Une manoeuvre secrète qui n’est pas sans rappeler l’Anschluss

Le Canada est-il devenu la nouvelle Autriche ?

Il est temps de cesser de faire l’autruche

Tribune libre de Vigile
lundi 14 mars 2011
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Chers Vigiles,

Le 8 février dernier, sur ce site, Patrice Lamoureux nous apprenait avec stupéfaction la ratification d’un accord secret entre le Canada et les États-Unis. L’accord, signé le 4 février 2011, prévoit une coopération et une transparence accrue des systèmes de rêgles des deux pays concernés. Cette entente concerne l’harmonisation d’un "périmètre de sécurité" Nord-Américain qui met en péril la souveraineté même du Canada, et par la bande, celle du Québec également.

Le premier paragraphe du communiqué de la Maison Blanche concernant cet accord nous en indique un peu plus sur l’objectif de cet accord :

Today, President Barack Obama and Prime Minister Stephen Harper have directed the creation of a United States-Canada Regulatory Cooperation Council (RCC), composed of senior regulatory, trade, and foreign affairs officials from both governments. In recognition of our $1 trillion annual trade and investment relationship, the RCC has a two-year mandate to work together to promote economic growth, job creation, and benefits to our consumers and businesses through increased regulatory transparency and coordination.

They have directed that the first meeting of the RCC be convened within 90 days by the relevant agencies in the United States and Canada.

Cet accord mène donc à la création d’un Conseil de Coopération Règlementaire avec un mandat de 2 ans afin d’arriver à ces objectifs, la première rencontre ayant lieu à l’intérieur des 90 jours suivants la ratification de cet accord.

Cet accord en lui-même est suffisant pour foutre la frousse à quiconque est intéressé un tant soit peu par la démocratie et les questions de souverainetés nationales. Mais encore plus inquiétant est cet autre accord, signé 10 jours plus tard au Texas, le 14 février dernier. Selon cet accord, les deux pays acceptent de rendre disponible sa force militaire à l’autre pays en cas d’urgences civiles dans l’une ou l’autre des deux nations.

Canada, U.S. agree to use each other’s troops in civil emergencies :

Canada and the U.S. have signed an agreement that paves the way for the militaries from either nation to send troops across each other’s borders during an emergency, but some are questioning why the Harper government has kept silent on the deal.

Canada and the U.S. have signed an agreement that paves the way for the militaries from either nation to send troops across each other’s borders during an emergency, but some are questioning why the Harper government has kept silent on the deal.

Neither the Canadian government nor the Canadian Forces announced the new agreement, which was signed Feb. 14 in Texas.

Les détails de l’accord ne sont pas rendus publics, et l’article cité ici ne donne pas d’exemple concrets du genre "d’urgences civiles" dont il pourrait être question. On peut facilement penser, par contre, que cela peut inclure des choses telles que des inondations, des tremblements de terre, ou même... un soulèvement populaire !

Et c’est là que ça devient intéressant de s’attarder à ce qui se dessine au-dessus de nos têtes, à une époque où la contestation citoyenne est à son comble envers le gouvernement Charest, et où des actions citoyennes d’occupation des lieux de forages de gaz de schiste sont en préparation. Va-t-on devoir faire face aux G.I. américains, qui ne seront pas forcément tenus aux même restrictions légales que notre propre armée canadienne et nos corps policiers ? À la lumière de ces accords secret, cela en a toutes les apparences.

Surtout quand on prend en compte que des drones américains sont maintenant stationnés à la frontière Québécoise.

Que penser aussi de cette autre manchette, selon laquelle le Gouvernement du Canada se nomme maintenant le Gouvernement Harper ?

Somme-nous en face d’une prise de contrôle totalitaire de nos institutions démocratiques ? Allons-nous bientôt lever le bras bien haut, la main bien droite, en proclamant "Hail Harper", nouveau Maréchal Pétain de l’ère moderne ?

Que le gouvernement de Stephen Harper se fasse discret sur ces questions passe encore... On peut "comprendre" pourquoi il tient à garder ça secret. Idem pour Jean Charest : on sait pour qui il travaille. Mais comment expliquer le silence de nos ténors souverainistes ? Ne devraient-ils pas être au barricades ? Ne sont-ils pas au courant de ces tractations qui se trament au -dessus de nos têtes ? Ne voient-ils pas l’énorme danger pour la souveraineté québécoise, à travers la souveraineté du Canada, à travers ces accords signés en catimini ?

