Nous pourrions discuter longtemps et apporter des dizaines de cas d’anglicisation du Québec dans le domaine de la culture et des médias, sans parler du milieu de travail.
De l’anglais au français avec la Loi 101, du français au bilinguisme et éventuellement, si ce n’est déjà fait dans certains milieux, il sera bientôt question de franglais. Et demain, de quelle langue s’agira-t-il ?
Plusieurs parmi nous dénonçons cette situation inquiétante depuis des années, mais là, vous comprendrez à la lecture des échanges entre l’un de mes amis et un responsable de l’information aux FrancoFolies de Montréal, la mentalité qui s’est installée dans certains milieux qui prétendent faire la promotion de la langue et de la chanson françaises, disent-ils.
Voici donc ces échanges :
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« Madame, Monsieur,
En consultant le site, je me pose les questions suivantes : pourquoi un site bilingue pour les FrancoFolies ?
Parce que vous recevez des commandites du fédéral ?
De plus, en consultant le « BlogSession, le blog des programmateurs du Festival international de jazz et des FrancoFolies de Montréal », on y met en vedette le titre édifiant « Loveshit » de Jason Bajada avec une pochette tout en anglais. Vive les FrancoFolies !
Vous allez dire qu’il s’agit d’une présentation au nom du Festival international de jazz. Mais quel lien relie cet « artiste » avec le jazz ? Ce festival n’aurait de jazz que le nom ?
Pour revenir aux FrancoFolies, l’an dernier, il y a eu trop souvent des artistes de France ( !) * ou d’ailleurs qui sont venus chanter... en anglais. Je dis bienvenue à tous les artistes étrangers à la condition qu’ils chantent en français ! Est-ce trop demander pour un Festival de la FrancoFolie au Québec ?
Agréez, Madame, Monsieur, mes salutations. »
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Et voici la réponse d’un responsable des FrancoFolies. Vous jugerez par vous-mêmes de l’argumentation qui, à mon avis est très révélatrice.
« Le but premier du festival est certainement de promouvoir la langue française à travers les différents artistes qui y performent, mais un de nos objectifs principaux est aussi de faire preuve de diversité et d’ouverture en faisant place à des artistes qui performent dans différentes langues et en provenance de plusieurs pays. Cependant, soyez assurée que les artistes ont tout de même le mandat d’effectuer plus de 70% de leur répertoire en français.
Cette vision multiculturelle se veut également un reflet de la ville et de ses citoyens tel que le démontre l’ensemble de la programmation.
De plus, sachez que plusieurs festivaliers anglophones (majoritairement de l’Ontario, New-York, Boston, etc.) participent fièrement aux festivités offertes par les FrancoFolies de Montréal, ce qui contribue à faire rayonner la chanson française un peu plus sur le continent !
D’autre part, le Festival International de Jazz de Montréal offre chaque année une programmation des plus variées ! Le jazz a le mérite d’avoir su faire évoluer la musique dans toutes sortes de directions et ainsi avoir permis la création de divers styles musicaux qui lui sont rattachés de près ou de loin.
C’est pourquoi les programmateurs, curieux et fervents de musique, se permettent de faire partager leurs coups de coeur sur le BlogSession.mu et ainsi permettrent aux lecteurs d’abreuver leur soif musicale !
Nous espérons sincèrement que ces quelques explications sauront apporter un certain nombres de réponses à vos interrogations.
Salutations,
L’équipe Info-Francos Vidéotron
Pour toute question ou commentaire concernant les FrancoFolies de Montréal, n’hésitez pas à nous contacter aux numéros de téléphone suivants :
Ligne d’information Info-Francos Vidéotron
(514) 876-8989
Sans frais : 1-800-444-9114
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Sans plus de commentaires, je demeure,
Marie Mance Vallée
P.S. Il s’agit ici d’un commentaire paru dans le Devoir du 31 mars 2009.
* Je vous envoie un mail pour vous faire un update sur la situation en France en ce moment. Le speaker l’a dit en live aux news en prime time : « Les managers et les traders s’octroient trop de stock-options ! » La situation est drastique. Même les people souffrent, les stars du showbiz pâlissent. Le moral n’est pas au top niveau. Les charters se vident, sauf ceux des Blacks qu’on renvoie at home.
Heureusement, aux happy hours, on prend un drink, ça nous boost, sinon on serait down. Tout ne va pas si mal en France, on peut maintenant s’acheter des concept-cars, et bientôt une DS Inside, ou un crossover chez Peugeot, et même s’inscrire à un master dans une université française, c’est le jackpot pour faire du marketing.
On me dit qu’au Québec vous avez presque réussi à éliminer les anglicismes. No problem ici en France, l’anglais ne nous menace pas, il n’est même pas encore dans les starting-blocks. Non, versus le Québec, notre problème c’est la crise ! Bye-bye !

