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La possible venue de la reine d’Angleterre à Québec, pour les fêtes du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec, provoque un tollé chez les forces souverainistes.
Furieux, le président du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose, traite de « colonisés » les administrateurs de la Société du 400e de Québec, qui élaborent une liste d’invités potentiels avec les gouvernements du Québec et du Canada, sur laquelle figure le nom de la reine Elizabeth II.
Il qualifie d’indigeste la possibilité que la reine soit présente pour souligner la naissance de la nation québécoise, alors qu’elle représente le symbole le plus colonial de la monarchie anglaise.
Selon lui, le fait que des Québécois se prêtent à ce jeu en contradiction avec ce qu’ils veulent souligner démontre une aliénation la plus totale.
À la Société Saint-Jean-Baptiste, le premier vice-président, Mario Beaulieu, a aussi réagi avec stupéfaction.
Il juge que la reine n’a pas du tout sa place lors des festivités entourant la fondation de la ville par un pionnier de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain.
Le président de la Société du 400e, Pierre Boulanger, réplique qu’il est prématuré de conclure que la reine sera invitée à Québec pour les commémorations du 3 juillet 2008.
Se défendant d’être celui qui souhaite la venue de la reine, il précise que son invitation possible relève du gouvernement fédéral, ajoutant qu’il est vrai que le ministère fédéral des Affaires étrangères « travaille sur ce dossier ».
Pour contenir l’enthousiasme de la foule à Québec à son endroit, faudrait bien que notre reine d’Angleterre et du Canada soit protégée par un rang de police municipale, un de la SQ et un de le GRC avec ouates dans les oreilles pour atténuer les huées. Ainsi équipée elle pourrait admirer le beau ciel de Québec par temps gris, par temps sec.
Gilles Bousquet

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