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Laisser la voie électorale ouverte
Mon désaccord avec Luc Archambault-Claude Morin
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
mercredi 24 juin 2009      437 visites      9 messages


Je ne suis pas membre du Parti indépendantiste mais rien ne m’interdit le citer son programme officiel.

Programme officiel du Parti indépendantiste

ACCESSION DU QUÉBEC À SON INDÉPENDANCE

À l’heure de la mondialisation, nous, Québécois, devons nous gouverner nous-mêmes, sans l’entrave d’Ottawa, afin d’assurer le développement du plein potentiel économique, social et culturel de notre Nation, en adoptant toutes nos lois, en prélevant tous nos impôts, en signant et en ratifiant nous-mêmes les traités internationaux et en nous exprimant librement sur la scène internationale. La concrétisation de l’État du Québec indépendant s’avère la condition essentielle qui nous permettra, non seulement d’assurer la pérennité de notre langue, de notre culture et de notre identité, mais d’établir des relations directes, sur une base d’égalité, avec toutes les Nations libres du monde entier.

Voici comment le Parti Indépendantiste entend procéder afin de réaliser l’Indépendance du Québec :

* Élection du PI à la majorité des sièges
* Déclaration d’Indépendance par l’Assemblée nationale
* Adoption par l’Assemblée nationale de la Constitution provisoire (initiale) de l’État du Québec libre et indépendant (incluant la création de la Cour suprême du Québec)
* Mise sur pied d’une assemblée chargée, à la suite de consultations populaires, d’élaborer un projet de constitution permanente à soumettre au peuple par référendum.

Commentaires :

1- Le principe de la majorité des sièges peut être respecté par l’addition des sièges de différents partis souverainistes : Québec Solidaire, Parti québécois ; Parti indépendantiste (éventuellement) ; l’ADQ (constatant le cul-de-sac de sa voie autonomiste qui rejette le statu quo)

2- Le principe défendu par Luc Archambault de “fonder l’État sur les voix du peuple souverain du Québec” peut être respecté par une “élection décisionnelle” qui met en branle le processus d’accession à l’indépendance comme le programme du Parti québécois de 1968 le soutenait. Pour le PI, il est complété par la Constitution d’un Québec indépendant approuvée par référendum.

3- Selon moi, “le peuple souverain du Québec” exprime sa volonté dans une élection générale qui a pour résultat la formation d’un gouvernement qui, en régime parlementaire britannique peut tout faire “sauf changer un homme en femme” (dixit Jacques Parizeau). Ce gouvernement élu sur la base d’un programme prônant clairement l’indépendance peut agir en posant des gestes législatifs en ce sens qui déclenchent le processus d’accession de l’Etat du Québec vers son indépendance. (voir “Comment se fera l’indépendance” : Editions du Parti québécois 1972)

4- La volonté du peuple souverain s’exprime autant dans une élection (décisionnelle) que lors d’un référendum. Luc Archambault (voir son commentaire à “Précisions sur l’élection décisionnelle”) nie cela. Je cite Luc A.

“Ainsi pour moi, décisionnelle ou décisive, aucune députation élue n’a la légitimité de fonder l’État qui gouverne le gouvernement qui gouverne le peuple souverain. L’Autorité suprême n’est pas l’État ni ses institutions ni le Souverain, mais le peuple souverain. En démocratie du moins. Or nous vivons dans un État avatar d’un Empire monarchique autocratique de droit divin qui ne s’est jamais soumis nommément aux voix du peuple souverain et qui s’impose à lui de force et d’autorité sans son consentement.

Reste à nous entendre sur ce que veut dire décisionnelle. J’opine que cela veut dire qu’une décision est prise. Or si elle est prise, c’est donc qu’une élection peut décider de la fondation de l’État souverain, comme l’a pu faire l’État invalide et illégitime du Canada. Je suis contre. Il me semble que je suis congruent...

En effet, l’idée de M. Morin de soumettre aux voix du peuple souverain l’effective réalité légale et légitime de la fondation l’État du peuple souverain du Québec, est toujours la bonne”

En citant Claude Morin, Luc A. exprime son accord avec cette idée qu’il faut “soumettre aux voix du peuple souverain l’effective réalité légale et légitime de la fondation de l’État du peuple souverain du Québec” ce qui ne peut se faire, selon Claude Morin, que par référendum.