Il est vrai que la cheffe du PQ actuel, Pauline Marois, est plutôt favorable à l’intégration américaine.

L’on pourra toujours arguer que n’ayant jamais signé la Constitution Canadienne, il nous serait dès lors assez "aisé" de se sortir de ce bourbier pseudo-sécuritaire à saveur totalitaire (vous connaissez le Patriot Act ?), mais à ce stade, si le Canada est la nouvelle Autriche annexée, on est en droit de se demander si un Québec tentant de se séparer de ces accords bilatéraux en accédant à la souveraineté ne deviendrait pas lui-même par la suite la nouvelle Pologne.

Ainsi, grâce à nos très chers voisins américains, le "combat" pour la souveraineté pourrait bien prendre une autre tournure que ce qu’il a connu jusqu’ici.

J’espère sincèrement me fourvoyer au plus haut point, mais l’analyse de ces manchettes couplé à une analyse des rouages menant à la Deuxième Guerre Mondiale me porte à penser le contraire.

Il est plus impératif que jamais de demeurer vigilants !

Adam Richard

Commentaires

  • Yves Rancourt, 16 mars 2011 15h24

    Merci, monsieur Richard, d’avoir réagi à mes remarques mais, je vous le dis bien amicalement, si je dois choisir entre réélire les libéraux pour un autre mandat de 5 ans et élire le PQ dirigé par une chef à qui vous avez visiblement bien des reproches à faire, mon choix sera vite fait en faveur de ce dernier parti, et ce pour les raisons que je vous ai exposées plus haut.

    Mes meilleures salutations à vous.

  • Adam Richard, 16 mars 2011 13h18

    Re-bonjour M. Rancourt,

    Tout d’abord, je veux clarifier que je fais une distinction très nette entre le Parti Québécois, qui je crois comme vous représente la meilleure option pour déloger les Libéraux de Jean Charest, et son chef Pauline Marois, en qui je n’ai aucune confiance.

    Je pourrais vous inviter à prendre connaissance de la recherche que j’ai fait sur le passé de la cheffe péquiste et de son mari (http://particitoyenduquebec.blogspot.com/2011/03/laffaire-castafiore-et-lile-bizart-ou.html) qui couvre entre autre les allégations du Montral Gazette concernant l’acquisition de La Closerie, des apparences de conflits d’intérêts concernant la nomination du mari de Mme Marois, Claude Blanchet, à des hautes fonctions d’état alors que celle-ci est au conseil des ministres, du fait que M. Blanchet était en position de commettre des délits d’initiés alors qu’il était à la tête de la SGF (remarquez bien que j’ai dit "était en position de commettre", les informations publiques à cet effet ne contiennent pas les éléments permettant de tirer de conclusions plus ferme), des pratiques de financement électoral douteux, et la participation de Claude Blanchet au sein du conseil d’administration d’iPerceptions Inc. (une compagnie qui a déjà été mise à l’amende par l’AMF) aux côtés d’un certain Charles Sirois, "partenaire politique" de François Legault.

    Concernant le règlement hors-cour entre Mme Marois et le Montreal Gazette, malgré les affirmation de M. Dorais sur la tribune libre de Vigile.net, Mme Marois n’a gagné aucun procès puisqu’aucun procès n’a eu lieu, et le Montreal Gazette ne se rétracte pas non plus face aux allégations litigieuses, comme le démontre cet extrait tiré du site Canoe.ca :

    "Dans un communiqué signé conjointement par les parties, The Gazette « reconnaît l’exactitude des faits énoncés par Mme Pauline Marois lors de sa conférence de presse du 27 septembre 2007 concernant l’acquisition, l’aménagement et l’usage de sa résidence et de son terrain à L’Île-Bizard ».

    The Gazette dit considérer que « son article du 22 septembre 2007 sur ce sujet n’a pas faussement représenté les faits ». « Toutefois, The Gazette reconnaît le fait que d’autres médias ont mal interprété son article et que Mme Marois et M. Blanchet ont pu souffrir un préjudice en conséquence. »

    Le communiqué ne donne aucun détail sur l’entente intervenue."

    http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/03/20110312-205251.html

    Je pourrais, donc, vous inviter à prendre connaissance de ces faits, mais j’ai plutôt choisi de vous présenter la chose sous un autre angle.

