Vigile.net
« Ce qui arriverait en demeurant dans le Canada, ce qui arrive, ce qui a constamment tendance à arriver, c’est la domination d’une partie sur l’autre. Historiquement, ça a été cela, le Canada. » Pierre Vadeboncoeur - source
             
Vigile a besoin de votre appui, n’hésitez pas à contribuer.
Financement 2009
 18325$  92%  
Objectif : 20000$
"Le Canadien français et son double" (Chap 2 et 3)
Le Canada, une formidable supercherie
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
vendredi 31 juillet 2009      423 visites      15 messages


Le Canada, une formidable supercherie

Voici un résumé du deuxième et des extraits du troisième chapitre du Canadien français et son double de Jean Bouthillette.

Chapitre deuxième (résumé)

“Nous étions Canadiens. Après 1760, l’Anglais en vient lui aussi à se dire Canadien. Non seulement s’empare-t-il de notre pays, mais il s’approprie notre nom de peuple, qui se charge de sa présence. (...)

La Conquête porte en germe une forme secrète d’assimilation à l’Anglais. Mais au moment où elle permet à l’Anglais de s’insinuer en nous comme une ombre, la Conquête nous met brutalement au monde comme peuple distinct. Distinct de la France puisque désormais séparé ; distinct de l’Angleterre malgré l’occupation, mais lié à elle. (...)

Peuple en gestation avant 1760, la Conquête coupe trop tôt le cordon ombilical qui nous lie à la mère patrie. Notre naissance à nous-mêmes est non seulement prématurée, précaire et démunie, mais nos yeux s’ouvrent sur un monde hostile. Une seconde gestation commence, mais cette fois au sein d’une relation de vaincu à vainqueur.

La Conquête nous condamne à nous personnaliser comme peuple face à l’Anglais ou à disparaître. (...)

Avec la Confédération canadienne, notre histoire, en apparence, se clarifie. Après avoir été tour à tour français et anglais, au sens d’une dépendance politique étrangère, naît en 1867 un Canada canadien. Par l’association de quatre colonies, qui par annexions successives sur tout le territoire deviendront les dix provinces canadiennes, l’Anglais jette les bases d’un grand pays où il n’y a plus ni vainqueur ni vaincu, mais des Canadiens égaux au sein d’un régime démocratique dont le caractère semi-colonial disparaît graduellement.

Devenu Canadien comme nous, l’Anglais nous entraîne dans son émancipation. Au sein d’une Confédération qui fait nôtre ce pays d’un océan à l’autre, il nous octroie au Québec une certaine autonomie interne que notre majorité numérique assure démocratiquement. Nous tenons désormais notre destin collectif entre nos mains.

Avec l’Anglais, nous partageons une identité commune dans tout le Canada ; et l’autonomie provinciale protège notre particularité culturelle au Québec.

Une identité commune ; deux cultures convergentes ; deux langues qui peuvent se rencontrer dans la vie de tous les jours si les hommes savent être bilingues.

Voilà un Canada idéalement conçu et prêché.

Mais quel visage la réalité canadienne nous offre-t-elle aujourd’hui ?

Hors du Québec, la langue française se meurt, dévorée par celle de la majorité. Loin de converger, une culture assimile l’autre. Et l’identité commune devient semblable. C’est-à-dire anglaise.

Au Québec, on nous a donné les outils politiques de notre affirmation collective. Mais il semble qu’on ait libéré des mains bien malhabiles. (...)

Et si nous étions les victimes inconscientes d’un système excellent pour l’Anglais mais qui aurait précipité en nous l’éclosion de ce qui n’était qu’en germe dans la Conquête ?”

Chapitre troisième

(n.b. Ce chapitre est impossible à résumer ; il faut le lire en son entier. Je me contenterai de quelques extraits particulièrement significatifs. L’articulation de la pensée est impossible à résumer en dehors de cette articulation. Pour me comprendre, essayez de résumer un texte de Luc Archambault. )

“Ce que l’Anglais distingue en nous et qu’il fixe concrètement dans la Constitution de 1867, c’est notre langue.”

