En 1942, Mountbatten avait envoyé les soldats canadiens à l’abattoir sur les plages de Dieppe. En 2005, Rich Hillier a fait pareil en envoyant nos boys, relativement peinards à Kaboul, dans l’enfer de Kandahar et en triplant le nombre des troupes, de 700 à 2500, pour faire le maximum de victimes. Le Newfie voulait jouer des mécaniques, montrer à ses collègues de l’OTAN qu’il avait des couilles, lui.
"On va perdre 5 à 10 soldats", qu’il avait dit en conférence de presse. A l’époque, on avait tous sursauté : "Quoi ? On va perdre 5 à 10 soldats dans une mission de paix". On est rendu à 129, dont 21 Québécois. Hillier a donc fait 3 fois plus de victimes québécoises que les 10 années de bombes du FLQ. La facture de quelques centaines de millions va monter à 22 milliards lorsqu’on aura tout payer. 22 stades olympiques dans le désert !
En lâche, en couillon, en poltron, Rich Hillier a filé à l’anglaise aux États-Unis où il travaille dans l’industrie militaire pendant que nos Turcotte et nos Pépin sautent sur les bombes des Talibans et que 2500 familles, icite, stressent pendant des mois à chaque fois que le téléphone sonne. En 1979, l’IRA a fait la job à Mountbatten. Dommage que le FLQ n’existe plus.
On s’apprête à renommer le Blvd Henri 1V qui mène à Valcartier. Appelons-le le "Boulevard des victimes de Rich Hillier". Pour que les enfants de nos soldats déchiquetés connaissent le nom du gars qui a fait tuer leur père. Et pour que nous, on n’oublie jamais le Mountbatten newfie.
