Un mot parmi tant d’autres pour souligner la perte hier d’un grand patriote, décédé de cancer : Pierre Falardeau. Au niveau du Québec, il a été de tous les combats. Il a perdu cependant son dernier, celui que nous perdrons tous un jour.
Nos petits politiciens véreux ont toujours tenté de ridiculiser, de réduire ce géant de la contestation, celui qui, avec sa caméra, a tenté de nous insuffler cette fierté qui nous fait parfois défaut. Son langage truculent a été, bien sûr, décrié par toute la clique des petits intellos bilingues de service dont certaines dignes représentantes, Marie-France Bazzo, Denise Bombardier, et autres àplatventristes patentés.
Au moins une vingtaine de films sont à mettre à son crédit. À mon avis, son chef-d’oeuvre, 15 février 1839, empreint d’un sens profond de l’histoire et d’une grande sensibilité, a constitué je crois, le clou de cette carrière faite de victoires certes mais aussi d’âpres combats. La réalisation du film Le temps des Bouffons, une pierre dans la mare des bouffons fédéraux, lui a valu, bien sûr, tous les ennuis possibles en vue de trouver le financement de ce 15 février 1839...mais il l’a fait ce film !
Je vous invite tous à consulter un site construit spécialement à sa mémoire : http://www.pierrefalardeau.com/
Le plus grand hommage qu’on puisse lui rendre est, je crois, de continuer le combat, coûte que coûte, il y a urgence de ne pas baisser les bras.
Ivan Parent