“C’est en effet notre langue qui, face à l’Anglais, nous constitue distinct comme peuple dans ce pays et assure notre continuité historique ; c’est elle qui, par la culture qu’elle exprime, nous personnalise comme Canadiens. De soi la culture a un sens plus vaste que la seule référence linguistique puisqu’elle englobe toute l’activité créatrice de l’homme ; mais, dans le contexte canadien, quand on parle de deux cultures, c’est par référence aux deux langues reconnues dans la Constitution. Les langues française et anglaise définissent en les distinguant deux collectivités canadiennes.”

“La langue française, au Canada, fonde une relation globale à l’Anglais, c’est-à-dire de peuple à peuple.

Or, qu’a-t-on fait de notre langue dans ce pays qu’on dit nôtre d’un océan à l’autre ? Au niveau des provinces, sa reconnaissance constitutionnelle a été limitée au seul Québec. Notre langue n’est donc pas totalité canadienne mais exception québécoise. Hors du Québec, notre existence collective distincte est niée.

Par la langue, ce pays n’est nôtre qu’au Québec.

Il y a cependant une apparence de correctif dans la Constitution par la reconnaissance fédérale du français. Mais le fédéral ne met pas en relation deux peuples en tant que peuples : il est une superstructure des individus, non des collectivités.”

“Loin d’être un correctif, la reconnaissance fédérale du français est un leurre hors du Québec où, privé de structures collectives - dont la plus fondamentale : l’école- et laissée à l’individu isolé (...), notre langue (...) s’étiole et lentement disparaît (...).”

“Coupé de la source collective, réduit à ses seules forces individuelles et à un héroïsme dérisoire, le Canadien français hors du Québec, depuis plus de cent ans, est désolidarisé et déculturé, systématiquement. (...) Il perd sa langue maternelle et s’assimile à l’Anglais. Or un Canadien français qui perd sa langue ne devient pas muet : il devient Anglais.”

“La dualité canadienne n’a donc de sens qu’au Québec. Nous ne sommes pas un peuple associé, mais confiné.

Niée notre langue hors du Québec, ce pays demeure nôtre, mais par la seule citoyenneté abstraite, non par la langue.”

“L’identité canadienne, qui fondamentalement a deux visages, n’en a plus qu’un hors du Québec et deux au Québec seulement. Et la citoyenneté, abstraite en théorie, renvoie en pratique au visage anglais partout au Canada et à un visage français jumelé au visage anglais au Québec. Le Canada français, comme une peau de chagrin, se rétrécit aux limites du Québec. Ce pays est donc anglais, avec exception non française mais bilingue - au sens de binational- au Québec.

Le Canada français, hors du Québec, est un mythe.”

“Fictive l’identité, la citoyenneté abstraite rend aussi fictive l’égalité à l’Anglais. C’est en effet dans la seule mesure où il lui est semblable que le Canadien français hors du Québec est son égal.”

Tombe alors, inéluctable, la conclusion de Jean Bouthillette et s’exprime sa colère.

“Telle est la formidable supercherie que cache la loi de 1867.”

A la lecture de la description de ce faux pays bilingue, m’est venu ce jugement péremptoire : quelle imposture que ce Canada où on ne peut être français qu’au Québec et encore ! Si le Canada était un pays qui a vraiment deux langues officielles, partout au Canada, dans toutes les provinces, il y aurait des structures collectives, en particulier des écoles publiques qui encouragent le développement des communautés de langue française. On favoriserait le français au lieu de favoriser l’assimilation à l’anglais.

Robert Barberis-Gervais

Longueuil, 31 juillet 2009




Suggérer cet article par courriel

Envoyer un message privé à Robert Barberis-Gervais



Vos commentaires:
  • Le Canada, une formidable supercherie
    31 juillet 2009, par Gébé Tremblay

    En 2009, le "Canadian" s’est noyé dans son propre multiculturalisme.

    On ne me noyera pas dans un multiculturalisme québécois.


  • Le Canada, une formidable supercherie
    31 juillet 2009, par Gilles Bousquet

    Très beau texte assez réaliste sauf qu’il n’est pas fait mention de l’Acadie, principalement au Nouveau-Brunswick, seule province canadienne officiellement bilingue où la langue française résiste assez bien.

    C’est un des nôtres qui a joué un rôle important pour la mise sur pied de notre fausse confédération qui n ‘est qu’une fédération, Sir Étienne-Pascal Taché de Montmagny.