Historiquement, cette pensée (qui est devenue malheureusement la “norme”, le "dogme", le "paradigme", la pensée dominante) a contribué à séparer “prise du pouvoir” et “accession à l’indépendance”. Il faut prendre le pouvoir puisque c’est le moyen d’en arriver à faire un référendum. Mais le référendum, c’est “plus tard”, une chose à la fois. La voie référendaire a été utilisée deux fois en 1980 et en 1995. Il faut laisser ouverte la voie électorale comme déclencheur du processus. Luc Archambault veut la fermer. Là se trouve notre désaccord. Tel est mon reproche amical. Et je lui demanderais d’être prudent quand il appelle Jacques Parizeau à son secours. (Voir mon “reproche amical à Jacques Parizeau”.)

Robert Barberis-Gervais, 23 juin 2009 Bonne fête du Québec à tous et toutes.

Addendum : à la demande de Raymond Poulin

Premier programme officiel du Parti québécois : Edition 1969

L’accession à la souveraineté

1) Sur le plan intérieur

Le droit international ne reconnaît pas, en principe, le droit de sécession des états fédérés, mais il reconnaît par ailleurs le droit d’autodétermination des peuples. Le Québec négociera les modalités d’application de sa souveraineté acquise, soit avec l’Etat fédéral (si les autres États provinciaux lui permettent de négocier en leur nom), soit avec les représentants des autres Etats provinciaux, ce qui suppose la désignation de l’interlocuteur anglo-canadien et un rapport d’égalité à établir entre les deux parties en présence.

Dans la négociation, les représentants québécois préciseront la volonté du Québec.

La négociation devra porter, entre autres choses. sur la répartition des avoirs et des dettes, sur la propriété et sur les biens publics, problèmes qui sont d’ailleurs prévus par la coutume et le droit international. Si toute entente s’avérait impossible, le Québec devrait procéder unilatéralement.

2) Sur le plan extérieur

Le Québec se fera reconnaître par d’autres Etats souverains et demandera son admission à l’ONU.

A cette fin, il remplira les conditions requises : un territoire, une population, des structures étatiques, le droit à l’autodétermination, l’acceptation et les respect des exigences de l’ONU et de la société internationale.

Constitution

Etat souverain, le Québec adoptera une constitution organique élaborée avec la participation populaire au niveau des comtés et ratifiée pas les délégués du peuple québécois réunis en assemblée constituante.

Commentaire d’un membre fondateur du Parti québécois :

1- “la souveraineté acquise” veut dire l’élection qui a donné un gouvernement du Parti québécois ; (interprétation confirmée dans “Comment se fera l’indépendance” par René Lévesque, Jacques Parizeau et Jacques-Yvan Morin : “Le jour où nous formerons le gouvernement élu pour appliquer un programme que tout le monde connaît, c’est à ce moment-là que nous l’appliquerons.” René Lévesque, novembre 1971.

2- On ne parle pas de référendum dans ce premier programme officiel du Parti québécois.

Ce programme fut élaboré par les assises d’avril 1968 et par le congrès de fondation d’octobre 1968 d’un parti basé sur le financement démocratique et la participation de ses 35,000 membres.

3- Le principe même de l’indépendance n’est pas négociable et “la souveraineté est acquise” par le peuple souverain du Québec qui a exprimé sa volonté en mettant le Parti québécois au pouvoir. C’est la voie électorale vers l’indépendance. Jacques Parizeau admet toujours que cette voie est légitime et qu’il l’a soutenue en 1974 à un congrès du PQ.

4- C’est sur la base du programme officiel du Parti québécois de 1969 que des milliers de Québécois se sont engagés dont moi.

