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Ça fait un petit bout de temps, déjà, que le PQ perd ses racines. Il perd sa base électorale, ses idées, sa force motrice, son projet initial. Sa raison d’être. Mais ça, tout le monde le sait déjà.
Pourtant, on continue d’y croire, au petit PQ. Petit train va loin. Sauf que le petit train est passé à grand train pour revenir à petit train. Petit train né pour un petit pain.
Aujourd’hui, la « grande stratégie » péquiste c’est d’oublier ce pour quoi il est né. C’est de baisser les bras et attendre que l’indépendance se fasse toute seule. Le PQ n’a plus pour seule vocation indépendantiste que celle de tenir un référendum dans l’éventualité où les sondages indiqueraient une volonté bien marquée de la part des Québécois.
Pourtant, en 1995, on répétait les mêmes sornettes à un Jacques Parizeau qui a fait à sa tête et qui, finalement, a réussi un tour de main exceptionnel (lorsqu’on considère le rapport de force qui s’est imposé entre le fédéral et le provincial, le premier violant les règles que le Québec s’était lui-même imposées).
La suite des événements est déprimante, et on la connaît. Ce qu’on ne peut pas connaître, c’est l’avenir. Il subsiste donc toujours un espoir, puisque rien n’est écrit dans le ciel. Les indépendantistes doivent comprendre cela. On entend trop souvent des phrases du type « le Québec ne sera jamais indépendant » ou « l’indépendance, ça va rien changer ». Le Québec sera indépendant si on veut qu’il le soit, et ça va changer quelque chose si on veut que ça change quelque chose.
Les indépendantistes se retrouvent aujourd’hui devant un défi de taille : reprendre le projet. Celui-ci a été monopolisé par le PQ depuis trop longtemps. C’était une bonne idée, au départ, de rallier les souverainistes pour faire l’indépendance. C’était une idée concrète avec un but factuel. Il est temps de se débarrasser du lien obligé entre les souverainiste et la machine péquiste. Elle est visiblement incapable de réaliser l’objectif, ni même d’en faire la promotion.
Le projet doit se retrouver, une nouvelle fois, dans la rue ; être investi par la population, constituer un moteur de changement, et non plus un moteur de reproduction du même. C’est la seule issue pour nous et pour le pays du Québec.
Xavier Dionne
Montréal
Peut-être devriez-vous vous joindre à notre groupe monsieur Dionne, car la phase embryonnaire de cette formation politique est sur les rails : Nouveau parti indépendantiste, en cliquant sur ce lien, il vous sera possible de joindre les rangs maintenant.
Bienvenu à bord.
Normand Perry.
Absolument.
Mais attention, les péquistes vont dire que vous êtes devenu fédéraliste et que vous allez diviser le vote péquiste. Et que vous allez faire élire les libéraux.
Autre façon de faire de l’intimidation, version moderne.
Nestor Turcotte
« Vous avez bien raison. »
Monsieur Xavier Dionne écrit :
« Le projet doit se retrouver, une nouvelle fois, dans la rue [...]. »
Vous avez bien raison. Après avoir voulu nous humilier, madame Pauline Marois, nommée ou counonnée (donc non élue, comme vous voulez) en tant que présidente du PQ, nous a annoncé (avec un sourire accroché au visage) qu’elle allait prendre deux semaines de vacances. Pourtant, elle était dans sa retraite depuis dix huit mois sinon plus avant cette nouvelle course à la direction du PQ. Ce n’est pas ce que Sarkosi nous a dit après son élection à la présidence de la France. Il a fait immédiatement un voyage en Allemagne. Un pays indépendant ne se repose pas, il se bat. Or, Madame Marois va se reposant sans avoir eu à livrer de combat. OH ! Si ! Elle avait fait des combats dans le passé... Mais le passé, comme disait Teilhard de Chardin, « c’est du dépassé ».
Vous voyez Gandhi allant se reposer devant le défi de l’impérialisme britannique ? L’indépendance du Québec ne ressemble pas à l’Écosse ou à celle de l’Irlande ou encore à celle des pays nordiques, mais bien à celle de l’Inde ou du Timor oriental et même avec le cas de la Tchécoslovaquie. Quelle histoire voulons-nous vivre ? Celle des vaincus ou celle des vainqueurs. Assez, c’est assez avec tous ces indépendantistes optimistes qui rêvent comme Stéphane Laporte à une souveraineté dedans ou quelque part ailleurs (on ne sait pas trop où) hors du Canada dans un projet de société comme si le présent n’avait plus d’importance et que ce qui pourrait être intéressant serait tout bonnement de construire des châteaux en Espagne. Un rêve d’humoriste.
