Les imprécisions au sujet de la souveraineté du Québec ont entraîné le fondateur du Parti québécois à osciller entre la souveraineté et le fédéralisme. D’une part, il souhaitait l’existence d’un État souverain pour le Québec, mais associé et, d’autre part, il appelait à une nouvelle formulation politique de l’union canadienne qu’il ne parvenait pas à définir clairement. Selon les circonstances, il a été un chef politique qui a soufflé le chaud et le froid. Cette tendance à continuer avec tous les autres présidents du Parti québécois.
Rétrospectivement, les souverainistes sont en majorité des victimes du couplage de la souveraineté-association et de l’ajout de la procédure référendaire qui a plus embrouillé les choses que clarifier l’objectif même de l’indépendance du Québec. C’est la source de la désorientation consubstantielle péquiste. À preuve, la politique du « beau risque » après l’échec du premier référendum au lieu de la démission du gouvernement ou de l’imagination d’une formule intelligente de crise politique au Québec qui aurait dû provoquer un électrochoc auprès de la population québécoise et canadienne compte tenu du comportement du gouvernement fédéral surtout et du Canada-Anglais dans le sillage de leur gouvernement NATIONAL.
Cet affrontement entre deux nationalismes n’aurait jamais dû se conclure par l’écrasement du premier ministre péquiste et, paradoxalement, de sa réélection en 1981. Phénomène incroyable d’une démocratie fondée sur un « double standard » qui provoque des comportements contradictoires en les justifiant constamment au péril de la destruction de l’identité propre de la société. Ce travail de rationalisation ou d’autojustification nous a conduits jusqu’à cette dernière élection qui est devenue une sorte de cauchemar collectif. Bien malin celui qui peut comprendre cette recherche collective tout azimut des Québécois sauf s’il est capable de s’expliquer clairement et d’accepter complètement le sens, la portée et les conséquences de l’ANNEXION PROLONGÉE DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DEPUIS 1763.
Il faudra bien un jour que nous parvenions à comprendre que l’histoire n’est pas simplement une série d’événements consécutifs, mais aussi et surtout un ensemble de conditions structurantes qui façonnent la grande histoire. Dans cet esprit, l’indépendance du Québec ne dépend pas seulement de cette lutte nationale au premier degré qui afflige les partis politiques, la société tout entière et qui, finalement, anéantit nos espoirs dans des dérives n’affectant que des cas de personnalité ou des événements de strict tactique politicienne et machiavélique que les porteurs du nationalisme québécois montent en épingle jusqu’à leur épuisement moral.
La peur des Québécois devant l’inconnu (?) de l’indépendance n’est pas principalement le produit d’une accumulation d’événements conjoncturels, elle découle par-dessus tout des effets structuraux de l’annexion des Canadiens-Français et de la superposition d’un État fédéral canadian sur la société québécoise. Cette superposition de la nation MAJEURE maintient le cap sur la mobilisation coûte que coûte et à n’importe quel prix des CANADIENS ET DES CANADIENNES dans l’ESPRIT de l’unité canadienne, c’est-à-dire du ONLY ONE CANADA (dans l’espace et dans le temps et UNE UNION CANADIENNE sur tous les plans politique, économique, social et culturel).
L’ÉTAT CANADIEN REPRÉSENTE ADÉQUATEMENT LA NOTION DE NATION AU SENS INTÉGRAL, CE QUE LES NATIONALISTES QUÉBÉCOIS EN TRÈS GRANDE MAJORITÉ N’ONT PAS ENCORE COMPRIS. La tradition historique et nos discours emberlificotés nous entraînent constamment dans l’esprit de la réforme des institutions fédérales canadiennes. Même René Lévesque n’a pas échappé à cette tendance qui nous hante encore aujourd’hui après 40 ans et même plus… de cette lutte nationale portant sur l’avenir du Québec.