5- Je prétends que le congrès de 1974 s’est trompé, que Jacques Parizeau avait raison, que René Lévesque et Jacques-Yvan Morin (docteur en droit constitutionnel) avaient raison en 1971. La carte de rappel une semaine avant le jour de l’élection du 29 octobre 1973 a été le début d’un coup de force qui disait : le pouvoir d’abord, la souveraineté plus tard par référendum. Ce coup de force a imposé le “sans référendum point de salut” ; “on ne peut rien faire sans avoir gagné un référendum” ; “pour avoir le pouvoir, il ne faut pas “bousculer” les Québécois qui ne sont pas prêts à faire l’indépendance”. (C’est encore ce que dit Bernard Drainville.) Jusqu’à faire un référendum pour avoir la permission de négocier, et à promettre un autre référendum pour faire accepter le résultat de ces négociations. Il y avait du Robert Bourassa dans Claude Morin. Pauvres petits Québécois, il ne faut surtout pas les traumatiser en les plaçant dans la position d’avoir vraiment à décider. Ce qui a pour conséquence d’obliger à expliquer les astuces de la démarche au lieu d’avoir à expliquer le pourquoi de l’indépendance. Nous en sommes encore là ; je viens d’en faire involontairement la démonstration.




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Vos commentaires:
  • Laisser la voie électorale ouverte
    25 juin 2009, par Christian Montmarquette

    Je ne vois pas pourquoi le Québec ne pourrait pas appliquer une démocratie qui a contribué à l’opprimer durant si longtemps, lorsque cette même démocratie pourrait enfin jouer en sa faveur et mettre un terme à la stagnation et au cul de sac politique.

    C’est d’ailleurs là-dessus que repose tout le système parlementaire britannique : « Favoriser la représentation de gouvernements majoritaires stables. »

    C’est dans ce système que nous sommes. C’est dans ce système que le Québec se fait flouer. Et c’est avec ce même système que nous pouvons aussi nous en sortir dans un exercice tout à fait légitime de la démocratie parlementaire.

    Dans la démocratie parlementaire représentative britannique, il apparaît tout aussi légitime que le peuple canadien français majoritaire au Québec puisse se faire opprimer qu’il puisse aussi décider de son avenir politique ; d’autant plus qu’il constitue aussi une majorité stable d’appuis à l’indépendance du Québec.

    En ce sens, un référendum apparaît même comme une modification substantielle, sinon radicale, des règles du jeu à un moment politique décisif.

    Est-il nécessaire d’ajouter à cela, que les référendums ne sont que consultatifs et que c’est l’Assemblée nationale qui décide ?

    J’irais même jusqu’à dire que Lucien Bouchard en refusant l’élection décisionnelle a refusé du même coup une formidable « condition gagnante », pour ne pas dire l’indépendance elle-même...

    Christian Montmarquette


  • Laisser la voie électorale ouverte
    25 juin 2009, par MichelG
    Par la peur les fédéralistes ont été chercher un vote majoritaire pour la colonisation Reste à nous les indépendantistes d’aller chercher un vote majoritaire pour la décolonisation de notre nation et notre ouverture au monde. Notre libération décolonisation ne se fera pas sans une crise terrible, ou sinon nous disparaîtrons comme nation dans l’anglicisation tranquille que nous imposent les fédéralistes À nous de décider et peu importe les moyens pour y parvenir, nous devons fonçer car le temps des palabres est terminé car la population n’est plus à l’écoute . Agissons vers notre décolonisation, cette colonisation canadian qui a fait du Québec l’État le plus pauvre en Amérique du Nord.
  • Laisser la voie électorale ouverte
    25 juin 2009, par Raymond Poulin
    Merci pour l’addendum, ça va peut-être donner des idées (ou les rafraîchir)à quelques-uns...
  • Laisser la voie électorale ouverte
    25 juin 2009, par Luc Archambault
    Nous sommes d’accord. Il faut laisser la voie électorale ouverte. Mais il ne faut pas tout confondre pour autant. « Élection décisionnelle ou référendaire » Pourquoi pas un : « Référendum électoral » ? N’importe quoi ! Si l’élection décisionnelle veut dire que la députation peut comme le Programme du PI que vous citez le suggère, faire suivre l’élection « décisionnelle » par une Déclaration d’Indépendance (...)

    Lire ce commentaire

    Nous sommes d’accord. Il faut laisser la voie électorale ouverte.

    Mais il ne faut pas tout confondre pour autant.

    « Élection décisionnelle ou référendaire »

    Pourquoi pas un : « Référendum électoral » ?

    N’importe quoi !