    J’ai visionné hier sur la première page de Vigile.net un documentaire titré "The Obama Deception" (http://www.vigile.net/-L-Empire-et-la-fin-de-l-Etat-de-?vue=992), dans lequel on trace une analyse des promesses faites par Barrack Obama, et qui n’ont pas été tenus par la suite, certaines de ses promesses étant brisées dès les premiers jours suivant son investiture à titre de Président des États-Unis.

    Je trace un parallèle entre les mensonges d’Obama et ceux de Marois, à la différence près que Mme Marois utilise une technique un peu plus subtile que celle du président américain. Plutôt que de faire croire une chose, pour ensuite faire exactement le contraire, Mme Marois est passée maître dans l’art d’affirmer une chose et son contraire au sein de la même phrase, ce qui permet de semer la confusion sur ces intentions réelles tout donnant l’impression de se rallier aux revendications de la population. Ainsi, elle ne pourra pas se faire accuser d’avoir menti, puisqu’elle tient un discours qui occupe deux positions contradictoires en tout temps.

    Quelques exemples, tirés de la page Facebook du PQ :

    "‎1- Développement du nord et exploitation de nos ressources : Pour nous, le fin mot c’est concertation. Avec les communautés locales, avec les nations autochtones, souvent négligées par le gouvernement actuel. Sans leur concours, rien n’est possible. Ensuite, nous souhaitons rendre à nos sociétés d’État, comme la SGF et la Caisse de dépôts, le mandat d’investir dans l’économie québécoise, notamment en prenant des participations dans l’exploitation des ressources. Nous désirons aussi percevoir des redevances importantes dans ses secteurs, afin de permettre la création de fonds régionaux de développement, gérés par les régions elles-mêmes. Pour l’éolien, nous sommes en faveur de son contrôle par l’État québécois, mais nous désirons aussi permettre aux communautés locales et au mouvement coopératif de développer leurs propres projets. Finalement, notre grand projet, tant pour le développement économique du Québec que pour améliorer notre bilan environnemental, c’est l’indépendance énergétique. Réduire notre demande en pétrole, développer nos énergies vertes : voilà une idée susceptible de rendre les Québécois toujours plus fiers."

    Position officielle du PQ concernant les gaz de schiste : "Le rapport du BAPE ne dit pas non plus qu’il ne faut jamais exploiter les gaz de schistes. Il dit qu’il faut le faire seulement si on peut être assuré de la sécurité des citoyens, du respect de l’environnement et de l’acceptabilité sociale, en plus de réfléchir à la pertinence économique de l’exploitation. En plein la position du PQ, en plein ce qu’on dit depuis des mois.
    En outre, nous allons même plus loin : Si jamais il y a exploitation, celle-ci doit être au bénéfice des Québécois. C’est donc dire que plus de 50% (jusqu’à 85% dans certains pays...) de la richesse créée doit revenir à la population."

    Je tiens d’ailleurs à souligner ici que Jean Charest, Lucien Bouchard et Pauline Marois sont tous aux anges des résultat du dernier rapport du BAPE, que bien des experts et une bonne partie de la population décrie à juste titre.

    Donc, d’une part, le PQ veut réduire notre dépendance au pétrole et se tourner vers les énergies vertes, mais de l’autre ne ferme pas la porte à l’exploitation des gaz de schiste, en autant "qu’on peut être assuré de la sécurité des citoyens, du respect de l’environnement et de l’acceptabilité sociale". Vous voulez parier avec moi qu’une fois le PQ de Mme Marois sera au pouvoir, que les gaz de schiste deviendront subitement sécuritaire, respectueux de l’environnement et seront socialement acceptables ?

    Concernant la nationalisation des ressources naturelles, elle aussi réclamée à grands cris par la population, je n’ai pas la référence verbatim exacte sous la main, mais pour le PQ, la nationalisation des ressources naturelles, c’est quelque chose de "compliqué", et ne prend aucun engagement en ce sens Ils se contentent de dire qu’ils réclameraient de plus grosses redevances que celles en vigueur actuellement, sans se commettre sur aucun chiffre.

