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« Quand une société cherche pendant aussi longtemps le moyen de se réaliser et le trouve finalement au-dedans d’elle-même, il m’apparait bien peu probable qu’on puisse la détourner de son but. »   Jacques Parizeau
             
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Le 21e siècle ne sera pas ontarien
Vous avez bien lu : si la tendance se maintient, les Québécois seront plus riches que les Ontariens dans 13 ans à peine ! Une demi-génération !
Jacques Noël
Tribune libre de Vigile
samedi 18 juillet 2009      312 visites      5 messages


Ca fait des mois que je souligne que le taux de chômage au Québec est plus bas qu’en Ontario et aux États-Unis. C’est du jamais vu dans notre vie évidemment et ça va à l’encontre de tout le discours misérabiliste de nos colonisés sur le Québec pauvre, pauvre et trop pauvre pour se prendre en mains et devenir indépendant. La nouvelle devrait faire la manchette, susciter des remarques et des débats, voire des hourras. Mais c’est le silence total.

J’avais écrit sur Vigile, en mars 2008, un texte où je soulignais que, depuis le début du siècle, le Québec mangeait l’Ontario, coté performance économique, et pas à peu près http://www.vigile.net/Quebec-7-Ontario

Ben, il aura fallu 16 longs mois pour que la bonne nouvelle atteigne le monde de Gesca.

Mais quel plaisir quand même de lire ça, cette semaine, sous la plume de leur plus célèbre chroniqueur économique :

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/200907/15/01-884197-le-rattrapage-quebecois-et-ses-faiblesses.php

« Depuis quelque temps, lorsque Statistique Canada publie les résultats de son enquête mensuelle sur la population active, il se passe quelque chose qu’on n’aurait jamais cru possible : le taux de chômage en Ontario est maintenant systématiquement supérieur à celui du Québec. Selon les derniers chiffres, 9,6% en Ontario, contre 8,8% au Québec (...)

Le taux de chômage est un indicateur économique précieux, mais ce n’est pas le seul.

Un autre outil qui permet de mesurer le niveau de prospérité d’une société est le revenu personnel disponible par habitant. Or, les données les plus récentes de l’Institut de la statistique du Québec, incluant les prévisions pour 2009, montrent que les Québécois, à ce chapitre, s’enrichissent plus rapidement que les Ontariens depuis une dizaine d’années.

Le revenu personnel disponible inclut les revenus de toutes sources : salaires, pensions, revenus de location, intérêts et autres revenus de placement, prestations sociales, moins les taxes, les impôts et les cotisations sociales.

Depuis 2000, année après année (à une seule exception près, en 2006), la croissance du revenu personnel disponible, au Québec, a toujours été au moins égale, et la plupart du temps supérieure, à celle de l’Ontario.

Certes, les Ontariens demeurent plus riches que les Québécois, mais l’écart s’amenuise avec le temps. Voyons plutôt :

Entre 2000 et 2009, le revenu personnel disponible par habitant est passé de 22 705 à 28 488$ en Ontario, une hausse de 25%. Les chiffres correspondants pour le Québec sont de 18 915 et 25 408$, une augmentation de 34%. Les montants sont exprimés en dollars courants, c’est-à-dire qu’ils ne tiennent pas compte de l’inflation.

Résultat : en 2000, le revenu disponible de chaque Québécois se situait en moyenne à 83% du niveau ontarien. Aujourd’hui, cette proportion atteint 89%.

Le rattrapage est donc bien réel. On pourrait même être tenté de faire une audacieuse projection : à ce rythme, les Québécois seront plus riches que les Ontariens en 2022 ! »

Vous avez bien lu : si la tendance se maintient, les Québécois seront plus riches que les Ontariens dans 13 ans à peine ! Une demi-génération !




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Vos commentaires:
  • Le 21e siècle ne sera pas ontarien
    18 juillet 2009, par Luc Archambault

    Le Canada ne passe pas.

    Nous nous développons, malgré lui, et bientôt ce sera sans lui...

    Bravo pour ce recensement... Merci. Luc A.


