Dans les commentaires reçus suite à la publication de mon dernier texte sur Vigile,« les méchants talibans », je tiens à préciser, encore une fois, que je ne dénigre pas le Québec et les Québécois. Comme j’ai l’habitude d’appeler un chat, un chat, je ne peux pas non plus féliciter toute une population, la mienne, d’être envahie par un sommeil politique et culturel profond et qui se dirige par inertie tout droit vers un gouffre existentiel. Je ne dénigre pas, je constate comme quiconque qui veut se donner la peine d’observer son entourage, sa société.
Le Québec doit être prêt a affronter les bouleversements majeurs qui pointent à l’horizon. En pleine gestation, la troisième guerre mondiale a, à multiple reprises, été prédite, entre autre par Nostradamus qui ne semble pas s’être beaucoup trompé jusqu’à maintenant mais aussi par les excès des financiers et de la mondialisation qui rendent cette avenue de plus en plus irrémédiable. Dans la même veine, le pape Benoît XVI serait le dernier pape en exercice à Rome, au Vatican tel qu’on le connaît. Ensuite il doit y avoir un personnage qu’on nommerait Petrus Romanus suivi plus tard de l’antéchrist. Chose certaine on se dirige tout droit vers un chaos mondial majeur. Obama tentera de tempérer les choses mais les forces de l’ombre, les banquiers internationaux, seront derrière et l’empêcheront de régler les plus gros problèmes car ces problèmes sont payants pour eux.
À ma connaissance, au XXième siècle, le plus grand criminel que la terre ait porté n’est pas Hitler mais Milton Friedman. (J’en ai parlé à quelques reprises dans des textes précédents) Dans le grand public c’est un illustre inconnu. Ce théoricien financier, de l’Université de Chicago, avec sa théorie du désastre, a fait périr de diverses manières, beaucoup plus de monde qu’Hitler. Presque tous les pays de l’Amérique du Sud ont subi les effets nocifs de ses théories. On a qu’à penser au Chili où, sous l’impulsion de la CIA au service des financiers, ont assassiné Allende, le président élu et ont mis à sa place Augusto Pinochet, de funeste mémoire mais qui lui, avait laissé les « gars de Chicago » agir à leur guise. Tous les pays d’Amérique du Sud, à divers degrés, ont subis les effets nocifs de ces théories. Combien de morts cela a-t-il causé ? Des centaines de milliers, des millions ?...sûrement mais difficile à évaluer exactement. La Russie de Gorbatchev a été démantelée sur les mêmes principes, des révolutions internes, des morts, des famines, l’émergence d’une mafia russe surpuissante. Ils en subissent encore les effets. Les exemples font légion.
Plus près de nous, Jean Charest applique lui aussi cette méthode, plus subtilement mais tout aussi efficace. Le but : démanteler l’État pour l’offrir en pâture aux financiers. Le principe de Friedman est simple : créer un désastre pour ensuite faire ramasser les miettes pas les banquiers. Toutes les actions des PPP de Charest est, en fait, l’application de ce principe. On le voit très clairement en santé. Quand le peuple sera suffisamment écœuré, dégoûté du système que nous avons présentement et qui se dégrade rapidement, il acceptera alors comme un moindre mal la privatisation de ce service. Quand on pense que des femmes vont mourir au Québec par négligence et de manque de soins (le cancer du sein), on est en droit, que dis-je, en devoir de se poser des questions mais surtout de réagir. Là encore, ce sont des cliniques privées qui, à coûts supérieurs, vont prendre la relève. Cherchez l’erreur !
La même chose en éducation. Le système d’éducation actuel lui aussi se dégrade, pourquoi ? Les politiques aberrantes du ministère. Ce n’est pas un hasard, c’est voulu. Avez-vous remarqué que, malgré des pressions, ils subventionnent toujours les écoles privées et certaines, entre autre les juives, qui sont, dans leur fonctionnement, illégales, et sont toujours tolérées. Le but ultime est de réduire les pouvoirs du gouvernement à une peau de chagrin et le privé prendra la relève. Si nous le laissons faire, dans très peu de temps, il sera trop tard, nous ne pourrons plus changer légalement quoi que ce soit. Actuellement les Québécois, endormis par une subtile (pas toujours) propagande, dorment au gaz, laissent faire. Nos représentants politiques de l’opposition tergiversent et illustrent brillamment la notion de vacuité, de nullité. En attendant, le rouleau compresseur financier du fédéral anglo-saxon continue lentement mais sûrement à nous écrabouiller politiquement et culturellement.
Pour comprendre en profondeur ce principe du désastre, il existe plusieurs ouvrages sur Milton Friedman. On doit pouvoir les trouver dans les librairies et les diverses bibliothèques du Québec. (soit dit en passant, il a reçu un prix Nobel de la finance !!!). Entre autre, je vous suggère le livre de Naomi Klein : la stratégie du choc et en sous-titre *la montée d’un capitalisme du désastre*. C’est difficile à lire tellement c’est révoltant mais cette journaliste est allée au fond du problème. C’est publié en français chez Leméac / Actes Sud.
Le capitalisme, tel qu’on le connaît, ne peut pas éternellement faire des ravages sans que ça saute quelque part. Quand des populations entières seront suffisamment affamées, ça ne saurait tarder, c’est là que ça va sauter.
En attendant, n’y aurait-il pas lieu de mettre un peu de sable dans l’engrenage du rouleau compresseur ?...ou doit-on se laisser faire et subir de plein fouet les tornades annoncées ?
Ivan Parent