    Éducation :

    "‎2- Éducation : C’est, là aussi, un sujet très vaste, difficile à développer en si peu d’espace. Pour ce qui est de l’apprentissage du français, nous comptons d’abord nous assurer que les CPE fonctionnent dans cette langue. Nous pensons que l’apprentissage d’un français de qualité doit être une priorité tout au long du parcours scolaire, jusqu’à l’université. (...)"

    Cette dernière affirmation est en complète contradiction avec la volonté du PQ de consacrer une partie du parcours scolaire à l’apprentissage de l’anglais de manière intensive dans un milieu d’immersion. La volonté d’imposer la Loi 101 dans les Cégep n’est à mes yeux que poudre aux yeux, un diachylon qu’on appose sur une plaie ouverte béante, en terme de mesure de protection du Français.

    Concernant la souveraineté, même si nous en avons un besoin urgent depuis au moins la semaine dernière, le PQ remet ce projet encore une fois aux calendes grecques, nous demandant pour une x-ième fois de leur faire confiance dans leur processus d’attentisme.

    Lorsque je dresse un portrait global de la situation, je me retrouve devant l’impossibilité totale de faire confiance en Mme Marois. J’ajouterai même ceci : si un gouvernement aussi puissant que celui des États-Unis se retrouve infiltré au sein de ces deux principaux partis politiques par des intérêts financiers et supra-nationaux, est-il si difficile de concevoir que nos propres gouvernements du Québec et du Canada soient eux aussi infiltrés par ces mêmes intérêts financiers et supra-nationaux, et ce au niveau de tout les principaux partis ?

    Pour moi, ce n’est pas si difficile à concevoir.

    Vous me demandez si j’ai quelque chose à proposer. La réponse est "Oui". Vous pourrez prendre connaissance des grandes lignes du projet politique que je propose et sur lequel je travaille avec un groupe de citoyens tout aussi désabusés que moi en ce qui concerne nos z’élites politiques en consultant ces quelques liens :

    http://www.vigile.net/Democratie-v2-0
    http://www.vigile.net/Du-choc-des-idees-nait-le-dialogue
    http://www.vigile.net/Economie-v2-0-2

    Le groupe au sein duquel je travaille apporte également de nombreuses pistes de solutions envers divers problèmes environnementaux, d’énergie, de santé, etc... en phase avec l’état actuel de la science et de la technologie, ce qui fait cruellement défaut à nos politiciens actuels.

    Concernant la citation de Nietzche, je vous dirais qu’elle représente bien l,état dans lequel se situe présentement ma démarche politique. Ramené au cas du PQ, cependant, j’amènerais le bémol suivant : Encore faut-il que ce "n’importe lequel comment" nous amène bel et bien vers notre but, notre objectif. Sinon, nos efforts serons détournés de leur but véritable, et seront finalement vains.

    En espérant ainsi avoir su clarifier ma prise de position avec ces détails supplémentaires et vous convaincre de son bien-fondé.

    Sincèrement vôtre,

    Adam Richard

  • Yves Rancourt, 15 mars 2011 14h09

    Bonjour monsieur Richard,

    Je comprends très bien votre préoccupation à l’égard de l’« intégration forcée » dont vous parlez et soyez assuré que je la partage pleinement. Là où je décroche, c’est lorsque vous sautez sur ce dossier pour prêter des intentions au PQ et à sa chef, et ce à partir de motifs qui ne m’apparaissent pas fondés. Je ne vous raconterai pas ma vie mais je vous dirai que j’ai vu neiger et crois avoir développé à la dure un certain sens pratique qui m’a assez bien servi par la suite. Et je me permets de le répéter : le PQ est présentement le seul parti qui peut nous débarrasser des libéraux aux prochaines élections, apporter des solutions à nos problèmes linguistiques et autres que vous soulevez, en plus de faire avancer le projet de souveraineté. Alors, personnellement, je peux vivre avec les hésitations de ce parti s’il me permet de réaliser ces objectifs. À moins que vous ayez une autre solution ?

    Et, en terminant, je répéterai cette sage pensée de Nietzche : « Celui qui a un "pourquoi" qui lui tient de but, de finalité, peut vivre avec n’importe quel comment ». Qu’en dites-vous ?