    Si l’élection décisionnelle veut dire que la députation peut comme le Programme du PI que vous citez le suggère, faire suivre l’élection « décisionnelle » par une Déclaration d’Indépendance votée par la seule députation de l’Assemblée nationale qui n’est pas le Parlement... soit dit en passant, ce seul Parlement qui s’accorde le droit de tout faire selon l’État abusif du Canada, cela revient à :

    - valider l’État actuel du Canada, donc valider et légitimer sa légalité abusive ;
    - légitimer que le Parlement en vertu de ses pouvoirs, invalide telle « Déclaration d’Indépendance » ;

    Retour à la cas Zéro... D’autant que cela est malgré tout assujetti à la vraie décisionnelle décision référendaire du peuple souverain.

    Mais il y a une autre façon de faire de ces élections des élections décisives sans légitimer l’État actuel du Canada, sans nous exposer à l’invalidation d’un Déclaration d’Indépendance purement aléatoire et non décisionnelle.

    Pourquoi ajouter à la confusion actuelle en parlant de décision alors qu’il est question toujours de la nommément assujettir au voix du peuple souverain ?

    Cette autre voie c’est de convoquer après l’élection d’une coalition souverainiste sous PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ, l’Assemblée de la députation du peuple souverain du Québec siégeant à Ottawa et Québec pour déclarer invalide l’État actuel du Canada. Cela est un Acte de rupture bien plus fort qu’une Déclaration d’Indépendance qui ne pourra avoir force de LOI parce qu’elle sera révoquée par le Canada et ne pourra avoir d’effet. Telle réunion de notre députation a été invoquée par Trudeau lui-même pour affirmer le contraire. Comment pourrait être contestée telle réunion.

    Sur cette base solide, nous pourrons comme vous le souhaitez, comme nous le souhaitons, enclencher un vrai processus de fondation valide de l’État souverain du peuple souverain du Québec, en dénonçant la validité de l’État abusif du Canada au contraire de la légitimer en se contentant d’abonder dans l’abus d’autorité d’un État illégitime, d’autant que ce Canada abusif ne manquera pas d’en profiter pour rendre caduque telle déclaration. Ce ne pourra être qu’un coït interrompu.

    Vous dites :

    «  Il faut laisser ouverte la voie électorale comme déclencheur du processus. Luc Archambault veut la fermer. »

    Faux ! Je veux comme vous tirer parti au maximun de la députation du peuple souverain du Québec et de ce qu’elle peut faire sans pour autant légitimer l’État abusif actuel du Canada. ET, nous pouvons le faire. Je ne veux pas fermer la porte des élections, bien au contraire. Ce pourquoi elles doivent être considérées maintenant comme décisives, et non une étape. ET, elle le seront si nous renversons le paradigme canadianisateur, en l’invalidant l’Autorité dont il se pare au mépris de l’Autorité démocratique suprême du peuple souverain du Québec, sur son territoire national.

    Vrai renversement paradigmatique

    Suite ici-bas


  • Laisser la voie électorale ouverte
    25 juin 2009, par Luc Archambault

    Suite

    Vrai renversement paradigmatique

    Ce n’est pas faire ce qu’un Canada abusif fait.

    Vous aurez beau invoquer la répulsion du dogme, il nous faut un vrai renversement paradigmatique du Canada qui se fonde sur sa seule députation pour nous imposer sans notre consentement un État que nous répudions majoritairement et qui n’a jamais obtenu le OUI que nous nous obligeons à obtenir, et que ce Canada autocratique-là nous oblige à obtenir tout en ayant le culot de se prétendre de légitime légalité tout en se soustrayant à l’application de la même règle. Faire comme lui le valide... Prétendre valide une Déclaration d’Indépendance des seules voix de notre députation de l’Assemblée nationale ne fait que valider le Canada actuel.

    Le vrai renversement paradigmatique consiste à l’invalider, d’abord avec notre députation, toute notre députation. Ensuite par nos voix nommément exprimées, qui exigent que tous les États quels qu’ils soient, se soumettent nommément à nos voix.

    Je n’appelle pas à mon secours M. Parizeau. Je dis que nous sommes du même avis quant à la question cruciale du recours à nos voix pour fonder l’État souverain du peuple souverain du Québec.

    Il nous faut des « élections décisives » à Ottawa et Québec.

    L’élection de Rivière-du-Loup montrent à quel point notre division nous entrave...

    Au plaisir et respectueusement vôtre.

    Luc A.


