Dans son budget 2010 rendu public cet après-midi, le gouvernement Charest annonce une nouvelle mesure, une caisse santé qui entrera en vigueur dès le 1er juillet, pour redresser les finances publiques, dont le système de santé. En 2010, chaque adulte devra débourser au moment de sa déclaration d’impôt une contribution annuelle de 25 $, puis de 100$ en 2011 et finalement 200$ en 2012.
Cette mesure risque d’être contreproductives considérant les nouveaux comportements de santé qu’induira cette surtaxe. Les clients-payeurs n’hésiteront pas à consulter davantage, à exiger des tests et des analyses diverses et des contre-évaluations en cas de doute. C’est pourquoi, on peut s’attendre à ce qu’un système de franchise ou ticket modérateur sera implanté sous peu pour freiner cette surconsommation appréhendée.
Le gouvernement espère engranger près d’un milliard annuellement grâce à cette mesure qui met de facto un terme au régime de la gratuité des soins en santé. Et ce seront les ménages à faibles revenus qui écoperont le plus étant donné que les hausses de taxe annoncées sont fixes ou non proportionnelles au revenu.
Somme toute, au lieu de profiter de l’actuelle léthargie économique pour mettre en chantier des projets de relance économique, le gouvernement Charest a préféré acculer au pied du mur les petits salariés et les tavailleurs de la classe moyenne.