Quelques extraits des déclarations de René Lévesque
– « Quebec and Federalism. » (1967)
D’entrée de jeu, René Lévesque déclare :
« I, too, believe in federalism provided it works and gives good results where I feel my priority to be, I’m a Québécois. I’m a French Canadian. If it works out well for me, I believe in it. If it doesn’t, I don’t. […] My vital priority (and I think it’s a growing vital priority in Quebec) is Quebec. »
Consulter : Allocution présentée durant la fin de semaine du 24 au 26 novembre 1967 dans le cadre d’un forum organisé par les étudiants du Collège Glendon de l’Université de Toronto. Reproduction dans René Lévesque. Textes et entrevues (1960-1987), p. 89. Préface de Claude Morin. Textes colligés par Michel Lévesque en collaboration avec Rachel Casaubon. Esquisse d’un portrait par Evelyn Dumas. Québec, PUQ, 1991, xxv + 444 p.
– « Pour un Québec indépendant. » (1976)
« … Avec cet étrange Québec aux couleurs nouvelles sur la carte entre l’Ontario et les provinces Maritimes, il faut éviter au Canada l’impression d’être incurablement « Pakistanisé », donc nous devons nous occuper sans délai du problème de garder ouvert un pont terrestre qui permette un flot de biens et de personnes aussi libre que possible ; autant et plus qu’il y a, j’imagine, entre l’Alaska et la masse continentale des États-Unis par le pont terrestre de l’ouest.
Un tel scénario exigerait, comme premier pas décisif, une union douanière aussi étroite que le permettront les intérêts mutuels des deux pays. En fait, c’est ce que nous proposons depuis la fondation même du Parti québécois, sans trouver dans les cercles fédéralistes orthodoxes autre chose qu’un silence tonitruant. Mais au milieu de ce silence, pas un seul homme politique responsable, ni, quant à ça, un seul homme d’affaires important, n’est allé jusqu’à dire que ce n’est pas ce qui arriverait, le moment venu. Car sans conteste une telle association, soigneusement négociée d’égal à égal, est un développement logique. Rien n’interdit d’envisager, par exemple, qu’elle aille immédiatement, ou du moins rapidement, aussi loin que le type d’union monétaire que le Marché commun européen […]. Et bâtissant sur ces fondations, elle [l’association] conduirait ce nouveau « northern tier » vers un avenir incommensurablement plus riche et plus stimulant que ce blocage vieux de 109 ans [la Confédération de 1867] dans lequel les deux nations se sentent et agissent plus souvent qu’autrement comme les deux scorpions dans la même bouteille dont parlait Churchill. […]
//168// En fait, le Québec français, […] reste au fond une société très solide, cohésive et non-violente. Même son nationalisme nouveau et exigeant a quelque //169// chose de moins strident et de plus assuré que sa contrepartie actuelle pancanadienne. Car le Québec a l’assurance d’une identité, en même temps qu’un manque relatif d’agressivité, qui sont le résultat de ce facteur unique de durée nationale qui manque au reste du Canada : une langue distincte et le tissu culturel qui l’accompagne. »
Consulter : Le texte original a été écrit directement en anglais par René Lévesque pour être publié par la revue américaine Foreign Affairs de juillet 1976 (vol. 54, no 4, p. 734-744). La version française a été reproduite par le quotidien Le Jour, 24 et 31 juillet, 7 et 14 août 1976. Evelyn Dumas en a assumé la traduction. Voir la réédition de l’article dans René Lévesque. Textes et entrevues (1960-1987), p. 167 et 168-169.
