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La mauvaise foi de Mulcair
Louis Lapointe
Billet de Louis Lapointe
mardi 7 octobre 2008      259 visites


Il était pour le moins amusant d’entendre Thomas Mulcair déclarer sur les ondes de la SRC, lors de l’émission de Patrice Roy d’hier, qu’il n’avait jamais de sa vie d’homme politique entendu un discours autant rempli d’expressions si dures à l’endroit d’un adversaire politique que celui de Gilles Duceppe prononcé dimanche au sujet de Stephen Harper. Il trouvait cela inconcevable en 2008.

On se demande bien si la courte mémoire de Thomas Mulcair ne lui a pas fait oublier ses propres invectives alors qu’il avait lui-même qualifié l’ancien ministre Yves Duhaime de « vieille plotte » ou de « vieille guidoune » en 2002, l’accusant alors de trafic d’influence. Thomas Mulcair ne donne pas sa place pour vicieusement insulter ses adversaires.

Il fallait voir son collègue conservateur invité chez Patrice Roy ajouter que rien ne prouvait que Stephen Harper n’avait pas respecté sa loi imposant des élections à date fixe en déclenchant prématurément des élections. Il ne pouvait donc pas être le menteur et tricheur que Duceppe l’accusait d’être tant qu’un juge ne l’aurait pas condamné, même si tous les électeurs l’avaient vu le faire. Un sujet que connaît bien Thomas Mulcair.

Thomas Mulcair a été condamné en 2005 à verser 75 000 $ en dommages moraux et 20 000 $ en dommages exemplaires à la suite de fausses allégations à l’endroit de Yves Duhaime, parce qu’il avait agi de mauvaise foi, l’ayant injustement accusé de trafic d’influence, sachant qu’il n’en était rien. Le même Thomas Mulcair qui s’est ingéré en 2006 dans les affaires d’Hydro-Québec pour empêcher le versement d’une subvention de deux millions de dollars destinée au Centre québécois d’actions sur les changements climatiques.

Un jugement qui nous autoriserait donc à traiter Thomas Mulcair de menteur sur la place publique !

Louis Lapointe

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No 274 - 2008

3 décembre 2008

Poésie de la Relève

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