Les Québécois en ont assez de tous ces rêves bidon.
Madame Pauline Marois, réveillez-vous !
Un autre parti indépendantiste équivaudrait à répéter les mêmes erreurs.
Les partis politiques se corrompent.
Il nous faut une institution indépendante des partis pour assurer l’intégrité de la cause que nous voulons défendre.
Il faut être une force incontournable à être négociée par tous les partis politiques. Ainsi nous sommes toujours au pouvoir peu importe le parti au pouvoir.
Une institution au service des intérêts du peuple. Elle doit réunir les deux identitaires propres à ce même peuple ; Canadien Français - Québécois.
Ensuite faire des alliances. Avec les anglais, les Amérindiens, les Métis, et les communautées culturelles en accord avec la cause. Dans le respect de nos différences, liés par le même désir de débarasser le Québec du régime fédéral centralisateur britannique.
Mais en tout premier lieu il faut se reconnaître nous, les Canadiens Français. Il faut briser ce cycle de reniement qui tue toutes nos innitiatives. Pas plus que les autres communautés au Québec, sommes-nous obligé d’abandonner notre identité première d’origine pour être Québécois. Pas plus que les autres communautés au Québec, devons-nous abandonner nos symboles d’origine.
Ce qui nous appartient nous appartient.
Il faut cesser de cracher sur notre feuille d’érable, notre castor, notre ceinture fléchée, et tout ce que le régime britannique s’approprie. Il n’y a qu’un pas entre abandonner nos symbole, notre identité, et abandonner le Québec.
Notre feuille d’érable n’a jamais été de la couleur du manteau du soldat britannique.
Si nous voulons reprendre Québec, il faut commencer par reprendre nos symboles. Les afficher fièrement, à nos couleurs, en opposition aux contrefaçons affichées par le fédéral, et en dénonçant vigoureusement son imposture.
Québec doit être requonquis symboliquement avant tout.
La conception de 1960, avec son drapeau Duplessiste aux fleurs de lys monarchiques et sa croix catholique, le condamne à une conception d’après la conquête et légitimise le "à l’intérieur du Canada" de Harper. Or, c’est le régime Britannique qui est "à l’intérieur du Canada" tandisque le Québec en est le coeur, l’essence, le berceau, l’âme et le corps.
La fuite en avant du PQ est la suite logique de c’elle de 1960 et de la Révolution Tranquille.
Séparatistes ? Pourtant, nous n’avons à aller nulle-part. Nous-nous séparons de rien. Nous foutons le régime britannique et sa fédération dehors.
Déplacer le concept actuel "souverainiste" du PQ dans un autre parti ne changera strictement rien. Pas plus qu’on change de famille en changeant de maison ou en la repeignant.
Nous croyant incappables de changer le régime, nous-nous sommes attaqué à nous-mêmes, tentant de nous changer en devenant d’autres. Une immitation d’une puissance étrangère (la France) pour séduire les nôtres. Comme si par ce nouveau costume nous étions plus dignes que ce que nous sommes sans artifices. Comme si notre grandeur n’était que notre lien avec la France.
L’effacement de nos symboles, notre histoire, notre identité, notre lien avec cette terre, le Québec, pour nous faire rêver d’une république française en Amérique.
C’est à croire qu’on arrive tout droit de Saint-Malo.
« Il nous faut une institution indépendante des partis pour assurer l’intégrité de la cause que nous voulons défendre » affirme Zach Gebello.
N’était-ce pas l’un des rôles du Conseil de la souveraineté du Québec ?
Où est Gérald Larose ? Pourquoi est-ce que monsieur Larose n’a-t-il pas reprit l’idée de Gilbert Paquette de convoquer des États généraux sur la question nationale ? Qu’attend-on au CSQ pour brasser la cage des péquites ?
Ce de cela dont une grande partie des indépendantistes ont leur voyage, et c’est exactement pour les mêmes raisons qu’un parti politique indépendantiste est devenu une nécessité.