– « De même à San Francisco. » (1978)
« … Ce que nous proposons c’est la souveraineté-association. La souveraineté, c’est le self-government, la liberté d’adopter nos propres lois chez nous et d’imposer nos propres taxes. En d’autres mots, d’être responsables du gouvernement, de nous-mêmes, […]. La deuxième dimension de notre projet, celle de l’association, n’est rien d’autre que le désir de garder en //77// commun un grand nombre de ces éléments essentiels qui, dans le passé, ont assuré la continuité du Canada. […] Comme premier pas, nous voulons préserver le marché existant. […] Je crois que ce que nous proposons mérite le respect. »
Consulter : Discours prononcé devant le Commonwealth Club de San Francisco, le 29 septembre 1978. Reproduction du texte bilingue dans René Lévesque, OUI, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 1980, 308 p. Préface de l’éditeur Pierre Turgeon. Voir p. 76-77 et 78.
– Défense de la question référendaire par le premier ministre Lévesque à l’Assemblée nationale (1980)
« Qu’on examine le programme politique que nous véhiculons, qu’on examine les manifestes que nous avons publiés au cours des années […], toujours cette aspiration, cet espoir sans cesse entretenu, cette ambition dévorante qui est l’ambition suprême, de faire saisir par les nôtres toutes les chances normales et tous les leviers normaux d’une nation […]. C’est une aspiration qui n’a jamais impliqué pour nous l’isolement du Québec, ce qui est d’une absurdité totale. Cela n’implique pas non plus la rupture avec le Canada comme les tenants du non voudraient nous le faire croire par la façon dont ils présentent la souveraineté, uniquement la souveraineté, comme un absolu, une fin en soi, et non pas comme nous la présentons, c’est-à-dire comme le plus noble et le plus efficace de tous les moyens dont peut disposer un peuple ; mais c’est aussi un moyen dont le monde entier nous enseigne qu’on peut l’ajuster à l’interdépendance. […]
//305// … [C]et avenir extraordinaire, nous, nous le voyons comme celui de deux peuples, associés dans cette égalité et pouvant enfin se forger, ensemble et côte à côte, avec, en même temps, la vraie compréhension et la vraie amitié qui leur viendront par surcroît. »
Consulter : Déclaration du Premier ministre à la clôture du débat sur la question référendaire à l’Assemblée nationale, le jeudi 20 mars 1980. Voir p. 301 et 305.dans René Lévesque, OUI, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 1980, 308 p. Préface de l’éditeur Pierre Turgeon.
– Interprétation par Claude Morin de la souveraineté-association selon René Lévesque (1991)
Dans la Préface au recueil de « textes et entrevues » préparé par Michel Lévesque, on peut lire ce paragraphe essentiel de Claude Morin sur la pensée et le mode d’action de René Lévesque.
« LA SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION FUT SON INTUITION POLITIQUE MAJEURE LA PLUS LOURDE DE CONSÉQUENCES.
IL N’EN CONNAISSAIT PAS NÉCESSAIREMENT NI NE POUVAIT EN DÉCRIRE TOUS LES CONTOURS POSSIBLES, mais l’intensité de son adhésion à cet objectif n’eut jamais rien à voir avec les sondages d’opinion publique que pratiquaient le Parti québécois ou les médias.
Pour Lévesque, une trop grande dépendance envers les fluctuations souvent capricieuses du sentiment populaire menait fatalement à la négation du leadership (« Autant conduire le nez collé sur la vitre », disait-il), hissait l’absence d’audace et l’inaction au rang de brillantes vertus politiques et, plus grave, induisaient les politiciens en tentation permanente de manipulation et de dissimulation. » (Claude Morin, Préface, p. xxiii.)
Consulter : René LÉVESQUE (1922-1987), René Lévesque : textes et entrevues, 1960-1987. Textes colligés par Michel Lévesque avec la collaboration de Rachel Casaubon ; Préface de Claude Morin ; Esquisse d’un portrait par Evelyn Dumas. Sillery, Presses de l’Université du Québec, 1991, xxv + 444 p., [12] p. de pl. : ill. Comprend du texte en anglais. Bibliogr. : p. [409]-439. ISBN : 2760506479
Peut-on considérer que l’étapisme et l’idée de référendum étaient des idées latentes dans l’esprit de René Lévesque ? On peut au moins dire que les agissements de l’ex-sous-ministre au gouvernement du Québec et ministre dans son cabinet lui ont valu les astuces de Morin, ce qui pouvait probablement le servir comme président du Parti québécois et premier ministre du Québec. Aujourd’hui, nous connaissons en plus l’existence des atomes crochus entre Lévesque et « les trois colombes » québécoises fédéralistes à Ottawa. Ce fait ne peut guère plus nous réjouir que cette histoire de Claude Morin et ses collaborateurs de la GRC. L’un a pensé jouer le bon politicien et l’autre le bon citoyen. Ils ont cru sauver tous les deux leur peuple.
