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Si le Parti Québécois ne recentre pas son discours sur la nécessité de réaliser l’indépendance du Québec pour le développement optimal de notre nation française tout en préparant et présentant un programme de pays détaillé lors des prochaines élections, alors il ne pourra que se marginaliser, puis finalement disparaître du paysage politique.
En désirant mettre l’idéal indépendantiste sur la glace au prétexte que les citoyens ne désirent pas de référendum, le PQ commettrait la plus grave erreur de son histoire. La raison d’être de ce parti consiste en la réalisation de l’indépendance du Québec. Sans ce projet, le PQ ne pourra jamais gagner une élection. Tenter de repositionner le parti sur l’axe gauche-droite n’y changera rien. Si le PQ se positionne trop à droite, il perd les militants de gauche. S’il se positionne trop à gauche, il perd les militants de droite. La seule raison qui rassemble les militants du PQ, c’est l’indépendance du Québec. Le seul élément fédérateur du PQ est l’objectif de faire du Québec un pays.
Ce constat se veut d’autant plus juste, que malgré la déconfiture du PQ, les Québécois appuient toujours la création du pays à hauteur de 45% toutes allégeances gauche-droite confondues. Si le PQ n’a récolté que 28% des votes le 26 mars dernier, c’est que depuis le vol de 1995, ce parti s’est non seulement éloigné de la promotion de la nécessité de l’indépendance nationale, mais s’est embourbé dans le dogme référendaire et entêté à proposer un programme de gestion provinciale.
Les Bouchard, Landry et maintenant Boisclair n’ont absolument rien fait pour convaincre les Québécois de la nécessité de réaliser l’indépendance. Depuis quand parler de référendum équivaut à la promotion du projet indépendantiste ? Pire, les indépendantistes, devant le manque flagrant de leadership de leurs chefs successifs depuis la démission de Parizeau, se sont progressivement découragés au point de s’abstenir de voter ou de signifier leur ras-le-bol en votant pour d’autres partis.
À cet effet, les résultats de l’élection de 2003 auraient dû servir d’avertissement. Mais non, le PQ a continué à faire comme si rien ne s’était produit. Le parti est demeuré aveugle à la désaffection grandissante des indépendantistes. Plutôt que de tirer les conclusions qui s’imposaient, Landry lance la saison des idées tout en sachant qu’il ne dérogerait jamais du dogme référendaire. Réultats ? Le parti s’engage à tenir un référendum le plus tôt possible à l’intérieur du prochain mandat sans développer et mettre en œuvre un programme de pays, puis Landry démissionne sur un coup de tête. Boisclair lui succède, mais l’orientation politique et la stratégie d’accession à l’indépendance ne sont pas modifiées. Le nouveau chef perpétue la confusion référendum - pédagogie de l’indépendance.
Sans véritable promotion indépendantiste depuis l’automne 2005, sans programme de pays à proposer à la population, sans discours identitaire axé sur la défense de notre langue française et notre culture propre, le PQ et son chef ont lamentablement échoué. Plus de la moitié des indépendantistes, compte tenu du taux élevé d’abstention (vote réel du PQ = 20,2%), a refusé d’appuyer le PQ sclérosé et son chef timoré.
Le PQ saura-t-il enfin tirer les bonnes conclusions ?
L’intervention de Louis Bernard tombe à point. Bien que croyant qu’une élection référendaire soit suffisante à la déclaration d’indépendance, je partage l’ensemble de l’analyse de ce grand personnage. Le PQ doit se concentrer dès maintenant à la promotion et la préparation de l’indépendance du Québec. S’il ne se consacre pas entièrement à cette tâche, le reste des indépendantistes le délaisseront au profit d’autres partis reflétant davantage leurs préoccupations matérielles. Aux prochaines élections, le parti doit se présenter devant les citoyens avec un programme de pays, seul projet de société pouvant lui permettre de reprendre le pouvoir et enfin réaliser l’indépendance du Québec. S’il ne le fait pas, il mourra.
Éric Tremblay, avocat
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Le programme de pays a été voté au congrès de juin 2005. On s’en est débarassé ensuite, comme on jette une camisole de force. Pour la nième fois. On peut bien croire que le PQ va s’y mettre résolument la prochaine. Moi, je ne crois plus à ces gens-là qui écrivent, disent et ne font jamais. « Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves ! »
Le Québec a ce qu’il mérite. Il élit des mous et ça conduit au monde des caméléons. Le plus bel exemple se trouve dans le chef actuel que d’aucuns ont condamné durant la course à la chefferie, mais l’ont appuyé la veille du scrutin.
LE PQ est déjà mort. Il ne porte plus que l’étiquette. Le nouveau logo ressemble à un sabot de Denver. Il bloque. Comme le Bloc à Ottawa.
Passons à autre chose. Bâtissons un MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE, DÉTACHÉ DES PARTIS POLITIQUES. Le reste suivra.
Nestor Turcotte Matane
C’est clair et limpide : la souveraineté du Québec doit être la priorité suprême du PQ afin de reprendre le pouvoir pour arriver à faire de la Nation Québécoise un nouveau pays pour le monde, et pour assurer sa survie comme peuple distinct.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070403/CPACTUALITES/704030548/1019/CPAC TUALITES
Seule la convergence de la majorité des Québécois vers leur statut de souveraineté nationale peut résoudre la crise de division sociale et politique que nous vivons aujourd’hui au Québec, afin d’éviter des lendemains beaucoup plus instables socialement et économiquement, dû à la mondialisation et aux pillages des ressources fiscales et naturelles du Québec.
Jean-Louis Pérez (membre du PQ)
Tout à fait d’accord avec vous. Le plus grand problème du PQ c’est le dogme référendaire concocté par le collaborateur de la GRC, Claude Morin, sur une idée de 3 hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral. Voir à ce sujet le livre de Claude Bariteau "Pour sortir de l’impasse référendaire".
Les étapistes sont les vrais radicaux du PQ, comme le dit si bien Robert Laplante, le directeur de l’Action nationale. Ils se sont enfermés dans ce dogme depuis de nombreuses années et refusent d’en sortir au point de transformer ce grand parti national en faction insipide, incolore, inodore et sans saveur.
Affligeant de les voir aller !
Pierre Cloutier

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