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Saku Koivu en entrevue à RDS
La langue française, un sujet insignifiant pour Koivu et le Canadien
"a little subject like that"
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
mardi 13 octobre 2009      281 visites      7 messages


Entendu en fin d’après-midi à RDS, une entrevue donnée par Saku Koivu à RDS. Koivu est rendu avec les Ducks d’Anaheim avec son ami et compatriote finlandais Teemu Selanne.

Le journaliste de RDS a abordé la question de la langue française que Koivu refusait de parler parce que, dit-il, “je ne parle pas assez bien pour faire une entrevue en français. “

Question : N’avez-vous pas pensé à abandonner le C du Capitaine ?

Réponse : Je n’étais pas pour laisser tomber mes coéquipiers, Je ne suis pas un lâcheur (“a quitter”). J’ai été engagé pour jouer au hockey.

Question : Mais vous ne parliez pas le français et c’est préférable que le capitaine du Canadien de Montréal parle français.

Réponse : Le problème ne venait pas de l’intérieur du club mais de l’extérieur du Club le Canadien. (Il s’agit d’un reportage de TVA sur le sujet de la langue et d’articles de Réjean Tremblay de La Presse)

Question : Cela a créé une controverse.

Réponse de Koivu : Oui, il y a eu controverse. C’est dommage sur un petit sujet comme ça. (traduction de : “a little subject like that”)

J’en reviens pas. Le Canadien n’a fait aucune pression sur Saku Koivu pour qu’il parle français. Le problème est venu de l’extérieur du club Le Canadien. Ce sont des journalistes qui ont exprimé les aspirations des Québécois en faveur du français. Ce n’est guère surprenant quand on sait que Pierre Boivin, le président du club, pense que les enfants des joueurs de hockey sont obligés d’aller à l’école française. Encore récemment, il ne savait pas qu’un amendement à la loi 101 apporté par Gérald Godin permettait aux enfants de travailleurs temporaires d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise. Si Bob Gainey pense la même chose, ça explique en partie sa difficulté à recruter des joueurs autonomes.

Pour Saku Koivu, après dix ans passés à jouer au hockey à Montréal, qui est une ville du Québec, la langue française is a little subject. Au centre Bell, il n’y a que de la musique anglaise. Dans l’ouest de Montréal, on peut vivre sans dire un mot de français.

Seulement l’indépendance fera comprendre que le Québec et Montréal sont français et que le français, ce n’est pas un sujet insignifiant pour les Québécois. Vite un club à Québec pour promouvoir le français.

Certaines des nouvelles vedettes font actuellement un effort pour parler français. Le Canadien a-t-il enfin compris ? De la musique française au centre Bell comme l’a réclamé Michel Brûlé, ça montrerait un minimum de respect des amateurs de hockey.

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 13 octobre 2009




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Vos commentaires:
  • La langue française, un sujet insignifiant pour Koivu et le Canadien
    13 octobre 2009, par O

    Tout ceci serait parfaitement désespérant, vu l’abandon général des Québécois du sport et du divertissement, si nous n’avions cette bouffée d’espérance qui nous vient, ces jours-ci, de l’ABCD de la souveraineté :

    A pour Jean-Martin Aussant, député de Nicolet-Yamaska ;

    B pour Yves-François Blanchet, député de Drummond ;

    C pour Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean et

    D pour Bernard Drainville, député de Marie-Victorin.

    Particulièrement, A, Monsieur Jean-Martin Aussant, dont la photo publiée ressemble à une caricature:Toupet, lunettes, barbiche, cravate... Mais il faut aller plus loin. Lire son CV digne de Parizeau. Écouter son discours indépendantiste comme on les croyait disparus. Noter sa possession de la matière et son aisance à vulgariser, à convaincre, sans papier, sans hésitation. Un indépendantiste qui ne doute pas, qui sait pouvoir défaire tous les arguments fédés qu’on lui présentera. Un leader. Un jeune.

    Plus besoin de lorgner ailleurs. Ne reste qu’à se méfier des apartchiks qui vont tenter de l’enfarger, de peur que le parti ne redevienne indépendantiste.


  • Nordiques jusqu’au bout
    14 octobre 2009, par Frédéric Picard
    S’il y a un espoir, ces temps-ci, il ne vient surtout pas du PQ. Le PQ s’amuse à picosser le gouvernement sur des hausses de tarifs qu’il ferait de toute façon s’il prenait le pouvoir. Non, l’espoir, c’est de voir Pierre-Karl Péladeau aux obsèques de Pierre Falardeau. Et de voir ce dernier obtenir une license du CRTC pour un poste dédié aux sports, pouvant compétitioner RDS. RDS dirigée par Bell —> (...)

    Lire ce commentaire

    S’il y a un espoir, ces temps-ci, il ne vient surtout pas du PQ. Le PQ s’amuse à picosser le gouvernement sur des hausses de tarifs qu’il ferait de toute façon s’il prenait le pouvoir.

    Non, l’espoir, c’est de voir Pierre-Karl Péladeau aux obsèques de Pierre Falardeau. Et de voir ce dernier obtenir une license du CRTC pour un poste dédié aux sports, pouvant compétitioner RDS. RDS dirigée par Bell —> Bay Street.

    L’espoir, c’est de voir que cette personne (PKP) était prête à débourser jusqu’à près d’un demi milliard de dollars pour pouvoir faire l’acquisition d’un club de hockey professionnel. L’espoir, c’est de voir que des clubs comme Phoenix ou Tampa se meurent à petit feu.

    L’espoir, c’est de voir que cette même personne (PKP) a donné la plume à Pierre Bourgault, à Bernard Landry et Joseph Facal.