« La peur des Québécois devant l’inconnu (?) de l’indépendance n’est pas principalement le produit d’une accumulation d’événements conjoncturels, elle découle par-dessus tout des effets structuraux de l’annexion des Canadiens-Français et de la superposition d’un État fédéral canadian sur la société québécoise. »
Il n’est pas facile de quitter son passé. Nous ne croyons pas que Claude Morin comprenait mieux la situation globale que son cinquième premier ministre. Voici quand même quelques photos qui illustrent des événements qui remontent à 1983 et 1987 où René Lévesque est photographié avec les « trois colombes » québécoises françaises fédéralistes à Ottawa.
Première photo
René Lévesque en compagnie de Jean Marchand à l’occasion du 25e anniversaire de la grève des réalisateurs de RADIO-CANADA (1983).
En compagnie de Jean Marchand en décembre 1983, à l’occasion du 25e anniversaire de la grève des réalisateurs de RADIO-CANADA. Dans Attendez que je me rappelle… (Québec /Amérique, 1986, p. 201), il écrit : « Puissant orateur populaire, ce vieux copain possédait de plus ces deux précieux ingrédients du succès politique, le « common touch) » et ce côté Roger Bontemps qu’il n’a jamais perdu. » (Photo La Presse – René Picard)
Deuxième photo

René Lévesque en compagnie de Pierre Elliot Trudeau quelques heures avant son décès survenu le 1er novembre 1987.
Une bonne blague en compagnie de Pierre Elliot Trudeau quelques heures avant son décès. « Nous n’avons jamais été des intimes, confie-t-il à Graham Fraser. En fait, il y a toujours eu entre nous un désaccord profond quant au type de nationalisme que nous défendions. » (Photo La Presse – Bernard Brault)
– « Pour un Québec indépendant. » (René Lévesque, juillet 1976)
« Trois fois au cours des quatre-vingts dernières années, l’un des « siens » [provenant du « Québec français »] a même été appelé – à des moments où il semblait particulièrement nécessaire de calmer les indigènes [c.-à-d., les Québécois-Français] – à remplir le plus flatteur de tous les postes, celui de premier ministre fédéral. Le dernier mais non le moindre des trois, M. Trudeau [1919-2000 / 80 ans],
[les autres étant le Très Honorable Louis Stephen St-Laurent (1882-1973 / 91 ans) :

et le Très Honorable Sir Wilfred Laurier (1841-1919 / 77 ans) :]

s’est exécuté de la meilleure façon qu’il était humainement possible de le faire, au cours de la majeure partie et de la dernière décennie, dans cette dimension « chef tribal du Québec » de son rôle qui s’intégrait du reste naturellement à son « nationalisme canadien ». Mais la loi des retours décroissants, et //163// la voie que suit toute chair (y compris en politique) ont fini par atteindre ce qu’on a appelé son « French Power » à Ottawa. Et il n’a aucun successeur à l’horizon. »
Note.– Malheureusement, l’histoire connaît bien des détours, et on doit ajouter ces deux derniers, les Très Honorables Martin Brian Mulroney de Baie-Comeau et Joseph Jacques Jean Chrétien de Shawinigan. Que l’histoire est donc bien surprenante ! Consulter : Le quotidien Le Jour, 24 et 31 juillet, 7 et 14 août 1976. Le texte original a été écrit directement en anglais par René Lévesque pour être publié dans la revue américaine Foreign Affairs de juillet 1976 (vol. 54, no 4, p. 734-744). Evelyn Dumas en a assumé la traduction. N. B. Nous avons ajouté les photos et les hyperliens aux trois premiers ministres canadiens issus du Québec-Français. Voir le texte français dans René Lévesque. Textes et entrevues (1960-1987), p. 162-163.
