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La rigueur s’impose
La qualité de la langue française : une préoccupation incontournable.
Maxime Pronovost
Le Nouvelliste (Trois-Rivières)
vendredi 8 juin 2007


(Photo : La Presse) - Étant finissant en Arts, littérature et communication au Collège de Shawinigan, je ne peux que me sentir concerné avec tout le récent chambardement en ce qui a trait aux pressions en faveur de la déculpabilisation grammaticale et orthographique des textes de l’épreuve uniforme de français du ministère de l’Éducation.

Il y a certes, dans notre société, un laisser-aller collectif du discours. À titre d’exemple, un bon nombre de nos vedettes québécoises adorées ornent leur vocabulaire de la plus que dégoûtante et ô combien détestable simplicité lexicale.

Nous n’avons qu’à fréquenter un milieu public pour constater l’influence qu’a la série des Têtes-à-claques sur le vocabulaire quotidien de bien des gens.

Sommes-nous constamment dans l’obligation de nous réduire à la simplicité ? La richesse d’une langue aussi complexe que le français devrait mériter ne serait-ce qu’un peu d’attention. Je ne traite pas de l’expression digne de Bernard Pivot, ni même d’atteindre un seuil d’écriture provenant du plus noble des romanciers, seulement de porter respect envers votre culture, envers vous-même.

Délaisser cette continuelle paresse intellectuelle vous apportera opportunité et crédibilité.

La riposte qu’a orchestrée la ministre de l’Éducation n’était que souhaitable. Il est inimaginable d’espérer un quelconque avenir linguistique en tolérant l’orthographe fautive, un texte ne peut être jugé que par ses idées. Pour faire une image parallèle, imaginez conduire une voiture sans pneus ; cela ne tient pas la route !

Je tente de voir l’envers de la médaille, de comprendre comment il peut être possible d’ignorer les difficultés grammaticales qu’un étudiant a lors de ces tests terminaux, je demeure sans réponse. À quoi bon étudier au niveau collégial ou universitaire si notre futur se résume à écrire comme des savates ?

Facilitant la communication, il est de mise de pénaliser et de corriger nos écarts grammaticaux, cela se reflète dans notre société. Il est facile de juger de la rigueur et de la perspicacité d’un chercheur d’emploi lorsque son curriculum vitae est garni de fautes de toutes sortes ; parlez-en à un employeur.

***

Maxime Pronovost

Le Nouvelliste

Saint-Narcisse

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