L’erreur des années soixante que vous évoquez ne fut aucunement la création de partis politiques ayant pour vocation de conduire le Québec à son statut politique d’État souverain et indépendant. Non. C’est lorsque le RIN s’est sabordé que L’ERREUR des années soixante a été commise.
L’industrie de la souveraineté traverse une période difficile. Pour un anti souverainiste comme moi, cela peut paraître réjouissant, mais je veux rester au niveau des idées.
Les vrais croyants commencent à soupçonner ce que nous savions déjà depuis longtemps. Les soi-disants souverainistes au PQ, au Bloc, au Conseil de la Souveraineté etc etc. ne forment qu’un lobby banal comme tous les autres. Dès la souveraineté atteinte, que feront tous ces gens ? Qu’arrivera-t-il de leurs carrières de lobbyistes pour la souveraineté qui est encore plus inatteignable qu’il y a quarante ans ?
Et bien, tenez-vous bien, il va falloir qu’ils se trouvent tous des emplois, mais des vrais emplois cette fois ci. Pas juste des belles jobs où ils peuvent chiâler pendant 40 ans sur les méfaits du Canada. Il vont devoir réaliser des choses concrètes pour justifier leurs salaires. Ils sont tellement habitués à la belle vie, à ne rendre compte à personne, qu’ils ont horreur du jour 1 du Québec souverain. Évidemment ils ne l’avoueront jamais, mais entre les paroles et les actes, jugeons par les actes et tirons nos propres conclusions.
"N’était-ce pas l’un des rôles du Conseil de la souveraineté du Québec ?
Où est Gérald Larose ? Pourquoi est-ce que monsieur Larose n’a-t-il pas reprit l’idée de Gilbert Paquette de convoquer des États généraux sur la question nationale ? Qu’attend-on au CSQ pour brasser la cage des péquites ?" (Normand Perry)
C’était pourquoi il a été conçu et créé, par Josée Legault entre autres !
C’est même elle qui devait le diriger !
Elle fut écartée à la dernière minute pour être remplaçée par Larose.
Question d’y contrôler le discours et amadouer les ferveurs. Ce qui fut fait avec toute l’énergie nécessaire. Vous remarquerez le succès de cette entreprise d’éteignoir de la mobilisation.
Josée Legault à la tête du CSQ aurait dérangé bien du monde et en aurait mis certains au pied du mur de "l’action au péril de la carrière". Mais le mouvement ne serait pas à ce niveau de décrépitude d’aujourd’hui. Nous serions en pleine action et non encore à débattre.
Nous sommes trahis par nos chefs depuis 1996.
C’était la raison du contrôle du discours. À la moindre tentative de mettre en garde les membres de la traitrise des chefs, nous étions pointer du doigt comme agents fédéralistes.
C’est la même technique utilisée par les sionistes, lorsqu’une personne critique l’organisation il est pointé du doigt comme antisémite, même si la critique n’a rien à voir avec le judaïsme. C’est ce qui a été utilisé contre Michaud. Comme çà on associe toute critique à ce groupe comme étant du racisme.
On a fait la même chose avec le souverainisme. Le PQ a été associé intimement au souverainisme (le terme a été inventé par lui et pour lui) et ainsi toute critique envers le PQ ou un de ses membres est associée à de l’anti-souverainisme.
Celà a fait un parti et un mouvement esclave de ce parti, incappable d’auto-critique et complètement sclérosé.
Il faut mettre un terme à celà. C’est toute une culture à purger hors du mouvement.
C’est pourquoi je crois en un mouvement actif non-lié à aucun parti. Le PQ a tenu le mouvement indépendantiste et nationaliste en laisse, promettant toujours l’action mais une fois au pouvoir trouvant toujours moyen et excuse de ne rien faire. Donc éteignant du coup tout notre pouvoir de pression.
Et il s’en trouve encore, même après tout çà, de croire encore que le PQ fera un geste, une action, un jour. Comment leur en vouloir ? Il n’y a que le PQ. Il n’y a rien d’autre vers lequel se tourner. C’est à ce point que le mouvement indépendantiste est pris à la gorge.
Un autre parti ne changerait rien. D’autres carriéristes s’y installeraient. Beaucoup des mêmes.
Ce qu’il nous faut c’est une petite équipe de gens fiables et de confiance qui pourraient prendre en main les finance du mouvement et ainsi donner confiance à nos ramasseurs de fonds.
Si on pouvais avoir Michaud et Parizeau, par exemple.

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