    Mes salutations respectueuses à vous.

  • Adam Richard, 15 mars 2011 00h07

    M. Rancourt,

    Sachez que je comprends parfaitement votre position et je la respecte. Ce qu’il faut savoir cependant, c’est que cette intégration forcée et en catimini dont nous sommes victimes actuellement n’est pas un acte spontané issu des événements diplomatiques récents, ni n’est une conséquence des événements du 11 septembre 2001 comme on tente de nous le faire croire. De par ma formation en sécurité informatique, j’ai été initié dès 1999 aux questions géopolitiques américaines, de libertés civiles dans le monde numérique, et par la bande les méthodes d’opération d’organisations aussi joyeuse que le FBI, la NSA et le Secret Service, de mondialisation, du Nouvel Ordre Mondial (que je considérais alors n’être qu’une théorie de complot fumeuse) et autres questions d’ordres économiques et historiques lié au XXième siècle.

    1999 n’est pas un hasard, car c’est la même année que les premières manifestations anti-mondialisation ont vu naissance, notamment à Seattle. Moi-même convaincu des malversations corporatistes qui se tramaient déjà au-dessus de nos têtes citoyennes pour avoir constaté la manipulation médiatique et la transmission de la version policière "officielle" à la télévision d’une manifestation pacifique contre le G-8 (ou était-ce déjà le G-20 ?) à Montréal en 1999 à laquelle j’ai assisté, mais pour laquelle également j’ai eu le flair de quitter juste à temps, juste avant la rafle policière totalement injustifiée et provocatrice. Vous croyez que les arrestations massives du G-20 à Toronto l’an dernier était une nouveauté dans l’histoire moderne du Canada ? En avril 2000, à Québec, j’ai fait un devoir d’être présent à la manifestation contre la ZLÉA, la Zone de Libre-Échange Américain. Je suis allé aux barricades afin d’y constater par moi-même ce qui s’y passerait, et je peux vous assurer que j’en aurais long à dire, mais là n’est pas le but de mon intervention.

    Là où je veux en venir, c’est que les événements que je viens de relater et ceux contenus dans mon article plus haut font partie de la même suite d’événements planifiés de longue date menant à un gouvernement mondial, mené par les corporations, et ce au prix de guerres et de crises économiques. Et si moi, citoyen Adam Richard est conscientisé à ces problèmes déjà en 1999-2000 au point de sortir de la moutonnerie environnante dans laquelle je me vautrais jusqu’alors comme le québécois moyen, comment justifier que Mme Marois participe volontairement à un tel programme d’intégration, ne serait-ce que pour une seule rencontre ? En tant que leader politique, et d’un parti souverainiste, ne devrait-elle pas être justement particulièrement au courant et conscientisée de telles choses ?

    Car ne vous méprenez pas. La participation de l’une de ces rencontres n’est pas une chose banale à prendre à la légère. Et je le répète, surtout de la part d’une leader souverainiste. On a beau arguer que c’est pour y faire entendre la voix du Québec, si au final c’est pour y donner le même poids politique que le Kentucky ou le Nebraska, je ne crois pas que le Québec y gagne au change. Et de quoi croyez-cous vraiment parle-t-on lors de ces forums ? De démocratie ? De liberté ? De droits humains ?

    Une réaction plus normale aurait été de boycotter et dénoncer ce Forum. De l’utiliser comme prétexte de l’urgence de faire la souveraineté. Mais il faut se rappeler de l’époque... 2003... "Either you’re with us, or you’re with the terrorists". Tout ça sur la base d’un coup monté de l’intérieur un certain 11 septembre 2001.

    Elle y participe, et elle y gagne au change en contribuant à perpétuer un système qui nous mène à notre perte.

    Vous croyez que j’exagère ?

    Il faut aller voir sur la page Facebook du Parti Québécois pour voir combien de citoyens trouvent que les positions du PQ sont molles face à l’urgence de la situation concernant le vol collectif de nos ressources et l’assimilation forcée que l’on tente de nous faire subir, et à laquelle le PQ n’est que trop content de participer. Est-ce un hasard si les positions du PQ sont si collées sur celles du PLQ ou de l’ADQ ? Est-ce bien là des prises de positions électoralistes, quand on considère que 40% des gens ne votent plus, et qu’il serait facile actuellement de rallier près de 80% du vote (le pourcentage d’insatisfaction envers Charest) ? Ou ne sommes-nous pas en train de nous faire passer un agenda qui va clairement et définitivement à l’encontre de notre intérêt collectif ?