  • Laisser la voie électorale ouverte
    25 juin 2009, par Gilles Bousquet

    Faudrait informer les Palestiniens de ce plan là afin qu’ils puissent disposer d’un pays, eux aussi.

    Les Palestiniens ont élu démocratiquement, dans la bande de Gaza, un gouvernement qui n’est pas reconnu par tous les amis d’Israël incluant le Canada qui pourrait bien agir de même avec le Québec.


  • Laisser la voie électorale ouverte
    25 juin 2009
    Luc Archambeault : Il s’affaire à fonder une interprétation plus restrictive des institutions politiques canadiennes, de manière à rendre plus difficile l’accession à l’indépendance. Fiou ! Heureusement qu’il n’a pas ce pouvoir.
  • Laisser la voie électorale ouverte
    26 juin 2009, par Luc Archambault
    M. Anoyme dit : « Luc Archambault s’affaire à fonder une interprétation plus restrictive des institutions politiques canadiennes, de manière à rendre plus difficile l’accession à l’indépendance. Fiou ! Heureusement qu’il n’a pas ce pouvoir. » Plus difficile ou plus facile Je prétends au contraire de ce que vous affirmez, qu’au regard des principes démocratiques primordiaux bafoués par l’État (...)

    Lire ce commentaire

    M. Anoyme dit :

    «  Luc Archambault s’affaire à fonder une interprétation plus restrictive des institutions politiques canadiennes, de manière à rendre plus difficile l’accession à l’indépendance. Fiou ! Heureusement qu’il n’a pas ce pouvoir. »

    Plus difficile ou plus facile

    Je prétends au contraire de ce que vous affirmez, qu’au regard des principes démocratiques primordiaux bafoués par l’État abusif du Canada, principes reconnus par les démocraties de ce monde, le fait d’invalider nommément par les voix du peuple souverain du Québec cet État jamais soumis nommément aux à la libre et souveraine expression de ses voix, permet de briser cet État de statu quo qui se fonde sur une Autorité suprême autocratique qui n’est pas celle démocratique du peuple souverain du Québec sur son territoire national.

    Mais encore faut-il que ces voix s’expriment

    Or, le Canada ne l’a pas fait, ne le fait pas et ne le fera pas en l’état. Et pour cause, il serait répudié. Les souverainistes n’y ont pas pensé ou pensent que ce n’est pas utile, cela sera réglé par un vote en faveur de l’État souverain du Québec.

    Or, le peuple souverain est toujours depuis cette impasse faite sur ses droits primordiaux, relégué aux frontières de son territoire politique national. Cependant que l’État du Canada s’impose sur la seule fédération du NON à l’État souverain du Québec, le peuple souverain du Québec n’est autorité par un État abusif qu’à élire son gouvernement. Il est exclu de l’État. On lui refuse le droit de s’exprimer sur ce qui gouverne le gouvernement responsable arraché de chaude lutte à un Empire autocratique après un soulèvement réprimé dans les larmes et le sang des patriotes. Cette commode, coutumière, facile fédération des NON suffit, même si ce peuple souverain du Québec n’a jamais été appelé à dire OUI à l’État du Canada actuel qu’il répudie, des fédéraliste-rénovateur aux souverainistes en passant par les autonomistes.

    En somme, Nous est retirer le droit de nous dire OUI à ce que nous sommes, NOUS, le PEUPLE.

    Ce OUI à ce que nous sommes, ce NON au Canada actuel briserait le plafond de verre qui nous sépare du vrai pouvoir. Celui qui seul peut nous donner prise sur ce qui gouverne le gouvernement du peuple souverain du Québec. Ce qui gouverne le gouvernement c’est l’État. Ce peuple n’existe pas dans l’État et aucun État du peuple souverain n’existe de manière valide et légitime.

    Il nous faut renverser le fardeau de la preuve

    Le souverainisme étatique historique a décidé d’assumer seul le fardeau de la preuve. Cet ordre doit être renversé. Il faut rétablir la réciprocité.

    «  Passe moi a’poke, m’a en compter des buts  » Dédé Fortin

    Le peuple souverain du Québec n’attends que ça. À nous de l’appeler à se prononcer sur la validité de l’État du Canada jamais soumis à ses voix libres et légitimes.

