daniel Roy qui écrit : « vous voulez jouer au Monopoly, alors nous vous échangeons la ville de Westmount contre 1/3 de la superficie de l’Ontario. Vous voulez Hamstead, alors donnez-nous 1/2 du Nouveau-Brunswick. Vous voulez Côte-St-Luc. Alors Terre-Neuve est maintenant à nous. »

    On leur a déjà envoyé M. Jean Chrétien qui habite maintenant Ottawa. S’ils veulent Westmount, on pourrait leur offrir M. Stéphane Dion parce que je doute du succès de votre jeu de Monopoly. Je crois, qu’à la place de Terre-Neuve et d’une partie du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, on reçoive l’armée canadienne "full-bilingue" si on ne veut pas leur céder leurs fiefs anglos québécois comme ceux mentionné où il manque, dans votre liste, tout le nord québécois avec leurs indiens anglicisés qui voteraient pour faire partie du ROC. Ils rvendiquent déjà la Baie James et toute la toundra québécoise jusqu’au pôle nord.


  • Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
    Joignez-vous aux Amis de Vigile.
  • Objectif 2008: 20000$
     10601$  53%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    4/07 Gilles Bousquet : 25$
    4/07 Jean-Pierre Papineau : 50$
    2/07 Roger Audet : 25$
    1er/07 Claude Bariteau : 250$
    30/06 Rémi Tremblay : 20$
    26/06 Anonyme (AG) : 20$
    26/06 Jean-Pierre Lavoie : 25$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net