Celui qu’on appelait « Le robin des banques » quitte l’organisation qu’il
a créée il y a 15 ans, soit le Mouvement d’éducation et de défense des
actionnaires. J’imagine qu’il était en quelques sortes essoufflé et fatigué
de voir que malgré son travail acharné, les résultats étaient très mitigés.
Un organisme de moins de 1,500 membres, qui devrait en avoir 100 fois plus. Contestataire émérite, c’était de toutes évidences une personne qui avait le cœur à la bonne place et qui croyait fortement aux principes qu’il défendait si ardemment. C’est avec tristesse que comme membre du MÉDAC je le vois partir.
Malgré ses interventions qui auront malgré tout engendré certains changements dans les façons de faire de certaines banques et entreprises privés cotés en bourse, il reste beaucoup de travail à faire. Même si Monsieur Claude Béland, un homme très compétant prend la relève, il ne peut seul défendre les intérêts des petits actionnaires. Les actionnaires doivent de un, joindre le mouvement en tant que membres, et deux, se présenter aux assemblées des actionnaires et intervenir. En plus, les petits investisseurs doivent dénoncer publiquement la situation dans laquelle nous sommes et demander l’intervention de nos politiciens et politiciennes afin que des changements majeurs dans les domaines d’administration de nos institutions bancaires et des valeurs mobilières soient engendrés.
Je dénonce le « je-m’en-foutisme » et le silence de la population qui se fait arnaquer de tous bords, arnaques qui résultent en grande partie au beau portrait économique et financier dont nous sommes témoins aujourd’hui. J’irais même jusqu’à dire qu’on mérite presque la situation de crise financière dans laquelle nous sommes aujourd’hui.
Malgré des pertes sans précédant de capitaux importants des investisseurs, de pertes sans précédant de plan de retraites entiers, la plupart des investisseurs tolèrent encore que les hauts gestionnaires se gavent de rémunérations visiblement exagérées. En plus de se montrer publiquement à bord de jets privés et hélicoptères sans le moindre regret. Des avions qui devraient en toute logique être vendus pour renflouer les coffres, et prévenir les mises à pieds. Des avions qui sont bien souvent utilisés pour des raisons autres que celles reliées à l’entreprise.
Rien n’a changé dans ce monde sans avoir brassé la cage un peu, ni sans l’intervention de contestataires et activistes. C’est toute la société qui bénéficie de leurs interventions ! Merci Monsieur Michaud.
Maintenant en tant que citoyens, citoyennes et petits investisseurs, ça va prendre combien de scandales et crises financières avant de se réveiller ? J’ai l’impression qu’il faut que les investisseurs aient tout perdu avant de réaliser comment la situation est critique.
Yves ROSS
Victoriaville, Québec.
L’auteur est membre du MEDAC depuis 5 ans. Il préconise l’éducation financière dans nos écoles afin d’outiller nos jeunes à mieux se préparer financièrement dans leur vie de tous les jours. Autodidacte, il est un participant actif et critique de l’administration publique et du monde financier.
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