Voici je ce j’écrivais dans mon billet du 4 janvier dernier au sujet du profil que devrait avoir le successeur de Jean Charest à la tête du parti libéral du Québec.
« La personne qui remplacera Jean Charest à la tête du PLQ proviendra des régions. Elle sera une pure laine, une femme, elle aura du leadership et sera capable de parler aux nationalistes, aux fédéralistes, aux régionalistes, aux capitalistes, aux socialistes et aux environnementalistes. Elle développera un discours sur les régions et voudra protéger les institutions québécoises contre les intrusions du gouvernement conservateur. À cause de son image jeune et dynamique, elle deviendra rapidement plus populaire que Pauline Marois.
Ses dossiers les plus chauds seront ceux de la défense des intérêts du Québec, du sénat, de la représentativité du Québec au Parlement du Canada et de la commission canadienne des valeurs mobilières qui menace la survie de l’AMF, ce canard boiteux qui a tant à se reprocher. » Prospectives et perspectives pour le Québec.
Or, je viens d’apprendre qu’une personne correspondant en tout point au portait robot que j’ai ironiquement dessiné en janvier aurait été approchée par Jean Charest afin qu’elle brigue sa succession à la direction du PLQ. Une personne dont le sondage publié dans le Devoir de ce matin ne faisait pas mention.
Selon cette rumeur naissante, Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, pourrait devenir la première femme premier ministre du Québec s’il n’en tenait qu’à Jean Charest qui souhaiterait recruter lui-même son successeur aux prestigieuses fonctions de premier ministre qu’il désire quitter avant la fin de son présent mandat et, par le fait même, couper l’herbe sous le pied de sa grande rivale, Pauline Marois, qui revendique elle aussi cet honneur comme chef du parti Québécois, un parti nettement en avance dans les sondages.