    L’espoir, c’est de voir le maire Labeaume rencontrer Gary Bettman. Même si on a une opinion très, très, très ordinaire de ce maire, on doit applaudir ses efforts pour le retour des bleus.

    Non, je n’ai pas d’espoir dans une équipe qui s’appelle le CANADIEN et qui chante un hymne national fluent dans les deux langues. Qui est dirigé par un type totalement déconnecté des résultats qu’a son équipe de chaudrons. Qui ignore la contribution d’Émile Butch Bouchard, parce que ce dernier a trop revendiqué pour les canadiens français. Une équipe qui préfère laisser aller Alex Tanguay, François Beauchemin, Kristopher Letang, Vincent Lecavallier, Marc-André Fleury ou Alexandre Burrows pour faire de la place à Hal Gill, Alex Kostitsyn, Max Pacioretty, Matt D’Agostini ou Tomas Plekanec.

    Je n’ai pas d’espoirs dans une équipe où l’ambiance dans les gradins ressemble à une assemblée de conseil d’administration, où la bière coûte une fortune, où les billets eux mêmes sont prohibitifs. Où on vénère une époque révolue de héros colonisés malgré eux.

    Je ne sais pas vous, mais moi, je préfère une équipe qu’on surnomme le fleurdelysé, avec des chandails bleus et une fleur de lys sur les épaules, tout comme sur le coeur ...

    Demandez à Peter Stasny s’il a appris son français ...


  • La langue française, un sujet insignifiant pour Koivu et le Canadien
    14 octobre 2009, par Grand-papa

    Des journalistes et médias ont fait leur travail. Qu’a fait Le Devoir ?! Vous ne le signalez pas dans votre article.

    Merci, continuez journalistes. Le quatrième pouvoir ça doit vraiment exister - c’est un rôle très important dans une véritable démocratie - .


  • La langue française, un sujet insignifiant pour Koivu et le Canadien
    14 octobre 2009, par Jean-François-le-Québécois

    C’est décevant...

    Surtout que Saku Koivu est européen, après tout. Et vu la situation géopolitique très différente du continent qu’est l’Europe, où de nombreuses nations se côtoient sur un territoire, au total, pas si immense que ça, il n’est pourtant pas rare de rencontrer des citoyens de l’Union européenne, qui maîtrisent deux ou trois langues... Ou plus !

    Saku , qui selon son propre aveu, aurait un français à ce point pourri, qu’il n’ose pas répondre en français aux journalistes d’ici, finit par avoir simplement l’air d’un ignare.


  • la fondation Saku Koivu Robert Barberis-Gervais
    14 octobre 2009

    Saku Koivu a créé la Fondation Saku Koivu en collaboration avec la Fondation de l’HgM (l’Hôpital général de Montréal) pour « remettre », à sa manière, à la communauté, les excellents soins médicaux et infirmiers qu’il a reçus – et appréciés – durant sa bataille contre le cancer.

    Originellement, sa Fondation a été créée dans un seul but : offrir au Grand Montréal un tomodensitomètre TEP/CT, un appareil d’imagerie médicale conçu pour diagnostiquer et traiter différentes maladies à l’aide de ce qu’on appelle la tomographie par émission de positons.

    Comme beaucoup d’entre vous le savent aujourd’hui, grâce aux efforts de la Fondation et aux contributions de généreux donateurs, le tomodensitomètre TEP/CT améliore grandement les soins aux patients et contribue au leadership continu du CUSM en tant que Centre de traitement complet du cancer.

    La Fondation Saku Koivu a donné 2.3 millions pour l’acquisition d’un tel appareil.

    Robert Barberis-Gervais, 14 octobre 2009


  • La langue française, un sujet insignifiant pour Koivu et le Canadien
    15 octobre 2009, par Marcel Haché

    Simplement dire merci, en français, à la fin d’une intervention ou d’une entrevue (radio ou télé franco) aurait été bien suffisant. Merci. Tout simplement.

    Un merci français, plutôt que le plus poli des thank you, aurait été bien suffisant aux sportifs qui en ont l’esprit, pour y voir un clin d’œil et la reconnaissance de la plus grande partie des partisans du club.

    Lorsque McCartney avait agité le drapeau du Québec, sur les Plaines, il ne s’était pas transformé en séparatiste. Il avait montré toute sa classe en nous disant là : je sais qui VOUS êtes. Il reconnaissait. Il Nous reconnaissait. Ce qui était le merci par excellence.

    Cela a pris 10 ans à Koivu pour qu’il dise un rapide merci français à la fin des nombreuses entrevues qu’il devait faire. C’était évidemment trop peu trop tard. Le mal avait été fait.

    Les autorités du CH ont été en dessous de l’affaire, et pour tout dire, en dessous de tout. Parmi elles, plusieurs étincelants colonisés.

    Koivu, ne fut jamais seul responsable de cette bourde à l’égard des québécois. Espérons que les « nouveaux » propriétaires règleront l’étincelant problème…


  • La langue française, un sujet insignifiant pour Koivu et le Canadien
    16 octobre 2009, par Jean-François-le-Québécois

    @ Robert Barberis Gervais :

    Oui, bien sûr. Je ne dis pas que Saku n’est pas une bonne personne, ni que c’est un ingrat. Le problème n’existe pas à ces niveaux-là...

    Ce que je dis, c,est que je suis déçu de son attitude, à l’égard de la langue française, notre langue. Et je dois admettre, que je trouve qu’à n’avoir toujours pas appris le français, alors qu’il vit parmi nous depuis 10 ans, je trouve qu’il fait simple, disons.



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