    Lu sur Wikipédia : Sir Étienne-Paschal Taché dans un Canada-Uni au bord d’une guerre civile, il est même prié par ses pairs, à deux reprises, d’occuper le poste de premier ministre, soit en 1855-1856 et en 1864-1865.

    Il consacra la dernière année de sa vie à son plus grand et prestigieux projet ; la confédération des provinces de l’Amérique du Nord britannique. Selon lui, la situation politique était telle que ce plan était essentiel à la sauvegarde des institutions canadiennes et qu’il prémunirait les provinces d’une annexion par les États-Unis. Malgré ses 69 ans, en plus de ses charges de premier ministre et de ministre de la milice et des finances, il accepte le rôle de président de la Conférence de Québec qui jeta les bases du plan confédératif.

    Par la suite, à titre de premier ministre, il eut à défendre ce projet en chambre. Après une attaque de paralysie, il est forcé de se retirer de la vie publique.

    Il s’éteint à Montmagny le 30 juillet 1865, sans connaître l’aboutissement du projet pour lequel il s’est battu jusqu’au bout de ses forces. Ce projet se concrétisera finalement en 1867 par l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique de 1867 qui créera la confédération du Canada.


  • Le Canada, une formidable supercherie
    31 juillet 2009, par MichelG

    Tous les députés fédéralistes du Québec et du Canada viennent il y a deux mois de voter contre notre droit d’imposer notre langue française au Québec suite à une résolution de respect dela Charte de la langue française présentée par le Bloc Québecois

    Et il y a des Québecois qui votent pour ces libéraux et les conservateurs angliciseurs

    Suite au génocide de 1755 à 1763 nous avons retrouvés nos droits comme nation francophone de droit français et catholique en 1774 car les Révolutions françaises( 1789) et USA ( 1776) se préparaient et les anglais canadian très minoritaires prirent peur .

    Nous les Québecois avons été majoritaires donc règnant au Québec et au Canada de 1534 à 1840 .

    Mais suite aux massacres perpétrés par les canadians contre nous de 1837 à 1840 et aux déportations économiques massives de 1880 à 1910 nous sommes devenus minoritaire très minoritaires au Canada sauf au Québec

    Il reste au Canadians à détruire notre langue française au Québec et la loi hypocrite et menteuse de Trudeau de 1968 fait des ravages mortels ( Déjà 40% des citoyens du Québec quasi anglicisés) en crétinisant les esprits et en nous empèchant de travailler au Québec dans presque tous les emplois si nous refusons l’anglicisation donc la disparition comme nation francophone .

    Sans l’indépendance Ottawa et les fédéralistes colonisés continueront à angliciser le Québec systématiquement avec nos impôts fédéraux et à soutenir au Québec la minorité coloniale royaliste des orangistes sectaires et angliciseurs

    L’indépendance et ça presse car l’anglicisation nous détruit comme nation systématiquement


  • @monsieur Gervais
    31 juillet 2009, par Jeanne du Lys

    Très intèressant ce livre.

    Monsieur Jean Bouthillette est d’une lucidité.

    Merci à vous d’avoir pris le temps de nous résumer.

    Allez-vous nous faire connaître la suite ?


  • L’Acadie
    31 juillet 2009, par RD

    @ Gilles Bousquet qui écrit : "...Très beau texte assez réaliste sauf qu’il n’est pas fait mention de l’Acadie, principalement au Nouveau-Brunswick..."

    L’Acadie était principalement en Nouvelle-Écosse avant les sauvages déportations entre 1755-58. Très peu vivaient au Nouveau-Brunswick.

    Côté "qualité et niveau de vie", les Acadiens vivaient mieux que la plupart que leurs contemporains.

    La motié des déportés sont morts de faim, de froid, de maladies, mais surtout noyés.

    Les Acadiens n’ont même pas un État à eux. Leur avenir est conséquemment plus précaire que celui des anciens Canadiens (les Québécois d’aujourd’hui). D’autant plus que leur taux d’assimilation est très élevé.

    Ce qui est curieux, c’est qu’ils sont farouchement contre l’émancipation politique des Québécois. Tout comme les Amérindiens, ceux-là à qui le souverainiste René Lévesque a pourtant été le tout premier à offrir une place lors de négociations constitutionnelles.


  • Le Canada, une formidable supercherie
    31 juillet 2009, par O

    "Ce qui est curieux, c’est qu’ils sont farouchement contre l’émancipation politique des Québécois."

