Corruption et construction

Le DG de la FTQ préfère toujours l’enquête policière

lundi 23 novembre 2009

Le directeur général de la FTQ Construction, Richard Goyette, continue de rejeter l’idée d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur les activités de corruption dans le milieu de la construction.

« Je n’y crois pas et je n’y ai jamais cru », a confié lundi soir à RueFrontenac.com le leader syndical. Richard Goyette a même minimisé la portée de l’intervention de l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), un syndicat qui regroupe les 5000 agents de la SQ, qui réclame une telle commission d’enquête. Le syndicat estime que l’arrestation et la condamnation des fraudeurs « ne seront pas suffisantes pour faire changer le système d’attribution des contrats de travaux publics ».

« J’ai davantage confiance au travail des policiers sur le terrain qu’en leur syndicat, qui utilise cet argument (d’une commission d’enquête) en guise de moyen de pression », a insinué le directeur général de la centrale syndicale.

On sait que le président de l’APPQ, Jean-Guy Dagenais, doit faire parvenir une lettre au ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, ainsi qu’à la ministre de la Justice, Kathleen Weil, pour aborder cette question.

« Je pense qu’une enquête publique est un incontournable. [...] Ce qu’on dit, c’est oui aux enquêtes policières qui vont sûrement servir à porter des accusations et à traduire des gens en justice. [...] Quand on dit qu’il y a des milliards qui vont dans les poches des contracteurs, il faut s’assurer que ces milliards-là s’en vont dans les bonnes poches. Si on veut faire un travail positif, ça va prendre une enquête publique. [...] Je pense qu’on n’a pas le choix pour modifier les façons de faire », a dit M. Dagenais dans des propos rapportés par RDI.

Il y a une semaine, la Fraternité des policiers de Montréal avait à son tour réclamé une enquête publique.

Projet de loi 73

La pression s’intensifie sur le gouvernement Charest au moment où les syndicats et les organismes patronaux de la construction commencent à déposer leurs mémoires, à Québec, en vue de l’adoption du projet de loi 73 sur la criminalité.

La FTQ-Construction déposera un mémoire, ce matin, pour « éclairer le gouvernement sur ce que c’est, la criminalité », a souligné Richard Goyette, avec une pointe d’ironie.

« Nous en avons des solutions pour le gouvernement. Nous dénonçons le blanchiment d’argent et nous voulons donner les moyens (au gouvernement) pour contrer ce fléau. Nous savons comment faire », a dit le directeur général du syndicat.

Il constate que le travail de la SQ, dans le cadre de l’opération Marteau, pourra « permettre de faire sortir les délinquants des chantiers ». « Mais si on veut faire le ménage, ajoute-t-il, il faudra mettre plus d’efforts pour empêcher le travail au noir. »

A-t-il l’intention de parler de Tony Accurso lors du dépôt de son mémoire ? « Encore faudrait-il démontrer qu’il a fait quelque chose. Est-il seulement coupable ? », a conclu le syndicaliste sans élaborer davantage.


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