Entendu en fin d’après-midi à RDS, une entrevue donnée par Saku Koivu à RDS. Koivu est rendu avec les Ducks d’Anaheim avec son ami et compatriote finlandais Teemu Selanne.
Le journaliste de RDS a abordé la question de la langue française que Koivu refusait de parler parce que, dit-il, “je ne parle pas assez bien pour faire une entrevue en français. “
Question : N’avez-vous pas pensé à abandonner le C du Capitaine ?
Réponse : Je n’étais pas pour laisser tomber mes coéquipiers, Je ne suis pas un lâcheur (“a quitter”). J’ai été engagé pour jouer au hockey.
Question : Mais vous ne parliez pas le français et c’est préférable que le capitaine du Canadien de Montréal parle français.
Réponse : Le problème ne venait pas de l’intérieur du club mais de l’extérieur du Club le Canadien. (Il s’agit d’un reportage de TVA sur le sujet de la langue et d’articles de Réjean Tremblay de La Presse)
Question : Cela a créé une controverse.
Réponse de Koivu : Oui, il y a eu controverse. C’est dommage sur un petit sujet comme ça. (traduction de : “a little subject like that”)
J’en reviens pas. Le Canadien n’a fait aucune pression sur Saku Koivu pour qu’il parle français. Le problème est venu de l’extérieur du club Le Canadien. Ce sont des journalistes qui ont exprimé les aspirations des Québécois en faveur du français. Ce n’est guère surprenant quand on sait que Pierre Boivin, le président du club, pense que les enfants des joueurs de hockey sont obligés d’aller à l’école française. Encore récemment, il ne savait pas qu’un amendement à la loi 101 apporté par Gérald Godin permettait aux enfants de travailleurs temporaires d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise. Si Bob Gainey pense la même chose, ça explique en partie sa difficulté à recruter des joueurs autonomes.
Pour Saku Koivu, après dix ans passés à jouer au hockey à Montréal, qui est une ville du Québec, la langue française is a little subject. Au centre Bell, il n’y a que de la musique anglaise. Dans l’ouest de Montréal, on peut vivre sans dire un mot de français.
Seulement l’indépendance fera comprendre que le Québec et Montréal sont français et que le français, ce n’est pas un sujet insignifiant pour les Québécois. Vite un club à Québec pour promouvoir le français.
Certaines des nouvelles vedettes font actuellement un effort pour parler français. Le Canadien a-t-il enfin compris ? De la musique française au centre Bell comme l’a réclamé Michel Brûlé, ça montrerait un minimum de respect des amateurs de hockey.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 13 octobre 2009