    Curieux, dites-vous ?

    Avant "le grand dérangement", ils étaient reconnus comme le premier établissement de Français en Amérique : Ile Ste-Croix (1603). L’histoire nous apprend leurs déboires. Champlain (et Dugua de Mons) les coiffe maintenant comme fondateurs de l’Amérique française, et à Québec !

    La suture ne s’est jamais faite entre les 2 colonies ! Surtout que leur seule chance d’échapper à leur assimilation galopante serait de se rallier au projet québécois. Les deux y trouveraient pourtant leur compte... L’envie fera peut-être que les deux chaloupes seront croquées par Jaws...


  • LE LIBÉRALISME C’EST LA NON-RECONNAISSANCE DES ENTITÉS COLLECTIVES
    31 juillet 2009, par Yves Ozzy Moreau

    J’ai trouvé intéressant le passage suivant :

    « Il y a cependant une apparence de correctif dans la Constitution par la reconnaissance fédérale du français. Mais le fédéral ne met pas en relation deux peuples en tant que peuples : il est une superstructure des individus, non des collectivités. »

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que la Constitution canadienne est d’inspiration libérale. Or, il est dans la nature du libéralisme de ne reconnaître les entités collectives. Avec le libéralisme, tout se réduit à la notion simpliste de « libre choix », comme le libre choix de la langue par exemple. Depuis la Cession du Canada en 1760, les anglais se sont toujours servi du libéralisme pour ne pas nous reconnaître. La création de provinces au Canada a d’ailleurs servi à nous noyer dans le « libre choix ».

    Quant à la notion de « libre choix », celle-ci est une notion tout à fait dépassée, car il appartient à un peuple de décider ce qu’il peut tolérer ou non comme liberté. Le libre choix est une notion tellement dépassée que même les pédophiles l’invoquent pour justifier leurs bas instincts. En bref, avec le « libre choix » on peut découper toutes les valeurs qui sont essentielles à la composition du tissus social. Autrement dit, le « libre choix » peut servir comme de mécanique de base pour assimiler un peuple.

    Mais comme les français du Canada n’ont jamais été reconnus comme peuple, c’est la majorité anglaise qui définit ce qu’est la notion de « liberté de choix ». Quoi, qu’il en soit, NE PAS RECONNAÎTRE L’EXISTENCE DES QUÉBÉCOIS COMME UN PEUPLE, C’EST ÊTRE DE MAUVAISE FOI.


  • Le Canada, une formidable supercherie
    31 juillet 2009, par Grand-papa

    Citation d’ Yves Thériault :

    « Un canadien comme il faut doit être bilingue s’il est Canadien français et impérialiste s’il est Anglais. »

    Extrait de L’Ile introuvable


  • Le Canada, une formidable supercherie
    1er août 2009, par Luc Archambault

    @ Gébé Tremblay ( pseudo ) alias Zach Gebello

    Vous écrivez :

    «  En 2009, le "Canadian" s’est noyé dans son propre multiculturalisme. »

    D’abord, il n’est encore pas noyé, car ce sont bien eux qui contrôle le Canada, et qui tentent de canadianiser le Québec. N’est-ce pas ce que vous nous dites par ailleurs... La soupe est chaude. Faudrait savoir !

    Ensuite, le multiculturalisme est récent et n’a été invoqué que pour contrer le bi-culturalisme. Ce qui n’est pas plus mal parce que cela a enfoncer ce faux Canada des deux peuples supposés fondateur alors que le peuple souverain du Québec n’a jamais consenti ni fondé quoique ce soit qui ait quelque légalité légitime et valide.

    « On ne me noiera pas dans un multiculturalisme québécois. »

    Et pourquoi donc ? Parce que le peuple souverain du Québec répudie l’État illégitime du Canada, bi et multiculturalisme confondus. Le Québec, le peuple souverain du Québec, les souverainistes, le PQ et le Bloc répudient aussi le multiculturalisme canadian. Il n’est donc pas question qu’il soit de mise au Québec. Au Canada, c’est une autre histoire et les « Canadiens français » en font les frais...

    C’est au Québec que ça se passe et ça se structure autour de la souveraineté du peuple du Québec à majorité d’ascendance française, contre le multiculturalisme.

