La "normalisation" du Québec
1990 : les Québécois manifestent amplement leur opposition à la guerre en Irak.
1995 : quasi-victoire du OUI
2006 : les Québécois manifestent amplement leur appui au Liban agressé par Israël.
La démocratie québécoise est a-typique : menace à "l’unité canadian", résistance au bellicisme impérial, attachement au "modèle québécois" malgré les attaques des "lucides" et des prédateurs embusqués. Le temps est venu de la mettre au pas...
2007 : voilà que surgit de nulle part la crise des "accommodements raisonnables".
La mise au pas du Québec a commencé. La "réaction" s’est lancée dans les grandes manoeuvres, la mise en scène ne lésine pas : sondages-spectacles, manipulation médiatique, instrumentalisation politique, propos haineux anti-québécois. Tout pour faire croire à une identité fragile, menacée, insécure. Pour le dire en un mot : un peuple de béotiens, racistes et xénophobes.
Dans quels buts ?
1 - Alimenter les conflits entre "EUX" et "NOUS", ce qui, en re-ethnicisant le projet indépendantiste, le rend répugnant aux yeux des nouvelles cohortes potentielles pour le OUI, issues de l’immigration, sert la cause canadian ;
2 - Démoniser le musulman québécois, ce qui, en réduisant les sympathies québécoises pour les victimes de l’impéralisme israélo-américain, sert le bellicisme canadian, et ses affairistes, engagé dans les guerres de ce dernier.
La crise artificielle des accommodements raisonnables, c’est une espèce de scandale des "commandites de la subordination".
Canadianisé, fanatisé, le Québec se trouve ainsi normalisé... mais aussi ridiculisé face au monde, méprisé par les Canadians au-dessus de tout soupçon... et déstabilisé face à lui-même.
Un Québec normalisé, c’est un Québec frileux, comme on l’aime, malléable et soumis. - Vigile


