Le PQ veut renouer avec les Québécois, tant mieux.
Les souverainistes sont tannés du flou et de l’indécision. Ils veulent un plan d’action qui s’inscrit dans un horizon menant à l’indépendance.
Si le plan qu’il propose ne paraît suffisamment radical et crédible, si le leadership se révèle faible ou indécis, le PQ ne réussira pas à convaincre sur ce point. Dans ce cas, les Québécois ne voteront pas pour lui. Ce qui le condamnerait à la disparition. Ce qui laisserait la place à un parti plus jeune, plus radical, plus décidé.
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Le PQ ne réussira pas à convaincre si...
Si le PQ refuse de franciser les cégeps. Cette mesure est absolument nécessaire pour endiguer la croissance du secteur anglophone aux dépens du secteur francophone. D’ailleurs comment prendre au sérieux la francisation des entreprises si la main-d’oeuvre ne l’est pas... Il faut jumeler ces deux politiques. Évidemment, cela demandera du courage, mais il le faudra car l’enjeu identitaire l’exige.
Vigile
Si le PQ refuse d’annoncer dès maintenant la réouverture du contrat avec ALCOA, un véritable scandale aux frais des contribuables québécois. Le PQ doit augmenter le prix exigé pour ses kilowatt-heure. Il doit de plus exiger un plan de transformation de l’aluminium au Québec. Surtout, il doit retirer cet engagement de garanti de prêt en faveur d’une multinationale capable de financer son développement autrement qu’en siphonnant les ressources fiscales des Québécois.
Vigile
Si le PQ ne s’engage pas à combattre fermement et efficacement cette fumisterie qui veut que tous les élèves du Saguenay Lac St-Jean doivent obligatoirement parler anglais pour gagner leur vie
Ce qui ne signifie pas que la connaissance d’une langue seconde et même tierce ne soit pas un enrichissement, on s’entend. Mais continuer de prétendre que tous les québécois doivent absolument connaître l’anglais sur le bout des ongles pour gagner leur vie, je trouve ça parfaitement maladif comme attitude. Et ça donne l’exigence d’un bilinguisme fonctionnel dans des emplois sans aucun rapport avec la connaissance de l’anglais. (...)
Et le PQ ce sera quoi au juste sa position et son plan d’action pour que le français soit la vraie langue du Québec ?
Gilles Théberge, 7 mars 2008
Mme Marois doit annoncer que l’éducation sera non seulement en français d’un bout à l’autre, mais qu’elle assurera la compétence professionnelle des Québécois, nécessaire pour qu’ils remettent eux-mêmes le chantier en marche vers ce Pays qui peut arriver.
Pour y croire, les Québécois ont besoin d’espoir. Mais d’espoir pour le court et le moyen terme. Les Québécois se maintiennent pauvres, dans le Canada. Ça les mène au manque d’éducation, au sous-emploi, à la dépendance, à l’humiliation défaitiste. Parfois même perte de dignité humaine, pour cause de survie…(inexcusable mendicité à Montréal !)
Récemment, M. Parizeau n’a pas parlé que de la Bourse et de la Banque. Son discours d’octobre dernier, lors du 90ième anniversaire de l’Action nationale, développait abondamment l’idée de refaire le système d’enseignement professionnel et technique au Québec. Le faire avec la même force qu’au temps de la Révolution tranquille. Cela veut dire de gros changements. D’ailleurs, insiste-t-il, quand les Québécois disent qu’ils veulent faire les choses graduellement, cela veut dire, généralement, qu’ils ne veulent pas les faire. Et il donne comme exemple marquant : l’étapisme !
M. Parizeau fonde cette urgence sur le décrochage scolaire, notamment des garçons (jusqu’à 30%, dit-il). Il s’en indigne avec véhémence : « Quel gaspillage inouï de talent ! ». Ce gaspillage, précise-t-il, n’est dû ni au fédéral, ni à la mondialisation, ni au capitalisme sauvage, ni au syndicalisme rigide. Il est dû à notre incapacité de comprendre que dans le monde d’aujourd’hui, la seule richesse naturelle vraiment payante est celle que l’on a entre les deux oreilles. Le texte suggère des exemples de pays à observer à ce sujet. (Allemagne…) Cf. Jacques Parizeau : « Le projet d’une génération ? » L’Action nationale, numéro spécial 90ième anniversaire, nov./déc. 2007. pp.14-30
Ouhgo, 7 mars 2008
- Si le PQ ne renforce pas l’application de la Loi 101
1) L’application des clauses d’accès scolaire de la loi 101 aux Cégeps est absolument essentielle. Le réseau anglais est en croissance rapide à Montréal tandis que le réseau de langue française est en décroissance ou stable dans beaucoup de régions du Québec. Prétendre franciser la langue de travail sans franciser la formation est une fumisterie.
2) L’engagement à ignorer le jugement de la Supreme Court of Canada si jamais cette cour venait à invalider la loi 104.
3) Ne pas construire le méga- "McGill University Health Center".
4) Franciser les entreprises de 50 employés et moins. Le non-respect de la loi devrait entraîner des conséquences significatives.
Frédéric Lacroix, 7 mars 2008
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