  • Le 21e siècle ne sera pas ontarien
    18 juillet 2009, par André Mainguy
    Si jamais il existe encore des doutes sur l’avenir de la société Québécoise en terme de capacité à se réaliser sur le plan de la création de la richesse, pensons seulement au potentiel de l’arrivée de la voiture électrique et de l’immense potentiel que constitue une meilleure gestion de notre production d’électricité. Actuellement, Hydro-Québec dispose d’environ 42.000 MW de puissance installée pour répondre à la pointe hivernale, laquelle ne représente que quelques dizaines d’heures par année, entre le 15 décembre et le 20 janvier et ces heures se retrouvent essentiellement tôt le matin et en fin d’après midi par temps très froid. L’été, la demande descend à 23.000 MW. Lorsqu’Hydro-Québec et le gouvernement voudront prendre les mesures pour écraser la pointe hivernale due au chauffage électrique des résidences et des immeubles, la chose sera possible. En convertissant le chauffage électrique par l’usage de la géothermie, le consommateur élimine jusqu’à 70% de sa consommation d’électricité dédiée au chauffage, laquelle peut représenter plus de 65% de la consommation totale d’une résidence qui compte 2 adultes et 2 enfants. Pour ce faire, le consommateur devra être subventionné par les gouvernements et Hydro-Québec, parce que tous seront gagnants. L’électricité éliminée du chauffage électrique pourra servir à alimenter 2 voitures électriques par maison, sans construire de nouveaux barrages. De plus, nous pourrons exporter les surplus dégagés de la conversion, puisqu’Hydro-Québec dit obtenir un meilleur prix à l’exportation. Pour qui l’ignore, les Québécois achjètent annuellement, entre 16 et 17G$ de carburant à l’extérieur de nos frontières. Pour l’électricité qui alimentera nos voitures, nous utiliserons notre ressource, d’où la création de richesses nouvelles pour le Québec et en prime, moins de pollution atmosphérique qui tue 1 Québécois sur 11, selon les données de la santé publique de la Montérégie..
  • Le 21e siècle ne sera pas ontarien
    18 juillet 2009, par Laurent Desbois

    Superbe !

    Il y a des limites à ce qu’on peut faire avec des autos payées par Ottawa et des taux d’intérêt qui fait crever le Québec !!!

    Laurent Desbois ex-franco-Ontarien,

    fier Québécois depuis trente ans

    et canadian… par la force des choses et temporairement …. sur papiers seulement !


  • Le 21e siècle ne sera pas ontarien
    18 juillet 2009, par Jean-François-le-Québécois

    Je crois que cette excellente nouvelle, devrait fermer la trappe à ceux qui, ici chez nous, dans leur espoir de néolibéraliser le Québec, nous répètent ad nauseam, que pour prospérer, nous devons abandonner le modèle socio-économique québécois et « être plusse comme l’Ontario » !

    Nous ne sommes pas des ontariens, notre économie ne repose pas du tout sur les mêmes bases que la leur. Et puis, personnellement, je n’ai rien à faire de la médiocrité et de la bêtise du Rest of Canada.

    J’espère que c’est assez clair, cette fois, même pour les gens tels que John James Charest.


  • Le 21e siècle ne sera pas ontarien
    19 juillet 2009, par jacques noel

    Sur quoi repose la "richesse" de l’Ontario ?

    1) L’automobile. Grâce au Pacte de l’Auto, les Ontariens, qui ne font que 3% de la population nord-américaine, fabriquent 20% des autos nord-américaines. C’est phénoménal ! Surtout lorsqu’on connait les salaires de l’industrie et le peu de compétences demandées. Bref, de l’argent facile. Le Québec, qui n’avait qu’une petite shop à St-Jérome, l’a perdue, et paie encore des intérêts à GM ! (stie de Bourassa !). Le plus hallucinant c’est que la bande de caves étaient contre le libre-échange en 1992 ! Ils s’étaient couchés sur le pont de Ste-Catherines pour empêcher l’invasion américaine. Le libre-échange a passé parce que le Québec a voté masivement pour Mulroney. Le libre-échange a passé avec seulement 44% des voix, grâce au Québec

    2) Les sièges sociaux. La bande de % ?&$ de Bay Street ont vidé Montréal de ses sièges sociaux en jouant sur la peur des séparatisssssss.

    3) Ottawa. La capitale nationale draine un tas de belles jobs, bien payées, qui résistent à toutes les crises économiques. C’est sans parler de tous les centres de recherche (dans le temps, Michel Vastel suivait le dossier de près. Aujourd’hui, plus personne au Québec couvre le ROC)

    4) Les entrepots. La plupart des cies américaines ont placé leurs entrepots en Ontario où on empacte les produits à la canadienne (lire bilingue).

    Pendant ce temps, au Québec, on a dû tout construire à partir de rien, à partir d’un cracheur de feu, d’un ski-doo fabriqué dans le garage, d’une pharmacie, d’une petite imprimerie achetée grâce à un emprunt de 2000$ à maman, etc


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