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[1] Il faut dénoncer avec vigueur la stratégie des souverainistes traditionnels concernant l’accession à l’indépendance politique du Québec. Cette stratégie repose sur la bonne gouvernance et le mythe de la "promotion de la souveraineté" abstraite. Moi, j’appelle cela la "souveraineté-moumoune". Incolore, inodore, sans saveur et ennuyante. La souveraineté-moumoune, c’est la souveraineté de personnes qui ont peur de tout, qui vivent dans la ouate et qui hyperventilent dès qu’on les sort un tant soit peu de leur zone de confort. Voir la définition de Richard Martineau, à la fin de cet article.
[2] 18 ans de gouvernance au cours des 35 dernières années nous ont appris que cette stratégie ne fonctionne pas. Le peuple n’écoute plus et les jeunes s’en foutent.
[3] Le Parti québécois a eu d’excellents gouvernements provinciaux, mais 40 ans plus tard, nous en sommes au même point et certains pensent même que nous avons baissé les bras. La recul du français sur l’Île de Montréal, est un exemple frappant. La "souveraineté-moumoune" nous décourage et nous endort. On baîlle d’ennui.
[4] Tout cela est la faute des souverainistes traditionnels qui ne veulent pas démordre de la "souveraineté-moumoune". Qui plus est, le PQMarois recule. Il a renoncé à l’objectif premier, qui est celui de "réaliser la souveraineté du Québec", il a renoncé au projet de pays concret et emballant et il a envoyé le référendum dans les limbes. C’est un recul qui frôle la démission.
[6] En plus, s’il y a 2 mots que nous devons bannir de notre vocabulaire, ce sont les mots "souveraineté" et "référendum". Ce sont des mots tristes, ennuyants et qui reflètent l’image de perdants. Il faut trouver autre chose.
[5] Seule une stratégie d’État d’envergure pourrait nous sortir du pétrin dans lequel nous ont volontairement enfoncés les leaders souverainistes traditionnels. La crise pétrolière nous en donne l’occasion.
[6] Les 2 principaux jalons de cette stratégie d’État d’envergure sont, d’une part, l’indépendance énergétique (pétrolière en particulier) et la social-économie numérique, soit la répartition équitable de la richesse informationnelle. Un Québec vert et technologique avec des citoyens branchés en fibre optique. Un vrai projet de pays concret et emballant. Un projet d’indépendance nationale qui nous permettrait d’aller chercher la décision majoritaire dont nous avons besoin pour arriver à l’État optimal.
[7] Qui sera le "champion" de cette grande stratégie d’État ?
Pierre Cloutier
P.S. Avant que l’on m’accuse de faire de la discrimination sexuelle, je cite cette phrase de Richard Martineau, que j’ai repris dans Wikipédia.
"Je connais des gais qui ne sont pas moumounes, et des straights qui sont ultra moumounes. La moumounerie n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Une moumoune, c’est une personne qui a peur de tout, qui vit dans la ouate et qui hyperventile dès qu’on la sort un tant soit peu de sa zone de confort. — (Richard Martineau, Le Journal de Montréal, 8 décembre 2007) "
La souveraineté-moumoune, je ne connaissais pas du tout. Je ne sais pas si on peut aussi avoir du fédéralisme-moumoune.
Je crois être un souverainiste-moumoune moi-même en plus de favoriser une confédération avec une partie ou tout le Canada et même avec nos voisins, les États.
Un souverainiste qui n’est pas moumoune mes semble être un Irlandais, dans l’IRA, qui allait en mission, l’arme au poing, dans sa branche armée, exécuter un Anglais ou deux ou un Palestinien, la pierre ou la mitraillette à la main davant un char Israélien ou l’Irakien avec la bombe à la taille, juste avant qu’il la fasse exploser, POW, ILS sont tous morts.
À part de ça, tout ce qui est en dessous, "ne va pas jusque là", me semble moumoune aussi à comparer à ces croyants là.