Troisième photo

René Lévesque en compagnie de Gérard Pelletier quelques heures avant son décès survenu le 1er novembre 1987.
« Gérard Pelletier (…) c’était plutôt le très estimé collègue. Engagé lui aussi dans le combat social, autant sinon plus que dans le journalisme, je le trouvais aussi réfléchi que Marchand pouvait être animal d’instinct, d’une précision sans cesse plus exigeante à mesure que l’autre devenait plus lyrique. » C’est ce qu’écrit René Lévesque dans ses mémoires à propos de son ancien confrère journaliste qu’il devait rencontrer pour une dernière fois quelques heures avant son décès. » (Photo La Presse – Bernard Brault)
Consulter : René LÉVESQUE (1922-1987), René Lévesque : textes et entrevues, 1960-1987. Textes colligés par Michel Lévesque avec la collaboration de Rachel Casaubon ; Préface de Claude Morin ; Esquisse d’un portrait par Evelyn Dumas. Sillery, Presses de l’Université du Québec, 1991. (838 notices) xxv + 444 p., [12] p. de pl. : ill. Comprend du texte en anglais. Bibliogr. : p. [409]-439. ISBN : 2760506479. Reproduction de 3 pages de planches (illustration en photos).
Un dernier mot sur cette désorientation consubstantielle du Parti québécois.
D’autres personnes que l’auteur de cette chronique ont vu ces trois photos. Elles nous ont manifesté leur opinion commune en des termes assez durs.
« C’est décourageant de voir monsieur René Lévesque qui, après avoir été combattu férocement par « ses petits amis », démontre tout de même une grande sympathie envers eux, se rappelant leur amitié lorsqu’il était journaliste.
Ou bien il était d’accord avec eux, donc il a trompé outrageusement les Québécois, ou bien il n’a pas de cœur ni un minimum de fierté humaine, donc il ne méritait ni l’appui de la nation québécoise ni de devenir son premier ministre. »
Quant à nous, nous trouvons ces trois instantanés de la vie de René Lévesque très intéressants, mais pour le moins gênants. Cependant, une chose est certaine, l’affrontement national Québec Canada relève de deux nationalismes dont l’un est MAJEUR et l’autre MINEUR. René Lévesque a défendu un nationalisme mineur et Pierre Trudeau le nationalisme majeur. L’un d’entre eux s’est subordonné aux autres à la fin de sa vie.
Il n’y a plus qu’une seule porte de sortie pour les Québécois : L’INDÉPENDANCE DE LA NATION QUÉBÉCOISE DANS L’UNITÉ QUÉBÉCOISE. Toute la philosophie politique du souverainisme péquiste et bloquiste et surtout du nationalisme mineur n’est que de la mauvaise rhétorique et surtout de la mauvaise politique.
Il manque cruellement, dans les circonstances actuelles, une éducation à l’indépendance, à ses fondements et aux actions à entreprendre pour « passer » le message. C’est ce que font tous les grands groupes de pression lorsqu’ils veulent obtenir l’adhésion des partis politiques, des parlements et des gouvernements en vue de gagner la cause qu’ils défendent. Pour cela, ils doivent convaincre la population et obliger les médias à nous faire entendre autre chose que le même disque qui saute répétant toujours les mêmes topos idéologiques présentés comme impartiaux. Les subtilités de la propagande conçues par les experts du nationalisme majeur sont incommensurables. Les indépendantistes devront apprendre rapidement à décoder facilement les messages subliminaux des fédéralistes. Le temps presse.