    C’est cette majorité qui fondera l’État valide et légitime du peuple souverain du Québec. Mais pour cela il nous faut faire l’UNION de nos forces... Ce que vous ridiculisez. Y a-t-il un réalisateur à la base ? - Nicodème Camarda mercredi 29 juillet 2009

    Vous êtes donc objectivement du côté des canadianisateur qui comptent sur notre division, vous en êtes le parfait prosélyte fomentateur et propagandiste.


  • Le Canada, une formidable supercherie
    1er août 2009, par Luc Archambault

    @ Ouhgo

    Vous dites :

    « Avant "le grand dérangement", ils étaient reconnus comme le premier établissement de Français en Amérique : Ile Ste-Croix (1603). L’histoire nous apprend leurs déboires. Champlain (et Dugua de Mons) les coiffe maintenant comme fondateurs de l’Amérique française, et à Québec ! »

    Ce n’était pas en 1603 mais bien en 1604. En 1603 « Pierre Dugua, sieur de Monts est nommé par le roi Henri IV, lieutenant général de l’Acadie ». « ... l’expédition quitte le port de Havre-de-Grâce vers le 10 avril 1604. Les historiens croient que les colons ont débarqué à l’île Sainte-Croix à la fin du mois de juin 1604. » Cyberacadie Ensuite si la Noël a été fêtée pour la première fois en Amérique en 1604, cela n’a été que de courte durée et n’a pas eu de suite. Ce pourquoi Québec fondé en 1608 est le premier établissement occupé en continu depuis.

    Les Anglais « en 1607, fondent Jamestown » et s’installent en Nouvelle-Angleterre, puis ils détruisent le peu d’installations françaises en Acadie. Ce n’est que « par le traité de Saint-Germain-en-Laye signé le 29 mars 1632 [ que s’opère ] le retour sous l’autorité de la France de tous les lieux occupés par les Anglais en Acadie. » ( Wikipédia ) et que commence la vraie colonisation française de l’Acadie. 24 ans après la fondation de Québec. Les Acadiens sont les descendants de telle colonisation n’ayant débuté en fait qu’à cette époque. Ce qui s’était passé avant n’ayant pas eu de suite.


  • Le Canada, une formidable supercherie
    1er août 2009, par Christian Montmarquette

    (...) C’est en effet notre langue qui, face à l’Anglais, nous constitue distinct comme peuple dans ce pays (...)

    C’est pourquoi en vertu du droit à l’autodétermination des peuples reconnu par l’ONU, je me suis toujours demandé comment il se faisait que nous avons laissé le droit aux anglophones et aux allophones de se prononcer aux référendums sur la souveraineté du peuple canadien français du Québec, alors qu’il ne sont pas des canadiens français du Québec.

    Car, c’est bien du peuple et la de culture des canadiens français du Québec dont il est question et qu’il s’agit de protéger dans une véritable mer anglophone.

    Selon mes informations, il faut de nombreuses générations avant d’acquérir le droit de vote au Japon et au Québec, il faut être 18 ans sur le territoire pour l’obtenir.

    Comment se fait-il que certains autres membres de notre communauté acquièrent le droit de se prononcer sur notre avenir politique en 5 ans ?

    - La poltique, c’est l’art de faire des choix.

    - Pourquoi ne nous battons-nous pas pour ceux qui nous avantagent dans notre combat ? Car du bord de nos adversaires, on ne peut pas dire qu’ils se gènent pour nous impôser une démocratie qui les avantage...

    Christian Montmarquette


  • Le Canada, une formidable supercherie
    1er août 2009, par Gilles Bousquet

    Christian Montmarquette écrit : « Je me suis toujours demandé comment il se faisait que nous avons laissé le droit aux anglophones et aux allophones de se prononcer aux référendums sur la souveraineté du peuple canadien français du Québec, alors qu’ils ne sont pas des canadiens français du Québec. »

    Parce que le Québec est une entité avec des lois qui ne laissent pas de place à la discrimination linguistique même si la souveraineté du Québec est spécialement pensée pour le fait français et que les Anglos, pas fous, vont toujours voter contre. Ils ne vont quand même pas voter pour se « minoriser » dans le Québec alors qu’ils sont majoritaires dans le Canada.