    Pour ce qui est du cas du peuple palestinien, aucun comparable

    Nous ne sommes pas partie d’une lignée qui encerclerait le Canada en le menaçant de le renvoyer à la mer fort d’une population 20 fois plus nombreuse. Ce n’est pas la question politique qui fait problème au Moyen-Orient, c’est la question de la sécurité. ET, on ne répond pas de façon satisfaisante à cette question posée afin de déstabiliser la région pour en tirer avantage question contrôle des énergies fossiles. Ce qui n’est pas le cas du Québec... À moins qu’on nous cache que nous sommes assis sur l’Arabie saoudite de l’Amérique du Nord. Ce qui du reste est fort possible. Du coup, on aurait grand intérêt d’évidence pour la faire cette Indépendance qui nous manque.

    Il nous faut faire comme le peuple démocratique et souverain d’Irlande

    Suite ici-bas


  • Laisser la voie électorale ouverte
    26 juin 2009, par Luc Archambault
    Suite Du reste, même cela, être assis sur les dernières réserves d’énergies fossiles, ne fait pas du Québec égale menace pour l’État du Canada car nous ne sommes que ± 7M et seuls au monde. Par contre au niveau du principe démocratique et politique, une telle invalidation de l’État du Canada aurait le même effet que la répudiation de l’Europe du Traité de Lisbonne en Irlande a en Europe. Elle n’a pas le choix (...)

    Lire ce commentaire

    Suite

    Du reste, même cela, être assis sur les dernières réserves d’énergies fossiles, ne fait pas du Québec égale menace pour l’État du Canada car nous ne sommes que ± 7M et seuls au monde. Par contre au niveau du principe démocratique et politique, une telle invalidation de l’État du Canada aurait le même effet que la répudiation de l’Europe du Traité de Lisbonne en Irlande a en Europe. Elle n’a pas le choix d’en tenir compte au moins sur le territoire national du peuple d’Irlande. En France aussi, mais là c’est autre chose, la Cours constitutionnelle a approuvé un Lisbonne modifié. Ça devient une affaire interne tant que le peuple souverain de France n’aura pas été appelé à répudier telles dispositions constitutionnelle.

    Il nous faut faire comme le peuple démocratique et souverain d’Irlande

    Appeler le peuple du Québec à nommément exiger sur le territoire national du peuple démocratique et souverain du Québec un État et une Constitution nommément validée par l’expression des ses voix libres et souveraines. Ce OUI à ce que nous sommes, à ce que nous voulons renverse l’ordre paradigmatique tutélaire d’un Empire autocratique qui nous en impose tant depuis si longtemps. Nous ne pouvions rien à l’époque contre les monarchies autocratiques. Aujourd’hui nous avons la démocratie. Nous pouvons renverser la Couronne canadianisatrice. Nous pouvons le faire même à défaut de nous entendre sur ce que nous voulons, car nous subordonnons ce que nous voulons aux menaces de représailles proférées contre nous. En nous prononçons non pas sur l’État souverain mais sur l’État quel qu’il soit, nous éliminons ce qui suscite les menaces de représailles. Nous pouvons donc librement dire OUI à ce que nous sommes.

    Ce premier OUI, sera l’enclume qui nous manque pour briser nos chaines. Depuis 40 ans nous avons frappé avec toute notre masse sur nos chaines déposées sur des sables mouvants. Il nous faut une enclume pour frapper solide. La couleuvre Canada qui agitait ces chaines dans les sables mouvants des tous chantages et toutes menaces ne pourra plus être agissante et se prétendre l’Autorité suprême. En démocratie c’est NOUS, le PEUPLE, l’Autorité suprême.

    Ce OUI à ce que nous sommes renverse le fardeau de la preuve et ouvre grande la porte à un État dont la légalité illégitime actuelle deviendrait celle non pas d’un État autocratique, mais bien celle démocratique du peuple souverain que nous sommes, distinct de tout autre à commencé par celui de la France, depuis le 13 septembre 1759, il y aura de cela 250 ans le 13 septembre 2009.

    Soit dit en passant...

    Harper veut céder une parcelle de terrain. C’est tout le terrain qu’il nous faut rapatrier. Le 1er juillet, c’est la Vigile de la Fête de l’État souverain légitime du peuple souverain du Québec.

    La Marche de Vigile du 24 juin déménage au 1er juillet

    jesignequébec.com



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