Est-ce que les Québécois devraient se radicaliser sur la souveraineté ? Ça devrait donner peu de résultats. Faut juste faire confiance aux chef(e)s souverainistes qui devraient savoir où ils s’en vont et comment y arriver. On n’a qu’à les appuyer, ce qui est beaucoup moins fatigant que de passer notre temps à les critiquer, pour eux, démoralisant.
C’est une bonne idée que M. Landry se replace à l’avant de l’action dans un mouvement ou dans un parti. Personne ne l’a mis à la porte du PQ, il l’a fait lui-même. Il pourrait joindre et/ou diriger un mouvement qui existe déjà comme le Conseil de la Souveraineté ou un autre. Ce serait avantageux pour LA cause ou simplement, profiter de l’écoute privilégiée dont il est l’objet dans les médias pour continuer de convaincre les Québécois du bienfait de la souveraineté avec ou sans confédération.
« Faut juste faire confiance aux chefs souverainistes qui devraient savoir où ils s’en vont et comment y arriver » ? « On n’a qu’à les appuyer ? » Mais, monsieur Bousquet, vous parlez comme mon ancien curé ! Bien sûr, bien sûr, « tout pouvoir vient de Dieu », qui planait dans la salle du Conseil national... Sans doute la "conversation nationale" a-t-elle été inspirée par les contacts directs entre la chef (cheffe, cheftaine, cheffeuse, au choix) et l’Esprit Saint.
Si vous êtes à ce point un fervent de l’Autorité, eh bien ! pourquoi tant vous fatiguer les méninges à développer, dérouler, répéter votre thèse, et pourquoi même en avoir une ? Contentez-vous de suivre votre chef et de voter... Au fait, Jean Charest itou est un chef, et Mario Dumont, et Erik Tremblay, et même...oui, même Stéphane Dion ! S’ils ont tous été choisis par le Très-Haut, ça va finir par vous poser un sérieux problème de conscience, une angoisse déchirante, crucifiante. Si jamais vous avez raison, il va falloir commencer à se méfier sérieusement de Dieu : nous foutre dans un dilemme pareil !
M. Bousquet,
Vous vous demandez si les indépendantistes québécois devraient se radicaliser et vous assumez que ça ne donnerait pas grand chose.
Eh bien aujourd’hui même, la ville de Québec qui, habituellement, tolère bien des formes de graffiti, a fait exécuter par sa Police un ordre d’arrestation pour tout graffiti politique. Trois militants du très clandestin Réseau des Résistants Québécois (RRQ), ayant pignon sur rue par les Éditions LeQuébécois, ont été arrêtés chez eux(comme dans LesOrdres), menottés, emprisonnés,insultés par la force constabulaire et mis en jugement pour avoir écrit "Québec libre !" sur un mur. Les fédés retrouvent leur paranoïa des années 1970 en voyant arriver le 3 juillet 2008, quatre centième anniversaire de la vie française en Amérique. Réf. :
Trois militants du RRQ en prison
De : Patrick Bourgeois (info@lequebecois.org)
Envoyé : 28 juin 2008 16:00:29
Répondre à : Patrick Bourgeois (info@lequebecois.org)
[1] M. Bousquet, je vous en prie, ne soyez pas de mauvaise foi. Vous savez très bien qu’il existe une énorme différence entre ce que je décris comme étant la "souveraineté-moumoune" du PQMarois et du BlocDuceppe et la lutte armée.
[2] Je n’ai jamais écrit nulle part qu’il fallait recourir à la lutte armée et je vous mets au défi de me prouver le contraire.
[3] Ce que j’ai décrit comme la "souveraineté-moumoune", pour employer une image forte, c’est la stratégie traditionnelle du PQ, entérinée par le Bloc :
bonne gouvernance provinciale + promotion de la souveraineté abstraite + référendum = souveraineté.
[4] CELA NE MARCHE PAS et CELA NE MARCHERA PAS PLUS DANS L’AVENIR. 18 ans de gouvernance provinciale sur 30 ans en ont fait la preuve.
[5] Il faut donc changer de stratégie et trouver autre chose.