    Quand M. René Lévesque a déclaré le 15 novembre 1976, soir de la victoire du PQ, : « « Nous sommes peut-être quelque chose comme un grand peuple. Jamais dans ma vie je n’aurais pensé que je pourrais être aussi fier d’être québécois. », est-ce qu’il incluait les Québécois anglophones, les « Canadians » qui avaient voté NON à probablement plus de 95 %, dans CE PEUPLE même s’il était du genre inclusif à laisser tous les droits et privilèges à notre minorité dominante et possédante ?

    Vous suggérez une chose comme si le West Island tenait un référendum pour se séparer du Québec souverain et se réunir avec le ROC « la partition » sans laisser voter leurs citoyens francophones. Ça ne passerait pas au point de vue international.

    .


  • Le Canada, une formidable supercherie
    1er août 2009, par Daniel Roy, C.A.

    Merci pour ce résumé de livre.

    Voici la raison numéro 1755 pour que le Québec devienne un pays :

    Une confédération canadienne, en 1867, où supposément « l’Anglais jette les bases d’un grand pays où il n’y a plus ni vainqueur ni vaincu, mais des canadiens égaux au sein d’un régime démocratique dont le caractère semi-colonial disparaît graduellement. (…) Une identité commune ; deux cultures convergentes ; deux langues qui peuvent se rencontrer dans la vie de tous les jours si les hommes savent être bilingues. Voilà un Canada idéalement conçu et prêché. Mais quel visage la réalité canadienne nous offre-t-elle aujourd’hui ? Hors du Québec, la langue française se meurt, dévorée par celle de la majorité. Loin de converger, une culture assimile l’autre. Et l’identité commune devient semblable. C’est-à-dire anglaise. (…) Le Canada français, comme une peau de chagrin, se rétrécit aux limites du Québec. Ce pays est donc anglais, avec exception non français mais bilingue – au sens de binational- au Québec. » (…) Telle est la formidable supercherie que cache la loi de 1867. » Jean Bouthilette, Le Canadien français et son double, cité par Robert Barberis-Gervais, 31 juillet 2009, Tribune libre de Vigile.

    www.coalitionsouverainiste.com/1001...

    Il ne reste que 3 raisons pour l’atteindre l’objectif de 1759 raisons pour que le Québec devienne un pays.

    Daniel Roy, C.A.


  • Québécois d’origine Acadienne
    2 août 2009, par Laurent Desbois

    Moi en tout cas, je suis Québécois d’origine Acadienne, comme ceux de la Gaspésie, des Iles de la Madeleine et de la Côte Nord. On estimait, en 1996, qu’il y avait environ un million de Québécois ayant une ascendance acadienne.

    http://www.mef.qc.ca/Acadiens-au-Qu...

    Nous sommes plus nombreux que les Canadiens d’origine acadienne qui habitent la Péninsule Acadienne. Celle-ci a été habitée vers 1800 après le génocide (déportation, grand dérangement [sic]) des Acadiens. Environ 240 000.

    Nous sommes beaucoup plus nombreux que les Canadiens d’origine acadienne qui habitent l’Acadie d’origine, c’est-à-dire la Nova Scotia (35 000) et Prince Edward Island (5 500).

    http://www.rootsweb.ancestry.com/ n...


  • Le génocide des Acadiens !!!!
    2 août 2009, par Laurent Desbois

    Le génocide des Acadiens !!!!

    « Après que douze mille d’entre eux eussent été brutalement déportés par le pouvoir colonial britannique. Séparation des familles, incendie des maisons, des fermes et des églises, exil forcé vers les États-Unis et ailleurs, et hélas, mort de près la moitié d’entre eux. »

    Tout un dérangement !!!!!

    Bernard Landry appelle cela un « crime contre l’humanité ».

    http://www.vigile.net/Salut-Salam-Shalom

    Moi, j’appelle cela un génocide !!!

    Par respect pour mes ancêtres, SVP Changer votre titre !!!!



29 novembre

IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe


Financement de Vigile 2009

Le tirage des Fêtes

du 1er novembre au 31 décembre


Vigile sur Facebook

  • Objectif 2009: 20000$
     18325$  92%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
    Adresse:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    23/11 Edith Morin: 50$
    21/11 Daniel Verret: 20$
    20/11 Bernard Gilles Grenier: 50$
    20/11 Louis Blanchet: 30$
    18/11 Claude Morin: 50$
    18/11 Annie Autonès: 100$
    18/11 Giselle Chagnon: 25$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net