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Au cours des derniers jours, la très ruminante Madame la toute-puissante dame de fer à la couenne dure qui en mène large depuis le 26 mars s’est permis encore de faire la promotion des méga hôpitaux en PPP, qu’elle veut réaliser pour le bénéfice des (sic) citoyens de Montréal.
Depuis qu’elle est au pouvoir en 2003, elle et son compagnon Crapet Charest brûlent d’envie de voir se réaliser des projets en PPP, malgré une forte opposition de l’opinion publique. Depuis, les médias du Québec, par le biais d’une majorité de rédacteurs financiers favorables à ce concept, nous démontrent que tout devient soudainement possible grâce à ce nouveau schème de gestion que sont les PPP : salles de concerts ; routes ; hôpitaux ; CHSLD ; arénas ; etc.
Cependant, la vrai priorité pour Mme Jérôme-Forget, et son entourage de parasites anglophiles, c’est d’ouvrir l’exploitation des infrastructures publiques du Québec aux intérêts privés internationaux, surtout ceux issus de l’anglosphère.
Mme Jérôme-Forget, de par sa formation à l’université de Londres et à McGill, ainsi que par son engagement professionnel auprès du conseil médical du Canada et de l’institut d’études canadian, entre autres, a fait la démonstration, à plusieurs occasions, de ses penchants pour ce monde très circonscrit de Toronto, ce petit cercle de ceux qui sont particulièrement actifs dans l’assurance et l’immobilier. Des groupes d’intérêts très proches du PLQ, financièrement.
Au mois de décembre 2006, lors d’une conférence organisée par le conseil canadian pour les PPP tenue à Toronto, Mme la super patronne a expliqué aux assistants de cette conférence qu’au Québec, les employés du secteur public sont trop incompétents pour planifier quoi que çe soit. Elle leur a dit qu’ils ont planifié une ligne de métro qui finissait dans une rivière et que certains projets d’hôpitaux sont sujets à 1000 changements coûteux.
Les déclarations qu’elle fit ce soir-là au sujet de la ligne de métro et des projets d’hôpitaux se sont avérées à être des fabrications. Mme Taschereau, son attachée de presse, n’a pas pu préciser de quels projets hospitaliers il s’agissait, disant que c’était un exemple parmi d’autres. Pour ce qui en est des concepteurs de la ligne de Métro vers Laval qui n’étaient pourtant pas des fonctionnaires, mais bien des ingénieurs d’une compagnie privée, son attachée de presse a expliqué que les remarques de Mme Jérôme-Forget sur le prolongement de la ligne de métro étaient des figures de style.
Revenons maintenant à la construction du CHUM et du CUSM à Montréal. Le neurologique ministre Couillard, assisté par ses brillants planificateurs du ministère de la Santé, ont décidé de construire - à des endroits du centre-ville qui sont déjà engorgés - deux éventuels éléphants blancs qui vont mobiliser plus de 3 milliards de dollars en investissements. Les anglophones vont disposer de près de 1,2 milliard pour bâtir leur propre méga centre hospitalier. Les anglophones, qui représentent à peu près 12% de la population de Montréal, vont disposer de près de 40% de cette manne. Ce projet d’hôpital universitaire va aider directement la minorité anglophone à angliciser davantage les nouveaux venus au Québec.
Je me demande si les communautés francophones du Nouveau-Brunswick, ou de l’Ontario, disposent de subventions dans des proportions semblables ?
Par ailleurs, quand on sait ce que ça coûte à l’État québécois pour former des médecins et que ceux de McGill optent, à plus de 50%, pour aller pratiquer ailleurs après leur formation, je pense qu’il est temps de revoir les droits accordés à cette aristocratie de professionnels.
Pour revenir aux PPP, des fonctionnaires du ministère de la Santé du Royaume-Uni ont déjà prévenu les dirigeants des centres hospitaliers de l’université de Montréal (CHUM) et de l’université McGill (CUSM) qu’il n’était pas avantageux de construire de très gros hôpitaux en partenariat avec le secteur privé.
Peu importe. Depuis 2005, par l’orchestration d’une campagne médiatique du tant populaire gouvernement en place, un nouvel élan est donné pour les projets de PPP avec l’agence PPP, créée par le gouvernement Charest avec un budget total de 7,1 millions. Son P.D.G., Pierre Lefebvre, touche un salaire de 219 300$ par année. Un salaire du domaine selon Mme Jérôme-Forget. Je crois qu’elle se réfère ici à ce domaine bien nanti des crosseurs de Bay street, mentionnés précédemment.
Pour épauler cette opération de charme des PPP, des organes médiatiques tels que Radio-Canada, Gesca, Quebecor et d’autres font paraître des textes et des reportages favorables à cette forme de gestion des biens publics. On n’a qu’à lire les textes de nombreux journalistes et rédacteurs d’opinions de la presse écrite au Québec pour se rendre compte l’ampleur de cette inféodation aux intérêts des gros joueurs de Bay Street.
Dans une autre sphère d’idées, la table est mise au Québec pour un autre genre d’opération de charme, un autre style de programme des commandites auquel le ROC nous a habitués, celui-ci géré par l’armée pour adoucir l’opinion publique québécoise largement défavorable à la guerre en Afghanistan. Des parades et des échanges de drapeaux auront lieu un peu partout au Québec pour souligner le départ, vers l’Afghanistan, de notre chair à canon issue de Val-Cartier.
Je suis un de ceux qui croient que l’Afghanistan est un terrain de jeu stratégique pour les forces impérialistes, et ce, depuis trop longtemps. Il est temps que ce pays règle ses problèmes sans l’ingérence des puissances occidentales, qu’il devienne finalement un pays souverain.
Ça vous fait peut-être penser à quelque chose ?
De surcroît, je serais curieux de savoir combien de civils ont été tués en Afghanistan depuis le début des années 1980 pour les besoins stratégiques des diverses forces impérialistes du monde. Ça doit se chiffrer par millions.
J’aimerais ajouter que le Canada n’est plus un pays souverain. Il est soumis à l’empire américain et, par extension, à cette nouvelle forme d’impérialisme économique et culturel qu’est l’anglosphère, que M. Harper défend si bien.
Pour conclure, le poète Jacques Prévert a déjà écrit quelque chose qui ressemble aux mots suivants : « le problème avec la guerre, c’est qu’elle ne tue pas seulement les professionnels de la guerre, mais beaucoup de civils ».
Daniel Sénéchal
Montréal
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