[6] En plus, à cause de la crise du pétrole, la conjoncture est favorable. Il nous faut donc, à ce stade-ci de notre histoire, s’adapter et proposer aux québécois une stratégie d’État d’envergure, concrète et emballante qui rejoint leurs préoccupations quotidiennes, matérielles et monétaires.
[7] Cette stratégie d’État d’envergure, c’est une stratégie d’indépendance pétrolière ou à plus grande échelle d’indépendance énergétique en expliquant clairement que nos intérêts nationaux sont complètement divergents du Canada pétrolier et que nous devrons sortir du Canada pour assurer notre avenir national, d’abord économique.
[8] La situation est catastrophique et il faut agir dès maintenant, comme l’a fait la Suède avec un plan sur 10-15 ans. Notre balance commerciale est déficitaire depuis 2004 et cela va en augmentant. Voyons les chiffres :
2004 - déficit commercial de 578$ millions 2005 - déficit commercial de 6.2 milliards$ 2006 - déficit commercial de 7.6 millards$ 2007 - déficit commercial de 10.9 milliards$
[9] Pour l’année 2008, le déficit commercial est de 5.1 milliards pour les 4 premiers mois de l’année, ce qui nous donne un aperçu de ce qui s’en vient alors que le prix du baril augmente sans cesse.
[10] NOUS NOUS APPAUVRISSONS à une vitesse vertigineuse et pendant ce temps, le PQMarois et le BlocDuceppe dorment au gaz, c’est le cas de le dire. Aucune stratégie d’État d’envergure, aucun lien avec l’indépendance politique, aucune posture indépendantiste. Que de la souveraineté blabla, ennnuyante, platte à endormir les chats, abstraite et qui passe 6 pieds par dessus la tête du peuple qui veut du concret, du solide, du matériel, du monétaire.
[11] À la stratégie d’indépendance pétrolière, j’ajoute aussi la social-économie numérique, c’est-à-dire, l’accès et la répartition équitable de la richesse informationnelle qui est la forme la plus avancée de social-démocratie car elle permettra aux québécois d’être plus compétitifs sur le plan mondial et de produire plus de richesse, par la créativité, l’innovation et le goût du risque.
[12] J’ai dit également qu’il fallait mettre dans la poubelle les mots "souveraineté" et "référendum" qui donnent de l’urticaire à beaucoup de québécois. Ce sont des mots tristes, ennuyants, obsolètes et passéistes. Il faut les replacer par "indépendance pétrolière", "indépendance énergétique", "indépendance économique", "indépendance politique" "indépendance et social-économie" et au lieu de "référendum", "décision majoritaire.
[13] Fini le souverainisme-moumoune, vive l’indépendance politique par l’indépendance économique.
[14] La souveraineté-moumoune, c’est celle des dinosaures du PQMarois et du BlocDuceppe, bien installés dans leur zone de confort de parlementaires payés à même les deniers publics, formant un petit club de privilégiés, une petite nomenklatura privilégiée, frileuse, peureuse et qui hyperventile d’insécurité dès l’instant où ils doivent prendre des risques. Ce sont des sédentaires hyperinsécures qui roulent à 3km à l’heure sur l’autoroute de la vie pendant que les créateurs, les innovateurs, les entrepreneurs roulent à 100km. heure. Alors que ces derniers ont toujours les pieds sur l’accélérateur, nos dinosaures du PQ et du Bloc qui carburent à la souveraineté-moumoune ont les 2 pieds sur les freins. Ce sont eux, le premier obstacle à notre libération nationale. Pas le peuple, contrairement à ce que vous pensez.
Voilà.
Pierre Cloutier
Très intéressant votre texte M. Cloutier.
Le temps n’est plus à la parlotte mais bien à la jugeotte.
L’indépendance du Québec est actuellement plus populaire dans les sondages que le principal parti politique qui en fait [supposément] la promotion (i.e. : le PQ).
Me semble que ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que quelque chose cloche, quelque part, dans la stratégie du PQ de madame Marois.
Le PQ n’ira nulle part en mettant l’article 1 de son parti en veilleuse.
Qu’attend donc le PQ pour agir ?
Rapatriement ou indépendance !
François Dulong archiviste-historien

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