    Je crois que nous nous devons de nous poser ces questions maintenant, plutôt que lorsqu’il sera trop tard.

    Avec le vote de confiance de Mme Marois le mois prochain, nous avons encore une chance de placer un chef au PQ en qui la population peut avoir confiance en vue des prochaines élections. Non pas que cela empêchera les visées militaires de nos voisins, mais au moins, dans une telle éventualité, ce serait bien de ne pas être mené par des gouvernements de Vichy.

    C’est ma position, et je la partage, en espérant vous avoir convaincu du bien-fondé des sérieux doutes que je porte envers le leadership de Mme Marois. Ce ne sont là que quelques uns des éléments que je retiens contre elle et son mari qui me poussent à être des plus suspects envers eux et envers les positions politiques de Mme Marois, malgré la litanie d’excuses et de minimisations apportée par ses supporteurs pour expliquer tel ou tel point.

    Sincèrement vôtre,

    Adam Richard

  • Yves Rancourt, 14 mars 2011 18h21

    Bonjour monsieur Richard,

    Vous soulevez par votre texte une question fort pertinente qui mérite d’être suivie de très très près. Mais, je le dis en tout respect pour vous, votre texte m’a fait sursauter lorsque vous prêtez à Pauline Marois des intentions sur la base d’une réunion à laquelle elle aurait participé en 2003. Soyons sérieux un peu : ce n’est pas parce qu’une personne accepte de participer à une réunion qu’elle va automatiquement acheter tout ce qui est proposé ou discuté. Je ne suis pas membre du PQ ni un fan de madame Marois mais je trouve que vous lui en mettez épais sur le dos. Je crois sincèrement ces propos injustes pour elle, à moins que vous n’ayez des preuves plus solides pour appuyer vos dires.

    Si on veut un jour bâtir une solidarité pour se débarrasser des libéraux et pour avancer sur la voie de l’indépendance, il va falloir arrêter de frapper sur tous ceux et celles qui peuvent le plus nous faire avancer vers ces objectifs.

    Mes salutations respectueuses.

  • 14 mars 2011 14h58

    1) Comment ca, accord secret ?
    2) Dans les livres d’histoire on nous apprend des l’enfance que les loyalistes sont partis vers le nord cu continent americain, pendant que les ancetres des actuels Americains sont restes au sud par conviction personnelle, pour lutter pour un etat americain independant. Et pendant des siecles les arriere-petits-enfants des loyalistes ont ete fiers de leur difference par rapport a ce qui definissait un "bon Americain".
    Maintenant on appprend que le premier ministre Harper donne aux Americains des pouvoirs carrement dangereuses pour notre integrite nationale. Pour ne plus parler de l’implication encore plus radicale que ca peut avoir au niveau du Quebec...
    Je ne m’interesse pas beaucoup aux dessous de la politique, mais le bon-sens me dit que toute ca c’est bizzare meme pour les Anglos du Canada, y compris ceux de West island !

  • Marcel Haché, 14 mars 2011 12h30

    C’est sous les applaudissements que les allemands étaient entrés en Autriche.
    Où sont les autrichiens au Québec ?

    Ils sont dans le West Island...

  • Tétraèdre, 14 mars 2011 11h00

    ==Les Canadians n’ont pas cette chance d’avoir une autre langue que l’empire US multiethnique d’extrême droite donc ni une autre culture
    ==Le Québec s’il décide de se libérer et de s’ouvrir au monde comme pays francophone aura cette chance de ne pas être avalé comme cour arrière des USA
    == Déjà la radio poubelle de Québec Beauce fait cette promotion à la Arthur Filion de cette unité pro anglicisation avec les diktats libertariens des USA
    == Espérons un éveil à temps des Québecois pour que tous prennent conscience de cet impérialisme qui menace nos politiques notre culture notre système social civilisés et notre façon de bien voir l’avenir souhaitable du monde
    == Libérons le Québec ça presse à toutes nos frontières menacés et toutes nos ouvertures humanitaires bafoués
    TÉTRAÈDRE

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