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Il n’y a pas de conjoncture favorable ou défavorable. Il n’y a que la force et la clarté du désir, qu’il s’agisse d’un individu ou d’un peuple. Une conjoncture, ça n’existe pas, ça se crée. - Hélène Pedneault
             
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La fable de la nation
Robert Barberis-Gervais, Marcelle Viger
Tribune libre de Vigile
lundi 6 octobre 2008      189 visites      2 messages


LE CORBEAU ET LE RENARD   de Jean de Lafontaine

Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l’odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Et bonjour, Monsieur du Corbeau, Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie, Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. Le Corbeau honteux et confus Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

A tous les artisans-fabriquants de fromage au lait cru du Québec

La fable de la nation.

Le corbeau, c’est le Québec. Le fromage, c’est la nation. Le Renard, c’est le duo Harper-Dion.

             Maître Québec, sur un arbre perché,
            Tenait en son bec un fromage-nation.
        Maître Dion-Harper, par l’odeur alléché,
            Lui tint à peu près ce langage :
        Et bonjour, Monsieur du Québec,
     Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
            Sans mentir, si votre ramage
            Se rapporte à votre plumage,
      Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
 À ces mots le Québec ne se sent pas de joie, 
            Et pour montrer sa belle voix,
    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
    Harper-Dion s’en saisit, et dit : Mon bon Québec,
               Apprenez que tout flatteur
      Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
    Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
            Le Québec honteux et confus
    Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Robert Barberis-Gervais- Marcelle Viger, Vieux-Longueuil

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Vos commentaires:
  • La fable de la nation
    6 octobre 2008, par Ouhgo

    Merci d’illustrer de si belle façon l’échange que j’avais avec M. Archambault il y a 2 semaines(au temps où l’horizon était plus sombre qu’aujourd’hui) · « Les 22 995 jours des Conservateurs dans l’opposition 19 septembre 2008, par Ouhgo

    Monsieur Luc, Je prends prétexte de votre phrase : « …Le peuple démocratique et souverain du Québec sait bien qu’il existe, dans et hors le Canada… »Pourtant, il y a le blocus médiatique, il y a la risée canadienne que Nous sommes devenus depuis la « nation dans le Canada uni », il y a la faible défense de nos intérêts éducatifs, économiques, culturels et territoriaux à l’Assemblée nationale et de plus, il y a un grand coup fourré appréhendé avant le prochain vote par la complicité de Harper et Charest pour achever l’anesthésie politique des Québécois…

    · …La seule fierté qui reste à la masse laborieuse humiliée, c’est d’être courtisée par un puissant albertain assez renard pour lui faire accroire, comme il l’a fait à Québec et au Saguenay-Lac-St-Jean que son nationalisme québécois fait l’envie du nationalisme canadien : « Si votre ramage se compare à votre plumage, vous êtes le Phoenix des hôtes de ces bois ! » À ces mots, maître Corbeau pousse un grand cri d’orgueil et laisse tomber le fromage dans la gueule du renard, et Harper s’en retourne galopant à Calgary avec le vote des Québécois qui le rend majoritaire, tout comme son complice Charest (et le NewBrunswickois :Bernard Lord Durham) avec qui ils s’empresseront de canadianiser définitivement le Québec dans la Constitution/Trudeau de 1982.


  • La fable de la nation
    7 octobre 2008, par MichelG
    Cette crise des fromages est une fabrication médiatique fédéraliste de toute pièce et aussi longtemps que les ennemis de la nation Qué.becoise contrôleront tous nos médias au Québec ils pourront à volonté détruire des pans entier de notre vie nationale Québecoise et francophone


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L’Institut de recherche sur le français en Amérique tiendra son premier colloque le 28 novembre prochain


No 274 - 2008

3 décembre 2008

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